• « La Sologne mystérieuse et ensorcelante est au coeur de ce beau récit où l'on ne pénètre pas sans retenir son souffle. » Michel Crépu, L´Express Dans la Sologne du début du siècle, coin de campagne reculé où persistent des superstitions d´un autre âge,

  • Négligences

    Richard Gougis


    Au coeur du printemps, le Languedoc devient la terre de meurtres rituels étranges. Tous sont commis en de hauts lieux touristiques, de Montpellier à Nîmes. Les victimes ont la moitié gauche du corps suppliciée, l'autre reste totalement intacte. Quel est ce nombre mystérieux tatoué sur leur cuisse droite ? Que signifie le marquage au fer sur leur peau ? Est-ce réellement le symbole d'une divinité des Enfers ? Pourquoi, entre Beauce et Sologne, Anna reçoit un courrier qui fait vaciller jusqu'aux origines de son existence ?
    Le capitaine Fournier est chargé de l'enquête pendant que son supérieur, Félix Célestini, se refait une santé. Fournier croise à nouveau la route du lieutenant Malouni, dès lors que l'intrigue étire sa toile diabolique d'Orléans à Chartres. Les pistes vont entraîner Anna et les deux policiers jusqu'en Pologne et au Brésil pour une plongée dangereuse à travers les réveils obscures de l'Histoire.

  • Ce troisième roman de François Barberousse aurait dû être publié en 1938-39 chez Gallimard. Il ne paraîtra pas. Gusse, le héros du roman, est soldat pendant la Grande Guerre. Pour autant, le roman ne peint en rien la guerre elle-même. Il décrit le désespoir d'un jeune homme qui constate que la communauté paysanne qu'il aimait se délite au fil des années de conflit. Chaque permission est pour lui l'occasion de constater que le monde paysan est profondément blessé dans ses usages, dans ses valeurs. « L'âge d'or » des campagnes françaises (ainsi a-t-on pu nommer la période des années 1880- 1900) a bien disparu. Bien qu'éloignée du front, la Sologne et sa ruralité profonde ne sont donc pas à l'abri des changements. Et tout l'art de ce roman est de savoir les peindre avec force et avec tact.

  • À la grande époque de l'équipe de foot de Reims, Norbert, jeune orphelin sans histoire, vacher de son état dans un village en Sologne, se trouve confronté à une série de meurtres inexpliqués. L'occasion pour lui de remonter le fil de sa naissance et les règlements de compte qui ont suivi la Libération. Cet adolescent nous fera vivre son enquête dans la Sologne des années 60, entre Orléans, Romorantin et Blois : les journées de chasse avec battue de sangliers et passages de canards, les promenades champignonnières à la recherche des cèpes et des girolles, les travaux des champs, le labeur des fermiers lors de la traite des vaches et le vêlage. En un mot, la vie des paysans avec, entremêlés, ses difficultés et ses moments de joie et de fête.

  • « Ce matin là, j´approchais courbé dans un fossé un pied-rouge que j´entendais rappeler tout près. Dés qu´il sifflait, je lui répondais. Nous conversions ainsi dans un langage qui me confortait dans mon savoir-faire... Lorsque j'estimais être à bonne distance, je me redressais brusquement, prêt à tirer. La grande, l´énorme surprise, c´est que mon pied-rouge, et bien c´était un chasseur, qui, comme moi, imaginait avoir affaire à un gambette. Médusés, ce chasseur et moi nous nous sommes regardés, et devant le comique de la situation, nous sommes partis ensemble dans un grand éclat de rire. Après, nous nous sommes reconnus. De là, on s´est serré la main, puis nous avons fumé une cigarette tout en devisant de notre passion... » Au-delà de la chasse, la galerie de portraits. Dans les récits d´Alain Philippe, nous retrouvons une France passionnante, pleine de ferveur, amusante d´anecdotes à travers les comportements des chasseurs, de leurs invités et de parfois d´accompagnatrices. Comédie des moeurs, comédie des âmes, c´est un peu tout cela qui s´anime sous sa plume enjouée et chacun y retrouvera à travers les pages qui suivent un parfum connu, celui d´une chasse d´amis où nous prenons le temps des choses et des paroles, même les plus crues, car nous demeurons avant tout profondément humains. En réunissant tout cela, Alain réalise des fresques vivantes qui s´animent sous nos yeux ébahis.


