• Après avoir connu les vastes espaces de sa Russie natale et combattu dans les rangs de l'Armée Blanche, Gazdanov, comme des milliers de ses compatriotes en 1920, s'exile et se retrouve l'observateur fasciné et horrifié des bas-fonds parisiens. Au volant de son taxi, toutes les nuits, Gazdanov parcourt le labyrinthe des rues de la capitale et de sa banlieue, en même temps que celui de sa mémoire. S'élabore ainsi une géographie où s'entrecroisent les destins d'individus qui n'auraient jamais dû se rencontrer, une courtisane déchue, un ouvrier russe, un ivrogne philosophe...

  • Il y avait à l'époque près de cinquante mille Russes qui vivaient à Paris (à la veille de la Première Guerre mondiale, ils étaient à peine plus de trente-six mille dans toute la France). Ils priaient dans des églises orthodoxes, envoyaient leurs enfants dans des écoles russes et discutaient de Dostoïevski au café de La Rotonde, sur les portes duquel un habitué caustique avait proposé un jour d´inscrire le slogan : 'Psychopathes de tous les pays, unissez-vous!' Fiodor Zavalichine, aussi appelé Théo, fait partie de ces Russes installés en France pour fuir la révolution bolchevique et, comme beaucoup d´entre eux, il se rend lui aussi à une projection du chef-d´oeuvre d´Eisenstein, Le Cuirassé Potemkine, en novembre 1926. En tant que militaire, il a pris part en 1905 à la répression de la mutinerie au sein de la flotte russe et, lorsqu´il découvre sur le grand écran la reconstitution impressionnante de ce massacre dans le port d´Odessa, il est soudainement convaincu d´avoir participé à un crime... Il se précipite au commissariat le plus proche pour faire des aveux, puis essaie de soigner ses remords et sa culpabilité dans un hôpital psychiatrique. C´est là qu´il apprend dans les journaux le récit d´un horrible fait divers : sept femmes sont retrouvées égorgées dans une fosse commune à Deauville. Il attribue sans hésitation ce massacre à son ancien compagnon d´armes et grand mutilé, Ivan Domani, pour qui il avait justement accepté de faire des photos érotiques de sept jeunes créatures. Débute alors pour Théo un long périple chaotique, entre violence et rédemption...
    Potemkine ou Le troisième coeur est un livre stupéfiant qui nous confirme plus que jamais que Iouri Bouïda, qui jouit d´un grand prestige dans son pays, occupe une place de choix dans la grande tradition littéraire russe.

  • Chants populaires conservés par les proscrits et les aventuriers des confins septentrionaux de l'Empire russe, ces bylines ont été recueillies puis retranscrites par les folkloristes du XIXe siècle. Il s'échappe un puissant souffle narratif de ces chants

  • Un Russe, émigré à Paris, décide de révéler le lourd secret qui assombrit son existence depuis tant d'années. Lorsqu'il était à peine âgé de 16 ans, la guerre civile faisait rage. Au service des blancs, partisans de la Russie impériale, contre les révolutionnaires bolchéviques, il tua un homme. Ce souvenir, pourtant si banal en temps de conflit, ne l'abandonnera plus, et le hantera même.
    Un beau jour, il lit dans une nouvelle cet épisode raconté, au détail près, du point de vue du mort supposé ! Le « spectre » ne cessera dès lors de ressurgir au travers de rencontres dans le Paris nocturne et interlope qu'il arpente. Serait-il toujours vivant ? Il en est plus convaincu que jamais, et c'est en tombant amoureux d'une jeune et mystérieuse compatriote qu'il aura peut-être le fin mot de l'histoire...
    Digne des plus grands romans noirs, Le Spectre d'Alexandre Wolf mêle fantastique et métaphysique. Il n'est pas sans rappeler Dostoïevski ou Pouchkine, mais tient également de Camus. Il a paru dans une revue new yorkaise, traduit ensuite en français au début des années 50, puis oublié, et finalement redécouvert.


