Tallandier

  • Yann Le Bohec nous plonge dans la vie quotidienne des soldats romains à l'apogée de l'empire, de 31 av. J.-C. à 235 ap. J.-C. : qui étaient les hommes recrutés pour faire la guerre, comment se déroulait une journée au camp, comment les soldats conciliaient leur religion et leur métier, leur vie familiale et leurs loisirs, quelles étaient les punitions, corvées, récompenses... À partir des sources disponibles (les textes des grands auteurs, l'épigraphie, la papyrologie et la numismatique), et des nombreuses et récentes découvertes des archéologues, notamment les ostraka, les papyrus et les tablettes, l'auteur nous permet de comprendre pourquoi l'armée romaine du Principat a atteint un niveau d'excellence sans exemple dans l'histoire. Avec ce nouvel ouvrage, Yann Le Bohec, le grand spécialiste de l'armée romaine, apporte une contribution précieuse et originale à l'histoire militaire.

  • Dans une épigramme adressée à sa femme, Martial écrivait : « Je veux bien que tu sois une Lucrèce pendant le jour tout entier, mais c'est une Laïs qu'il me faut la nuit. » Ce vers décrit tout le paradoxe de l'érotisme féminin dans l'Antiquité romaine.

    Comme une même femme ne pouvait pas être tout à la fois le parangon de la chasteté et une amante dépravée, Virginie Girod montre que les femmes furent classées en catégories et comment leur statut social encadrait leur vie sexuelle en fonction de règles morales établies par les mythes politiques romains et par la religion. La femme mariée, la matrone, se trouvait cantonnée dans un rôle reproducteur dénué de sensualité. C'était aux prostituées (esclaves, affranchies ou plus rarement libres) qu'il incombait de distraire sexuellement les hommes.
    Alors, le corps féminin érotique et le corps féminin reproducteur étaient-ils deux choses résolument différentes ? Comment les femmes vivaient-elles la sexualité au quotidien ? Quelles pratiques étaient autorisées ou non et pour qui ? Les grandes figures féminines de l'Empire telles que Messaline ou Agrippine la Jeune étaient-elles représentatives de la vie quotidienne de toutes les Romaines ? Finalement, les Romains étaient-ils des débauchés prêts à toutes les transgressions pour leur plaisir ou ont-ils posé les jalons des normes qui ont régi, des siècles durant, la sexualité occidentale ?
    À l'aide d'une documentation considérable, Virginie Girod répond à ces questions pour apporter une nouvelle réflexion sur la condition de la femme romaine.

  • La Guerre romaine

    Yann Le Bohec

    L'armée romaine a été l'armée la plus efficace non seulement de l'Antiquité mais encore de toute l'histoire. En cinq siècles, elle a conquis un empire immense - elle a su le garder pendant cinq autres siècles - et, après sa disparition, elle n'a laissé que des regrets. Sait-on que Rome, qui a tant fait la guerre, ne rêvait que de paix ? Les Romains avaient mis en place de nombreux garde-fous religieux et juridiques pour éviter la confrontation armée. Mais, une fois engagée sur le chemin de la guerre, Rome ne concevait pas de s'arrêter, sinon sur une victoire claire et nette. Sait-on aussi que les Romains ont inventé la logistique, le génie militaire, la médecine militaire et le« deuxième plus vieux métier du monde », le renseignement ? Ils ont même conçu la guerre biologique et chimique. Et, fait étonnant, cette armée exemplaire a nourri en son sein des vaincus, des déserteurs et des traîtres !

  • L'ambition redoutable d'une mère. Un empereur devenu symbole de cruauté. Voici le récit de la jeunesse de Néron, pleine de fureur et de tragédie.

    Ier siècle après J.-C. Dans l'Empire romain, nul n'est à l'abri de la trahison : homme, femme ou enfant. Et encore moins Néron, dont l'héritage royal attise toutes les convoitises. Son oncle, l'empereur fou Caligula, essaye de le noyer alors qu'il a trois ans. Depuis cet épisode funeste, le jeune prince, sensible et cultivé, doit chaque jour déjouer les tentatives d'assassinats et les complots. Mais le pire danger vient de sa propre mère, l'incestueuse Agrippine, qui a empoisonné son époux, l'empereur Claude, et veut désormais contrôler l'empire. Néron en tire alors une terrible leçon : mieux vaut être craint que mort...

    Dans ce roman haletant, Margaret George, la reine du roman historique, révèle l'incroyable enfance de l'un des plus célèbres souverains de l'Histoire.

  • Tibère

    Emmanuel Lyasse

    Tyran sanguinaire, monstre pervers et parangon du mauvais prince, telle est l'image que la postérité a dressée de l'empereur Tibère (42 av. J.-C.-14). Mais, au-delà de cette légende noire, son règne - l'un des plus longs - marqua une étape essentielle de l'histoire romaine : il est celui qui pérennisa le principat, rompant définitivement avec la République. Et voilà bien le paradoxe du personnage. Condamné par les historiens antiques, tels Tacite et Suétone, méprisé ou haï par ses contemporains, trompé et manipulé par ses proches, l'héritier du grand Auguste aurait pourtant pu être considéré comme un acteur décisif du monde romain. Car, s'il ne fut pas un conquérant, il stabilisa les frontières et sa politique permit de consolider le rôle du sénat et surtout d'établir le régime monarchique dans la durée. Dès lors, comment et pourquoi fut-il si maltraité ou ignoré par l'histoire? Menant une large enquête qui explore une société en pleine mutation où les institutions ne cessent d'évoluer, Emmanuel Lyasse cherche à mieux comprendre, sans juger ou réhabiliter, ce personnage controversé, tragiquement incompris, foncièrement surprenant et insaisissable.

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