  • Les paysans de Sologne se sont si fort attroupés, qu'ils sont aujourd'hui une armée de sept mille hommes (...) Ce désordre irait bien loin s'ils avaient un chef de remarque. »

    Ainsi écrivait, en 1658, le docteur parisien Guy Patin, observateur attentif de son temps, à propos de la Guerre des Sabotiers. Cette révolte de la paysannerie et de la petite noblesse solognote contre l'oppression fiscale, devenue insupportable, contre aussi une manipulation monétaire sur le liard qui achevait de les ruiner, allait défier l'autorité du jeune Louis xiv et du ministre Mazarin. Le premier tome s'attachait à conter les prémices de cet épisode peu connu de notre histoire, ultime sursaut des désordres de la Fronde qui, cinq années durant, venaient de déchirer le royaume. Ce second tome est celui de la révolte, de l'épopée des « sabotiers », effarante cohorte des humbles dressée contre misère et oppression, le temps d'une errance enragée, désespérée, à travers Beauce, Vendômois, Sologne et Orléanais. On verra cette armée en guenilles braver les troupes lancées contre elle, assiéger en son formidable élan une ville fortifiée, avant de faire face à la puissante armée du roi. On pénétrera les arcanes d'un pouvoir où s'affrontent ambitions et cupidités. On découvrira les intrigues, souvent mortelles, d'une noblesse vaniteuse et parasite, capable des pires vilenies comme des exploits les plus insensés. Plongée brutale dans cette France du XVIIe siècle en pleines convulsions, avant que le roi ne parvienne à imposer son absolue volonté. C'est un voyage aussi jusqu'en Nouvelle-France. Il s'agit là d'une histoire empreinte d'humanité, où se côtoient misère et grandeur, foi en l'homme et désespérance, au travers d'un récit riche en péripéties.

  • Sologne, fin du XIXe siècle. Lili est née dans une famille pauvre et peu aimante. Accusée de sorcellerie, elle passe trois années en prison et gagne le surnom de petite Farfadette. A sa sortie et pour se racheter, elle apprend le métier d'infirmière et s'engage sur le front où elle croise la route de Marie Curie. Amoureuse de Martin qui l'ignore, Lili repousse les avances de Ti-Louis.

  • Les Jours aux volets clos est le second roman de l'écrivain François Barberousse, publié en 1936 chez Gallimard. Il a été réédité plusieurs fois dans la même année. Ce livre est un des plus beaux tableaux sur la société rurale de la France de l'entre-deux-guerres. Le style est, comme toujours chez Barberousse, d'une extrême qualité. Dans cette société paysanne, rude, entêtée, rythmée par les saisons et les travaux inhérents, propice à une intensité dramatique, on retrouve les mêmes passions farouches, brutales, les non-dits, la jalousie, les ragots... derrière les volets clos, qui ne peuvent s'apaiser en paroles et qui éclatent dans un crime. Le travail, la routine, l'ennui, le désir... et Phonsine tombe dans les bras du charcutier. Mais dans un petit village entre Berry et Sologne, tout se sait... Le peuple que met en scène l'auteur n'est certes pas idyllique, ce n'est pas la paysannerie à la Zola, emportée par un sombre courant romantique. C'est la vie paysanne telle qu'elle était à l'époque. La vraie, dans toute sa dureté, toute sa beauté, avec des personnages vivants dans leur milieu et avec leurs sentiments. Voilà un ouvrage à lire absolument !

  • À Salbris, en Sologne, une propriété très discrète abrite des « grandes oreilles », des paraboles qui servent à écouter toute la planète. Les services secrets américains ne sont pas loin. Une intrigue, presque un polar. Ce roman va retenir votre souffle.

  • Saint-Mazé est un village paisible perdu au coeur de la Sologne, terre de légendes et de mystères. Fiers de leur patrimoine, les habitants sont des gens discrets, à l'image du couvent des Carmélites qui demeure la première richesse culturelle de la commune.
    Un matin, on découvre un cadavre abandonné devant l'édifice religieux et c'est la consternation générale, car le crime a été perpétré de manière abominable. Le capitaine Julie Sauvage de la Section de Recherches d'Orléans est chargée de l'enquête. Les mutilations sont si atroces qu'elle demande d'urgence le soutien du commandant Gabriel Gerfaut, le spécialiste des tueurs en série de la Brigade Criminelle de Paris.
    Gerfaut débarque en Sologne accompagné par Adriana, son bras droit et Paul, la nouvelle recrue. Sans indices, sans témoins et face à des meurtres sans mobile apparent, ils se heurtent aux vieilles croyances, aux sorcières bien actuelles et à un tueur qui a toutes les apparences d'un vicomte, assassiné au XVIIIe siècle. Quand ils doivent affronter le mutisme des villageois qui s'ajoute aux voeux de silence des soeurs Carmélites, le commandant Gerfaut voit rouge et déclare la chasse aux fantômes ouverte !

