• Est-ce bien dans les usages d'uriner devant les animaux ? Les singes savent-ils vraiment singer ? Les animaux se voient-ils comme nous les voyons ? À quoi s'intéressent les rats dans les expériences ? Pourquoi dit-on que les vaches ne font rien ?, etc. Ce livre pose vingt-six questions qui mettent en cause nos idées reçues sur ce que font, veulent et même " pensent " les animaux. Elles permettent de raconter les aventures amusantes ou stupéfiantes qui sont arrivées aux animaux et aux chercheurs qui travaillent avec eux, mais aussi aux éleveurs, aux soigneurs de zoo et aux dresseurs.
    À la lecture de ces récits désopilants, on pourrait se demander si les animaux n'ont pas un sens de l'humour bien à eux : ils semblent parfois trouver un malin plaisir à créer des situations qui aboutissent à ce que les plus savants des spécialistes soient désarçonnés, obligés de faire de nouvelles hypothèses risquées et, toujours, de constater que les animaux ne sont pas si bêtes que ça... On se délectera de ces incroyables histoires qui nous obligent à faire, chemin faisant, de l'éthologie et de la philosophie. Après avoir lu ce livre qui se présente sous la forme d'un abécédaire, on ne regarde plus son chien de la même manière !

  • Le libéralisme continue aujourd'hui d'exercer une influence décisive sur la politique mondiale et de jouir d'un crédit rarement remis en cause. Si les " travers " de l'économie de marché peuvent à l'occasion lui être imputés, les bienfaits de sa philosophie politique semblent évidents. Il est généralement admis que celle-ci relève d'un idéal universel réclamant l'émancipation de tous. Or c'est une tout autre histoire que nous raconte ici Domenico Losurdo, une histoire de sang et de larmes, de meurtres et d'exploitation. Selon lui, le libéralisme est, depuis ses origines, une idéologie de classe au service d'un petit groupe d'hommes blancs, intimement liée aux politiques les plus illibérales qui soient : l'esclavage, le colonialisme, le génocide, le racisme et le mépris du peuple.
    Dans cette enquête historique magistrale qui couvre trois siècles, du XVII e au XX e, Losurdo analyse de manière incisive l'oeuvre des principaux penseurs libéraux, tels que Locke, Burke, Tocqueville, Constant, Bentham ou Sieyès, et en révèle les contradictions internes. L'un était possesseur d'esclaves, l'autre défendait l'extermination des Indiens, un autre prônait l'enfermement et l'exploitation des pauvres, un quatrième s'enthousiasmait de l'écrasement des peuples colonisés... Assumer l'héritage du libéralisme et dépasser ses clauses d'exclusion est une tâche incontournable. Les mérites du libéralisme sont trop importants et trop évidents pour qu'on ait besoin de lui en attribuer d'autres, complètement imaginaires.

  • " À quoi sert la sociologie ? " La question est tout à la fois naïve et provocatrice. La sociologie doit-elle nécessairement servir à quelque chose ? Ou, pour le dire autrement, à quoi ne doit-elle surtout pas servir ? Et si la sociologie doit avoir une quelconque utilité, quelle doit en être la nature : politique (sociologue-expert, sociologue-conseiller du prince, sociologue au service des luttes des dominés), thérapeutique (la sociologie comme socio-analyse et moyen de diminuer ses souffrances grâce à la compréhension du monde social), cognitive (la sociologie comme savoir n'ayant d'autre objectif que d'être le plus scientifique possible) ? C'est à cet ensemble de questionnements que les auteurs de cet ouvrage, sous la direction de Bernard Lahire, ont accepté de se confronter. À l'heure où les politiques sont parfois tentés de dénoncer le " sociologisme ", notamment en matière de sécurité, l'actualité nous rappelle que la sociologie est une discipline académiquement moins " légitime " que d'autres, une science particulièrement exposée aux demandes de justification ou aux remises en question de ses résultats. Mais si la situation (sociale, académique et cognitive) singulière de la sociologie la met dans une situation inconfortable, dans le même temps, cette demande de réflexivité peut se révéler très productive.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2004.)

  • Suicides en série sur le lieu de travail, " épidémie " de troubles musculo-squelettiques, explosion des pathologies professionnelles... Une réalité trop longtemps occultée occupe désormais la scène publique française. Devant l'ampleur des " maladies du travail ", tout est secoué : entreprises, État, institutions, chercheurs et experts. Et, face aux dégâts engendrés, se multiplient dans l'urgence les fausses solutions qui risquent de virer au " despotisme compassionnel " sans rien résoudre sur le fond.
    C'est à ce paradoxe intenable qu'a voulu réagir le psychologue du travail Yves Clot dans cet essai aussi vif qu'informé, nourri de longues années d'expérience sur le terrain des rapports entre santé et travail. Il instruit le dossier en rassemblant les différentes pièces du puzzle social : discours officiels, analyses de situations concrètes, controverses scientifiques, commentaires et récits. Il montre comment la négation des conflits autour de la qualité du travail au sein de l'entreprise menace le collectif et empoisonne la vie des organisations. Pour Yves Clot, le plaisir du " travail bien fait " est la meilleure prévention contre le " stress " : il n'y a pas de " bien-être " sans " bien faire ".
    En se mobilisant autour d'une idée neuve du métier, avec tous les autres acteurs concernés - dirigeants d'entreprise, syndicalistes et spécialistes -, ceux qui, au travail, sont en première ligne peuvent eux-mêmes " retourner " la situation. Pour en finir, enfin, avec les " risques psychosociaux ".

