SKA

  • 813

    Maurice Leblanc



    Une aventure parmi les plus noires des péripéties lupinesques... Notre héros y commettra un crime... découvrira l'énigme du chiffre 813... et sauvera la patrie...

    Le nom du célèbre aventurier sembla faire sur M. Kesselbach la meilleure impression. Lupin ne manqua pas de le remarquer et s'écria :
    - Ah ! ah ! cher monsieur, vous respirez ! Arsène Lupin est un cambrioleur délicat, le sang lui répugne, il n'a jamais commis d'autre crime que de s'approprier le bien d'autrui une peccadille, quoi ! et vous vous dites qu'il ne va pas se charger la conscience d'un assassinat inutile. D'accord... Mais votre suppression sera-t-elle inutile ? Tout est là. En ce moment, je vous jure que je ne rigole pas. Allons-y, camarade.
    Il rapprocha sa chaise du fauteuil, relâcha le bâillon de son prisonnier,...

    On ne présente plus Maurice Leblanc, on ne le vante plus non plus. Il est l'un des auteurs monument de la littérature policière française. Hormis les détails et le contexte qui révèlent une époque révolue évidemment, le style narratif reste d'une grande modernité. Méconnu, 813 est certainement le roman de Leblanc le plus caractéristique de la saga lupinienne. (Préface de Michel Bussi)

  • L'affaire Lerouge

    Emile Gaboriau

    • Ska
    • 1 Juillet 2018


    Dans l'histoire littéraire, voici le premier roman - dit policier... indispensable à votre culture livresque...

    Ceux qui avaient parlé de crime ne s'étaient malheureusement pas trompés, le commissaire de police en fut convaincu dès le seuil. Tout, dans la première pièce, dénonçait avec une lugubre éloquence la présence des malfaiteurs. Les meubles, une commode et deux grands bahuts, étaient forcés et défoncés. Dans la seconde pièce, qui servait de chambre à coucher, le désordre était plus grand encore. C'était à croire qu'une main furieuse avait pris plaisir à tout bouleverser. » Emile Gaboriau est le premier à créer la figure romanesque du policier enquêteur qui aura, comme on le sait, une descendance féconde.
    Il faut évoquer le plaisir qu'on a à relire ce classique du roman policier, au-delà de la résolution de l'affaire elle-même. L'Affaire Lerouge, et les autres livres de Gaboriau, héritiers des romans populaires, ce sont des digressions, des chemins de traverse, des péripéties compliquées, l'exploration du passé des protagonistes, l'explication des motifs du crime et du modus operandi. Cela possède un charme véritable, qui faisait les délices d'André Gide, grand amateur de polar, comme Cocteau ou Mac Orlan. » (extrait de la préface d'Hervé Delouche)

  • Amin's blues

    Max Obione


    Le destin tragique d'Amin qui aurait tant voulu tuer son idole du blues pour conjurer son sort.


    D'ordinaire, le vieux Lodge ne tenait pas trois rounds d'affilée depuis cinq ans, au moins ; normalement, c'était du tout cuit, presque du un contre un, virgule quelque chose, un rapport de misère, quelques cents à gagner qui donneraient à tous ces gagne-petit le sentiment qu'ils n'avaient pas gâché leur soirée. Mais perdre leur misérable mise, à cause de ce sale fils de pute de négro...
    - Tu les entends, dis ? Tu les entends, ces bâtards ! T'es mort, t'es déjà mort !
    Chow avait les foies. L'atmosphère devenait émeutière, les canettes volaient et ricochaient sur la toile du chapiteau.

    Voici le premier roman « américain » de Max Obione. Le fatum tragique est à l'oeuvre comme dans tout bon roman noir. Ça sent la sueur, la pourriture des marais, on entend le lourd blues du Delta. Un roman qui cogne, plus que noir, « blark » : black and dark.