  • Ce nouveau roman de Jean-Baptiste Renondin tient du voyage initiatique, le voyage d'un jeune étudiant français dans les années 1950, un peu comme celui, entre les deux guerres, de Bardamu, le héros de Céline dans Voyage au bout de la nuit. Baptiste aime la marche, le nez au vent, le rêve en tête. Il aime la nature, qu'il imagine plus qu'il ne la regarde, et les filles, qu'il idéalise. Il décide de partir à la découverte de lieux, de pays inconnus à la recherche de rencontres surprenantes et inattendues. Sortant de son Limousin natal, empli de naïveté, il va découvrir la haine, l'amitié, les femmes, l'amour, le racisme, un monde nouveau, loin de ses repères habituels : les États-Unis. Un voyage initiatique, donc, qui va le ravir mais aussi et surtout le métamorphoser. Il y a un peu de Jean-Baptiste dans ce... Baptiste !

  • « Dis-moi qui sont tes ancêtres, je te dirai qui tu es. » De 1853 à nos jours, du canton de Vaud en Suisse à la Sologne des arbres et des forêts, en passant par l'Algérie, bouleversante de beauté, de guerre et d'amour mêlés, c'est l'histoire des femmes de la branche maternelle de sa famille que nous conte l'auteure avec tendresse et délicatesse.

    ... « Sois heureuse d'être au monde et d'y voir clair ! » disait ma mère. Comme elle avait raison ! Il y avait en moi un inconcevable pessimisme et je ne comprenais pas pourquoi. Je n'avais pas encore découvert que je portais en moi, les blessures de mes aïeules. »

  • Amélie avait été une petite fille triste, pauvre, seule. Elle était devenue une jeune fille dont la seule richesse visible, le seul avantage flagrant, se voyait au premier coup d'oeil. Elle était divinement belle. Magnifique, tout comme le coin de nature solognote où elle vivait. Et pourtant... Il y avait au fond de ses yeux, qui auraient pourtant mérité l'amour, le reflet de la vraie, de la pure misère. Elle allait avoir vingt ans et peu de gens pouvaient se vanter de l'avoir vu sourire. Elle était une simple promesse de bonheur... et pourtant !... Elle avait chaud, Amélie. Puis elle avait froid. Puis elle toussait par quintes successives. Puis elle tressautait. De grosses gouttes de sueur perlaient sur son front... Et pendant ce temps, les souvenirs affluaient, se télescopaient, défilaient... Au fil des souvenirs d'Amélie, Gérard Bardon nous promène dans la vie, les moeurs, les traditions des Solognots du début du XXe siècle.

  • Histoires de grands ou petits gibiers, histoires de bêtes à plumes ou de bêtes à poils... Alain Philippe, journaliste cynégétique, nous livre ici une soixantaine de nouvelles qui rapportent des personnages hauts en couleur, des aventures surprenantes, insolites comme par exemple Johnny Hallyday croisé à la fin d'une partie de chasse en 1978. Un régal pour les chasseurs comme pour les non chasseurs, amateur d'une nature authentique.

  • « Les paysans de Sologne se sont si fort attroupés, qu'ils sont aujourd'hui une armée de sept mille hommes (...) Ce désordre irait bien loin s'ils avaient un chef de remarque. » Lettre de Guy Patin. 1658. La Guerre des Sabotiers - ainsi nommée car les paysans révoltés étaient chaussés de sabots - est un épisode peu connu de notre histoire. Cette ultime convulsion d'une Fronde qui avait déchiré le royaume durant cinq années, allait, pendant des mois, tenir en échec les armées du jeune roi Louis XIV, avant de s'achever dans le sang. C'est là, tout à la fois, le récit d'une lutte à mort pour le pouvoir, et celle d'un sursaut désespéré des humbles, soumis aux insupportables violences d'une politique inique autant que cynique. Méconnus, les faits sont cependant véridiques, les personnages ont pour la plupart existé, leur histoire mêle noirceur et lumière, tragique et grotesque, l'amour jusqu'au sacrifice, la haine jusqu'à la déraison. Cette incursion dans la France tourmentée et meurtrie du XVIIe siècle constitue aussi un voyage qui conduira le lecteur jusqu'en la Nouvelle-France, aux tout premiers temps de sa colonisation. C'est enfin une grande histoire d'amour, avec de belles figures de femmes, connues et inconnues, Marie, promise aux plus hautes destinées, Audine, aimante et pathétique, Jeanne, l'aventurière flamboyante, et l'infortunée Zelda.