  • Aujourd'hui, la question raciale vient apporter un démenti aux discours qui se réclament de l'universalisme républicain ; mais elle ne permet pas davantage de représenter la société exclusivement en termes de classes. À l'ombre des émeutes urbaines de l'automne 2005, c'est la représentation d'une France racialisée qui s'est imposée dans le débat public. On n'ignorait pas le racisme, mais on découvre combien les discriminations raciales, dans l'emploi, le logement et à l'école, face à la police et à la justice, structurent des inégalités sociales. En retour, se font jour des identifications ainsi que des tensions dans le langage politique de la race, naguère encore interdit de cité. Faut-il donc parler de races, ou pas ? Comment nommer ces réalités sans stigmatiser les groupes qu'elles désignent ? Doit-on se réjouir que les discriminations raciales soient enfin révélées, ou bien se méfier d'un consensus trompeur qui occulterait des inégalités économiques ? D'ailleurs, en a-t-on vraiment fini avec le déni du racisme ? À ces interrogations, les auteurs de ce livre ne proposent pas une réponse univoque, mais leur réflexion collective donne des outils pour penser l'actualité d'une société héritière de l'histoire de l'esclavage et de la colonisation. Ensemble, ces études composent un éloge de la complexité, autour d'un engagement problématisé : comment articuler, plutôt que d'opposer, question sociale et question raciale ?
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2009.)

  • Où trouver une main-d'oeuvre abondante, motivée et gratuite pour émettre un billet de train, concevoir un nouveau shampooing ou dépanner une liaison Internet ? Une solution avantageuse consiste à faire travailler le consommateur.
    La coproduction dans les services est avérée depuis longtemps. Pourtant, la sociologie s'est rarement intéressée à l'activité du consommateur. Comment faire travailler un consommateur alors qu'il n'est ni un professionnel ni un employé ? Peut-on organiser, prescrire et " manager " son activité ? Faut-il le former ? Que fait-il réellement ? Consent-il à travailler ? Peut-il résister ? Quelles sont les formes de coopération, de conflit et de régulation dans cette division du travail spécifique ?
    Partant de situations quotidiennes dans des services marchands (transports, banque, distribution, loisirs, restauration, médias, culture, médecine, formation, etc.), l'auteure décrit le processus d'externalisation des tâches productives vers le consommateur. Elle analyse les transformations du travail, des métiers et des rapports sociaux à l'oeuvre dans des configurations organisationnelles où le marketing et les technologies jouent un rôle central. Un livre essentiel pour comprendre les transformations du capitalisme et de son esprit.

  • La société est en permanente évolution, et ce sont ces éternels changements dans notre quotidien qui font de la sociologie une discipline si cruciale. Étude des interactions sociales, la sociologie traite de tous ces sujets qui touchent notre vie courante, tels que la ville, la religion, la race, le genre, la culture...



    Offrant un vaste panorama des nombreuses théories de la sociologie, de ses concepts clés, de ses controverses et plus généralement de son application et de son importance dans notre vie de tous les jours, La Sociologie pour les Nuls nous permet d´avoir une meilleure compréhension des mécanismes sociaux ; pour mieux concevoir la société dans laquelle nous vivons, et la place que nous y occupons.
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    Découvrez :- Le B.A.-BA de la sociologie- La sociétéà travers les yeux du sociologue- Égalité et inégalité au sein d´un monde divers- Les arcanes de l´organisation sociale- La sociologie dans votre vie- Dix mythes sur la société déboulonnés par la sociologie

