Société des écrivains

  • Soléna d'hier et d'aujourd'hui À travers le regard et les souvenirs de famille d'une jeune fille d'aujourd'hui, l'auteur nous retrace l'histoire et le destin de Soléna, esclave sous les Tropiques en l'an 1800. Restituant ainsi, dans un contexte historique, les espoirs et le combat d'hommes et de femmes résolument déterminés à conquérir leur liberté et celle de leur descendance, il nous mène sur les traces d'une période sombre de notre histoire... En voyageant entre les Antilles et la Métropole, la nouvelle génération envisage positivement l'avenir, gardant en mémoire le courage de ses ancêtres. "Le jour se lève à nouveau" Léna a disparu... à la suite de son enterrement. ­Qu'est-il advenu de son corps ? Le Capitaine Frantz Karmon, le Commandant CD et son équipe se mobilisent pour élucider cette étrange et sordide affaire.

  • « Il existe d'innombrables quêtes du père, de non moins innombrables cultes de l'image du père, et des travaux très exégètes sur le souvenir du père... je vais apporter ma petite pierre à l'édifice : j'entreprends aujourd'hui d'écrire le roman qui va faire de mon père disparu le personnage qu'il mérite. Je ne cherche pas à connaître la vérité, je serai contrainte d'inventer car tous ceux qui le connurent ont disparu, seul Javier, son frère aîné, s'il vit encore, ce dont je doute, pourrait témoigner de choses vraies, et alors je pourrais enjamber les ponts entre les époques, choisir et ordonner les faits pour établir une vérité, biaisée mais plausible. » Successivement berger, évadé de France, prisonnier des franquistes, marin, ouvrier... Amant, mari, accessoirement père de famille... disparu de la circulation un beau jour de 1982... de la France à l'Argentine, via l'Espagne et l'Indochine, Pablo Guttiérez constitue une véritable énigme. Marie Guttiérez et son compagnon, Daniel Cordon, mènent une enquête qui les conduit du Pays Basque en Argentine à la recherche de cet homme insaisissable. Une véritable quête où l'on retrouve le goût de l'auteur pour le roman choral.

  • « Les préjugés ont toujours le dessus sur la beauté, sur la grandeur. Et si aujourd'hui vous mettez tant d'acharnement à écrire sur le surnommé Milan, c'est autant pour honorer la mémoire d'une belle âme que pour renverser (sans illusion d'y parvenir) cette vigueur préjudicielle chez tant d'êtres intelligents. Vous saviez dès le début que ce qui vous avait rapprochés, vous et lui, allait devoir un jour vous séparer. Jamais, au grand jamais, la durée ne se présenta à vos yeux ni aux siens comme une option viable... » Rémi C., alias Milan, étudiant solaire, fascinant, libre. Mais aussi jeune homme ombrageux, écorché... Un être double, qui touche tour à tour aux arts et à la physique. Une figure bifrons, autour de laquelle tourne la narration, tout en effleurements et évocations, d'Éléa, qui fut son professeur, son amante, son amie. Et cette dualité de se propager à l'entièreté du roman, Franca Doura composant, à travers les couples Milan-Éléa et Milan-Rosie, un portrait ambivalent de la passion amoureuse, qui peut se faire aussi légère que destructrice, aussi lumineuse que mortifère, aussi généreuse que terrible.

  • Au miroir du passé, connaissant le présent, que peut-on donc espérer de notre avenir ? Dans une centaine d'années, les femmes auront-elles enfin obtenu l'absolue parité avec les hommes ? L'inégalité entre les individus aura-t-elle encore diminué ? La santé et la médecine auront-elles accompli de nouvelles percées révolutionnaires ? Les religions se seront-elles ouvertes aux changements de société ? Petit traité de futurologie qui se décline en douze thématiques, "Vite, rêvons... sur les chemins du temps" sonde l'avant (à travers mille extraits d'ouvrages anciens consacrés aux us et coutumes de leur époque) et le maintenant pour mieux anticiper des lendemains que J. Gros, à l'aune des progrès constatés, veut croire meilleurs. Porté par un optimisme raisonné, cet essai exprime ainsi, en pointillés, une foi et une espérance en une humanité capable de résoudre patiemment les dissensions qui la minent.

