• La situation est inédite. Jamais, dans l'histoire de l'humanité, nous n'avons disposé d'autant d'informations et jamais nous n'avons eu autant de temps libre pour y puiser loisir et connaissance du monde. Nos prédécesseurs en avaient rêvé : la science et la technologie libéreraient l'humanité. Mais ce rêve risque désormais de tourner au cauchemar. Le déferlement d'informations a entraîné une concurrence généralisée de toutes les idées, une dérégulation du « marché cognitif » qui a une fâcheuse conséquence : capter, souvent pour le pire, le précieux trésor de notre attention. Nos esprits subissent l'envoûtement des écrans et s'abandonnent aux mille visages de la déraison. Victime d'un pillage en règle, notre esprit est au coeur d'un enjeu dont dépend notre avenir. Ce contexte inquiétant dévoile certaines des aspirations profondes de l'humanité. L'heure de la confrontation avec notre propre nature aurait-elle sonné ? De la façon dont nous réagirons dépendront les possibilités d'échapper à ce qu'il faut bien appeler une menace civilisationnelle. C'est le récit de cet enjeu historique que propose le nouveau livre événement de Gérald Bronner. Gérald Bronner est professeur de sociologie à l'Université de Paris, membre de l'Académie des technologies et de l'Académie nationale de médecine. Il a publié plusieurs ouvrages couronnés par de nombreux prix. Son dernier ouvrage paru est Cabinet de curiosités sociales (collection « Quadrige », Puf, 2020).

  • Huit ans après Marcher et vingt ans après Éloge de la marche, dans ce livre - ludique, intelligent et stimulant -, l'auteur revient sur le plaisir et la signification de la marche, et nous en révèle les vertus thérapeutiques face aux fatigues de l'âme dans un monde technologique.

    La marche connaît un succès planétaire en décalage avec les pratiques de sédentarité ou de sport en salle, tapis de course... prédominant dans nos sociétés.
    Cette passion contemporaine mêle des significations multiples pour le même marcheur : volonté de retrouver le monde par corps, de rompre avec une vie trop routinière, de peupler les heures de découvertes, suspendre les tracas du jour, désir de renouvellement, d'aventure, de rencontre.
    Une marche sollicite toujours au moins trois dimensions du temps : on la rêve d'abord, on l'accomplit, et ensuite on s'en souvient, on la raconte. Même terminée, elle se prolonge dans la mémoire et dans les récits que l'on en fait : elle vit en nous et est partagée avec les autres.
    "Le lecteur chemine à l'aise, ravi de retrouver parfois, au détour d'une phrase, les sensations, les impressions, les réflexions fugaces qu'il a pu expérimenter lui-même." - Zibeline

  • Don, échange, partage : voici le grand livre de l'altruisme et de la coopération. Que se passe-t-il quand vous recevez un cadeau ou que vous donnez quelque chose ? Pourquoi certains objets reçus (lettres, cadeaux, etc.) nous paraissent-ils sacrés ? D'où vient la gêne que nous éprouvons parfois quand on nous offre quelque chose ? L'essai le plus connu du père de l'anthropologie sociale - un essai que Claude Lévi-Strauss jugea "révolutionnaire".
    Préface de Baptiste Mylondo, philosophe et économiste.

  • Imaginez un moulin abandonné, au coeur de la Provence, la porte ouverte sur un joli bois de pins tout étincelant de lumière... Écoutez chanter les cigales, sonner les grelots des mules et regardez bien, vous verrez apparaître maître Cornille, le curé de Cucugnan, l'Arlésienne, et même la petite chèvre de M. Seguin... Avec les Lettres de mon moulin, c'est la Provence d'hier, ses parfums et ses traditions qu'Alphonse Daudet a fait entrer à tout jamais dans la littérature française.

