Robert Laffont

  • Ce livre capital apporte l'image, sortant de la plus fidèle des mémoires, d'un Proust unique de vérité. Céleste Albaret fut la gouvernante et la seule confidente de Marcel Proust pendant les huit dernières années de son existence, durant lesquelles il acheva l'écriture de son chef-d'oeuvre - elle est d'ailleurs une des clefs du personnage de Françoise dans La Recherche. Jour après jour elle assista dans sa vie, son travail et son long martyre, ce grand malade génial qui se tua volontairement à la tâche. Après la mort de Proust en 1922, elle a longtemps refusé de livrer ses souvenirs. Puis, à quatre-vingt deux ans, elle a décidé de rendre ce dernier devoir à celui qui lui disait : " Ce sont vos belles petites mains qui me fermeront les yeux. "


  • Le film tiré de Papa was not a Rolling Stone, réalisé par Sylvie Ohayon elle-même, avec Aure Atika, Sylvie Testud et Marc Lavoine, sortira dans les salles le 5 novembre 2014.
    L'autofiction coup de poing d'une jeune femme juive et
    kabyle issue de la Courneuve qui s'est sortie d'une enfance chavirée avec une détermination et une énergie tout à fait hors du commun.

    " J'ai échangé mes amitiés gratuites d'enfance et de jeunesse à La Courneuve contre des affinités sociales avec des gens qui aiment l'argent et le pouvoir, et parfois aussi un peu votre cul, mais qui refusent de l'avouer autrement qu'avec un écrin rouge et doré. J'ai voulu une autre vie. Je ne voulais pas de ce mauvais sort. Je n'ai pas pu accepter un destin tout petit, au bout d'une allée sans issue et hop tu fais demi-tour et tu repars, une vie comme une ballade de condamné à mort. "
    Juive et kabyle, Sylvie Ohayon a passé toute son enfance dans la Cité des 4000 à La Courneuve. En octobre 2014, Papa was not a Rolling Stone, roman autobiographique, est devenu un film, adapté par l'auteur elle-même, avec Doria Achour, Aure Atika et Marc Lavoine dans les rôles principaux. Sylvie Ohayon nous livre, dans une postface inédite, les coulisses du tournage.


  • " Une maison d'édition a une vie propre, comme un être : elle a un visage ; elle connaît des maladies, des crises de croissance, des déceptions, des joies. " Robert Laffont

    Cette vie devient un roman... (graphique) à l'occasion des 70 ans de la maison et en hommage à son fondateur.

    L'aventure commence à Marseille, en 1941, où un jeune homme de 24 ans quitte la voie toute tracée de son existence (HEC, une " bonne situation " dans l'industrie maritime) pour se lancer sur " le chemin qui mène le plus sûrement à la ruine " (dixit son ami Guy Schoeller, avec lequel, trente-huit ans plus tard, il créera la prestigieuse collection " Bouquins ") : l'édition. Comme les " grands " (Gallimard, Grasset...), Robert Laffont donne son nom à la maison qu'il fonde, choisit pour sigle un dauphin chevauché par le poète Arion afin de porter ses (futurs) auteurs aux rives de la renommée, et acquiert une lourde presse en ces temps de guerre où la pénurie de papier rend les lecteurs avides de tous les livres qu'ils peuvent se procurer. Le premier qui en sort est un classique, l'?dipe Roi de Sophocle. Soixante-dix ans plus tard, bon pied bon oeil, Arion et son dauphin ont résisté aux tempêtes, accompagné 5280 auteurs, fait découvrir au public plus de 8700 titres ouverts sur tous les horizons, et dans tous les genres.
    Derrière chacun de ces livres que, depuis soixante-dix ans, le lecteur tient entre ses mains, palpite toute une vie - des métiers, des idées, des rencontres, des passions et des hommes. C'est dans les coulisses de cette vie que nous invitent Rivière & Rébéna, des débuts des Éditions Robert Laffont à nos jours. On croise des écrivains légendaires (Graham Greene, Dino Buzzati...), quelques grands de ce monde (Eisenhower, Churchill...), les auteurs d'hier et d'aujourd'hui, diversement illustres mais également talentueux, qui font la force d'une maison. On apprend la " petite histoire " des oeuvres emblématiques (L'Attrape-coeurs, Paris brûle-t-il ?...). On célèbre un succès à ce jour inégalé (Papillon). Mais on pousse aussi la porte du comité de lecture, on assiste à une réunion de représentants, on entre dans le service de presse, on s'agace avec Robert Laffont de la politique des prix littéraires, on suit les premiers pas de l'" École de Brive ", de " Pavillons ", d' " Ailleurs et Demain ", on part en Inde avec Dominique Lapierre pour un voyage de presse historique...
    Porté par la plume de Rivière et le dessin de Rébéna, particulièrement inspirés, le lecteur embarque dans un voyage passionnant au coeur de plus d'un demi-siècle d'histoire de l'édition et de la littérature.