  • « Calme. Apaisement. Paix. Plénitude. Je comprends tardivement pourquoi je ressens cette intense sensation de bien-être qui frise la vibration transcendantale, l'éveil de la kundalini, le nirvana : il n'y a pas d'être humain à proximité. Cioran aurait écrit ce soir-là, que "l'homme est ma bête noire". Il faut quand même se méfi er de la pensée de l'instant. » En vers comme en prose, les écrits poétiques de Robert Orango-Berre donnent à entendre des pensées inspirées et sensibles. Outre leur intérêt substantiel, chaque texte réserve de belles envolées lyriques. Nous suivons le poète au gré de ses pérégrinations dans la capitale parisienne ou ailleurs, mué en observateur attentif des moeurs locales. La musique joue un rôle important dans sa vie, rythmant chaque souvenir des époques révolues. L'oeuvre de cet auteur gabonais prône des valeurs humanistes par-delà les frontières et mérite d'être découverte par un large public.

  • "On me demandera si je suis prince ou législateur pour écrire sur la Politique ? Je réponds que non, et que c'est pour cela que j'écris sur la Politique..." C'est par cette citation de Jean-Jacques Rousseau dans "Le Contrat social" que l'auteur ouvre ce court essai, à la fois simple et savant. Résolument gaulliste et chrétien, fondamentalement humaniste, D. Picard nous entretient de la gouvernance de la France aujourd'hui : - de l'Éducation, où il prône notamment les valeurs classiques de la discipline et de l'importance de l'orthographe ; - de la Politique où il s'inscrit contre la politique des partis, prône leur dissolution pure et simple et opte pour une présence effective de toutes les couches de la population dans le système : véritable démocratie participative - de la Défense, à propos de laquelle il insiste sur la nécessité du maintien d'une autonomie militaire du pays et se défie du fédéralisme. Mais il se positionne aussi sur des sujets tels que la Médecine sous la forme d'une vibrante plaidoirie pour l'homéopathie et une vraie diversité d'approche thérapeutiques, ou la Justice en attaquant sans complaisance l'institution carcérale telle qu'elle se présente aujourd'hui, notamment en remettant en cause une politique d'enfermement systématique. D'une liberté d'esprit vivifiante, ce texte très documenté nous permet de mieux penser la situation de la France dans notre temps : s'appuyant sur des savoirs anciens pour élaborer des réponses pour aujourd'hui, l'auteur donne à penser, ouvre des pistes, éclaire notre histoire d'une lumière chaude et revigorante : celle d'un humanisme de combat.

  • « J'aime les couleurs gris et rose, qui sont douces et s'harmonisent parfaitement. N'oubliez pas que je suis d'origine flamande bien que francophone, et que j'aime beaucoup le rose ! et là vous comprenez le titre de mon livre. Perché sur une patte, c'est un animal gracile d'une grande élégance et fragilité en même temps. Sous cette apparence, il dégage une grande force et puissance et je m'y retrouve bien puisque je ne peux compter que sur une jambe et que j'ai une certaine force mentale. » Après trente-six années d'exercice en tant que psychologue et psychothérapeute EMDR, Marie-Claire de Hemptinne se confie à "coeur ouvert" dans son autobiographie. Le récit de sa douloureuse enfance et adolescence nous apprend ce qui a motivé les choix de sa future vie d'adulte. Véritable manuel de savoir-vivre, cet ouvrage donne accès à des approches très diverses visant à se remettre d'un choc émotionnel ou d'un traumatisme. L'auteure prouve qu'il existe des moyens d'affronter ses démons, comme par exemple en exprimant ses souffrances au travers du mental, des émotions et du corps pour se libérer de leur emprise et trouver le bonheur. Grâce à sa riche expérience et ses conseils avisés, elle donne les clés permettant de mieux apprécier l'instant présent pour mener une existence harmonieuse et épanouie.

