Littérature traduite

  • Dante Alighieri (Durante degli Alighieri) fut un poète, homme politique et écrivain italien né en 1265 à Florence et mort en 1321 à Ravenne (Italie). Il fut le premier grand poète de langue italienne, et son livre "Divine Comédie" est considéré comme l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature. La Comédie ou Divine Comédie attribué par Boccace, se retrouve seulement à partir de l'édition imprimée en 1555 par Ludovico Dolce. C'est un poème de Dante Alighieri écrit en tercets enchaînés d'hendécasyllabes en langue vulgaire florentine. Composée, selon la critique, entre 1307 et 1321, la Commedia est l'oeuvre de Dante la plus célèbre et l'un des plus importants témoignages de la civilisation médiévale. Connue et étudiée dans le monde entier, elle est tenue pour l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature mondiale de tous les temps. Elle est également considérée comme le premier grand texte en italien.


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  • Romains depuis plusieurs générations, les Zevi comptent parmi leurs ancêtres penseurs, avocats, scientifiques et même un rabbin ! Seule fausse note dans ce concert de bienséance, Matteo, incorrigible hâbleur. Dans les années 1990, il s'est rué avec légèreté dans deux mariages successifs et une accumulation inconsidérée de dettes. Ne parvenant pas à les rembourser, il a quitté l'Italie pour Los Angeles. Seize ans plus tard, le voici de retour à Rome. Ses deux enfants l'attendent sans l'attendre, tandis que Federica, son ex-femme, essaye de recoller les morceaux en éternelle Pénélope. Le revenant, résolu à dévorer la vie par les deux bouts, se jette sans retenue dans les retrouvailles avec la Ville éternelle, qui plus que jamais conjugue beauté et délabrement. Et la vie reprend son cours léger et futile, jusqu'à l'inévitable collision avec l'Histoire.

  • L'espion inattendu

    Ottavia Casagrande

    Ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir un grand-père digne d'un roman! La narratrice de ce livre est la petite-fille de Raimondo Lanza di Trabia, un prince sicilien, dandy extravagant et charmeur qui fut, pendant les neuf mois qui suivirent le début de la Seconde Guerre mondiale, l'espion de confiance de Galeazzo Ciano, ministre des Affaires étrangères et gendre de Mussolini. Sa mission? Mener une bataille secrète contre l'entrée en guerre de l'Italie aux côtés du Reich, la préserver des agissements du «petit caporal» Hitler et déjouer l'influence des va-t-en-guerre auprès du Duce. Pour cette mission (et pour son plaisir...) il fit tomber dans ses filets amoureux Cora, une ravissante espionne britannique débutante. Après avoir infiltré une cellule nazie dans le Sud-Tyrol, évité le pire à Cinecittà, traversé la France en pleine Débâcle et rencontré en tête à tête Churchill... de péripéties en aventures rocambolesques (mais véridiques) les deux tourtereaux perdirent la bataille! Tout en laissant matière à écrire une histoire à suspense digne des meilleures séries.

  • Classique contemporain au réalisme brutal, Une vie violente de Pier Paolo Pasolini renaît dans une nouvelle traduction éblouissante de Jean-Paul Manganaro. Dans la lignée des Ragazzi auquel il succède, Une vie violente poursuit l'exploration de la jeunesse perdue des bas-fonds romains avec un réalisme cru.
    Tommasino, le héros du livre, tente de se forger une réputation dans un quartier de Rome livré aux petits malfrats. Pour ce faire, il s'adonne à la force des faibles, la violence, et devient un de ces vitelloni, un voyou à la petite semaine qui survit de vols à main armée et larcins en tout genre. La prison puis la maladie sauront-elles l'emmener sur les chemins de la rédemption ?
    Comme souvent avec Pasolini, véritable monument de la littérature italienne du XXe siècle, le choix du réalisme est un choix politique et moral : à travers la brièveté et la violence de ce destin, c'est celui de toute l'Italie d'après-guerre que l'auteur interroge.
    Pier Paolo Pasolini est un écrivain, poète, essayiste, journaliste et cinéaste italien né à Bologne en 1922 et assassiné en 1975 sur une plage d'Ostie, près de Rome. Son oeuvre éclectique et politiquement engagée est considérée comme l'une des plus novatrices de la seconde moitié du siècle dernier en Italie. D'abord publiés chez Buchet/Chastel dès la fin des années cinquante, ses romans de jeunesse, Les Ragazzi et Une vie violente, ont fait l'objet d'une nouvelle traduction.