  • Jérusalem café

    Gérard Streiff

    Ranimer la mémoire d'une histoire à vif contre l'oubli des crimes nazis.Week-end noir en Alsace. Un fois l'an, des anciens de 1968 ont rendez-vous du côté de Strasbourg, pour une séquence nostalgie. Parmi eux un flic dont l'enquête sur des crimes alambiqués patine; un psy qui s'épuise à lutter contre l'omerta locale; un toubib qui a viré humanitaire au fin fond du Congo. Le trio se retrouve au « Jérusalem », le dernier café d'un drôle de village, hanté par d'étranges randonneurs. Mais est-ce une si bonne idée de se réunir là ? A croire que leur rencontre réveille les démons, ravive les souvenirs, du temps où la SS dirigeait l'université alsacienne.

  • Le pied

    Max Obione

    Prendre son pied, mortel pour un fantôme ! Jeanne est détective au Havre...

  • Tentacule-moi

    Max Obione

    « L'amour chez les calmars fait toujours couler beaucoup d'encre » José Noce

  • Il y a des professions qui n'offrent pas de garantie en matière de retraite : tueur professionnel par exemple...


    [...] - Tu peux tomber la veste, tu sais.

    Marvin tombe la veste. Ici, il peut. Ce n'est pas Albert qui se formalisera de voir le Colt à canon long dans le holster qu'il porte sous l'aisselle droite, crosse en bas, revolver maintenu en place par une languette de cuir à velcro épousant le percuteur. Marvin est gaucher, déteste les automatiques et ne cherche plus à défourailler express depuis belle lurette - depuis qu'un plus rapide que lui a démoli sa rotule.

    - Je me doutais que ce serait toi qui viendrais, Marv'.
    />
    - Mieux valait pour toi, non ? Un autre serait venu en bagnole, discrètement...

    - J'aurais été averti quand même ! Depuis le temps, je me suis fait des amis dans la région. Les têtes inconnues sont vite repérées. Les gens d'ici ne sont pas méchants, seulement curieux... Tu as fait bon voyage ? [...]




    Jean-Hugues Oppel continue à jouer avec les situations archétypales du polar : le tueur fatigué, le contrat de trop, et en quelques pages vous offrent un condensé d'humanité très noire... Pourquoi se pastiller 300 pages alors qu'un shoot de 20 pages d'Oppel vous offre un pied identique ?...

  • Le pouce crochu

    Fortune Du Boisgobey

    • Ska
    • 1 Juillet 2017


    Une fille opiniâtre poursuit l'assassin de son père... ainsi se résume succinctement cette histoire, écrite par l'un des précurseurs du roman policier...

    « Était-ce bien une main, cette tâche noirâtre qui tranchait sur le rideau blanc ? Camille en douta d'abord, mais elle ne parvenait pas à s'expliquer cette étrange apparition. Elle crut même être dupe d'une illusion d'optique. Le feu se mourait dans l'âtre et la lumière de la lampe commençait à baisser, si bien que le salon s'emplissait d'ombre et qu'elle ne distinguait plus nettement les objets. Elle aurait voulu fermer les yeux et elle ne pouvait pas. Ce point noir la fascinait. Cela ressemblait à une araignée énorme, armée de pattes velues, et cela ne bougeait pas. Était-ce la griffe de quelque bête monstrueuse ? Camille n'était pas poltronne, et pourtant elle sentait son sang se glacer dans ses veines. »
    Selon Thierry Chevrier, du Boisgobey « nous présente des héros profondément faillibles et humains, sujets au doute comme à l'erreur, lancés dans une traque pour la vérité, tenaces, hésitants, parfois déçus de fausses apparences, vérité souvent détruite au moment où l'on commençait à y croire, au fil d'aventures toujours profondément aléatoires et surprenantes. » Si l'on voit parfois les coutures de fil blanc dans ses intrigues, le point se rapproche davantage de la broderie que du ravaudage grossier. Emile Zola si critique envers les auteurs populaires de feuilletons à succès de son époque distinguait du Boisgobey qui faisait « plus proprement que les autres ». (extrait de l'avant-propos de Franq Dilo)

  • Ciel rouge

    Jean-Hugues Oppel

    • Ska
    • 25 Mai 2020

    On ne peut jamais tout prévoir en matière de crime, parfois le hasard fait bien mal les choses...