  • Rhodania, 2014. David, jeune et brillant architecte, mène une vie paisible entre son travail, son épouse Danielle et Carl, son meilleur ami. Toutefois, ce jour d'octobre où Carl est retrouvé mort, la vie de David devient un véritable cauchemar. Se pourrait-il que ce soit lui qui ait abattu froidement son ami ? Lui ne se souvient de rien et n'a a priori aucun mobile. Mais d'où viennent ces soudaines pertes de connaissance qui le font basculer à chaque fois dans une nouvelle réalité ? Alors qu'il tente tant bien que mal de se raccrocher à ce qu'il peut, David entame sa mystérieuse plongée dans une folie où chaque nouvelle révélation semble brouiller encore un peu plus la réalité. Parviendra-t-il à s'en sortir ?

  • « Je n'arrive pas à me l'avouer, mais je crois que maintenant j'y suis obligée. De toute manière, c'est un médecin qui me l'affirme, je ne peux pas faire autrement. Je suis donc dans les deux faibles pour cent des Français qui sont anorexiques. »

  • « Des années de passions et de haines déferlaient d'un coup. Des centaines d'innocents étaient tués. Sans pitié, sans semonces. Les questions, les mêmes questions. Les draps collant sa peau. Les cauchemars. Les rêves, tous les rêves, les espoirs de la République défigurés sous les bottes des fascistes. Le marasme, le sang. Elle ne veut pas y croire. Une vague, un mur d'eau noire les emportait - Eliodora avec elle. Elles suffoquaient. Aspirées, déchiquetées. » 1936, la guerre civile n'épargne personne et gagne les petits villages de campagne. Ainsi, Eliodora perdra son père et Ana verra son mari recherché. Chacune d'elles, à sa manière, devra affronter l'absence, le silence, et la terreur du régime fasciste... À travers ces saisissants portraits de femmes, Aurélia Cassigneul-Ojeda plonge le lecteur dans le quotidien du franquisme en dévoilant comme une plaie béante les traumatismes à venir d'une Espagne en pleine implosion.

  • L'inquiétude et la peur, le dévouement maternel et l'accompagnement de son enfant, la confrontation à la réalité psychiatrique et la maladie qu'il faut, tant bien que mal, apprivoiser... C'est ce que relate I. Winteregg dans ce nouveau témoignage saisissant, où elle livre totalement son expérience de mère d'un fils qui souffre de troubles bipolaires, chez qui le mal s'est déclaré à l'âge adulte. Le regard des autres, l'incompréhension, mais encore la solidarité et l'entraide forment les autres sujets forts de ce texte qui dit sans détour les répercussions de ce trouble sur un réseau d'existences, et la lutte acharnée de son auteur auprès de son enfant. Digne, sincère et émouvant, un ouvrage qui brise bien des silences et des non-dits.

  • « - C'est vous alors "le cafre blanc" ? - "Le cafre blanc" ? Je ne sais pas, je ne me connaissais pas ce surnom ! - Des anciens parlent d'un homme blanc élevé par une cafrine, une esclave du maître qu'il avait achetée sur les côtes africaines, une Makua de la tribu des Bantu. Ils disaient qu'il avait été élevé avec du lait d'une Africaine, une cafrine comme on dit ici, mais qu'il était resté blanc quand même et avec leur mentalité ! - Des anciens ? - Ceux qui étaient ici avant nous et que le maître a fini par vendre. Ils revenaient parfois quand leur maître voulait rendre des outils à La Plantation, ou quand il venait voir votre père. Il venait souvent avec un ou deux esclaves qui parlaient avec nous tous, discrètement bien sûr. Ils disaient qu'un jour un cafre blanc viendrait pour seconder votre père et qu'avec deux maîtres, la vie serait encore plus un enfer qu'elle ne l'était déjà... » 1805, île de la Réunion. Le père de Benoni vient de mourir et laisse derrière lui tout un domaine et une poignée d'esclaves. Le « maître » était bien plus que respecté par ses disciples, il était craint. Violent et sans coeur, il battait ses sujets comme il battait sa femme. Les anciens parlent d'un cafre blanc qui viendrait lui succéder. S'agirait-il de Benoni ? Médecin homosexuel, celui-ci quitte sa Bretagne pour hériter de son esclavagiste de père. Sur place, c'est la stupeur : le tortionnaire laisse place à l'humaniste, démentant la prédiction... Et si les anciens avaient menti ? À travers la chronique d'une plantation réunionnaise sur une dizaine d'années, François-Xavier David livre une page d'histoire édifiante. N'hésitant pas à regarder l'horreur en face, son roman illustre à merveille les premiers pas difficiles d'un siècle vers davantage d'humanité.