  • Réunis par le hasard, Flavia, fille d'un armateur, Jonathan, un jeune chrétien, Nubia, l'esclave africaine, et Lupus, le jeune mendiant muet, vont devenir inséparables. Leurs enquêtes, au coeur de la Rome antique, rendent très proche une époque passionnante.

  • Dans ce dialogue empli de sagesse, Caton est désigné comme l'avocat de la vieillesse contre quatre chefs d'accusation : elle empêcherait de briller dans la vie publique, affaiblirait le corps, interdirait les plaisirs et ferait sentir l'approche de la mort. Pour Caton au contraire, la vieillesse est l'âge le plus propice aux oeuvres accomplies de l'esprit, le corps étant délivré de la servitude des sens. Elle prépare l'âme à la libération totale procurée par la mort. Caton suggère une attitude exemplaire et loue l'expérience. Celui qui n'attend que de lui-même n'a rien à craindre des lois de la nature : "La faiblesse convient à l'enfance ; la fierté à la jeunesse ; la gravité à l'âge mûr ; la maturité à la vieillesse : ce sont autant de fruits naturels qu'il faut cueillir avec le temps."

    Né en 106 av. J.-C., mort en l'an 43, Cicéron put très jeune démontrer ses talents d'orateur, devenir grand avocat de Rome et connaître la gloire, lors du procès qui conduisit à la condamnation de Caius Verrès, gouverneur concussionnaire de la Sicile. Consul, il écrivit des oeuvres de philosphie politique (De oratore, De re publica et De legibus) et un Brutus. Défenseur d'un idéal de formation universelle, il est souvent placé à l'origine de l'humanisme tel que conçu à la Renaissance.

  • Rome et le monde romain comme on ne vous les a pas racontés, et comme les manuels ne peuvent pas les raconter. Depuis Romulus jusqu'à la chute de l'empire, ce livre secoue nos certitudes et tend parfois un miroir à nos préoccupations contemporaines, parlant de fake news et de politique-spectacle, d'accès à la citoyenneté entre asile généralisé et fermeture, d'images paradoxales de l'Urbs, de génocides étalés avec complaisance à côté de quelques discours humanitaires, d'une hostilité prétendue au progrès scientifique, de représentations du limes construites en fait au XIXe siècle, d'une extraordinaire et bien réelle capacité à gérer de terribles défaites (parlera-t-on de résilience ?), de l'escamotage des langues de l'empire autres que le latin et le grec, du moins jusqu'aux prêcheurs chrétiens, de l'importance des prodiges et de la multiplicité des cultes locaux, ou encore des « invasions barbares » et du foisonnement des hypothèses sur la chute de l'empire... L'érudition et la familiarité s'associent en un récit passionnant et décapant.