  • Hermine de Saint-Marc découvre la Sologne, la forêt, sa beauté, son mystère, sa secrète profondeur... Les fragrances d'un printemps humide et ses verts tendres, un automne à cor et à cri, les brouillards et la pureté d'un hiver rigoureux aux ciels bleu métal. Délaissée par un mari qui lui préfère la politique, Hermine s'abandonne au désir, aux plaisirs de la chair, à la liberté première avec son garde-chasse. Une femme nouvelle découvre la promesse de la résurrection spirituelle et charnelle, dans une quête de l'absolu ! En écartant les branches, la jeune Hermine de Saint-Marc épouse la nature originelle, la vérité des choses. Une passion dévorante surgit au coeur de la forêt... jusqu'à ce drame.

  • « La vie d'un représentant en quincaillerie n'est pas ce que l'on imagine. Se balader en voiture pour vendre des trucs en ferraille à des entreprises travaillant les métaux ne peut être un métier très sérieux. Même la gendarmerie le dit, alors ! Oui, mais je les... Et pourquoi, quand des mecs se font défoncer la tête, c'est toujours sur moi que les soupçons se portent ? Je reprends ma route, direction Orléans, en passant par les derrières d'Olivet, par la route forestière solognote. J'aime bien ces petites routes ludiques. Il y a toujours quelque chose à regarder. Il n'est pas rare de voir tantôt un sanglier, tantôt un chevreuil. Ma fâcheuse tendance à récupérer tout et n'importe quoi va me jouer un vilain tour. Plusieurs, même. C'est ma vie qui en sera bouleversée ! » Ce roman policier nous fait visiter Orléans, la Sologne, la région orléanaise et une forêt du nord de la France. Quel rapport peut-il y avoir entre le Val d'Ardoux et la forêt de Mormal ? Après « Le Chien de Saint-Lyé-la-Forêt », Alain Vaillant nous transporte dans son univers et son imaginaire particulier. « L'Irrévérencieux de Saint-Lyé-la-Forêt » est un roman policier dont le théâtre est son pays, sa région, son village, sa passion. L'histoire de France et certains faits de société font toujours de ses textes une promenade pleine de découvertes et de méditations.

  • Dans le Haut-Berry, sur la route Jacques Coeur, entre les étangs de Sologne et les coteaux de Sancerre, venez découvrir Aubigny-sur-Nère.Patrimoine, nature, musées, expositions, animations, le charme et la magie de la Cité des Stuarts vous envoûteront. In the Haut Berry, on the road Jacques Coeur, between the ponds of Sologne and the slops of Sancerre, discover Aubigny-sur-Nère. Heritage, nature, museums, exhibitions, entertainment, charm and magic of the City of Stuart will bewitch you... Im Oberen Berry, auf der Straße Jacques Coeur, zwischen den Teichen der Sologne und den Weinbergen des Sancerre, entdecken Sie Aubigny-sur-Nère. Geschichtliches Erbe, Natur, Museen, Aus-stellungen, Unterhal-tung, der Reiz und die Magie der Stadt der Stuarts werden Sie verzaubern...

  • L'homme sec c'est le premier roman de François Barberousse. Publié en 1935, il aurait dû compter parmi les grands classiques de la littérature française, mais l'histoire avait décidé d'oublier injustement son auteur. De par son naturel, sa sincérité, son