  • Qu'est-ce qu'une crise psychologique ? Comment gérer les urgences psychiatriques ? Dans cette étude, l'auteur montre ainsi comment, à défaut de véritables centres de crise, le service des Urgences du CHR de la Meynard, ouvert en 1984, permet de résoudre certains troubles de l'adaptation. Après une épidémiologie descriptive, l'auteur s'attache à formuler des perspectives pour l'avenir de la consultation psychiatrique aux urgences. Diagnostics, prise en charge d'urgence... Portant sur plus de 700 dossiers dont 275 troubles de l'adaptation, la thèse de médecine de Louis-Léonce Lecurieux-Lafferronnay, si elle remonte à 1988, n'en est pas moins une rigoureuse cartographie de la psychiatrie martiniquaise et démontrait déjà à l'époque la nécessité de structurer un véritable centre d'accueil et d'écoute permettant d'éviter le passage par les urgences médicales. Une étude de terrain qui entend inviter à réfléchir à la politique des soins d'aujourd'hui et de demain.

  • « Ma langue s'est déliée J'ai instruit mes voisins Je leur ai dit d'espérer Tout n'est pas encore fini Aujourd'hui je me suis levé Avec de grands espoirs Le sourire naît en moi Il embrase tout mon être L'éclat soudain de mes yeux Retient sur moi des regards Je m'identifie à l'espérance Que je communique enfin Aujourd'hui je suis certain D'une vérité incontestable Tout ne peut guère s'arrêter Il y a une issue pour tout. » Mêlant regard critique sur notre société et leçons d'espoir, l'univers de l'Abbé Gabriel Massembo est avant tout une ode à la jeunesse. Incarnée par une plume simple et accessible à tous, sa vision empreinte de justesse et d'humanisme nous invite à réfléchir au monde de demain.

  • Notre mode de communication est depuis des siècles basé sur un fonctionnement anticommunicationnel fait d'injonctions et sur le système récompense-punition avec l'injonction paradoxale, la menace, la dévalorisation-disqualification, la culpabilisation, le chantage, les jugements moralisateurs et de valeur, les comparaisons... Chaque fois que nous tentons de communiquer avec de tels procédés, nous produisons chez notre interlocuteur des réactions de défense et, le plus souvent, une contre-offensive, chacun essayant de reprendre une position dominante. Énergétivores, ces modes de fonctionnement engendrent la violence, et trouvent leur origine dans notre enfance, mettant en évidence des blessures toujours infectées. Apprenons donc à parler de soi et non sur l'autre, à exprimer clairement notre demande, nos affects et nos émotions, sans mettre l'autre en jeu mais plutôt en se mettant soi-même en « je », renouant ainsi avec l'empathie de l'enfant intérieur. L'empathie, la compréhension, la sincérité, l'échange, la responsabilité, la connaissance de soi... ces valeurs, bases d'une véritable éthique, sont promues par l'essai de Y. M. Atlani afin de désamorcer toutes les violences et les spirales infernales qu'elles génèrent. Développant en ces pages une méthode qui invite à un patient travail sur soi, l'auteur trouve, en termes aussi accessibles et limpides que convaincants, les moyens de déjouer les engrenages qui conduisent à l'opposition et au conflit... Et, de la sorte, il esquisse les contours d'une société où les individus vivraient en harmonie leurs différences.