    Le Spectre d'Alexandre Wolf mêle fantastique, intrigue policière et métaphysique. On ne peut s'empêcher de penser à Dostoïevski, à Pouchkine, à Camus ou à Proust.

  • Ce livre numérique a fait l´objet d´une édition soignée pour garantir un confort de lecture optimal.




    Alexeï Ivanovitch est un précepteur russe au service d´une famille ruinée. Tout le monde semble attendre le décès - et l´héritage - de la tante du général. Mais à la surprise de tous, elle débarque dans la famille. Par amour pour Paulina, la belle fille du général, Alexeï Ivanovitch va aller jouer au casino réputé de Roulettenbourg, ville d´eau imaginaire allemande. Peu à peu, il sera englouti par la passion du jeu.


    Une folie dont Dostoïevski était lui-même victime, et dont il décrit les effets diaboliques avec maestria, tout en exaltant la noblesse de l´âme russe face à une Europe opportunistes, froide et calculatrice.

  • En mars 1966, une histoire de moeurs et d'espionnage ébranle la Chambre des communes. Quelques années plus tôt, certains anciens ministres conservateurs du gouvernement Diefenbaker auraient fréquenté une certaine Gerda Munsinger, une femme réputée facile. Madame Munsinger est venue s'installer au Canada la décennie précédente. Peu instruite, mais fort séduisante, elle fait rapidement de nombreuses conquêtes et commence plus ou moins à vivre de ses charmes en attendant le grand amour.

    Trois ans après l'arrivée de Gerda Munsinger, le colonel Pierre Sévigny est nommé ministre associé à la Défense. Sa route croisera celle de Munsinger et le destin fera naître entre eux une aventure suivie d'une liaison amicale. Toutefois, Sévigny sera soupçonné d'avoir livré des secrets militaires à la belle Allemande, qui n'aurait apparemment eu aucun scrupule à les dévoiler. C'est ainsi que l'ex-ministre est montré du doigt par les libéraux pour la situation délicate dans laquelle il s'est placé en gardant contact avec cette femme. Encore aujourd'hui, l'Affaire Munsinger constitue le plus important scandale sexuel qui ait ébranlé le Canada.

    Le livre nous fait voir jusqu'où certains politiciens ou conseillers politiques sont prêts à aller pour garder ou reprendre le pouvoir. Également, cette enquête nous permet de constater que les enveloppes brunes, les caisses occultes, les accusations gratuites, les prête-noms et les pots-de-vin n'ont pas été inventés par les « héros » de la commission Charbonneau.

    Paru une première fois aux Éditions JCL en 1993 sous le titre Les Déshonorables, cette enquête journalistique de Gilles-Philippe Delorme et de Danielle Roy, qui se lit comme un véritable thriller, est rééditée en 2014 sous le titre L'Affaire Gerda Munsinger.

  • Une agente russe sort miraculeusement indemne des ruines de l'une des tours du World Trade Center quelques heures après les fameux attentats de septembre 2001. Celle qui se fait appeler Lena était alors sur le point de remettre des documents importants concernant les sites nucléaires clandestins de l'Iran. Autant les Iraniens que les Russes entendent bien se les approprier, les premiers pour conserver leurs secrets, les derniers pour profiter des informations qu'ils contiennent. Mais d'abord, ils doivent faire des pieds et des mains pour retrouver Lena, qui a changé d'identité et s'est évanouie dans la nature. Les deux clans sont prêts à tout, même à enlever le fils de la jeune femme pour qu'il serve de monnaie d'échange si besoin est. Mais qui ira jusque-là? Traquée, Lena ne sait plus qui sont ses ennemis, encore moins ses alliés. Son nouvel amoureux, entre autres, est-il sincère? Avant de le savoir, elle devra vivre l'enfer...

    Ce second roman du Torontois Gaï de Ropraz est dense et truffé d'action. Il dresse sous les yeux du lecteur un univers complexe qui montre tout le souffle littéraire que possède cet auteur. À travers une panoplie de personnages aux fortes personnalités, que l'on retrouve dans différentes parties du monde, le suspense d'un réalisme saisissant mène le bal de la première à la dernière ligne.

empty