UGA Éditions

  • Ce livre réunit des études sur les formes de pouvoir et sur l'influence qu'ont exercées des femmes, entre l'époque hellénistique et le Haut-Empire romain. Il examine dans un premier chapitre les situations de femmes proches des cercles dirigeants et qui furent tantôt bénéficiaires d'actions masculines, tantôt instrumentalisées par des hommes de leur entourage ; le second chapitre se focalise sur les rôles actifs endossés par des femmes, soit officiellement dans un cadre aulique ou sur la scène publique, soit plus discrètement à l'intérieur des demeures privées. Fondé sur la comparaison entre les deux civilisations, prêtant une grande attention à la terminologie employée par les sources, cet ouvrage conduit le lecteur à s'interroger sur les structures de pouvoir dans l'Antiquité gréco-romaine et sur la place accordée aux femmes dans ces structures.

  • En 1829, les Promenades dans Rome, après l'Histoire de la peinture en Italie, la Vie de Rossini et les deux versions de Rome, Naples et Florence, confirment Stendhal en spécialiste ès choses ultramontaines, tout à la fois décrypteur et constructeur d'une italianité qui vire au mythe. Guide, c'est-à-dire forme ouverte, dont Stendhal exploite à fond la souplesse au point de mettre parfois en péril la lisibilité de son texte, les Promenades promeuvent de multiples et contradictoires « façons de voir » la Ville éternelle. Le regard s'attache à la Rome antique, fondatrice de valeurs en lesquelles le beyliste se reconnaît, à la Rome papale, que Stendhal dénonce tout en s'en amusant, à la patrie des arts qui fait de Rome un musée idéal et le lieu par excellence de la réflexion esthétique. Tout cela simultanément. Expérience singulière de l'espace et du temps, mêlant indissociablement politique, esthétique et érotique, la Rome que balisent les Promenades est tout aussi instable que le texte qui la met en scène. Les treize études ici réunies sont à leur tour autant de « façons de voir » les Promenades dans Rome. Elles interrogent tout spécialement le dispositif énonciatif de ce guide singulier, examinent la manière dont l'oeil stendhalien organise l'expérience sensible et conçoit la réflexion esthétique, et rendent le texte à sa brûlante actualité de 1829 en un tableau des moeurs romaines où politique et religion sont proprement consubstantielles.

  • Dans l'Antiquité déjà, les rapports entre la Grèce et Rome étaient l'objet d'interrogations pressantes ; ici les liens institutionnels et idéologiques entre la Grèce d'après Alexandre et l'Empire romain forment le coeur de cet ouvrage aux approches multiples, guidé par le souci commun d'une réflexion sur continuité et rupture. Par un dialogue entre spécialistes de chacun de ces deux mondes, trois axes sont abordés : - l'espace et le temps, pour traiter des rapports entre centre et périphérie, entre temps de la cité et temps du pouvoir ; - les vecteurs du pouvoir que constituent les correspondances officielles et les images portées par les monnaies ; - la valeur politique des littératures de cour et le rôle du culte des souverains. Ainsi l'examen des représentations et auto-représentations des souverains ou des élites, par la comparaison de deux mondes aux interpénétrations constantes, permet-il de mieux appréhender les interactions entre dominé et dominant et leurs multiples expressions.

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