  • Un tramway quitte la ville, dans l'obscurité de la nuit de Noël, pour s'enfoncer dans les périphéries. À chaque arrêt, des précaires de la vie montent à bord. Avec leur lot de misère, de tristesse et de déception, ils se dirigent, silencieux, vers un réveillon où la magie de Noël n'opère plus. Pourtant, dans cette nuit, le cri d'un nouveau-né, abandonné à l'arrière, va tresser un lien magique entre ces voyageurs, et éveiller quelque chose en eux...
    Après l'inoubliable Borgo Vecchio, Giosuè Calaciura offre une nouvelle fois une voix à ceux auxquels on ne donne jamais la parole. Ce conte de Noël, véritable hommage à Dickens, nous rend l'urgence, la profondeur et les contradictions de notre temps.
    Le Tram de Noël est illustré par Gérard Dubois. Primé depuis des années par American Illustration et Communication Arts, Gérard Dubois collabore avec The New York Times, Time Magazine, GQ, Rolling Stone, The New-Yorker, Le Monde. Postes Canada a émis un timbre pour célébrer son oeuvre. L'écrivain Stephen King ou encore le réalisateur Guillermo Del Toro collectionnent ses oeuvres.
    Giosuè Calaciura est né à Palerme en 1960. Il vit et travaille à Rome. Journaliste, il collabore régulièrement avec de nombreux quotidiens et diverses revues ; il écrit également pour le théâtre et la radio. Son premier roman, Malacarne (Les Allusifs), a été publié en 1998. Passes noires, publié en 2005, toujours aux Allusifs, a été finaliste de l'un des prix littéraires italiens les plus prestigieux, le Campiello, en 2002. En 2009, c'est Conte du Bidonville qui est traduit en français chez le même éditeur et publié en 10/18.

  • La nouvelle aventure de Jack Howard. Le voici sur les traces du Graal, mais il n'est pas le seul intéressé...
    258. Rome. Menacé de mort par l'empereur Valérien, le pape Sixte II confie une mission de la plus haute importance à l'un de ses fidèles : protéger la coupe utilisée par le Christ pendant la Cène. Poursuivi par les hommes de main de Valérien, le fidèle s'enfonce dans les catacombes avec le Saint Calice...
    1684. Tanger. Samuel Pepys, chargé d'organiser le départ des Anglais de la colonie, rencontre dans le plus grand secret un émissaire du sultan. Serait-il sur le point de retrouver la plus vénérée de toutes les reliques, disparue depuis plus d'un millénaire ? Mais il n'est pas le seul intéressé : l'Inquisition est prête à tout pour s'en emparer.
    De nos jours. Lors de la fouille d'une épave sur la côte de Cornouailles, l'archéologue Jack Howard fait une découverte qui pourrait le mener à un objet d'une valeur inestimable. Mais le spectre de l'Inquisition rôde toujours, et c'est une véritable plongée aux enfers qui attend Jack. Le bien le plus précieux du monde chrétien ne se laisse pas approcher aussi facilement...
    " Fascinant. Un
    Da Vinci Code sous les mers. "
    The Daily Express " Les scènes de plongée sont superbes. Jack Howard est un héros unique. "
    For Winter Nights

  • Persécution

    Alessandro Piperno

    «Savoir-vivre et discrétion.» Pour Leo Pontecorvo, brillant professeur de médecine et père d'une famille respectée de la bourgeoisie juive romaine, les excès et les incartades ne font pas partie du programme. Mais un soir il apprend, par le journal télévisé, qu'une gamine de douze ans l'accuse d'avoir tenté de la séduire. Un gouffre s'ouvre sous ses pieds. Rien dans sa vie ne l'a préparé à affronter une situation aussi humiliante. Rien ne l'a préparé à se battre en général. Au lieu de clamer son innocence, Pontecorvo se replie sur lui-même et se remémore comment le piège s'est refermé sur lui, entre sa trop raisonnable femme, la fillette mythomane et ses clinquants parents, l'intraitable magistrat, l'avocat pervers... Si la justice est aveugle, l'injustice l'est aussi.

  • Inséparables

    Alessandro Piperno

    Inséparables, les frères Pontecorvo, Filippo et Samuel, l'ont toujours été. Pourtant, ils sont très différents. L'aîné, paresseux patenté, collectionne les aventures. Le cadet, financier brillant, ne connaît en amour que des ratés. Et voilà que les destins s'inversent. Samuel subit un revers professionnel important, tandis que Filippo conquiert une renommée inattendue. Une renommée que les médias amplifieront pour de mauvaises raisons. Encore une fois les Pontecorvo vont devoir faire face aux pressions médiatiques. Alors que vingt-cinq années se sont écoulées, le passé refait surface. Un passé qu'il est temps pour eux d'affronter, tout en slalomant dans leur propre vie...