  • Tombé presque par hasard sur l'année 1938, un philosophe inquiet du présent est allé de surprise en surprise. Au-delà de ce qui est bien connu (les accords de Munich et la supposée «faiblesse des démocraties »), il a découvert des faits, mais aussi une langue, une logique et des obsessions étrangement parallèles à ce que nous vivons aujourd'hui. L'abandon de la politique du Front populaire, une demande insatiable d'autorité, les appels de plus en plus incantatoires à la démocratie contre la montée des nationalismes, une immense fatigue à l'égard du droit et de la justice : l'auteur a trouvé dans ce passé une image de notre présent. Récidive ne raconte pas l'histoire de l'avant-guerre. Il n'entonne pas non plus le couplet attendu du « retour des années 30 ». Les événements ne se répètent pas, mais il arrive que la manière de les interpréter traverse la différence des temps. En ce sens, les défaites anciennes de la démocratie peuvent nous renseigner sur les nôtres. Récidive est le récit d'un trouble : pourquoi 1938 nous éclaire-t-elle tant sur le présent ?

  • Martin Page interroge la place de la pénétration dans les relations hommes femmes, et plaide pour une explora­tion réciproque du reste du corps et une sexualité imagi­native...
    Un manifeste percutant, ico­noclaste et joyeux sur les rapports de genre.

    Et si la sexualité était à réinventer ?

  • « Traiter les faits sociaux comme des choses » et poser les fondements d'une nouvelle science de la société qui, sur le modèle des sciences expérimentales, permette de mieux la décrire et l'expliquer : tel est le projet d'Émile Durkheim lorsqu'il publie Les Règles de la méthode sociologique, en 1895. Refusant l'explication du fait social par le biologique, la confusion de la sociologie avec la psychologie, théorisant l'influence du milieu social sur les individus, posant une série de règles méthodologiques, ce texte est un véritable défi lancé par Durkheim à ses contemporains.
    Pourquoi et comment lire encore ce grand classique aujourd'hui ? C'est la question à laquelle répond Laurent Mucchielli dans cette édition. Articulant de façon inédite les approches historique et sociologique, celle-ci s'adresse aussi bien aux historiens des sciences et des idées qu'aux enseignants et aux étudiants en sociologie.
    Cet ouvrage s'accompagne également d'un article de Durkheim contemporain des Règles (« L'état actuel des études sociologiques en France »), qui éclaire le contexte polémique dans lequel l'ouvrage fut écrit.

  • L'espérance de vie aux États-Unis a récemment baissé : du jamais-vu en Occident depuis 1918. Durant les deux dernières décennies, les morts par suicide ou dues à la consommation de drogue ou l'alcoolisme n'ont cessé d'augmenter. Anne Case et Angus Deaton ont été les premiers a tiré la sonnette d'alarme face à ce phénomène qui affecte la classe ouvrière blanche. Ils expliquent comment le système économique et sociale ruine les espoirs de ces Américains, autrefois portés par l'« American Dream » qui leur promettait réussite et prospérité.
    Ce livre dresse le portrait d'une Amérique désormais exclusivement préoccupée de l'enrichissement toujours plus grand des riches, qui abandonne à leur sort les non-diplômés, condamnés à mourir de souffrance et de désespoir. La fin d'un rêve à laquelle ont conduit les excès du capitalisme. Des pistes aussi pour enrayer cette spirale mortifère.

    Publication originale : Princeton University Press, 2020
    Traduit de l'anglais par Laurent Bury.

  • Se plaçant du côté des femmes depuis ses premiers travaux universitaires à la fin des années 1990, Christine Bard déploie une oeuvre foisonnante renouvelant les modes de connaissance sur l'histoire des femmes, en écrivant par exemple le Dictionnaire des féministes, aujourd'hui reconnu, mais en s'attachant aussi à des objets inédits, comme les antiféminismes, les garçonnes, les travesties, l'histoire du vêtement, tels le pantalon ou la jupe. L'auteur s'attarde sur la corrélation entre la féminisation de l'histoire et l'histoire des femmes, sur les articulations entre savoir et engagement, sur l'utilité sociale de l'activité d'historienne.
    Elle revient aussi sur le moment contemporain du féminisme et sur les enjeux et les polémiques qui le traversent, depuis le mouvement de libération de la parole de #metoo, tout en rappelant tout ce qui l'a précédé : des décennies d'actions et de pensées féministes, trop souvent ignorées. Pour mieux éclairer la puissance de ses propres travaux de recherche, Christine Bard se livre enfin à un exercice de généalogie personnelle, en revisitant son passé intime et tout ce qui l'a poussée sur ces chemins du féminisme. Une manière d'inscrire une trajectoire personnelle dans un mouvement collectif.