  • « Daniel avait la vision de plus en plus trouble. Heureusement qu'il s'était souvenu des histoires de son père, la Résistance, l'ancien bras droit de Mémé Battisti, la fuite à Londres via le Portugal... Maurice Saban, une légende selon son père... Il n'osait plus regarder sa blessure depuis une demi-heure. Il avait d'abord senti le liquide visqueux s'écouler en premier dans son entrejambe pour ensuite glisser le long de ses cuisses. Depuis quelques kilomètres, il ne sentait plus rien, même plus son pied sur l'accélérateur. Curieusement, il n'avait jamais eu mal, même au moment de l'impact. Tout s'était bien passé jusque-là : la petite secrétaire de l'ambassade à Paris qu'il lève dans un bar. La fille qui boit trop et qui raconte sa vie pour se faire mousser. Elle est témoin d'un trafic régulier de diamants. Le sentiment qu'il pouvait faire seul le coup de sa vie ! La possibilité de recouper les informations avec Michel, son frère aîné, installé sur place en Afrique du Sud depuis quelques années. » Un trésor de guerre de 1870, la Résistance, un braquage de diamants en 1968, les arcanes de l'aéronautique... Autant de pièces qui viennent dessiner le puzzle aussi riche que complexe d'une fresque familiale pas comme les autres. D'hier à aujourd'hui, entre la France, la Nouvelle-Calédonie et la Chine, Jean-Luc Monceaux joue avec les genres et les destins d'une galerie de personnages finement croqués pour donner naissance à un roman hybride, à mi-chemin entre l'épopée historique, la chronique et le thriller : un cocktail surprenant et accrocheur.

  • Jamais personne n'avait écrit la suite d'Hérodote, sauf Charon de Lampsaque, mais son livre est perdu. L'Enquête d'Hérodote s'arrête en 478 avant notre ère. Alors que les datations des invasions perses et de la guerre du Péloponnèse sont bien établies, la reconstitution de la chronologie de ces quarante-huit années entre ces deux guerres continue de poser des problèmes. C'est le cas surtout pour les deux premières décennies de cette période pour lesquelles les dates proposées divergent souvent de plusieurs années. D'où vient alors le problème ? Ce livre, sous forme d'enquêtes, raconte la suite des événements des guerres médiques avec la naissance de l'empire athénien jusqu'à la veille des réformes d'Éphialtès à Athènes, c'est-à-dire 463 avant J.-C. Écartant d'emblée la chronologie des rois de Perse pour se fixer uniquement sur des données grecques, l'ouvrage prend le contre-pied de toutes les thèses existantes sur cette période. Les recherches d'Hubert Bouteille cherchent à démêler le vrai du faux et débouchent sur une découverte stupéfiante : les Perses ont falsifié la chronologie de leurs rois, Xerxès et Artaxerxès, pour une raison inconnue, semant la confusion dans la chronologie des événements racontés par les auteurs grecs. Mais le croisement des sources, et en particulier des deux historiens grecs les plus fiables de l'Antiquité grecque, permet de retracer l'histoire de ces cinquante ans entre les deux plus grands conflits que la Grèce ait connus au Ve siècle avant notre ère, les guerres médiques et la guerre du Péloponnèse. Un livre d'histoire fascinant et indispensable à placer dans votre bibliothèque entre Hérodote et Thucydide.

  • « On s'est construit à l'intérieur de soi un Monde imaginaire parfois loin de la réalité. C'est souvent là l'histoire de toute une vie. Se croyant maintenant libres, les humains continuent toujours à subir le hasard des événements, c'est-à-dire leur destin. Pourtant, la prise en main responsable est de nos jours de plus en plus possible. Cela exige de chacun beaucoup de lucidité, de la rigueur intellectuelle, une grande volonté et de la persévérance. Devant l'incertitude du futur, chaque individu peut faire ses propres choix au lieu de se les laisser imposer par les autres. Il s'agit d'apprendre à voir le Monde au-delà de ses émotions et perceptions. » Dans un souci d'exhaustivité, André Arès dresse un aperçu des nombreuses découvertes qui ont précisé la place et le rôle de l'homme dans l'univers, l'obligeant ainsi peu à peu à modestement abandonner une vision anthropocentrique archaïque. Cet ouvrage de vulgarisation scientifique est destiné à un large public, offrant de précieux éléments de compréhension dans des domaines aussi divers que la physique, l'astronomie, la biologie, la psychologie, la religion, l'histoire, et bien d'autres encore. Grâce à cette accessible synthèse des savoirs humains acquis au fil des siècles, l'auteur combat les idées reçues et l'ignorance, avec pour ambition d'améliorer notre rapport aux autres et au monde.