  • Élever un enfant dans deux langues demande un effort soutenu sur plusieurs années. Le bilinguisme ne va pas de soi, que la seconde langue soit celle d'un des parents, qu'elle soit celle de la cellule familiale dans un pays étranger ou, tout simplement, un projet d'apprentissage pour l'enfant d'une famille monolingue. Combattre les idées reçues, trouver les moyens de lutter contre la disparition de la langue " faible ", se construire une identité à partir de deux langues et de deux cultures, tels sont les défis à relever par les enfants bilingues et leurs parents.
    Comment s'acquiert le langage chez l'enfant ? Quelle est la meilleure façon pour transmettre deux langues simultanément ? Quels sont les effets du bilinguisme sur les parcours scolaires et le développement intellectuel ? Combien de langues un enfant peut-il apprendre, et quelles sont les différentes méthodes d'apprentissage ?
    Ce livre est destiné à tous ceux - parents, enseignants, professionnels de la petite enfance - qui s'intéressent au bilinguisme et au plurilinguisme. Il en analyse les différents aspects à la lumière des études les plus récentes pour que, au-delà de " recettes " ou de " conduites à tenir ", chacun puisse trouver sa propre réponse dans des situations toujours singulières.
    La troisième édition de cet ouvrage, devenu une référence sur le sujet, a fait l'objet d'une mise à jour des données, issues d'études récentes. Elle est enrichie d'une préface inédite de l'auteur.

  • Depuis une vingtaine d'années, on entend dire qu'une " nouvelle économie " est en passe de supplanter les anciens modes d'échange des biens matériels - une économie dont l'attention constituerait la première rareté et la plus précieuse source de valeur. À quoi ressemble donc cette économie de l'attention ? Quels nouveaux outils sont nécessaires pour en comprendre les mécanismes ? Que faut-il en craindre ou que pouvons-nous en espérer ?
    Des neurosciences à la sociologie, du design de logiciels à la philosophie éthique, une grande diversité de disciplines sont convoquées ici pour éclairer l'économie de l'attention à partir de multiples perspectives critiques. Il en ressort qu'il est aujourd'hui indispensable de penser le destin de nos économies en termes d'attention - mais qu'il serait calamiteux de laisser les seules logiques capitalistes reconfigurer nos régimes attentionnels.
    Remède au productivisme forcené qui épuise nos ressources matérielles, ou symptôme de la colonisation qui soumet nos esprits à l'emprise du capital ? L'économie de l'attention se situe non seulement au carrefour des disciplines : elle est surtout au carrefour des chemins qui traceront notre avenir.
    Ce volume collectif propose dix-sept chapitres émanant de certains des meilleurs spécialistes internationaux de ce domaine émergent, ainsi que de voix dissidentes qui en contestent la validité : Franco Berardi, Daniel Bougnoux, Dominique Boullier, Jonathan Crary, Georg Franck, Christophe Hanna, Jean-Philippe Lachaux, Sandra Laugier, Pierre Le Quéau, Matteo Pasquinelli, Anthony Pecqueux, Julien Pierre, Martial Poirson, Claudia Roda, Adrian Staii, Bernard Stiegler, Henry Torgue.

  • Un long moment d´incertitude s´est installé dans le monde. Les vies précaires durent plus longtemps et l´on s´y habitue ; le « kit d´urgence », et plus généralement les matérialités provisoires et démontables ont pénétré l´architecture, l´industrie et l´art ; les mobilités, qu´elles soient urbaines ou planétaires, sont plus nombreuses, plus massives et parcourent les villes et la planète sans direction unique ou définitive, sans ancrage fixe. Le regard sur le monde change aussi, les incertitudes intellectuelles accompagnent logiquement la fragilisation du monde... À cette incertitude généralisée répond un idéal de « gouvernance » mondiale favorisant les fragmentations et créant un dispositif de mondes étanches où s´exerce le contrôle et où l´adhésion au système est sans cesse recherchée.

    /> Dans ce dispositif, chacun est renvoyé à une identité prétendument essentielle, authentique et « vraie ». Ces assignations identitaires sont centrales aujourd´hui dans le monde. Elles font parfois appel à l´anthropologie, dans ses versions les plus culturalistes et différentialistes, aux fins de séparations et de rejets. Mais le même discours rejette aussi tous ceux qui, reprenant et transformant les langages mêmes qui les ont confinés dans les marges (« Roms », « Noirs », « réfugiés » ou « sans-papiers »), réclament ou imposent leur présence-au-monde, parce que ce monde est à la fois plus accessible et plus fermé que jamais.

    Dans ce livre, Michel Agier veut rendre compte de cette dynamique paradoxale et la comprendre, sans jugement de surplomb. Sa réflexion invite le lecteur à reconsidérer les sens et les usages de la frontière, conçue ici comme ce qui nous fait humains en instituant la place et l´existence sociale de chacun tout en reconnaissant celles des autres. Lieu de passage, la frontière est instable, mouvante, sans cesse négociée. Le mur est son contraire, il est à la frontière ce que l´essentialisme identitaire est à l´altérité.

    En plaidant pour la validité de l´approche anthropologique, Michel Agier cherche ici à dépasser le piège identitaire, à montrer que d´autres mots, d´autres manières de penser, sont possibles. Réapprendre à passer les frontières où se trouve l´autre, à les reconnaître et à les fréquenter, est devenu l´un des enjeux majeurs de notre temps.