    Moon Martin cherche à joindre sa belle au téléphone et l'explique sur sa Stratocaster à l'accent texan. L'autoradio coûteux feule le rauque du Sud profond en douze mesures bien balancées. Une tranche de vie au fil des trois accords mythiques.
    Marquer la cadence sur l'ébonite du volant.

    Come on operator gimme Rolene on my line...


    Ruban noir et mouillé, l'autoroute s'étire dans la nuit.
    Kilomètres clones. Phares fantômes éblouis, feux de position lucioles furtives, dépasser et se rabattre, file de gauche pied au plancher, file du milieu pour la croisière et la moyenne, file de droite inconnue au bataillon. Bande d'arrêt d'urgence - croiser les doigts : pas de panne, surtout. Touchons du boa, comme disait l'herpétologue farceur. [...]
    Qui ne connaît Jean-Hugues Oppel dans le monde du noir ? Il confie dorénavant à Ska un certain nombre de nouvelles qui toutes portent la marque de son talent teinté d'un humour très grinçant. Une écriture nerveuse comme le rire qui vous prend parfois. À ne rater sous aucun prétexte.

  • Tripalium

    Jean-Hugues Oppel

    • Ska
    • 30 Septembre 2020

    Quand une soeur veut venger son frère sacrifié sur l'autel de la rentabilité...
    [...] Ses souliers vernis couinent sur les tomettes. Il rajuste machinalement son noeud de cravate. Il se trouve emprunté. Il se sent mal à l'aise depuis qu'il est entré dans la salle du restaurant perdu sur la lande au bord de la mer. La cliente solitaire et blonde assise à côté de la cheminée sans consommation devant elle l'a salué d'un hochement de tête. Il a répondu de même, avant d'aller s'asseoir près de la fenêtre aux rideaux jaunis. Le silence s'est établi. A duré. Il s'en est accommodé, n'étant pas liant de nature. La situation vire à l'étrange, mais un coup de téléphone remettra vite les choses en ordre. Sauf que la porte au fond, après le bar, est fermée à clé.
    Il dit :
    - Merde !
    Le mot juste, le sens du détail et de l'ambiance, un regard aigu sur la société et les hommes. Deux textes noirs d'Oppel, courts et percutants. Glaçants de noircitude...

