• Traduction neuve de La Divine Comédie entreprise par Danièle Robert, qui prend enfin en compte, dans notre langue, l'intégralité de la structure élaborée par Dante. Animée d'un souffle constant, ne se départant jamais, dans sa fidélité même, de la valeur poétique, cette traduction permet d'aller plus avant dans la découverte de la beauté inventive, de la puissance, de la modernité de ce chef-d'oeuvre universel.

  • Classique contemporain au réalisme brutal, Une vie violente de Pier Paolo Pasolini renaît dans une nouvelle traduction éblouissante de Jean-Paul Manganaro. Dans la lignée des Ragazzi auquel il succède, Une vie violente poursuit l'exploration de la jeunesse perdue des bas-fonds romains avec un réalisme cru.
    Tommasino, le héros du livre, tente de se forger une réputation dans un quartier de Rome livré aux petits malfrats. Pour ce faire, il s'adonne à la force des faibles, la violence, et devient un de ces vitelloni, un voyou à la petite semaine qui survit de vols à main armée et larcins en tout genre. La prison puis la maladie sauront-elles l'emmener sur les chemins de la rédemption ?
    Comme souvent avec Pasolini, véritable monument de la littérature italienne du XXe siècle, le choix du réalisme est un choix politique et moral : à travers la brièveté et la violence de ce destin, c'est celui de toute l'Italie d'après-guerre que l'auteur interroge.
    Pier Paolo Pasolini est un écrivain, poète, essayiste, journaliste et cinéaste italien né à Bologne en 1922 et assassiné en 1975 sur une plage d'Ostie, près de Rome. Son oeuvre éclectique et politiquement engagée est considérée comme l'une des plus novatrices de la seconde moitié du siècle dernier en Italie. D'abord publiés chez Buchet/Chastel dès la fin des années cinquante, ses romans de jeunesse, Les Ragazzi et Une vie violente, ont fait l'objet d'une nouvelle traduction.

  • Antigone

    Sophocle

    • Minuit
    • 18 Novembre 2020

    Antigone est la fille d'un roi maudit, OEdipe, et de la femme qu'il épousa sans savoir qu'elle était sa mère, Jocaste. La pièce qui porte son nom fut sans doute écrite vers 440 avant J.- Chr., avant OEdipe-roi.
    À l'aube où commence le drame, Thèbes est sortie d'une guerre très dure qui a vu s'affronter et mourir les deux frères d'Antigone, Étéocle et Polynice. Ils se sont tués l'un l'autre dans un combat singulier. Le premier défendait la ville sur laquelle il régnait, le second, Polynice, était l'assaillant. Le nouveau roi, Créon, oncle des enfants d'OEdipe, veut rompre avec le passé, en réinstaurant une loi fondée sur le civisme. Il interdit d'enterrer le corps de Polynice, bien qu'il soit fils d'OEdipe, parce qu'à ses yeux l'agresseur est toujours un criminel et doit être puni même dans la mort. [...]
    Antigone n'accepte pas cette rupture. La décision de Créon a force de loi. Elle la brave, et va recouvrir de terre le corps gisant de son frère. [...] Antigone se bat pour elle-même, pour la reconnaissance de son identité de fille et de femme. L'exclusion de Polynice outrage le nom de son père et nie sa qualité de fille ; elle lui enlève même Hémon, son amant, fils de Créon, en la privant de son lieu et de son origine. Pour se défendre, elle engage sa propre vie. Créon et Antigone se défient et s'obstinent. Leur acharnement devient un délire qui se nourrit de leur rage réciproque.
    [...] Cette Antigone n'est pas seulement ajustée à la langue et à la vision que nous avons aujourd'hui, instruits par nos lectures et par notre histoire. Elle est aussi résolument sophocléenne, calquée au plus près sur l'image que fournit un texte et les possibilités de ses mots. La traduction de la pièce de théâtre est conçue pour la représentation. (J. B.)