  • Dans la Rome de Néron, ce roman - l'un des tous premiers, si ce n'est le premier de l'histoire de la littérature - met en scène les aventures de deux jeunes hommes, Encolpe et Ascylte, ainsi que du jeune amant du premier, l'adolescent Giton. Encolpe est frappé d'impuissance par le dieu Priape. Son ami et rival Ascylte décide de profiter de la circonstance pour conquérir Giton. S'ensuit alors toute un enchaînement de situations. Menées tambour battant, ces aventures offrent une peinture des caractères et des moeurs de manière vivante voire parodique et même satirique que la traduction de Louis de Langle restitue à la perfection. Pétrone, en latin Petronius Arbiter, fut un conseiller à la cour de l'empereur romain Néron. La tradition littéraire fait de lui l'auteur du Satyricon. Il se donne la mort par suicide en 66 à Cumes.


  • Quo Vadis ?


    Henryk Sienkiewicz


    Texte intégral. Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire.

    Quo vadis ? est un roman historique de l'écrivain publié en feuilleton dans la Gazeta Polska à partir de mars 1895. Quo vadis ? (qui signifie en latin « Où vas-tu ? ») dépeint les persécutions que les chrétiens ont subies sous Néron au Ier siècle en racontant l'histoire des amours d'un patricien, Marcus Vinicius, et d'une jeune femme chrétienne, Callina, surnommée Lygie. Le titre évoque la question qu'aurait posée saint Pierre fuyant Rome et rencontrant Jésus-Christ portant sa croix : « Quo vadis, Domine ? » (« Où vas-tu, Seigneur ? »). Sienkiewicz transpose en fait l'oppression russe sur la Pologne alors divisée, le tsar représenté par Néron. Sienkiewicz, lors de ses séjours en Italie, se réunissait en effet avec des résistants polonais à Rome dans une chapelle sur la via Appia, lieu où aurait été prononcé le « Quo vadis... ? » .
    Quo vadis ? vaudra à Sienkiewicz de recevoir en 1905 le prix Nobel de littérature. Source : Wikipédia

    Retrouvez l'ensemble de nos collections sur http://www.culturecommune.com/

  • Carlo Bonini et Giancarlo De Cataldo poursuivent le bouillonnant feuilleton sur les dessous de Rome : Samouraï, le chef des mafias de la capitale, est en prison, peut-être pour toujours.
    Sebastiano, son représentant, tente de maintenir son emprise sur les différentes bandes, Siciliens, Calabrais, Napolitains et Gitans, qui mettent la ville en coupe réglée.
    L'annonce par le pape François d'un nouveau Jubilé qui va attirer des millions de pèlerins et relancer des travaux publics aiguise les appétits et Fabio, l'étoile montante du trafic de drogue, commence à remettre en cause la suprématie des chefs du moment.
    Martin Giardino, le nouveau maire de Rome, veut quant à lui nettoyer les écuries d'Augias.
    Les coups bas et les violences des truands sont peu de choses à côté des manigances à l'oeuvre dans les coulisses du Capitole, où sévissent les vieux ripoux représentant les intérêts des constructeurs.
    Coincé entre des politiciens honnêtes et des mafieux turbulents, Sebastiano déclenche une opération d'obstruction apocalyptique, et bientôt Rome brûle !
    Un récit qui opère aujourd'hui quasiment en temps réel (quiconque suit l'actualité de la capitale italienne reconnaîtra sans mal la plupart des protagonistes), et que les auteurs réussissent par leur talent à transformer en oeuvre d'art.