  • Swooch ! #01

    Max Obione

    • Ska
    • 5 Mars 2021

    Personne ne l'a vu, personne ne le connaît. Violent, dangereux, il est le mal incarné, il est l'ennemi public N°1...
    Quand la porte encadre ce beau mec avec ses boursoufflures musculaires appétissantes sous son t-shirt siglé « J' Le Havre », je lui cale dans les dents :
    Ça urge, panique maxi au sommet, j'ai besoin que tu m'allumes de tes lumières.
    C'est un type réglo, et pas compliqué, il se désape recta. Un petit cul musclé d'enfer et une teub à tomber à genoux. Un profileur de ce gabarit, elle n'est pas née celle qui voudrait me le dérober. L'avantage, avec Jmamba, c'est son mode de réflexion, la forme de sa cogitation, le lieu d'extraction de ses intuitions. Il possède un mode opératoire pas banal. Pour émulsionner sa cervelle en vue de profiler les criminels, il a besoin d'une sieste crapuleuse à l'issue de laquelle ses idées naissent dans les volutes de sa Pall Mall. C'est le genre d'exercice intellectuel propice à contenter, et ma libido, et mon professionnalisme. Je n'ai pas le temps de lui faire un topo de la situation qu'il est déjà au lit, chapiteau dressé, les bras tendus vers moi dans une prière touchante et un voussoiement hiérarchique qui m'électrocute :
    Henriette, auriez-vous l'obligeance d'agiter mes grelots !
    Le pays est au bord de l'implosion. Depuis quelques semaines un ennemi public se déchaîne, les attentats sanguinaires qu'il commet se multiplient. Les médias le surnomment la « Bête » tant la bestialité de ses crimes qu'elle signe d'un grand « N » traumatisent l'opinion. L'agente spéciale Bulot est chargée de « traiter » la « Bête » avec l'aide de Jmamba, le profileur spécialiste de la traque des humanoïdes déréglés. Le cortex de « N » aurait-il été hacké, transformant ce brave petit soldat du capitalisme mondialisé en soldat de l'« e-monde » ? La chasse à « N » est ouverte !
    « Il est N » est une collection de récits courts, noirs, inscrits dans notre époque. Périodiquement un nouvel épisode du feuilleton par un nouvel auteur. Jérémy Bouquin qui a créé cette série dans l'esprit des feuilletons de la grande époque de la littérature populaire renoue avec l'esprit du mauvais genre. N serait-il un nouvel avatar de Fantômas qui aurait mangé du Poulpe enragé ? Max Obione a l'honneur d'ouvrir la série, d'autres auteurs piaffent pour apporter leur contribution de chaos et de fureur.
    Version papier sur la librairie de TheBookEdition.

  • Plein la vue

    Max Obione



    Un privé, chargé de photographier les ébats d'un couple en flagrant délit d'adultère, décrit le spectacle tandis qu'agonise près de lui un scarabée. Éros et Thanatos en action.

    L'agonie durait, les pattes s'agitaient de plus en plus lentement. Il n'aurait voulu ressentir aucune émotion à ce spectacle. Il se prit à penser que lui aussi était en sursis ici-bas, mais que personne n'aurait souhaité contempler son corps se décomposant par bouts, par éruptions cutanées, par chiasses carabinées, par vomissements à répétition. Dans cet insecte, une forme de beauté et d'harmonie était aux prises avec la mort sans que l'enveloppe de sa carapace, aux couleurs indicibles dans le couchant, ne se dégradât. Il enviait cette perfection au point d'en avoir presque les larmes aux yeux, de dépit ou d'admiration. « Pourrir par tous les bouts comme une merde ! Comme un con en haut de cet immeuble en train de shooter des baiseurs pour becqueter des Pépito, qué miseria ! »
    Il espérait que les prochaines prises de vue seraient les dernières, les bonnes, qu'il parviendrait enfin à fixer les visages sur les corps en action, sans qu'il soit nécessaire de replanquer les jours suivants sur cette terrasse, dissimulé entre deux capots de climatiseurs.
    Le couple avait repris ses divertissements.

    Le noir et l'érotique se marient souvent dans les nouvelles de Max Obione. Comme il embrasse les deux genres au cas présent, il réussit le tour de force de nous placer dans une position de voyeur, le commentaire en direct d'un coït vaut grandement son développement phraséologique. On s'y croirait ! Sulfureux !

  • L'ange de la mort

    Linne Lharson

    Ainsi commença la carrière de l'exterminatrice...


    ADA OBSERVAIT CALMEMENT le corps qui convulsait. Il ressemblait à un pantin aux prises avec un enfant peu soigneux. Quand il s'immobilisa, elle lui tira la paupière vers le haut et plongea son regard dans le sien. C'était donc vrai, la morphine rétrécissait la pupille, devenue une minuscule fente. Une douce vague de chaleur se répandit au creux de la poitrine puis dans le ventre de la jeune femme qui se surprit à caresser sa gorge et à déboutonner le haut de son corsage.


    Linné Lharsson est suédoise. Elle sait narrer des histoires avec le même talent que ses plus célèbres compatriotes. Celle d'Ada, élève infirmière, est terrifiante et sollicite une réflexion sur l'accompagnement des humains en fin de vie.