  • Le bal des folles

    Copi

    C'est l'histoire d'un écrivain argentin qui aime à écrire dans des chambres d'hôtel sordides à Paris. D'un beau Romain qui souhaite devenir une belle Parisienne, d'un sosie de Marilyn Monroe tyrannique et envahissant, d'un éditeur qui aimerait que son auteur cesse de le prendre pour un micheton. D'une boulangère qui pratique la voyance, d'un hippie neurasthénique qui élève ses triplés à Ibiza de façon peu orthodoxe, d'une véritable amie - qui à défaut d'avoir l'heure a toujours une bonne bouteille et une astuce pour échapper à la police.
    D'un Paris interlope à une Rome fervente, en passant par le New York branché et l'Ibiza baba-cool, Copi nous immerge dans les années 1970 et leurs folles libertés. Amours purs, sexe débridé, crimes odieux : en fantasmant sa vie, Copi nous donne à lire un roman aussi drôle qu'épouvantable.

  • Aurelio Picca est un amoureux de Rome, mais la Rome qu'il aime n'a rien à voir avec celles des guides de voyage et du tourisme de masse : c'est la Rome des bas-fonds, celle où les garçons des rues côtoient les prostituées dans des bars louches, où les malfrats disparaissent dans les ruelles, où les conflits se règlent parfois en assassinats aux yeux de tous.
    Aurelio Picca arpente sa ville et voyage dans ses souvenirs : on lira dans L'Arsenal de Rome détruite le récit de nuits passées dans le quartier de l'EUR, le portrait de quelques criminels qu'il a croisés et avec qui, parfois, il est devenu ami. C'est un ouvrage fourmillant d'anecdotes où se découvre l'envers de la Ville éternelle : une cité brinquebalante, à la fois maîtresse et amante, lumineuse et sale. L'auteur y démontre qu'il a bien mérité son surnom de « Henry Miller des Castelli Romani ».

  • Dans ce dialogue empli de sagesse, Caton est désigné comme l'avocat de la vieillesse contre quatre chefs d'accusation : elle empêcherait de briller dans la vie publique, affaiblirait le corps, interdirait les plaisirs et ferait sentir l'approche de la mort. Pour Caton au contraire, la vieillesse est l'âge le plus propice aux oeuvres accomplies de l'esprit, le corps étant délivré de la servitude des sens. Elle prépare l'âme à la libération totale procurée par la mort. Caton suggère une attitude exemplaire et loue l'expérience. Celui qui n'attend que de lui-même n'a rien à craindre des lois de la nature : "La faiblesse convient à l'enfance ; la fierté à la jeunesse ; la gravité à l'âge mûr ; la maturité à la vieillesse : ce sont autant de fruits naturels qu'il faut cueillir avec le temps."

    Né en 106 av. J.-C., mort en l'an 43, Cicéron put très jeune démontrer ses talents d'orateur, devenir grand avocat de Rome et connaître la gloire, lors du procès qui conduisit à la condamnation de Caius Verrès, gouverneur concussionnaire de la Sicile. Consul, il écrivit des oeuvres de philosphie politique (De oratore, De re publica et De legibus) et un Brutus. Défenseur d'un idéal de formation universelle, il est souvent placé à l'origine de l'humanisme tel que conçu à la Renaissance.

  • Rome et le monde romain comme on ne vous les a pas racontés, et comme les manuels ne peuvent pas les raconter. Depuis Romulus jusqu'à la chute de l'empire, ce livre secoue nos certitudes et tend parfois un miroir à nos préoccupations contemporaines, parlant de fake news et de politique-spectacle, d'accès à la citoyenneté entre asile généralisé et fermeture, d'images paradoxales de l'Urbs, de génocides étalés avec complaisance à côté de quelques discours humanitaires, d'une hostilité prétendue au progrès scientifique, de représentations du limes construites en fait au XIXe siècle, d'une extraordinaire et bien réelle capacité à gérer de terribles défaites (parlera-t-on de résilience ?), de l'escamotage des langues de l'empire autres que le latin et le grec, du moins jusqu'aux prêcheurs chrétiens, de l'importance des prodiges et de la multiplicité des cultes locaux, ou encore des « invasions barbares » et du foisonnement des hypothèses sur la chute de l'empire... L'érudition et la familiarité s'associent en un récit passionnant et décapant.

  • Manuel

    Epictète


    Epictète fut esclave. Persécuté et régulièrement battu par son maître, il réussit à s'échapper. Puis il enseigna la philosophie au grès de sa route. Libre et fervent représentant de l'art oratoire, il n'a jamais écrit ; mais sa pensée lui a survécu. Le Manuel d'Épictète devint ainsi un ouvrage compilé par Arrien (95-175) qui rapporte la doctrine du philosophe stoïcien Épictète (50-127). Son premier principe étant de n'attacher d'importance qu'à ce qui dépend de nous.