  • Jamais une génération n'avait fait face à autant d'urgences sociales et d'enjeux sociétaux ou environnementaux.
    Quand les plus pessimistes s'attellent à imaginer le pire, d'autres croient ardemment en leur capacité à relever ces défis. Qu'ils soient à la tête d'entreprises classiques ou de structures de l'économie sociale et solidaire, personnalités reconnues ou parfaits anonymes, ils s'engagent corps et âme dans la construction d'un autre monde, guidés par leur propre « raison d'être ».
    Cyrielle Hariel et Sylvain Reymond partent à la rencontre de ces leaders d'un nouveau genre pour mieux comprendre et initier les conditions de développement d'une société de l'engagement rassemblée, humaine et durable. Sous un angle résolument optimiste, ils proposent tout au long de cet ouvrage une analyse des grandes évolutions qui nous ont menés et nous mèneront indéniablement vers ce nouveau modèle de société.
    Cyrielle Hariel est une journaliste spécialisée dans l'impact et la consommation responsable. Elle est à la tête de l'émission hebdomadaire Objectif Raison d'être sur BFM Business, où elle reçoit la dirigeante ou le dirigeant d'une entreprise connue pour ses engagements sociaux, sociétaux et/ou environnementaux.
    Sylvain Reymond est entrepreneur social. Depuis plus de douze ans, il conseille des personnalités politiques ou des dirigeants d'entreprises de toutes tailles, ainsi que ceux de structures de l'économie sociale et solidaire, dans l'affirmation de leurs engagements sociaux/sociétaux.

  • Comment faire tourner les usines sans les travailleurs vigoureux, nourris, blanchis, qui occupent la chaîne de montage ? Loin de se limiter au travail invisible des femmes au sein du foyer, Federici met en avant la centralité du travail consistant à reproduire la société : combien couterait de salarier toutes les activités procréatives, affectives, éducatives, de soin et d'hygiène aujourd'hui réalisées gratuitement par les femmes ? Que resterait-il des profits des entreprises si elles devaient contribuer au renouvellement quotidien de leur masse salariale ?
    La lutte contre le sexisme n'exige pas tant l'égalité de salaire entre hommes et femmes, ni même la fin de préjugés ou d'une discrimination, mais la réappropriation collective des moyens de la reproduction sociale, des lieux de vie aux lieux de consommation - ce qui dessine l'horizon d'un communisme de type nouveau.

  • Une chamane française remonte aux sources du chamanisme mongol. Quand magie rime avec lucidité, et pouvoir avec clarté.
    Dans cet ouvrage, Brigitte Pietrzak nous raconte comment, après avoir ressenti l'évidence et la force d'un appel, elle part à la rencontre de Enkhtuya, une chamane mongole qui va l'initier à sa pratique. « On naît chamane, on ne le devient pas », lui apprend Enkhtuya, qui lui confirme, après un premier rituel, qu'elle est née avec ce don. À travers de courts chapitres thématiques, l'autrice nous emmène à la découverte des rites, des symboles et objets, des animaux sacrés, des valeurs qui sont au coeur du chamanisme mongol. Elle révèle, au-delà des idées reçues sur la transe, les moments clés d'une pratique menée en pleine conscience.
    Ciel blanc, Ciel noir n'est pas la simple opposition de deux mondes, mais la coexistence d'entités qui forment un tout. Le ciel blanc est le siège des esprits de lumière naturellement prêts à apporter leur aide, tandis que le ciel noir est le siège d'esprits autonomes et coriaces avec lesquels il faut savoir négocier une aide. Dans la tradition mongole, il y a 99 cieux, distincts mais pas dissociés, dans lesquels les esprits peuvent librement voyager.
    Les chamanes sont des visionnaires inspirés, des guérisseurs d'âmes, des intermédiaires éclairés entre le visible et l'invisible, qui savent communiquer avec les esprits des différents cieux et oeuvrent pour le bien et l'amour.

