Mon Petit Editeur

  • Un parapluie en guise de Cathédrale, un vieux chat qui miaule sans cesse la nuit, des portes qui s'ouvrent et ne se referment pas, des voitures qui flambent à la Saint-Sylvestre, une beauté russe rencontrée dans le train de Rome, Stendhal surpris alors qu'il dérobe un petit Voltaire relié cuir dans une maison moscovite, la Loue qui arrache son sac des mains d'une matrone soviétique de la police des frontières, Lino Ventura qui a perdu son passeport, le vélo rouge d'une étudiante chinoise, Janis qui ulule vers la mer Baltique, une rose blanche dans une chambre de Porto, autant d'histoires étranges où se mêlent humour et lyrisme, toutes écrites dans la ville que hante l'homme au long manteau de soie noire, le prince de la littérature allemande. Et quiconque écrit à Strasbourg ne saurait être que l'ombre de Goethe, son "singe", comme le fut le malheureux Jakob Lenz.

  • Il est certains chemins sur lesquels il ne faudrait pas s'égarer... En arrivant par hasard devant ces curieuses murailles oubliées, dans une vallée perdue au centre de la France, Denis ne se doutait pas que sa vie ne lui appartiendrait plus jamais. Il venait de commencer un voyage sans retour qui le mènerait des rues de Paris aux collines de Rome, des Causses du Larzac au désert du Tchad, entraînant dans son sillage des visages familiers qui regretteraient d'avoir croisé sa route. Une petite pierre... Semblable à l'un de ces galets anonymes que l'on rencontre en foule innombrable sur les plages normandes... Pourtant cet objet d'apparence inoffensive dicterait désormais le destin de Denis et de ses proches, comme il l'avait fait pour des milliers de générations humaines. Et son avenir se révèlerait aussi sombre et terrifiant que le pouvoir insoupçonné de ce maudit caillou...

  • Il fut un temps ou plusieurs civilisations coexistaient. Les coutumes bien sûr, mais aussi les valeurs et même les modes de pensée différaient d'un peuple à l'autre. Quand émergèrent les empires, contraignant chacun au pragmatisme pour sa survie, la résistance fut aussi déterminée que désespérée. Cette histoire est une fiction, les événements qui y sont relatés ont pu se produire. À l'heure où l'empire planétaire est dans l'impasse, ce livre n'apporte pas de solution. Que celui qui est intelligent la calcule.

  • Bassien était d'une incomparable beauté. Il devait la grâce de ses traits, à sa mère, odalisque syrienne, formée, pour se prélasser sur les couches de soie, quand son air martial, son nez aquilin, et sa nervosité lui venaient de son père présumé, l'impétueux Caracalla. Son visage était doré, au Soleil, des Elohim cananéens, qu'il adorait, comme le sublime, El ha Gabal, et son tempérament, aussi fougueux que celui du dieu des batailles, Hadad. Comme son père, et Septime-Sévère, auparavant, Bassien était natif du Bélier, mais il n'est pas exclu que sa versatilité lui fût venue de la Balance, régie par Vénus-Astarté, elle-même. Ainsi, Bassien résolvait-il, en lui-même, et dans son horoscope, l'opposition des contraires, dans l'harmonie, l'équilibre, et la symétrie du tracé de ses symboles astrologiques : Le Bélier, signe de Feu, face à la Balance, signe d'Air. Le Bélier, signe de Mars diurne, face à la Balance, signe de Vénus nocturne. Le Masculin face au Féminin.

  • Atavus

    Patrick Dieulafait-Hean

    «?Voilà fort longtemps le poète Babrius parla d'un "âge d'or", désormais perdu. Quand jadis vint son déclin, une longue période antique le supplanta. Pourtant, à l'aube de celle-ci, un âge trouble et sombre emporta le monde d'alors... Guerriers, seigneurs, rois et mêmes dieux, le destin de chacun allait être soumis à une seule loi : celle du fer ! Ainsi les hommes, qui avaient été frères autrefois, allaient s'affronter sur ce champ de bataille à la mesure des épopées les plus fabuleuses et guerrières. Et parmi tous, là, en ces "âges sombres", une louve allait guider l'une de leur meute au travers de ce territoire mythique jusqu'au coeur de sa non moins légendaire forêt d'Hercynie ; une lande qui serait crainte par ceux s'y égarant et qui la nommerait bientôt... Germania !?»

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