    EDITION PEU COMMUNE, dans la traduction effectuée par ANDRÉ DACIER .


    Format professionnel électronique © Ink Book édition.
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  • Jean-Paul II

    Collectif

    Pour vous, les Éditions Chroniques reviennent sur le destin exceptionnel de Jean-Paul II, le premier pape polonais disparu en 2005 et béatifié en 2011. Encore présent dans tous les esprits, cet ouvrage s'est attaché à retracer en 184 pages et plus de 300 images le parcours d'un homme qui a consacré toute sa vie à Dieu et été aussi le témoin des plus grands événements du XXe siècle. La collection "Histoire" des Éditions Chronique regroupe toute une série d'ouvrages relatant le parcours des principales personnalités qui ont marqué leur époque à travers les siècles. Pour découvrir tous les autres ouvrages de notre collection et l'ensemble de notre catalogue, venez consulter le site des Éditions Chronique.

  • Un tramway quitte la ville, dans l'obscurité de la nuit de Noël, pour s'enfoncer dans les périphéries. À chaque arrêt, des précaires de la vie montent à bord. Avec leur lot de misère, de tristesse et de déception, ils se dirigent, silencieux, vers un réveillon où la magie de Noël n'opère plus. Pourtant, dans cette nuit, le cri d'un nouveau-né, abandonné à l'arrière, va tresser un lien magique entre ces voyageurs, et éveiller quelque chose en eux...
    Après l'inoubliable Borgo Vecchio, Giosuè Calaciura offre une nouvelle fois une voix à ceux auxquels on ne donne jamais la parole. Ce conte de Noël, véritable hommage à Dickens, nous rend l'urgence, la profondeur et les contradictions de notre temps.
    Le Tram de Noël est illustré par Gérard Dubois. Primé depuis des années par American Illustration et Communication Arts, Gérard Dubois collabore avec The New York Times, Time Magazine, GQ, Rolling Stone, The New-Yorker, Le Monde. Postes Canada a émis un timbre pour célébrer son oeuvre. L'écrivain Stephen King ou encore le réalisateur Guillermo Del Toro collectionnent ses oeuvres.
    Giosuè Calaciura est né à Palerme en 1960. Il vit et travaille à Rome. Journaliste, il collabore régulièrement avec de nombreux quotidiens et diverses revues ; il écrit également pour le théâtre et la radio. Son premier roman, Malacarne (Les Allusifs), a été publié en 1998. Passes noires, publié en 2005, toujours aux Allusifs, a été finaliste de l'un des prix littéraires italiens les plus prestigieux, le Campiello, en 2002. En 2009, c'est Conte du Bidonville qui est traduit en français chez le même éditeur et publié en 10/18.

  • Horace

    Pierre Corneille

    Édition présentée et commentée par Catherine Eugène, professeur de lettres supérieures au lycée de la Légion d'honneur.
    Horace est une formidable machine de guerre et un drame haletant tout en rebondissements et en coups de théâtre. On y respire, dans la Rome des origines, le fanatisme, la sauvagerie et le sang. Albe et Rome, cités rivales unies par de nombreuses alliances familiales, choisissent trois champions de leur camp pour décider du salut de leur patrie. Horace, jeune loup romain, doit égorger trois hommes qu'il connaît et qu'il aime. S'il y parvient, ce sera sans haine et sans colère, et il s'y prépare " avec allégresse ".
    Horace est-il une brute, éduquée pour le crime au nom de sa patrie, ou plutôt un héros de vingt ans sublime de jeunesse et de générosité ?
    Lire avec le texte intégral et la préface
    Comprendre avec Les clés de l'oeuvre

    24 pages pour aller à l'essentiel

    56 pages pour approfondir

  • Yann Le Bohec nous plonge dans la vie quotidienne des soldats romains à l'apogée de l'empire, de 31 av. J.-C. à 235 ap. J.-C. : qui étaient les hommes recrutés pour faire la guerre, comment se déroulait une journée au camp, comment les soldats conciliaient leur religion et leur métier, leur vie familiale et leurs loisirs, quelles étaient les punitions, corvées, récompenses... À partir des sources disponibles (les textes des grands auteurs, l'épigraphie, la papyrologie et la numismatique), et des nombreuses et récentes découvertes des archéologues, notamment les ostraka, les papyrus et les tablettes, l'auteur nous permet de comprendre pourquoi l'armée romaine du Principat a atteint un niveau d'excellence sans exemple dans l'histoire. Avec ce nouvel ouvrage, Yann Le Bohec, le grand spécialiste de l'armée romaine, apporte une contribution précieuse et originale à l'histoire militaire.