    Richement illustré, ce livre comporte un cahier de 32 photographies.


    L'Autrice

    Brigitte Pietrzak est musicienne et artiste plasticienne. Son chemin spirituel la conduit à la rencontre de Enkhtuya, une chamane du nord de la Mongolie qui la reconnaît chamane et va l'initier. Depuis, elle pratique le chamanisme en France et en Mongolie, où elle retourne chaque année.

  • Baudelaire écrit en 1851 cette étude savante et voluptueuse sur l'alcool et le haschisch.
    Il révèle la puissance créatrice et la force destructrice, les illusions et les charmes sinistres de ces deux substances addictives, comparées comme moyens de multiplication de l'individualité.

  • 60 idées fausses sur les migrations décryptées et déconstruites, pour sortir des discours qui laissent croire qu'une politique d'accueil est impossible.

    Dans le contexte particulier de la prochaine campagne présidentielle, les discours d'inquiétude et de crispation, voire de rejet, à l'égard des migrants, réfugiés, exilés et étrangers, risquent d'occuper une large partie de l'espace médiatique. Il est indispensable de répondre à ces discours, ce qui suppose dans un premier temps de les écouter et de les décrypter. C'est ce que cet ouvrage propose de faire : il examine et analyse les préjugés, les représentations fausses et les idées reçues sur les migrations, afin de les déconstruire point par point.
    En réponse aux détracteurs de toute politique d'accueil, mais aussi à tous ceux qui hésitent ou qui s'inquiètent, ce livre propose un tour d'horizon des migrations en mettant à la disposition des lecteurs un très grand nombre d'informations, de chiffres, de données et de faits. Organisé par thématiques et rédigé dans un style très accessible, l'ouvrage s'attache à prendre le contrepied de 60 idées fausses, pour convaincre que l'accueil des exilés est non seulement possible, mais surtout souhaitable.
    Ce livre est réalisé en partenariat avec une vingtaine d'associations et d'organisations impliquées sur la question des migrations.

  • « Les garçons, une bière ? », « Tu mets trop de temps à te préparer », « Ce sont des trucs de bonnes femmes », « C'est qui cette coquine ? », « Est-ce qu'elle a un Jules ? », « On ne peut plus rien dire »...

    À travers vingt phrases, susceptibles d'être entendues au quotidien et bien souvent dites par nos pères, Fanny Anseaume soulève de nombreuses problématiques au coeur du débat post-MeToo.
    Loin d'être un texte à charge, l'autrice aborde le féminisme avec la tendresse d'une fille s'adressant à son père, tend à renouer le dialogue et à créer un lien générationnel grâce à la pédagogie et aux retours d'expériences.

    Un livre à mettre entre toutes les mains pour comprendre les luttes féministes et les écarts générationnels.


    Biographie de l'autrice :
    Fanny Anseaume est une jeune femme de trente ans qui, après quelques années à travailler dans la mode, a voulu prendre une autre voie. Étudiante en sociologie, féministe convaincue mais toujours en construction, elle souhaite partager un peu de son expérience pour peut-être ouvrir des discussions.

  • « Marcher de nos jours, et surtout de nos jours, ce n'est pas revenir aux temps néolithiques, mais bien plutôt être prophète », écrivait Jacques Lacarrière.
    Revisitant une réflexion menée il y a une dizaine d'années, David Le Breton constate que le statut de marcheur a beaucoup changé. Aujourd'hui la marche s'impose comme une activité de loisir.
    L'imaginaire contemporain se réfère plutôt à l'idée de disponibilité et à la nécessité pratique d'entretenir son corps.
    L'auteur refonde ici son récit dans les témoignages et les philosophies de la marche, il redit avec bonheur que marcher est avant tout un long voyage à ciel ouvert dans le plein vent du monde et dans la disponibilité à ce qui advient, que tout chemin est enfoui en soi avant de se décliner sous nos pas et que la marche ouvre à chaque fois à une expérience et à une transformation heureuse de soi.

  • Contre Amazon

    Jorge Carrion


    En remontant aux racines d'Amazon, en s'intéressant au point de vue du lecteur, de l'éditeur, du travailleur, sept bonnes raisons d'être contre Amazon.