  • «?Dans un contexte général qui consiste à produire, alimenter, développer l'illusion, selon l'auteur, les mots n'ont leur sens, leur contenu n'a de valeur, que pour autant que sens et contenu s'accordent aux théories adoptées par les ensorceleurs actuels. Ces théories tendent à favoriser l'islamisation de l'Europe, à promouvoir une vision du monde antichrétienne qui a son appui principal dans la thèse évolutionniste. Leur bien-fondé exige qu'elles soient partagées par tous et elles le seront d'autant mieux qu'elles seront prônées par les élites intellectuelles. Cette conception prétendument scientifique du monde se fonde sur le principe d'un désordre généralisé, d'un confusionnisme à l'intérieur duquel tout est à prendre hormis ce qui ressortirait à une croyance chrétienne claire et entière, ce qui conduit à mépriser les textes bibliques considérés comme mythiques en dépit de la concordance de leurs données avec d'autres textes anciens. La croyance est ravalée au rang de superstition et les dogmes qui la requièrent relèvent du grotesque. Ainsi est garanti un progrès aux règles duquel même les autorités religieuses doivent se soumettre.?» Savoir prendre du recul sur les discours dont on nous abreuve, bouleverser les perspectives et se forger sa propre opinion en dehors de toute doxa, mettre en question les pseudo-vérités que l'on nous répète : c'est sans doute dans ces mouvements intellectuels que réside la force de l'essai de l'auteur. Un texte que d'aucuns trouveront par trop polémique et sujet à contre-arguments, mais qui a encore cette vertu de laisser retentir une pensée libre, combative, porteuse d'une autre vision de la vie, de la société, de l'histoire et de l'homme.

  • Des grandes turbulences sociétales de la fin du XIXe siècle aux dernières turpitudes politiques de François Hollande, en passant par la Première Guerre mondiale et l'Algérie de 1962, le lecteur est invité à découvrir une grande fresque qui retrace l'histoire de l'auteur et de sa famille. Chacun pourra s'y reconnaître et trouver ses points de repère : les plus anciens auront respiré le même air et les plus jeunes pourront mieux se situer et avancer dans leur propre vie. Témoignages vécus par la France d'en bas et retransmis sans fard ni complaisance - ni pour le narrateur ni pour son entourage -, l'auteur décrit chaque situation selon les pensées du moment : sa jeunesse et son adolescence brouillonne, ses révoltes, ses coups de coeur, ses désarrois. Une vie faite de passions aux facettes et rebondissements variés dont l'enchaînement et le hasard des événements l'amèneront à s'expatrier dans des terres lointaines où il recommencera, à son corps défendant, une nouvelle vie tout aussi mouvementée !

  • « C'est avec un enthousiasme démesuré que j'ai entretenu une flamme ardente pour les loisirs de plein air. Cependant, je me rends compte aujourd'hui que je suis passé à côté d'autres sujets que j'aurais pu exploiter avec un certain talent. Je suis d'ores et déjà à la poursuite du temps perdu, avec l'intime conviction que je ne le rattraperai jamais. » Jean Maynadies se retourne sur son passé pour prendre acte de ce qu'il a vécu et en léguer une trace à la postérité. Originaire de Béziers, ses années d'enfance sont marquées par le drame de la Seconde Guerre mondiale, mais aussi par le souvenir heureux des parties de pêche en compagnie de son père, de la colonie de vacances, des premiers émois amoureux, sans oublier le sport et le cinéma... En parallèle de son service militaire, il commence à travailler pour l'industrie du gaz, activités qui l'entraînent à sillonner la France entière et occasionnent de belles rencontres. Il trouve l'amour et coule dès lors des jours paisibles en compagnie de son épouse. Il se ressource au contact de la nature et dans la pratique de la peinture, art pour lequel il éprouve une passion débordante depuis l'adolescence. Ce récit de vie authentique ne manque pas d'humour, égrenant volontiers anecdotes savoureuses et traits d'esprit.