  • Commentaires sur la Guerre des Gaules (en latin Commentarii de Bello Gallico), ou simplement La Guerre des Gaules (Bellum Gallicum ou De Bello Gallico), est un ouvrage d'histoire en sept livres de Jules César, constitué de notes rédigées au fur et à mesure de la guerre et rassemblées vers 52-51 av. J.-C., dans lequel il relate ses opérations militaires (pour une bonne part c'est en fait la collation des rapports qu'il rédigeait, en partie avec ses lieutenants, pour les envoyer au Sénat qui surveillait l'activité des proconsuls tels que César) lors de la Guerre des Gaules qui se déroula de 58 à 52 av. J.-C. et dont il fut le généralissime victorieux. Un huitième livre, écrit plus tard par Aulus Hirtius, décrit les derniers combats de 51 av. J.-C. et la situation en Gaule en 50 av. J.-C.

  • Celso a tout pour prétendre être un homme heureux et accompli. Cet élégant chroniqueur littéraire profite de la douceur de Rome et de la tendresse d'Antonia, épousée trente ans plus tôt, pour panser les plaies d'une passion dévastatrice.
    Mais un jour il reçoit un message. Elena - celle-là même qu'il a eu tant de mal à oublier - l'informe qu'elle sera bientôt de passage et qu'elle aimerait prendre un café avec lui.
    Douze jours, voici le temps qui lui reste. Pour comprendre pourquoi il sentait si vivant au côté de celle qui l'aurait à coup sûr empêché d'être jamais heureux et accompli.
    Douze jours pour savoir s'il est prêt à tout risquer pour revivre ce frisson, come prima.
    Entre drame et comédie, porté par une écriture aussi pleine de grâce que de flèches, le roman met à nu un antihéros profondément attachant. « Celso, c'est moi, dit Sophie Simon. Sa lâcheté, ses angoisses et ses doutes sont les miens. » Mais c'est aussi la combinaison de figures italiennes, le Zeno de Svevo, Mastroianni, Gassman, Sordi, des hommes superbes et risibles, qui ont accompagné l'auteure durant l'écriture de Come prima, comme dans sa vie.
    Sophie Simon vit à Paris. Elle a déjà publié deux romans et un recueil de nouvelles aux éditions Lattès, ainsi que Deux coeurs légers aux éditions Anne Carrière.

  • La conquête romaine est un fait majeur de l'Antiquité. Pourtant, la dimension fiscale de cette histoire, bien que tout à fait essentielle, n'a jamais donné lieu à une étude particulière et approfondie. C'est chose faite avec ce livre, appelé à devenir un ouvrage de référence. Comment la cité de Rome a-t-elle utilisé l'arme fiscale pour mobiliser des capacités militaires et financières sans équivalent pour l'époque ? Peut-on mesurer ce que la conquête a rapporté et quel a été son coût ? Les Romains n'ont-ils fait que mener une entreprise de pillage à grande échelle, ou bien se sont-ils efforcés de construire un empire dans lequel le consentement fiscal a eu sa place, dans le droit fil de leur expérience civique ? Par quels moyens, enfin, ont-ils réussi à concilier l'adhésion des populations sujettes avec le maintien de leur rente fiscale ? Ce sont autant de questions, parmi bien d'autres, auxquelles Tribut apporte une réponse. C'est donc dans une enquête captivante que le lecteur est conduit, revenant sur nombre d'idées reçues et débouchant sur une vision inédite de l'Empire romain. Plus largement, ce livre s'adresse aussi à tous ceux qui, à travers l'ensemble des périodes historiques, s'intéressent à l'analyse des grands régimes de domination.

  • Dans une épigramme adressée à sa femme, Martial écrivait : « Je veux bien que tu sois une Lucrèce pendant le jour tout entier, mais c'est une Laïs qu'il me faut la nuit. » Ce vers décrit tout le paradoxe de l'érotisme féminin dans l'Antiquité romaine.