    Romancier et critique espagnol, Jorge Carrión est un spécialiste mondial des librairies, auxquelles il a consacré une monographie, Librairies, Itinéraire d'une passion (Seuil, 2016). Directeur du master en création littéraire de Barcelone, et de la revue Quimera, il a vécu en Argentine et aux Etats-Unis. Ce texte a été diffusé en avant-première aux Rencontres nationales de la Librairie, en partenariat avec le SLF, le 1er juillet à Marseille.

  • La sylvothérapie

    Alix Cosquer

    Des arbres qui guérissent ? À première vue, la sylvothérapie semble une énième manifestation de notre recherche désespérée du bonheur, une vogue de développement personnel, voire carrément un charlatanisme. Et pourtant... Le lien qui unit les hommes à la forêt est ancestral, et le rapport entre santé et environnement n'est plus contestable. Récemment, c'est donc à travers la diffusion de pratiques venues du Japon (Shinrin-yoku) que le concept de « sylvothérapie » a fait son apparition dans l'espace médiatique et social. Alix Cosquer revient sur cette « thérapie forestière » qui recouvre une diversité de recherches et de pratiques promouvant l'immersion des personnes dans un espace forestier, et plus largement dans l'espace naturel. De la simple promenade au « bain de forêt », elle fait le point sur ce qui est prouvé et sur ce qui ne l'est pas encore, et propose de voir dans cet engouement une piste possible pour repenser notre relation au vivant.

  • Il nous reste dix années pour enfin affronter le monde tel qu'il est, et surtout tel qu'il est en train de devenir, à savoir de moins en moins favorable à nos existences et à celles de l'ensemble des êtres vivants. Dix ans pour nous débarrasser de nos lubies productivistes et consuméristes. Dix ans pour bâtir une société qui sache régénérer une nature en voie de destruction accélérée. Dix ans pour resserrer nos inégalités, tout en redonnant sens à nos existences. Instauration de quotas de consommations, nationalisation des banques, empaysannement de l'agriculture, instauration d'une chambre dédiée aux enjeux de long terme et d'un sénat transformé en chambre des biorégions, réforme du statut des élus et des fonctionnaires : cet ouvrage collectif propose des mesures économiques, institutionnelles et internationales pour réussir à bâtir une civilisation nouvelle.

  • Pour la première fois dans l'histoire, l'humanité est sur le point de pouvoir produire de la viande sans animaux. Cette prouesse technique permettrait d'épargner les milliards d'animaux que nous élevons et tuons chaque année dans des conditions souvent très violentes. Alors même que, d'un point de vue gustatif et nutritionnel, cette « viande de culture » promet d'être rigoureusement identique à la viande que nous consommons actuellement, voire meilleure sur le plan sanitaire, elle suscite déjà de fortes oppositions, généralement de la part des défenseurs de l'élevage. Compte tenu de la nécessité d'un débat équilibré sur cette innovation majeure, ce livre présente les principaux arguments du point de vue de la condition animale et de l'environnement.

  • Le 28 novembre 1888, Octave Mirbeau signe dans Le Figaro un article intitulé La Grève des électeurs. Un tel manifeste en faveur de l'abstention serait aujourd'hui impensable. Pour autant, il ne cherche point à inoculer le vice du désengagement mais à dénoncer la mystification du système électoral qui pare de la légitimité du vote les extorsions des puissants. Ce n'est pas l'idée de démocratie qu'il critique mais sa pratique au sein de la République ; les institutions abêtissent l'électeur tout en lui demandant son aval. L'anarchisme de Mirbeau fait de l'individu le centre à partir duquel la République doit être interrogée. Il prend à partie l'électeur, qu'il tutoie, sur l'absurdité de sa contribution au grotesque spectacle de sa quête aux suffrages. Par l'humour et la dérision, il attente à la respectabilité des institutions, dénonce "la protection aux grands, l'écrasement aux petits". Si Mirbeau n'érige pas d'utopie dans cette critique radicale, il nous lègue les armes capables de nous défaire du conditionnement qui annihile le plus faible ; vision suffisamment juste pour qu'elle nous dérange encore plus de cent ans plus tard !