  • La rencontre de militants communistes et de nostalgiques de l'Algérie Française ne laisse rien présager de bon...

    - Alors, qui fait le "C"?
    - Ben... on a dit que c'était Lionel.
    Ils sont une vingtaine de militants, réunis là, dans le petit appartement de Robert. Il est huit heures. On attribue les tournées pour la distribution de l'Huma. Liette, la femme de Robert passe, la cafetière brûlante à la main.
    - Du café? Qui re-veut du café?
    Des doigts se lèvent.
    - Moi, moi...
    Marcel est un nouveau venu dans la cellule du coin. Un jeune homme qui a quitté la région parisienne pour s'installer, près de la gare Saint Charles, au Racati. Robert, qui s'intéresse un peu à l'histoire de Marseille, prétend que ce nom provient du provençal raquer. Ce qui veut dire en fait, dégueuler.

    L'humour est au rendez-vous malgré la noirceur du propos. À la manière Del Pappas, bon enfant, avec des dialogues qui fleurent bon le Marseille populaire.

  • Deuxième saison de L'itinéraire d'un flic.
    Où l'on retrouve René-Charles de Villemur, aristocrate précieux égaré dans la Police Nationale, confronté au monde de l'art contemporain et ses faux semblants...
    Ses cuissardes noires à talons hauts et fins, lacées à l'arrière, à bouts extrêmement pointus, enserraient étroitement son mollet. Son pantalon latex de couleur identique moulait ses longues jambes fines, rehaussait la rondeur de ses fesses en les séparant crûment. Cette profonde noirceur luisante, qui accrochait par moments la lumière, contrastait avec la blancheur de son ventre plat et dénudé qu'un bijou aux reflets anthracite, probablement de pacotille, obstruant son nombril, soulignait. De longs gants noirs couvraient ses avant-bras ne laissant dénudées qu'une portion de bras et la naissance de l'épaule. Une brassière, qui se terminait en col roulé, aussi brillante et sombre que son pantalon, soulignait sa poitrine. Une cagoule couvrait sa tête et ne laissait à l'air libre que sa bouche, aux lèvres dessinées en rouge vif, et ses joues opalines. [...]
    Les amateurs de flic hors-norme qui ont apprécié la première saison des aventures de René-Charles de Villemur, se régaleront de ces nouvelles enquêtes. Fidèle à lui-même, cigare et chapeau, langage précieux, noeud papillon, Villemur hante ici les galeries d'art chichiteuses pour la plus grande joie de ses lecteurs qu'un tel contraste ne pourra qu'amuser.

  • Chalutage en eaux troubles

    James Holin

    • Ska
    • 1 Juillet 2021

    La journaliste mènera-t-elle sa barque à bon port malgré les dangers multiples que recèle la Baie de Somme ? Une enquête palpitante !






    DANS UN GESTE qui lui était familier, Maxime Pankratov caressait sa barbe finement taillée en pointe. En ce triste soir d'hiver, il regardait sortir de la gare d'Abbeville les rares passagers du train de 20 h 46 en provenance de la gare du Nord, terminus Boulogne-sur-Mer.
    Ses yeux ronds guettaient le client qu'il était venu chercher. Délaissant sa barbe poivre et sel, sa main tourna le bouton du volume de la radio branchée sur France info. Depuis trois nuits des voitures brûlaient un peu partout en banlieue. Alors que la soirée était à peine entamée, un journaliste annonçait déjà des incidents en région parisienne, à Amiens et à Évreux. Maxime écoutait, la mâchoire contractée, tout en fulminant. Il lâchait parfois une insulte, car ces petits branleurs de banlieue, comme il disait, lui portaient sur le système. Enfin, c'était peu dire. Il les exécrait réellement.




    Un armateur malhonnête, des écologistes disparus, un taulard mutique, une journaliste jamais satisfaite des apparences et une police à l'efficacité discutable. Immuable, la marée monte puis descend, laissant apparaitre des secrets qu'il aurait peut-être mieux valu ignorer.