    Comme une même femme ne pouvait pas être tout à la fois le parangon de la chasteté et une amante dépravée, Virginie Girod montre que les femmes furent classées en catégories et comment leur statut social encadrait leur vie sexuelle en fonction de règles morales établies par les mythes politiques romains et par la religion. La femme mariée, la matrone, se trouvait cantonnée dans un rôle reproducteur dénué de sensualité. C'était aux prostituées (esclaves, affranchies ou plus rarement libres) qu'il incombait de distraire sexuellement les hommes.
    Alors, le corps féminin érotique et le corps féminin reproducteur étaient-ils deux choses résolument différentes ? Comment les femmes vivaient-elles la sexualité au quotidien ? Quelles pratiques étaient autorisées ou non et pour qui ? Les grandes figures féminines de l'Empire telles que Messaline ou Agrippine la Jeune étaient-elles représentatives de la vie quotidienne de toutes les Romaines ? Finalement, les Romains étaient-ils des débauchés prêts à toutes les transgressions pour leur plaisir ou ont-ils posé les jalons des normes qui ont régi, des siècles durant, la sexualité occidentale ?
    À l'aide d'une documentation considérable, Virginie Girod répond à ces questions pour apporter une nouvelle réflexion sur la condition de la femme romaine.

  • Qu'ils soient humbles ou illustres, l'histoire romaine regorge de voyageurs ayant parcouru les immenses routes impériales. L'empereur Hadrien est probablement le plus célèbre d'entre eux. L'essentiel de son règne s'accomplit loin de Rome, des rives de la Méditerranée jusqu'aux confins de l'Empire. Voyager lui permet d'exercer son pouvoir et d'unifier un Empire à vocation universelle. Ses pérégrinations le conduisent à rencontrer les soldats des frontières, les notables des grandes cités. Savants et lettrés, mercenaires ou simples citoyens des quatre coins du monde : le voyage est propice aux rencontres en tous genre. Au fil de son périple, les villes s'embellissent et les défenses de l'Empire se consolident sous la protection des dieux. Empereur érudit et curieux, il nous invite à redécouvrir les pyramides d'Égypte, à nous émerveiller des splendeurs de la Grèce ou à contempler les ruines de l'antique cité de Troie.

    Ce voyage sur les pas d'Hadrien nous permet d'embrasser l'immensité et la vie quotidienne d'un Empire à son apogée, en même temps qu'il nous donne à voir le génie politique et la sensibilité esthétique d'un homme exceptionnel.

    Agrégé d'histoire et spécialiste de l'Antiquité, Dimitri Tilloi-D'Ambrosi est chargé de cours à l'université Lyon III. Ses recherches portent sur les voyages, l'alimentation, la diététique et la médecine à l'époque romaine.

  • « Rome, Naples et Florence » est un récit de voyage de Stendhal écrit en 1817, puis revu en 1818 et en 1826. Stendhal y relate les impressions de son voyage en Italie sur une période s'étendant de Septembre 1816 à Octobre 1817. Le titre, choisi par son éditeur, est un peu trompeur : loin de se concentrer exclusivement sur Rome, Naples et Florence, c'est un long voyage à travers une vingtaine de villes, autant de campagnes et de régions, ou plutôt d'États, de cités ou de royaumes, qui peignent une Italie pré-garibaldienne encore morcelée, comme à l'époque du Moyen Âge. Les considérations sur la peinture, l'art, son utilité, la musique et l'opéra, la société, les femmes, leurs moeurs, les Italiens, leurs dialectes et langues, la Scala, le Teatro San Carlo, Rossini, Solliva, Cimarosa, etc. émaillent ce livre, le plus beau voyage en Italie jamais écrit.

  • BnF collection ebooks - "ROME, 29 mai 1829.-Voici une suite d'intrigues assez peu intéressantes, il est vrai, que les hasards d'une procédure secrète viennent de faire découvrir Flavia à M. le cardinal N***, légat à ***. Flavia Orsini gouvernait avec prudence et fermeté le couvent noble de Catanzara, situé dans la Marche. Elle s'aperçut qu'une de ses religieuses, l'altière Lucrèce Frangimani, avait une intrigue avec un jeune homme de Forli qu'elle introduisit la nuit dans le couvent..."