    « Une fable noire sans pitié dont on voudrait se réveiller comme d'un cauchemar. Mais, souvent, la réalité dépasse la fiction. » M. Serri, La Stampa

  • Spartacus

    Howard Fast

    • Agone
    • 15 Août 2018



    « Avec beaucoup de douceur, Spartacus le presse : "Je dirai un mot et puis tu diras un mot. Nous sommes des êtres humains. Nous ne sommes pas seuls. Avons-nous fait des choses terribles pour qu'on nous amène ici ? Il ne faut pas que nous ayons honte et que nous nous haïssions l'un l'autre. Tout homme possède un peu de force, un peu d'espoir, un peu d'amour. Ce sont comme des graines plantées dans le coeur de tous les hommes. Mais celui qui les garde pour soi, il les voit se dessécher et mourir très vite. Si, par contre, il donne sa force, son espoir et son amour à d'autres, alors il en retrouve des réserves inépuisables. Il n'en manquera plus jamais et sa vie vaudra la peine d'être vécue. Et crois-moi, gladiateur, la vie est la meilleure chose qui existe au monde. Nous le savons. Nous sommes des esclaves. Nous n'avons rien d'autre que la vie, nous savons donc ce qu'elle vaut. Les Romains possèdent tant d'autres choses que la vie pour eux n'a pas grand sens. Ils jouent avec elle. Mais nous, nous prenons la vie au sérieux, et c'est pourquoi nous devons nous efforcer de ne pas être seuls. Tu es trop seul, gladiateur. Parle-moi un peu." »
    Dans une Rome ravagée par la corruption et l'arbitraire, où les puissants s'engraissent sur le dos des esclaves qui meurent dans les champs et les mines, un fils et petit-fils d'esclaves, Spartacus, se met dans l'esprit de changer le monde. À la tête d'une troupe d'opprimés galvanisés par la légitimité de leur révolte et surpris par leur propre force, il fera trembler Rome au cours d'une véritable guerre qui durera deux ans. Ni naïf, ni dogmatique, Spartacus rappelle avec vigueur et lucidité que rien ne justifie d'accepter indéfiniment l'injustice. Et qu'un soulèvement est si vite arrivé...
    Auteur de plus de quatre-vingt titres, parmi lesquels La Dernière Frontière, La Route de la liberté, Le Citoyen Tom Paine ou Spartacus (Agone, 2016), et de polars signés sous le pseudonyme E.V. Cunningham, dont Sylvia, Fast (1914-2003) brosse le portrait d'une période tourmentée de l'histoire américaine à travers son parcours personnel, qu'il retrace dans sa biographie Mémoires d'un rouge (Agone, 2018).

  • Héritier par adoption de la couronne du royaume de Numide, le jeune Jugurtha n'hésite pas à corrompre les dirigeants romains pour éliminer tout rival et s'emparer seul du trône. Mais bientôt la grogne se lève au sein du peuple de Rome, indignation de la plèbe qui se révolte contre les massacres en chaîne et les manoeuvres de la noblesse. Obligée, par crainte d'une guerre civile, de combattre le roi barbare, celle-ci l'emporte grâce à Marius, général aux origines modestes. Cette victoire marqua l'entrée dans les hautes sphères politiques de personnalités issues des classes populaires. Par une attaque sévère contre l'aristocratie romaine, vénale et corrompue et le récit de la première victoire du "parti populaire", Salluste écrit l'une des toutes premières luttes des classes de l'Histoire.

    Né en - 86, Salluste fut un homme politique, militaire et historien proche de Jules César et de Clodius. Après une courte carrière au Sénat, il accompagna César en campagne et franchit avec lui le Rubicon en - 49. Après l'assassinat de ce dernier, il se consacra au récit complet des épisodes les plus mémorables de l'histoire romaine. Son souhait novateur d'expliquer les causes des événements et de comprendre les motivations des protagonistes le consacrèrent "premier des historiens de Rome".