  • C'est l'histoire d'un dernier lieu où une improbable litanie d'individus est venue solder ses comptes. Marc est l'un d'eux. Scénariste pour série télé, il croise, huit ans après l'avoir vu abattre deux hommes, celui qu'il a surnommé Victor-Terreur. Condamné à fuir, courant dans Paris, Marc tombe sur une affichette qui lui soumet l'idée de se faire passer pour un pasteur au sein d'une clinique Evangélique. Marc, y voit là le moyen d'échapper à cet homme et un clin d'oeil surgi de l'enfance. Il accepte l'étrange proposition et débarque dans une curieuse clinique située à tout juste dix km du village où sa mère et sa grand-mère ont trouvé la mort six ans plus tôt, dans un étrange accident de voiture en bordure de Loire. Dans cette demeure, Marc va, au détour des couloirs, croiser d'improbables personnages. La femme à la double vue, la fille à l'oeil de verre, l'infirmière décolletée, la chanteuse de comptine, l'artiste peintre, l'archer, l'improbable neveu, le tueur retraité, l'alpiniste soupçonneux, et puis l'enfant qui ne dormait pas. Lui qui croyait échapper à son passé et à la peur, va finalement rencontrer un truc inimaginable, inintelligible et dingue.

  • Alors que la Sologne rougeoie sous ses couleurs d´automne, deux cadavres, que rien, a priori, ne relie, sont découverts à Bois-Guibert, vaste propriété d´un notable local, sur ces terres de chasse, de bois, d´eau et de mystères. Et cela fait désordre au moment où s´engage une nouvelle campagne électorale qui oppose deux anciens amis aujourd´hui adversaires acharnés. Il n´en faut pas plus pour mettre en émoi tout ce que la Sologne compte de notables, de gendarmes, de commères et de braconniers. Les amitiés d´enfance, l´amour effréné des différents protagonistes pour un même terroir, la Sologne, survivront-ils aux vieilles histoires, aux rancunes tenaces et à cette hécatombe meurtrière ? Enfin, quand la séduisante et brillante commissaire, Camille Baudu, se saisira du dossier au mépris de toutes les règles et prudences policières, c´est dans les remous de l´Histoire, bien loin de la Sologne, qu´elle plongera et découvrira la vérité. Et si cette vérité l´emmenait au-delà de l´Histoire ?

  • En 1930, Huber-Fillay, poète et romancier solognot, proposait à ses lecteurs de la revue « Blois et le Loir-et-Cher », de contribuer à la création d'un glossaire du parler traditionnel de la Sologne. Rondement mené avec l'aide de L. Ruitton-Daget (auteur d'un Vocabulaire du Pays Berrichon), il est édité la même année puis réédité dans une version augmentée en 1933. C'est celle-ci que nous proposons dans une nouvelle édition entièrement recomposée.
    « ...Ainsi que meurent nos vieux costumes : la casquette à rabat des pères bonhommiaux, la pèlerine à boucles d'argent et à capuchon des grand'mères solognotes et le couémiau de leurs contemporains ; ainsi que s'oublient les vieilles chansons de notre Terroir et les traditions amusantes qui marquaient les noces, la fin de la moisson ou les vendanges ; le parler de chez nous (qui est moins un patois qu'un vieux langage françois, - prononcez françouais -), tend à disparaître, lui aussi...
    Pourtant ! comme il est expressif et comme il a du charme notre vieux langage des bords de la Loire, avec ses voyelles allongées, ses élisions paresseuses, ses « r » articulés avec un roulement très doux, presque enfantin...
    Et quels mots imagés, quelle puissance d'évocation contenaient certaines expressions, intraduisibles en français académique !.. »

  • Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, la misère de la Sologne n'apparaît plus comme inéluctable et son amélioration devient une priorité pour les esprits éclairés. Partir à l'aube de ce mouvement de brassage d'idées généreuses par une élite animée d'idéal, pour aller jusqu'à sa rénovation sous le Second Empire, tel est le cheminement qui s'est imposé. Dans cette longue histoire d'innovations agricoles et pastorales, d'essais et d'expériences agraires, il était possible de mettre les hommes au premier plan. Or, cette place, donnée tant aux paysans qu'aux innovateurs n'était-elle pas trop belle ? Un autre ordre s'est dessiné avec le fait que les moutons, base de l'économie solognote, pouvaient également figurer sur le devant de la scène, jusqu'à ce que le boisement pointe ses premières pousses pour faire éclater le printemps de la rénovation du pays. Cette approche historique n'a pas occulté les liens qui unissent intimement les animaux, les immenses étendues de landes et les hommes, dans une histoire dynamique où ne cessent d'interagir des résistances traditionnelles, des apports innovants, des inerties institutionnelles et les réalités économiques. Dans cette grande fresque, il a fallu aller vers des horizons nouveaux qui dépassent largement les limites de la Sologne, et les résultats ont été à la mesure des espoirs de la recherche.

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