  • LA BAIGNEUSE - Itinéraire d'un flic - Saison 2 Nouv.

    Où René Charles de Villemur barbote dans les énigmes de la « balnéocriminologie »...


    QUELQUES HEURES AVANT que Toulouse s'éveille, un épais silence enserrait l'étroite rue Croix-Baragnon qui, partant de la rue d'Alsace-Lorraine, conduit jusqu'à la place Saint-Étienne, bordée par les murs de briquettes roses des immeubles datant pour beaucoup du xviiie siècle.

    Déchirant le silence, deux voitures s'engouffrèrent à faible allure dans ce passage, vestige de l'un des principaux axes qui au Moyen Âge traversait la ville d'est en ouest et qui au sortir du siècle dernier s'était métamorphosée en une galerie d'échoppes cossues. La voiture de tête, un puissant 4x4 Mitsubishi noir, stoppa sa progression en direction de la cathédrale, dont le quartier porte le nom, quelques mètres après avoir croisé la rue des Arts.
    La portière du passager s'ouvrit et une ombre posa pied-à-terre. Elle contourna le véhicule, souleva le hayon et en retira une chaîne que terminait un solide grappin. Quelques secondes plus tard, l'ombre avait vivement amarré le crochet à la grille protégeant la vitrine de la boutique de lingerie féminine « Aux Dessous Espiègles ». Elle réintégra la voiture, celle-ci bondit en avant. La chaîne se tendit et la herse se tordit. Le 4x4 marqua le pas puis, dans un puissant rugissement mécanique, il bondit à nouveau, emportant derrière lui la grille qu'il venait d'arracher de ses rails. [...]



    Dans ce quatrième épisode de la saison 2, Luis Alfredo continue de balader son flic en noeud pap' et Borsalino qui, derrière la fumée de ses cigares, ne se laisse impressionner ni par les titres, ni par les fortunes. Son flegme fera encore merveille dans cette enquête qui nous plonge dans le bain des secrets de famille.

  • Jo Massacrano is back Nouv.

    Jo Massacrano is back

    Pierrisnard

    • Ska
    • 1 Septembre 2021

    Un stage de longue durée au placard, de quoi vous doter d'une rancune tenace. Les enfoirés qui ont trahi Jo trouveront-ils le moyen de lui échapper ?...



    LE CORPS GISAIT dans une mare de sang. Autour, les éclats du verre que l'homme avait lâché en s'effondrant. Planait une odeur fade et forte de whisky coupé de raisiné.
    Le type avait reçu deux balles dans la tête, plus exactement dans les yeux. Une précision diabolique.
    Il n'y avait qu'un gus qui pouvait tirer de la sorte ; un artiste, un phénomène...
    - Le tueur, dit la fille du vestiaire, portait un chapeau mou. Il était grand et ressemblait énormément à Bogart dans un film d'après Chandler que j'ai vu récemment à la télé. J'aurais jamais cru que ça puisse se faire !
    Champion de la balistique et sosie de Marlowe : c'était signé.
    - Jo le Ricain, annonça le commissaire Arniaud, les yeux dans le vague, submergé de souvenirs sanglants, gluants. Voilà une affaire à moitié réglée. Y a plus qu'à le trouver. Mais attention... ! Car naturellement il est dingue ! Ce triste a déjà refroidi son gros comptant de viande...



    Louis Pierrisnard : un nouvel auteur dont il faudra se souvenir tant il fait revivre la belle époque des dialogues à la Audiard. Références cinématographiques assumées, humour et aventure, une vraie pépite noire et populaire.

  • La Stratégie de la Peur  #7 Nouv.

    La Stratégie de la Peur #7

    Sebastien Gehan

    • Ska
    • 1 Septembre 2021

    Quel rapport entre des chevaux massacrés, des représentants de Big Pharma et un jeu vidéo tournant sur le darkweb ?...