  • Ils sont quatre : Flavia, fille d'un riche armateur romain, Jonathan, un jeune chrétien, Nubia, l'esclave africaine et Lupus, le jeune mendiant muet. Réunis par le hasard, ils vont devenir inséparables. Leurs enquêtes se situent au coeur de la Rome antique et réussissent à rendre très proche une période passionnante. Dans ce quatrième épisode, Jonathan disparaît, et le quatuor décide de partir à sa recherche. Cette aventure va les mener à Rome, dans la ville impériale, où sévit un dangereux assassin...

  • Lavinia

    Ursula K. Le Guin

    Comme Hélène de Sparte j'ai causé une guerre. La sienne, ce fut en se laissant prendre par les hommes qui la voulaient ; la mienne, en refusant d'être donnée, d'être prise, en choisissant mon homme et mon destin. L'homme était illustre, le destin obscur : un bon équilibre.Dans l'Énéide, Virgile ne la cite qu'une fois. Jamais il ne lui donne la parole. Prise dans les filets du poète qui n'écrira l'épopée des origines de Rome que des siècles plus tard et sans avoir le temps de l'achever avant sa mort, Lavinia transforme sa condition en destin. De ce qui sera écrit elle fait une vie de son choix. Et cela dans la douceur amère et la passion maîtrisée que suscite son improbable position : elle se veut libre mais tout est dit.Lavinia a obtenu le Locus Award 2009, le prix de la plus prestigieuse revue américaine consacrée au domaine de l'imaginaire. C'est, en dit le critique, « certainement le meilleur ouvrage pour adultes de l'auteur depuis des décennies »

  • Alexandre le Grand est mort à Babylone le 28 daisios au soir, c'est-à-dire le 10 juin de l'an 323 avant J.-C., à l'âge de trente-trois ans.
    Alexandre le Grand ne meurt pas ce jour-là. Un mystérieux médecin qui se dit envoyé par l'oracle de Delphes le sauve d'une tentative d'empoisonnement.
    Six ans plus tard, Alexandre a tourné son regard vers l'Occident. Sur le chemin de ses nouvelles conquêtes se dresse alors la république de Rome, tout autant que lui convaincue de la grandeur de son destin. Qui des phalanges macédoniennes et des légions romaines aura la suprématie ?
    Entre l'histoire, l'uchronie et la fantasy, Javier Negrete revisite l'Antiquité, nourri par sa culture de la Grèce classique, sa passion des destins exceptionnels et son attention portée aux êtres qui les subissent.

  • Les promesses

    Marco Lodoli

    Les Promesses de quoi ? Les trois romans portent-ils des promesses ? Oui, quelques-unes. Sorella promet qu'il y a aura une connaissance après la douleur, et peut-être même une félicité. Italia promet quoi qu'il arrive un sens au cours fatal de l'existence, ça ne saute pas aux yeux, mais l'ange, lui, connaît l'histoire : le temps est un petit bout d'éternité. Et Vapore promet finalement le pardon, les contraires se rencontrent, les contraires se détruisent, quelque chose, cependant, sait absoudre tant de misère humaine. (Marco Lodoli).Trois courts romans, donc, où chacun s'entend dans un autre par un jeu de reflets et d'identiques questionnements. Les personnages sont ancrés dans le réel et la vie qui se délite, mais l'auteur, s'il jongle avec beaucoup d'éléments autobiographiques, fait basculer tout cela du côté du réalisme magique. Une religieuse, une servante, une vieille femme : trois narratrices dévident tour à tour dans Les Promesses un récit somnambulique et « vont porter le mystère de l'existence ». Le roi du monde qui tirait les ficelles des Prétendants a abandonné la partie et les trois textes sont émaillés de « Ils » : une entité incertaine, quelque chose qui est plus loin des hommes et qui veille sans sentiments au bon fonctionnement de la mécanique à étioler. Entre « eux » et les humains, il se pourrait aussi que les anges aient à travailler éthérés mais pas exactement en plein ciel. Ils vous attendent plutôt dans l'escalier ou au pied de l'immeuble. Ils sont autres que ce qu'on nous a conté, d'ailleurs sont-ils du bon côté... Ils sont.