  • C'est l'une des raisons qui explique le succès populaire de ses deux abécédaires où il analyse avec pertinence, humour et humeur la lente dérive de l'universalisme républicain issu de la Révolution de 1789, vers cet agglomérat de communautarismes revendicatifs et de narcissismes hostiles qui constituent aujourd'hui la société française. Avec Comprendre l'empire, Alain Soral continue à pourfendre les forces qui luttent pour le déclin des Nations et l'avènement de la gouvernance globale.


    Alain Soral est apprécié d'un public jeune, révolté et anticonformiste qui se retrouve dans sa critique sans concession de cette société qui se délite dans une pensée molle et abêtissante.


    Écrivains, intellectuels... dans cette France du déclin où tout semble à nouveau concourir au chaos, ils ne sont pas nombreux ceux dont on pourra dire, dans vingt ans, qu'ils ont tenté de résister, sauvé l'honneur de leur génération. Gageons qu'Alain Soral sera de ceux-là

  • Si les professions artistiques sont, d'une manière générale, soumises à la précarité, celle-ci est encore plus prégnante dans le cas des danseurs. En effet, pour ces derniers, la possibilité d'assurer des performances tout au long de la vie active dépend avant tout de leur capacité corporelle. Pourtant, de plus en plus de jeunes se présentent sur ce marché du travail. Comment comprendre cet apparent paradoxe ? Pour saisir les motivations qui conduisent des individus à choisir cette voie et à s'y maintenir, il faut en fait tenir compte des rétributions symboliques propres à ce métier associant « prestige » et « précarité». Le plaisir de la scène, la jubilation d'éprouver son corps, la relative absence de routine expliquent que les danseurs vivent leur profession comme une vocation, parfois façonnée dès l'enfance.

    L'auteur, sociologue et danseur, s'est immergé dans l'univers de la danse contemporaine pendant dix ans, partageant l'activité professionnelle des danseurs et danseuses enquêtés, mais aussi tous les moments hors travail qui souvent prolongent une façon d'être artiste. Ce livre, qui donne la part belle aux témoignages, offre un éclairage inédit du métier de danseur et du style de vie qui lui est lié (le choix du conjoint, l'orientation sexuelle...). Le moment de l'audition, l'entraînement quotidien, le travail de création, le rapport à la scène et au public sont ainsi analysés « de l'intérieur ». Grâce à une approche très fine des trajectoires des personnes enquêtées, cet ouvrage permet d'ouvrir la boîte noire de la « vocation », d'en montrer les recompositions tout au long des cycles professionnels traversés, jusqu'à la sortie du métier.

  • Le travail a changé : entre idéologies managériales, contraintes économiques et re-configuration des entreprises privées ou des services publics, normes et objectifs soumettent de plus en plus les travailleurs au stress et aux tensions de toute nature. L'allongement probable de la vie au travail va encore durcir une situation qui semble avoir atteint un point de rupture. Comment réagir collectivement face à cette intensification ? C'est à cette question qu'entend répondre ce livre, dont l'ambition est d'élaborer un diagnostic critique et de tracer des voies pour l'action.
    Les auteurs y restituent de façon particulièrement vivante les résultats d'un travail de recherche de dix-huit mois ayant réuni scientifiques et syndicalistes sous le patronage du Fonds social européen : la parole des experts vient relayer l'enquête menée par une vingtaine d'équipes syndicales issues d'univers professionnels très différents. L'observation des situations a ainsi permis de retrouver des repères, de comprendre l'intensification pour se donner les moyens d'y résister et d'explorer de nouvelles pratiques militantes en associant les salariés à l'action collective.

  • Comment est-on passé de la toute-puissance parentale à l'encadrement des parents par les professionnels de la santé et de l'éducation ? De la dénonciation, avec le MLF (Mouvement de libération de la femme), de la « maternité esclave » à la culpabilisation des mères ? De la difficulté à faire reconnaître la maltraitance parentale à la définition du mauvais traitement comme écart par rapport à la norme éducative ? Interrogeant pour la première fois ces évolutions paradoxales, Sandrine Gracia identifie plusieurs mécanismes articulés autour de la question de l'autorité scientifique et morale.Revisitant, dans une évocation à la fois vivante et érudite, la grande lutte pour la régulation des naissances, elle met en lumière la manière dont l'éthique médicale s'est laïcisée en matière de procréation, et la ressource qu'a constitué l'expertise psychanalytique pour les médecins promoteurs de la régulation des naissances. Décryptant ensuite la construction psychanalytique de la « cause de l'enfant » - qualifiée par Françoise Dolto de « révolutionnaire » -, l'auteur montre comment la conduite et le destin des femmes fut désormais indexé sur le bonheur de l'enfant, et comment se brouillèrent les frontières entre clinique et morale.Outre la limitation de l'autonomie des femmes, l'une des retombées de ce brouillage des registres et compétences est la dénonciation d'une nouvelle maltraitance (la « violence éducative », qui serait exercée par les parents réfractaires aux bons usages), et l'émergence d'un militantisme individuel et institutionnel (aux niveaux national et européen) pour faire sanctionner les « déviances » parentales, coïncidant de fait avec les pratiques des milieux populaires.