  • L'abstention, la montée des votes protestataires ou les « Gilets jaunes » constituent autant de symptômes d'une coupure entre les classes populaires et les partis. Contre les lectures simplistes, à partir d'immersions prolongées dans trois organisations (Front National, Union pour un Mouvement Populaire et Jeunes Communistes), l'ouvrage interroge comment les partis participent eux-aussi à démobiliser les plus modestes. Les militants rencontrés sont souvent ouvriers, employés, sans-emplois, précaires ou étudiants issus de ces milieux. Ils habitent en banlieue ou en milieu rural et s'impliquent dans les sections locales. De réunions en congrès, de campagnes électorales en événements internes, ils se heurtent à des dispositifs élitistes, qui les empêchent d'accéder aux responsabilités : ils sont et resteront de « simples militants ». En observant leurs engagements non-professionnels, l'enquête met au grand jour leurs parcours, leurs doutes, leurs pratiques « de terrain » et leurs lectures sélectives des programmes. Les militants populaires se révèlent ainsi des témoins privilégiés des fractures grandissantes entre les citoyens et les représentants, les classes populaires et les classes aisées, « ceux d'en bas » et « ceux d'en haut ».

  • COMMENT DÉCODER LE COMPORTEMENT DES GENS QUI NOUS ENTOURENT ?

    La nature humaine est plus forte que n'importe quel individu, que n'importe quelle institution, que n'importe quelle invention technologique. Elle façonne ce que nous créons. Elle nous déplace comme des pions sur son échiquier.
    Nous sommes des animaux sociaux, et connaître les motivations profondes de nos semblables est un avantage suprême sans lequel nos autres talents montrent vite leurs limites.
    S'inspirant de Périclès, de la reine Élisabeth Ire, de Martin Luther King Jr. Et de bien d'autres personnalités, Robert Greene nous apprend dans ce nouvel ouvrage événement à développer notre empathie pour devenir plus perspicace, à voir derrière les masques de nos interlocuteurs et à résister au conformisme pour faire émerger la singularité de notre chemin. Dans tous les rapports que nous entretenons avec le monde qui nous entoure, les lois de la nature humaine nous propose de brillantes stratégies pour nous défendre, nous améliorer et réussir.


    L'AUTEUR BEST-SELLER DE POWER

    Grand amoureux d'histoire, de littérature et de la France en particulier, Robert Greene parle plusieurs langues Couramment (dont le français). Diplômé de Berkeley, Californie, en lettres classiques, il est l'auteur de nombreux best-sellers. Sa communauté sur Twitter dépasse les 165 000 abonnés. Des extraits, des vidéos, des interviews de Robert Greene sur son site powerseductionandwar.com

  • Nous sommes constamment entourés de vie : abondante, diverse et extraordinaire, elle ne cesse de nous surprendre. Mais savons-nous réellement ce que signifie être en vie ?

    Sir Paul Nurse, lauréat du prix Nobel de médecine 2001, a passé sa carrière à répondre à cette interrogation. Dans cet ouvrage, il offre une plongée fascinante au coeur des grands concepts qui fondent la science du vivant. Du gène au traitement de l'information par les organismes vivants, en passant par la cellule, les processus de sélection naturelle et les réactions chimiques des êtres pluricellulaires, il nous présente les cinq grands éléments qui distinguent la vie de l'inanimé.

    Un précis de biologie personnel et indispensable qui dévoile les captivants secrets de la vie et nous fournit un nouvel éclairage pour répondre aux enjeux climatiques, médicaux et humains de demain.


    Biographie de l'auteur :
    Sir Paul Nurse a reçu un prix Nobel de médecine en 2001, ainsi que le prix mondial Albert Einstein pour la science et la Légion d'honneur française. Il a été conseiller du Premier ministre du Royaume-Uni pour les questions de science et de technologie, et a reçu plus de 60 diplômes honorifiques et bourses d'universités internationales. Il est actuellement directeur et chef de la direction de l'Institut Francis Crick de Londres. Qu'est-ce que la vie ?, traduit en 27 langues, est son dernier ouvrage.

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