  • Ben-Hur

    Lewis Wallace

    Jérusalem, à l'aube du 1er siècle. Judah Ben-Hur, prince juif et marchand prospère, retrouve son ami d'enfance, Messala, qui est à présent le commandant des légions romaines. Sa fonction, à l'opposé des idéaux de Ben-Hur, creuse l'écart entre eux deux, et les amène à se haïr.Suite à un malheureux accident qu'il est accusé d'avoir provoqué, Ben-Hur est envoyé rejoindre les esclaves à la mine, tandis que sa famille est emprisonnée. Mais Messala, percuté par un char lors d'une course, révèle à Ben-Hur sur son lit de mort où sont enfermés ses proches.Ben-Hur se lance alors à la recherche des siens. Sur la route, il croise le Christ, en chemin pour Golgotha où il doit être crucifié. Cette rencontre va bouleverser la vie de Ben-Hur à jamais, jusqu'à ébranler sa foi en Jehovah...

  • Le prince des apôtres raconté par l'abbé général des cisterciens : un portrait intime, psychologique, humain de celui qui avait rêvé de ne jamais douter, mentir, trahir. Une histoire d'amour avec Dieu, vécue de l'intérieur.
    Comment la même personne a-t-elle pu tout quitter pour suivre un homme qu'elle ne connaissait pas, puis le renier après avoir reconnu en lui le messie ? Comment comprendre l'énigmatique "Quo vadis " et le martyr de l'apôtre Pierre ? Ce parcours n'exprime-t-il pas le paradoxal désir infini d'amour qui réside en chaque homme ? Car le propos de Mauro-Giuseppe Lepori est bien de montrer que la vie de Pierre est à l'image de la nôtre.
    À partir des passages du Nouveau Testament, dont beaucoup sont des paroles de Pierre adressées à Jésus, nous entrons dans une proximité inédite avec le prince des Apôtres. Ses limites et ses qualités, ses péchés et sa sainteté, sa psychologie et son caractère sont révélés par les évangiles avec une précision étonnante. Bien plus qu'une énième biographie, l'étude de Mauro-Giuseppe Lepori se lit comme une méditation sur l'existence.

  • Grand Cirque Déglingue est un récit de l'éternelle enfance avec des personnages proches des Vitelloni de Fellini, qui traînent leur douce folie et leur adolescence attardée dans une ville où tout est déjà tracé.

    Mais, heureusement, il y a Sara qui enchante ce monde gris, Sara qui par sa seule présence ou absence suffit à maintenir l'espoir et l'illusion.  

    Grand Cirque Déglingue appartient au premier mouvement (I Principianti) de la grande oeuvre concertante de Lodoli. L'auteur distille des pages prémonitoires, esquissant les entrées de tous ses récits
    à venir et ainsi qu'il le dit lui-même : "ce voyage de la boue vers la lumière, qui passe et repasse par Rome."

    Une infinité de routes, qui se ressemblent, tournent en rond et divaguent, mais échouent fatalement au même point. On est en hiver à la veille de Noël, nos trois
    "arnarchorêveurs" décident de voler l'Enfant Jésus dans sa crèche : Nous le libérons de son destin et nous l'envoyons jouer avec les autres, ce morveux. Le texte est raconté selon le point de vue des trois protagonistes lunaires pour ne faire qu'une seule voix terrible et fragile, comme la vie et son sacré cirque.

  • Qui fut véritablement João Bermudes ? Personne ne le sait vraiment. Menacé d'imposture, il amène pourtant, entre les lignes, à la découverte des premiers contacts entre l'Éthiopie et le royaume d'Occident, mais aussi à la lecture des mémoires falsifiées d'un aventurier de la plus belle trempe.

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