  • Compter le nombre de femmes au travail dans la France du XXe siècle et conter l'histoire de ces chiffres, telle est l'ambition de ce livre. Au prix d'une recherche de grande ampleur, les auteures ont rassemblé - pour la première fois - les statistiques du travail, de l'emploi et du chômage des femmes de 1901 à 2011, ces chiffres basiques que l'on peine à retrouver dans le labyrinthe des publications statistiques.
    À rebours des idées reçues, cet ouvrage met en évidence le poids indiscutable de l'activité laborieuse féminine dans le fonctionnement économique, sa remarquable constance, en dépit des crises et des récessions, par-delà les périodes de guerre et d'après-guerre. Jamais moins du tiers - et désormais près de la moitié - de la population active : telle est la part des femmes dans le monde professionnel au XXe siècle en France. Telle est la portée de leur force de travail.
    Au fil des recensements de la population, les auteures analysent les fluctuations de la division sexuelle du travail, des métiers d'antan aux professions d'aujourd'hui, et décryptent, d'un début de siècle à l'autre, les illusions d'optique statistique. Un livre original et accessible, qui intéressera, au-delà des spécialistes, toutes celles et ceux qui sont attachés à comprendre comment se construisent les stéréotypes sur la place des femmes dans la société.
    Cet ouvrage est complété par des annexes statistiques comportant de nombreux tableaux détaillés, à télécharger sur www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Un_siecle_de_travail_des_femmes_en_France-9782707145710.html

  • En 2000, les Nations unies établissaient les " objectifs du millénaire " visant à réduire drastiquement le nombre d'affamés dans le monde en quinze ans. Mais, en 2015, on comptera autant de personnes qui ont faim qu'en 2000 et qu'en... 1900, soit 850 millions. Toutes les dix secondes, un enfant continue à en mourir. Cette situation se paye au prix fort : insécurité, guerres, piraterie, terrorisme, émigration sauvage, épidémies. La faim tue bien plus que les guerres... Pourquoi, alors qu'on a réussi en un siècle à nourrir 5 milliards de personnes supplémentaires, ne peut-on l'éradiquer ?
    Aujourd'hui, la faim n'est plus seulement fille de l'ignorance ou des incidents climatiques, mais principalement de la cupidité, de l'incurie et de l'indifférence. C'est ce que montre Bruno Parmentier dans ce livre argumenté et pédagogique : il s'agit d'un phénomène politique, et son élimination relève donc de l'action politique. Certains pays remportent ainsi des victoires, tels la Chine, le Viêt-nam ou le Brésil - avec son programme " Faim zéro " -, alors que d'autres stagnent, comme l'Inde, ou reculent, comme la plupart des pays d'Afrique subsaharienne.
    Malgré le réchauffement de la planète et l'augmentation de la population, malgré l'accaparement des terres ou la production d'agrocarburants au détriment des aliments, les solutions existent pour que tous mangent à leur faim, dès lors que les États se décident à agir : " renutrition " d'enfants en danger de mort ; encouragement des techniques de production agricole agroécologiques, y compris dans la petite agriculture familiale ; soutien ciblé au revenu des mères de famille fragilisées ; promotion de nouvelles alliances financières public-privé, etc. On peut y arriver, explique ce livre optimiste, si les citoyens, leurs organisations et leurs gouvernements reconnaissent la faim comme le principal problème que doit affronter l'humanité.

  • Autrefois pratiqués en France, les mariages forcés perdurent chez certaines familles d'origine étrangère et expriment une réelle difficulté à intérioriser les règles qu'impose le mariage français : autonomie des personnes, égalité des sexes, libre choix du conjoint. Les conflits qui se développent alors entre parents et enfants sont violents, particulièrement pour les jeunes filles. Ils s'appuient sur la contradiction entre les références à des cultures d'origine où la famille tient une place centrale dans le jeu matrimonial et le contexte culturel d'accueil, et renvoient aux écarts de socialisation entre générations. Mais cette contradiction interculturelle s'interprète au sein même des cultures d'origine qui, dans leurs principes et leurs textes de référence, reconnaissent la nécessité du consentement des époux.
    L'enquête réalisée pour rendre compte de ces situations dramatiques s'appuie sur des entretiens avec des jeunes femmes concernées et des représentants institutionnels et associatifs. Elle met en évidence la violence propre à ces situations de conflit mais aussi les déchirements à l'intérieur des familles et des communautés, et la difficulté des institutions à y répondre efficacement. La nouvelle génération d'associations portées par des représentantes de ces communautés a cependant permis d'initier des réponses coordonnées, visant à constituer un dispositif de prise en charge. L'analyse débouche sur quelques recommandations pour aider à l'organisation de ces réponses.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 2008.)

