Viviane Hamy

  • Après avoir connu les vastes espaces de sa Russie natale et combattu dans les rangs de l'Armée Blanche, Gazdanov, comme des milliers de ses compatriotes en 1920, s'exile et se retrouve l'observateur fasciné et horrifié des bas-fonds parisiens. Au volant de son taxi, toutes les nuits, Gazdanov parcourt le labyrinthe des rues de la capitale et de sa banlieue, en même temps que celui de sa mémoire. S'élabore ainsi une géographie où s'entrecroisent les destins d'individus qui n'auraient jamais dû se rencontrer, une courtisane déchue, un ouvrier russe, un ivrogne philosophe...

  • Un Russe, émigré à Paris, décide de révéler le lourd secret qui assombrit son existence depuis tant d'années. Lorsqu'il était à peine âgé de 16 ans, la guerre civile faisait rage. Au service des blancs, partisans de la Russie impériale, contre les révolutionnaires bolchéviques, il tua un homme. Ce souvenir, pourtant si banal en temps de conflit, ne l'abandonnera plus, et le hantera même.
    Un beau jour, il lit dans une nouvelle cet épisode raconté, au détail près, du point de vue du mort supposé ! Le « spectre » ne cessera dès lors de ressurgir au travers de rencontres dans le Paris nocturne et interlope qu'il arpente. Serait-il toujours vivant ? Il en est plus convaincu que jamais, et c'est en tombant amoureux d'une jeune et mystérieuse compatriote qu'il aura peut-être le fin mot de l'histoire...
    Digne des plus grands romans noirs, Le Spectre d'Alexandre Wolf mêle fantastique et métaphysique. Il n'est pas sans rappeler Dostoïevski ou Pouchkine, mais tient également de Camus. Il a paru dans une revue new yorkaise, traduit ensuite en français au début des années 50, puis oublié, et finalement redécouvert.


    Le Spectre d'Alexandre Wolf mêle fantastique, intrigue policière et métaphysique. On ne peut s'empêcher de penser à Dostoïevski, à Pouchkine, à Camus ou à Proust.

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