  • Dans la Rome de Néron, ce roman - l'un des tous premiers, si ce n'est le premier de l'histoire de la littérature - met en scène les aventures de deux jeunes hommes, Encolpe et Ascylte, ainsi que du jeune amant du premier, l'adolescent Giton. Encolpe est frappé d'impuissance par le dieu Priape. Son ami et rival Ascylte décide de profiter de la circonstance pour conquérir Giton. S'ensuit alors toute un enchaînement de situations. Menées tambour battant, ces aventures offrent une peinture des caractères et des moeurs de manière vivante voire parodique et même satirique que la traduction de Louis de Langle restitue à la perfection. Pétrone, en latin Petronius Arbiter, fut un conseiller à la cour de l'empereur romain Néron. La tradition littéraire fait de lui l'auteur du Satyricon. Il se donne la mort par suicide en 66 à Cumes.

  • Ce texte a un caractère d'urgence littéraire : Sainte-Beuve est le premier à introduire Leopardi en France, et celui-ci est le seul écrivain étranger dépeint dans les Portraits contemporains. La lecture de nouveaux manuscrits convainc Sainte-Beuve que s'y joue quelque chose de décisif, que sous ses yeux se présente l'ouvrage d'un grand esprit, revenu d'une Antiquité oubliée et inaccessible. Le sublime désespoir de Leopardi, sa stupéfiante précocité et son intimité avec les Anciens suffisent à fasciner. Ce que Sainte-Beuve parvient à transmettre avec une étonnante clarté : la vie de l'auteur, son itinéraire spirituel et intellectuel ainsi que les remous de son âme apparaissent si limpides que nous achevons cette lecture avec le sentiment d'être réellement initiés à la parole de Leopardi.

    Sainte-Beuve (1804-1869) fut critique, poète et romancier. A une enfance marquée par la piété familiale, Sainte-Beuve, pourtant auteur d'une somme sur Port-Royal, oppose un anticléricalisme forcené. Ami de Victor Hugo, il a plongé dans le premier romantisme. Dans La Revue des Deux Mondes, il a fait paraître ses célèbres portraits, où brille sa faculté de saisir l'âme d'une personne.

  • Quo Vadis ?

    Henryk Sienkiewicz

    Powie´s´c przedstawia wydarzenia w Rzymie, w pierwszym wieku, pod koniec panowania Nerona. Rzymski patrycjusz Marek Winicjusz darzy uczuciem chrze´scijanke, królewne ligijska Ligie, która jest zakladniczka. Gdy kobieta nie godzi sie na zostanie jego kochanka, mezczyzna postanawia porwa´c ja z domu dla ubogich chrze´scijan. Zostaje ranny, a pomocy i opieki udzielaja mu wyznawcy Jezusa, w tym sama Ligia. Zakazana milo´s´c, narazona na niebezpiecze´nstwa i przeszkody, dala autorowi mozliwo´s´c stworzenia plastycznego obrazu ´swiata starozytnego, chylacego sie ku upadkowi, któremu przeciwstawia sie nowa sila - chrze´scija´nstwo. Powie´s´c poczatkowo publikowana byla w "Gazecie Polskiej" w odcinkach w latach 1895-1896, a takze w "Czasie" i "Dzienniku Pozna´nskim". W 2001 roku zostala zekranizowana przez Jerzego Kawalerowicza.

  • La Guerre romaine

    Yann Le Bohec

    L'armée romaine a été l'armée la plus efficace non seulement de l'Antiquité mais encore de toute l'histoire. En cinq siècles, elle a conquis un empire immense - elle a su le garder pendant cinq autres siècles - et, après sa disparition, elle n'a laissé que des regrets. Sait-on que Rome, qui a tant fait la guerre, ne rêvait que de paix ? Les Romains avaient mis en place de nombreux garde-fous religieux et juridiques pour éviter la confrontation armée. Mais, une fois engagée sur le chemin de la guerre, Rome ne concevait pas de s'arrêter, sinon sur une victoire claire et nette. Sait-on aussi que les Romains ont inventé la logistique, le génie militaire, la médecine militaire et le« deuxième plus vieux métier du monde », le renseignement ? Ils ont même conçu la guerre biologique et chimique. Et, fait étonnant, cette armée exemplaire a nourri en son sein des vaincus, des déserteurs et des traîtres !

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