  • Maths sup, Maths spé, Polytechnique : c'est le chemin de l'élite. Mais les bacheliers qui s'engagent dans cette voie savent-ils ce qui les attend ? La journée de travail du taupin commence à 8 heures, finit à minuit ; la vie, l'actualité et le bruit du monde s'arrêtent à la porte de sa classe ; la réussite aux concours est une véritable question de vie ou de mort ; les épreuves sont des batailles ambiguës dont on ressort à chaque fois mi-vainqueur et mi-vaincu. Leur succession finit par façonner une véritable technique, accrocheuse, productive et maîtrisée, un art du devoir en temps limité. Ainsi se forment les bêtes à concours.
    Certains deviennent brutalement taciturnes, insomniaques, obsessionnels. Si la plupart ont la bosse des maths en arrivant, tous repartent avec un traumatisme crânien. " Mon cerveau a vomi ce qui lui a été inculqué, si bien que je serais aujourd'hui incapable de donner des cours en première année de fac. Lorsque je m'oblige parfois à exhumer de veilles formules, c'est avec peine, et plein du sentiment étrange et douloureux que cet élève n'était pas moi. " Quel impératif national justifie qu'une partie de la jeunesse se mutile en sacrifiant ses meilleures années ? Comment ceux qui ont été ainsi formés affrontent-ils le monde du travail et s'y comportent-ils ?

  • Howard S. Becker, né à Chicago en 1928, est une figure majeure de la sociologie contemporaine. En un demi-siècle, ses travaux ont influencé les sciences humaines et sociales dans de nombreux domaines. Depuis ses premières enquêtes sur les étudiants en médecine ou les institutrices, jusqu'aux textes récents sur le métier d'enseignant-chercheur, en passant par une production scientifique jamais interrompue sur les musiciens et le travail artistique en général, Becker n'a cessé d'étudier les mondes professionnels les plus divers. Abordés dans une perspective interactionniste, ceux-ci donnent à voir à chaque fois des modes de coopération et de négociation souvent plus tacite qu'explicite entre professionnels et avec le public à propos du contenu du travail, de son organisation, de l'identité professionnelle et de la distribution des rôles dans le " théâtre social du travail ".
    Cet ouvrage rassemble les contributions originales de trois générations de chercheurs francophones dont la sociologie beckerienne constitue le point d'ancrage commun. Le lecteur y trouvera des textes théoriques, épistémologiques ou méthodologiques sur la pratique de l'observation, l'introduction en France de l'interactionnisme ou sur le concept de " monde de l'art ", mais aussi des études de cas par l'approche ethnographique du travail, parmi les DRH, les tatoueurs, les salariés de l'hôpital, les musiciens ou les cyclistes. Dans chacun des cas étudiés, les auteurs pensent le travail comme un objet à la fois central et banal, activité quotidienne de fabrication du social, laissant se déployer la richesse et la complexité de ce "doing things together" que Becker place au centre de sa démarche sociologique.