    « N », confortablement installé derrière son bureau, observait sur son PC portable la mise en place du plateau opérationnel, à des milliers de kilomètres de là. Des caméras étaient disposées partout dans les pièces et autour du bâtiment. Le reflet de son masque en plastique blanc se réverbérait sur l'écran. Aucun de ses sbires ne connaissait son visage, ni sa véritable identité. « N » ne faisait farouchement confiance à personne. Accorder sa confiance, c'était accepter d'être trahi.
    La trahison dans le monde de « N » ne débouchait que sur deux fatalités : la prison ou la mort. [...]


    7eme épisode et 7eme auteur du feuilleton retraçant ses méfaits, « N » est plus que jamais pourchassé par les polices du pays. Inconnu, effrayant, et néanmoins vaguement sympathique quand le choix de ses cibles dénonce les dérives de la société, « N » est partout...


    « Il est N » est une collection de récits courts, noirs, inscrits dans notre époque.


    Périodiquement un nouvel épisode du feuilleton par un nouvel auteur. Jérémy Bouquin qui a créé cette série dans l'esprit des feuilletons de la grande époque de la littérature populaire renoue avec l'esprit du mauvais genre. N serait-il un nouvel avatar de Fantômas qui aurait mangé du Poulpe enragé ?

  • L'Empathe saute le pas Nouv.

    L'Empathe saute le pas

    Claude Picq

    • Ska
    • 1 Octobre 2021

    Georges se découvre une étrange disposition qui va bouleverser sa vie, l'amenant à traquer un serial killer...



    Je m'appelle Georges Marchais. C'est pour ça que mes potes appelaient ma femme Liliane. C'est pour ça qu'elle est partie. Drôle de prénom quand on s'appelle Marchais. Les plus anciens comprendront. Pourtant mes parents étaient loin d'être communistes. J'en ai conclu, très tôt, que je n'étais pas désiré. Bref, je ne suis pas là pour refaire l'histoire. Tout a commencé à l'époque où j'étais en vacances avec Séverine (Liliane pour mes potes). Époque bénie, je travaillais à la Poste et Séverine était « mère au foyer » comme elle le prétendait. Situation usurpée car nous n'avons pas eu le temps d'avoir d'enfant avant qu'elle me foute à la porte. Époque révolue mais c'est à ce moment-là que tout à commencé. Il y aura vingt ans cette année. Depuis j'ai quitté la Poste. Je ne serai jamais receveur. Auxiliaire de police, je suis devenu. Certains me présentent comme « psychologue ». Empathe ça les défrise, ça repose sur rien. Mais commençons par le début. Nous étions donc en vacances d'été, Liliane et moi (depuis qu'elle a quitté ma vie j'ai décidé de l'appeler comme-ça aussi. Il n'y a pas de raison), au Tréport. Comme tous les ans.


    Claude Picq nous raconte l'apparition dans la vie de Georges d'une disposition singulière, celle de détecter les émotions qui flottent encore sur les scènes de crime. Ou comment l'on devient auxiliaire de police à la poursuite d'un tueur en série quand rien ne vous y prédisposait... Le début d'une série par un auteur prolifique de talent.

  • Une Cabane en pleine tête Nouv.

    Une Cabane en pleine tête

    Laurent Fetis

    • Ska
    • 26 Août 2021

    Vouloir à tout prix mettre la main sur N n'est pas sans danger. Tout voeu n'est pas bon à exprimer...

    Elle s'éveilla dans le noir total, entravée et trimbalée de droite à gauche, allongée dans une camionnette sans doute. Blanche était également bâillonnée mais pouvait respirer facilement. Elle huma des odeurs de graisse et d'essence, confirmant, en plus du bruit et de ses impressions, qu'ils roulaient à vive allure.
    Cela dura un laps de temps assez important. Un long trajet, quelque part en France...
    Enfin, le véhicule s'arrêta...