  • Le témoignage inédit d'un très jeune homme s'engageant dans la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale.
    Au-delà d'un document historique saisissant, la voix d'un homme remarquable.
    C'est à peine âgé de 16 ans que Jean-Daniel Fallery va se lancer dans une folle aventure. Voulant servir sa patrie contre l'oppresseur mais peu conscient des dangers qu'il va encourir, le jeune homme intègre secrètement le réseau " Comète ", un cercle de résistants très actif à Paris. Devenant expert dans l'art de voler et de fabriquer des faux papiers, Jean-Daniel Fallery doit cesser brutalement son activité lorsque la Gestapo démantèle leréseau auquel il appartient. Fuyant la France, il part se réfugier en Espagne. Malheureusement, il y est arrêté par la milice de Franco et emprisonné au camp de Miranda,
    Libéré grâce à l'intervention d'un haut commandant de la Résistance, Jean-Daniel Fallery rejoint le Maroc où il est formé militairement par les Américains. Malgré son jeune âge - il n'a pas encore 18 ans ! -, on lui confie au mois d'août 1944 le commandement d'une dangereuse mission de sabotage baptisée " Opération Virus ", qui favorisera le débarquement des Alliés en Provence.

  • En exil, leur volonté de survivre s'est affirmée envers et contre tout. 1918... L'Europe des Romanov, des Habsbourg et des Hohenzollern a été balayée. Meurtris, ruinés et abandonnés dans un monde qui leur est devenu étranger, les rescapés des familles royales qui ont réussi à traverser le cataclysme de la chute des empires se sont dispersés en exil. Entre Biarritz, Windsor, New York et Hollywood, les Romanov furent des acteurs exemplaires de l'immense peuple de l'émigration russe. La princesse Paley, le grand duc Dimitri, le prince Youssoupov, assassin de Raspoutine... Par leur charme singulier, leur détermination, tous assurèrent la survie des valeurs anciennes de la société impériale. L'héritier des Habsbourg, l'archiduc Otto, s'opposa à Hitler avant tant de force que le Führer tenta à plusieurs reprises de l'éliminer. Quant aux Hohenzollern, toujours sous la férule agitée et brouillonne de l'ancien Kaiser, certains se déconsidérèrent à jamais en flirtant dangereusement avec la nazisme, tandis que d'autres rejoignaient au péril de leur vie les rangs de la résistance à la dictature.À travers le destin de ces rescapés, c'est une autre histoire de l'Europe que raconte Frédéric Mitterrand, une aventure à la fois politique, humaine et romanesque.

  • Frédéric Mitterrand feuillette pour nous les souvenirs du siècle et rapporte les jours des hommes et des femmes qui en firent l'actualité. Marilyn fuyant sous un nom d'emprunt la meute des journalistes... Lindbergh que l'on détruit en assassinant son petit garçon... Le dernier coup d'oeil de Pierre Brossolette à Paris qu'il aime avant de se jeter par la fenêtre pour échapper à la torture... Le Che au corps criblé de balles de mitraillette dans la jungle de Bolivie... Le baiser de Mata-Hari au soldat qui la fusille... Les visages et les voix se confondent, les silhouettes s'évanouissent dans le tourbillon des jours, mais notre mémoire vit de leurs traces préservées par l'émotion. Naissances, passions amoureuses, prises de pouvoir, exploits, disparitions tragiques : en nous faisant revivre les quelques heures qui firent basculer le destin de ceux dont les noms accompagnèrent notre vie, ou celle de nos parents, c'est notre histoire que Frédéric Mitterrand nous raconte.

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