  • 0500 La réponse à cette question est moins évidente qu´il n´y paraît. D´où l´importance de cet essai, où Michel Terestchenko l´affronte dans toutes ses dimensions. Historique d´abord, car les techniques d´« interrogatoire coercitif » sont le fruit de recherches scientifiques entreprises par l´US Army dès les années 1950. Juridique ensuite, avec les justifications légalisées par le Congrès américain, qui a permis la création d´un véritable archipel mondial de la torture. Philosophique et morale, enfin et surtout, avec une réfutation serrée de l´« idéologie libérale de la torture ». L´auteur explique notamment pourquoi son argument central, l´hypothèse de la « bombe à retardement » justifiant la torture de l´individu qui l´a posée, n´est en réalité qu´une fable perverse, popularisée notamment par la série télévisée « 24 heures ».
    Ainsi légitimée, démontre l´auteur, la torture devient le venin de la démocratie : en acceptant de briser les corps des hommes et des femmes « ennemis », elle mine inévitablement les principes mêmes de l´État de droit, corrompant la société tout entière.0300 La réponse à cette question est bien moins évidente qu´il n´y paraît. D´où l´importance de cet essai, où le philosophe Michel Terestchenko l´affronte dans toutes ses dimensions. Historique d´abord, car les techniques d´« interrogatoire coercitif » sont le fruit de recherches scientifiques entreprises par l´US Army dès les années 1950. Juridique ensuite, avec les justifications élaborées par certains juristes, légalisées par le Congrès américain, qui a permis la création d´un véritable archipel de la torture à l´échelle mondiale. Philosophique et morale, enfin et surtout, avec une réfutation serrée de l´« idéologie libérale de la torture ».
    L´auteur explique notamment pourquoi son argument central, l´hypothèse de la « bombe à retardement » justifiant la torture de l´individu qui l´a posée, n´est en réalité qu´une fable perverse, popularisée notamment par la série télévisée « 24 heures ». Ainsi légitimée, démontre l´auteur, la torture devient le venin de la démocratie : en acceptant de briser les corps des hommes et des femmes « ennemis », elle mine inévitablement les principes et la nature même de l´État de droit, corrompant la société tout entière.0300Le philosophe Michel Terestchenko aborde le thème de la torture toutes ses dimensions. Historique d´abord, car les techniques d´« interrogatoire coercitif » sont le fruit de recherches scientifiques entreprises par l´US Army dès les années 1950. Juridique ensuite, avec les justifications élaborées par certains juristes, légalisées par le Congrès américain, qui a permis la création d´un véritable archipel de la torture à l´échelle mondiale. Philosophique et morale, enfin et surtout, avec une réfutation serrée de l´« idéologie libérale de la torture ».0400Introduction.La question de la torture - Les termes de la question - Répondre à l´argument du « moindre mal » -1. La longue histoire de la « torture d´État » aux États-Unis - La tradition américaine de torture psychologique - La CIA et le « contrôle des esprits » - De l´opération Phoenix au « Projet X » -2. Des juristes au service de la torture - Une interprétation restrictive de la torture - Le juriste et le casuiste - La réinvention des « combattants illégaux » - Impunité pour les tortionnaires - Septembre 2006 : l´adoption de la « loi de la torture » - Les limites du droit et l´exemple de la Haute Cour de justice israélienne -3. L´archipel américain de la torture- Les transferts extrajudiciaires : l´affaire Mohammed Binyam - « Nous engageons des États terroristes » - La prison d´Abou Ghraib, « trou de l´enfer » - « Une violation épouvantable et totalement inacceptable des règles militaires » -4. La parabole de la bombe à retardement - L´idéologie libérale de la torture - La justification médiévale de la torture et le système de la preuve - Un paradigme de référence - Le héros sacrificiel de 24 heures chrono -5. Le tortionnaire noble - Que faire en situation d´exception ? - Le problème des « mains sales » selon Michael Walzer - La légalisation

  • En dépit d´une faible reconnaissance scientifique et de rétributions économiques moyennes, le travail social, aujourd´hui accusé de favoriser l´assistanat, continue d´attirer de nouvelles recrues... Venir en aide, insérer socialement, diminuer les souffrances, agir sur leurs causes, sinon changer le monde, restent des objectifs mobilisateurs. Les engagements des travailleurs sociaux sont cependant mis à mal par la restriction des moyens dont ils disposent.

    Comment expliquer la pérennité des vocations et la persistance des investissements ? Comment font-ils pour tenir ? Tel est l´objet de ce livre, fruit d´une enquête ethnographique de longue durée. Prenant au sérieux les pratiques, même les plus triviales, elle a mis en évidence les différents modes de présentation qu´adoptent les travailleurs sociaux et les registres qu´ils mobilisent pour rendre compte de ce qu´ils sont et de ce qu´ils font. Elle a conduit à dégager trois pôles : les travailleurs sociaux cliniques trouvent leur énergie dans l´atténuation de la souffrance des usagers, les travailleurs sociaux militants dans le travail politique qu´ils entreprennent et les travailleurs sociaux normatifs dans la sensibilisation au respect des règles, perçu comme facteur d´intégration.

    Parce que le sens attribuéà l´engagement est sans cesse questionné et parce que le désenchantement les guette, le livre montre les ajustements et réajustements qui ponctuent leur carrière et influent sur leurs « raisons d´être ».

  • Dans un contexte de durcissement pénal et d'accroissement de la population carcérale, la question du devenir à long terme des délinquants mérite un intérêt particulier. L'idée selon laquelle les expériences délinquantes sont transitoires semble aller de soi, sans que l'on sache vraiment quand, pourquoi et comment s'ordonne cette perte d'attraction des conduites transgressives. Jusqu'ici, les sciences sociales tout comme les praticiens, notamment dans le monde francophone, se sont focalisés sur les entrants et les persistants et ont ostensiblement ignoré les sortants de la délinquance. C'est pourtant un enjeu social et politique important qui mobilise, à des niveaux divers, des centaines de milliers de professionnels en France.
    Il y avait donc un vide académique à combler, un champ de recherche à défricher et ce premier ouvrage en langue française pose un premier jalon dans cette direction. Il regroupe les éclairages d'auteurs reconnus qui abordent les sorties de délinquance à travers l'analyse des expériences individuelles, des dynamiques sociétales et de l'action publique en croisant différentes disciplines et en articulant théories, méthodologies et données empiriques.