  • « Qui sait si la musique la sauverait, qui sait si dans la musique, elle se rencontrerait enfin, qui sait si Monteverdi, dans la tendresse et la force de son message musical, la libérerait de son tourment ! » Chez Claudio Monteverdi, la musique sublime le texte et se met au service des sentiments des personnages pour exprimer avec subtilité leurs joies et leurs peines. Gabriella Bianco, spécialiste de l'époque baroque, retrace le parcours artistique du musicien vénitien, célèbre pour avoir inventé l'opéra et composé des oeuvres magistrales du répertoire. L'auteur mêle fiction et réalité, en insérant dans cette biographie romancée les étapes de la sublime histoire des amours contrariées d'Ariadna et de Levon. L'amante abandonnée se lamente dans un aria inoubliable, nous conviant à la suivre dans son voyage intérieur plein de passion et de mélodrame.

  • « Dis-moi, c'est comment un service de cancérologie ? - C'est un lieu où l'on soigne ceux qui sont malades bien sûr, c'est aussi un lieu où le temps questionne et les saisons des sentiments se mélangent, c'est un peu comme un tableau d'expressions, d'impressions et d'émotions, un tableau qui nous apprend, nous révèle et nous fait voyager... » Patrice Cannone, psychologue clinicien et docteur en psychologie clinique et psychopathologie, décrit d'une façon originale le fonctionnement d'un service de cancérologie. Au-delà des soins apportés à la personne physique, il s'intéresse aux émotions de chaque patient rencontré. À l'aide d'un tableau accroché au mur de son unité de cancérologie, il conçoit un espace d'expression créative qui rend compte de la vie qui s'y déroule au quotidien. L'ouvrage rassemble une sélection de ces inscriptions à partir desquelles le soignant a réalisé un glossaire représentatif des questionnements qu'elles posent. Sa riche réflexion se nourrit en outre de la lecture de penseurs venus d'horizons très divers.

  • L'univers entier est régi par une loi immuable qui en domine tout élément : l'équilibre universel. Absolument tout est-il régi par cette loi ? Non ! Il reste encore, au tréfonds d'une galaxie perdue, un petit peuple d'irréductibles terriens qui, contre vents et marées, résistent à cette force céleste qui les entraîne vers la plénitude. Plus ils se veulent intelligents, plus ça les rend idiots, plus ils se veulent beaux, plus ça les rend laids, plus ils cherchent l'amour, plus ça les rend violents, plus ils veulent la paix, plus ils font la guerre... Tout cela est insensé, mais pourtant bien réel. Un éternel paradoxe se joue entre leurs désirs et leur comportement pour les réaliser. Pourquoi ? L'un des buts de ce livre est de démontrer, dans le bouillonnement d'une cuisante satire, à quel point la barbarie inscrite dans chacun de nos gènes détermine la relation causale entre le désir de l'Homme et l'aboutissement de son contraire. Il pose des problèmes existentiels où des réponses parfois bouleversantes apparaissent comme par enchantement. Il remet en question, de façon surprenante, le bien-fondé de sa progression, de ses racines à nos jours, pour tenter de lui rendre ce qu'il a trop souvent occulté dans sa lente « évolution » : un peu de bon sens. Préparez-vous, si vous décidez d'entamer cette lecture, à remettre en question, non seulement votre vision, déformée ou non, de la réalité qui vous entoure, mais aussi vos valeurs les plus enracinées quant à votre nature profonde et vos notions de l'existence sur cette planète.

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