    Au 8eme épisode et 8eme auteur du feuilleton populaire retraçant ses méfaits, N est plus que jamais pourchassé par les polices du pays. Inconnu, effrayant et qui plus est... manipulateur...


    « Il est N » est une collection de récits courts, noirs, inscrits dans notre époque.


    Périodiquement un nouvel épisode du feuilleton par un nouvel auteur. Jérémy Bouquin qui a créé cette série dans l'esprit des feuilletons de la grande époque de la littérature populaire renoue avec l'esprit du mauvais genre. N serait-il un nouvel avatar de Fantômas qui aurait mangé du Poulpe enragé ?

  • Deuxième saison de L'itinéraire d'un flic.
    Où l'on retrouve René-Charles de Villemur, aristocrate précieux égaré dans la Police Nationale confronté au monde de la téléréalité et à son clinquant impitoyable...


    René-Charles de Villemur se carra confortablement dans son fauteuil au cuir craquelé par le temps, face à la table basse au plateau de verre dépoli, sur laquelle reposait un cendrier débordant de mégots. Le gilet déboutonné et le noeud papillon dénoué il consulta sa montre gousset argenté : 20 h 35, l'heure à partir de laquelle il abandonnait d'ordinaire son esprit aux joies du cigare... Mais comme le plaisir se doit d'être progressif, il se contenterait, dans l'immédiat, d'un cigarillo pour ne jouir des arômes délicats et envoûtants du cigare cubain Quai d'Orsay qu'aux alentours de minuit, lorsque les fantômes du passé déferleraient, et qu'ils engloutiraient les faibles digues de la raison. À ce moment-là, il conviendrait de dresser les puissantes défenses de l'extase aux relents de samba et de Sierra Maestra.
    Derrière les fenêtres qui trouaient le mur du salon, le soleil déclinant de mai incendiait les quatre ou cinq nuages que charriait le vent d'autan et irradiait la pièce de reflets rougeâtres.
    Il enflamma son Davidoff et se renversa de nouveau dans son fauteuil. Ses yeux se posèrent sur la bibliothèque monumentale qui tapissait, du sol au plafond, trois pans de mur. Son regard parcourut les rayonnages qui croulaient sous le poids, attribuant mentalement à chaque couleur de dos un titre d'ouvrage.
    Les amateurs de flic hors-norme qui ont apprécié la première saison des aventures de René-Charles de Villemur, se régaleront de ces nouvelles enquêtes. Fidèle à lui-même, cigare et chapeau, langage précieux, noeud papillon, Villemur hante ici les plateaux de la télé débile pour la plus grande joie de ses lecteurs qu'un tel contraste ne pourra qu'amuser.

  • Gaufre royale

    Max Obione

    Abel Salinas mène l'enquête de sa vie mais la gourmandise est un vilain défaut !

  • Dix de derche

    Pascal Jahouel





    BHL, toujours aussi fringant et dragueur, mène l'enquête dans les bas-fonds où grenouillent des aigrefins.






    Lorsqu'un gros poisson barbotant dans des eaux troubles affairistes et libidineuses est repêché au fond d'un champêtre affluent de la Seine, le poulet rouennais dérangé dans son estival ronron penche naturellement pour la glissade fatale. Casse-cou ou casse-bonbons que de vouloir percer le mystère de cette bouillabaisse normande peu ragoûtante. On finira par mettre un type au trou. Mais le lieutenant de police Bertrand-Hilaire Lejeune hume un sale fumet dans cette affaire. Comme il a la narine délicate, notre BHL (pour les dames) se mouillera jusqu'au cou avec le je-m'en­foutisme véhément qu'on lui connaît. Dans sa nasse, il écopera : maquereaux, morues, harengs et autres pécheurs à la queue frétillante... sans compter un méchant corbeau !






    Pascal Jahouel nous livre une nouvelle enquête détonante. BHL, son héros, déluré à souhait, s'installe avec maestria parmi les héros de polar.






empty