  • Paru en 1989, ce petit texte pédagogique qui présentait le travail de pensée accompli par la Revue du MAUSS, a peu à peu pris des allures de livre culte et exercé une influence souterraine sur des pans importants de la sociologie, de l'anthropologie, de la science économique ou de la philosophie morale et politique. C'est que l'objectif premier du MAUSS -; " Montrer que l'obstacle principal sur lequel bute la pensée moderne est celui de l'économisme, [...] que c'est lui qui souffle l'essentiel des réponses et qui limite abusivement le champ du possible et du concevable " -; est devenu chaque jour plus actuel. Aujourd'hui, nous y sommes en plein. Ce n'est plus seulement la pensée qui se dissout dans l'économisme, c'est le rapport social lui-même qui se dilue dans le marché. D'où la nécessité urgente de chercher des ressources théoriques et pratiques qui permettent de sauvegarder l'essentiel, la civilité ordinaire et le goût de ce qui fait sens par soi-même, à commencer par celui de la démocratie. Épuisé depuis plusieurs années, ce livre est réédité avec un avant-propos et une postface inédits qui permettent également d'introduire le lecteur aux analyses ultérieures du MAUSS sur la genèse de l'utilitarisme (et donc de l'économisme) et sur le paradigme du don.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la 2e édition de 2003)

  • Conjuguer théorie et pratique, passé et présent, dimension locale et dimension supranationale, l'histoire inscrite dans la pluralité des cultures, tels sont les point cardinaux de cet intellectuel hors norme, qui revient ici sur son parcours.0500 Explicitant des aspects relativement peu connus de ses recherches, il montre comment et pourquoi son parcours personnel est partie intégrante d´itinéraires collectifs. Pour lui, le défi qu´affronte tout projet de construction de l´histoire des modes de production et de circulation des dispositifs de communication et d´information est de conjuguer théorie et pratique, passé et présent, dimension lo-cale et dimension supranationale. C´est ce qui fait que cette histoire est inscrite dans la pluralité des cultures. La démarche généalogique qui caractérise si bien les ouvrages de cet intellectuel hétérodoxe est ici mise à contribution pour décrypter l´émergence d´un « regard-monde ».0300Armand Mattelart a beaucoup pensé la mondialisation de la communication et de la culture. Son oeuvre se révèle incontournable, tant elle est originale et multiple - preuve en est la traduction en de nombreuses langues dont elle a fait l'objet. Ce livre d'entretien retrace la trajectoire de ce chercheur en la replaçant dans les différents contextes sociaux et géopolitiques qui l'ont façonnée. Chaque espace-temps de ce parcours singulier fonctionne comme un révélateur de la matérialité de cette pensée et de l'évolution d'un champ d'études interdisciplinaires. S'y découvrent aussi, en même temps que les idées en mouvement, l'état des rapports de forces internationaux et la complexité du jeu des acteurs sociopolitiques dans les sociétés dans lesquelles Armand Mattelart a été appelé à vivre et à travailler.Explicitant des aspects relativement peu connus de ses recherches, il revient sur leurs prémisses épistémologiques, en montrant comment et pourquoi son parcours personnel est partie intégrante d'itinéraires collectifs. Pour lui, le défi qu'affronte tout projet de construction de l'histoire des modes de production et de circulation des dispositifs de communication et d'information est de conjuguer théorie et pratique, passé et présent, dimension locale et dimension supranationale. C'est ce qui fait que cette histoire est inscrite dans la pluralité des cultures.La démarche généalogique qui caractérise si bien les ouvrages de cet intellectuel hétérodoxe est ici mise à contribution pour décrypter l'émergence d'un « regard-monde ».0300Armand Mattelart a beaucoup pensé la mondialisation de la communication et de la culture, dans un oeuvre qui se révèle incontournable. Ce livre d'entretien retrace la trajectoire de ce chercheur via les différents contextes sociaux et géopolitiques qui l'ont façonnée. La démarche généalogique qui caractérise si bien les ouvrages de cet intellectuel hétérodoxe est ici mise à contribution pour décrypter l'émergence d'un « regard-monde ».0400 1. Un horizon cosmopolite Imaginaire de l´Occupation  Très tôt, la quête des ailleurs Entre le collège et le scoutisme  L´appel religieux Études de droit à l´université de Louvain Études de démographie en France Un nouveau paysage intellectuel Une identité problématique Choisir l´Amérique latine  Au carrefour de réseaux multiples La sociologie empiriste en actes Le contexte politique chilien Maturation d´une conscience critique Un contexte d´agitation sociale Un virage épistémologique L´arrivée au pouvoir de l´Unité populaire L´irruption de l´international L´armée et le coup d´État  4. L´exil  « La Spirale » Du matérialisme culturel L´alternance travail/précarité Des rapports officiels, mais critiques Le rapportTechnologie, culture et communication  De l´international au local Penser les médias La problématique de l´internationalisation Une trilogie historique L´art de gérer par la trace Géopolitique de la surveillance 6. Cartographie d´une trajectoire Les frontières linguistiques Le projet d´économie politique L´hégémonie culturelle Les audiences actives et lesCultural Studies La « globalisation culturelle » La bataille des mots  Liste de

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