Sciences humaines & sociales

  • Comment faire lorsque l'on n'est pas scientifique pour répondre à ces questions, et à tant d'autres, qui surgissent dans le débat public et jalonnent notre quotidien ? Notre légitime ignorance est la porte ouverte aux rumeurs, aux fake news, aux théories du complot et autres manipulations des charlatans de la pensée.
    Vulgarisateur hors pair, Raphaël Chevrier nous donne les arguments afin de pser le pour et le contre sur les grands sujets d'aujourd'hui. 5G, modifications génétiques, fin de vie, intelligence artificielle... grâce à son éclairage scientifique, tout devient clair !
    Raphaël Chevrier, docteur en physique, travaille pour Arianespace. Il est également chroniqueur pour la presse scientifique et l'auteur de Ça alors ! Histoire de ces découvertes que l'on n'attendait pas (La Librairie Vuibert, 2018).

  • La fabrique des émotions Nouv.

    Nos émotions gouvernent au côté de la raison notre manière de percevoir le monde qui nous entoure, de nous y situer et d'agir. Si la modernité les localise dans l'intériorité psychologique du sujet, les recherches récentes, participant aussi bien des neurosciences que des sciences humaines et sociales, tendent à voir dans les émotions le moteur de nos actions, les orientant vers l'environnement qui les conditionne comme elles le modifient. Cet ouvrage se propose d'explorer les avancées de la science des émotions, faisant la part belle au pragmatisme, sans négliger les approches phénoménologiques. À rebours des thèses de la neurobiologie risquant de les réduire à leur substrat biologique, l'auteur s'intéresse aux dimensions socioculturelle et expressive des émotions défendues par Dewey et Wittgenstein. Le phénomène des émotions collectives est également abordé sous un angle sociologique et anthropologique à partir des travaux de Durkheim et Mauss, pour faire valoir le rôle du groupe dans la genèse d'émotions parfois destructrices, mais aussi créatrices. L'analyse de ce phénomène est cruciale pour comprendre les événements politiques et les passions sociales qu'ils soulèvent, de même que les pratiques rituelles et artistiques.

  • Homo Deus

    Yuval Noah Harari

    A história começou quando os homens inventaram os deuses e terminará quando os homens se transformarem em deuses.
    A guerra desapareceu. É mais provável cometer-se suicídio do que morrer num conflito armado.
    A fome está a desaparecer. É mais alto o risco de obesidade do que de fome. A morte tornou-se um simples problema técnico.
    Não alcançámos a igualdade - mas estamos perto de alcançar a imortalidade. O que nos reserva o futuro?
    Homo Deus explora os projetos, sonhos e pesadelos que darão forma ao século XXI - desde o vencer da morte à vida artificial. Sucessor do bestseller internacional Sapiens: História Breve da Humanidade, coloca as questões fundamentais: para onde seguir a partir daqui, e como proteger o mundo dos poderes destrutivos do ser humano? Chegámos ao próximo passo evolucional: Homo Deus.
    «De uma lucidez invejável (e alarmante), descreve os enormes desafios que temos pela frente, enquanto espécie, à medida que a tecnologia genética, a inteligência artificial e a robótica alteram profundamente as nossas relações humanas e com outras espécies. Uma leitura ainda mais voraz e importante do que a do seu já excelente Sapiens.» - Kazuo Ishiguro, Prémio Nobel de Literatura

  • Qu'est-ce qu'une chose ?
    Abattant les dernières barrières philosophiques qui circonscrivaient le champ des choses, ce Traité considérera sur un plan d'égalité une table, un silex taillé, un quark, un gène, une personne humaine, le mot « vérité », une robe rouge, la couleur d'un tableau abstrait, un tiers de branche d'acacia, l'espèce chimpanzé, cinq secondes, un rite de passage, l'inexistence d'un fait ou un cercle carré. Voilà les choses qui sont aujourd'hui les nôtres : un tohu-bohu de réel, de possible, de matière, de mots et d'idées. Face à ce paysage nouveau, ce Traité ne propose ni une phénoménologie réinventée, ni une analyse du concept de « chose », ni une pensée critique de la réification. Il invite plutôt à prendre le large pour une toute autre aventure théorique. Il suggère d'explorer d'abord notre monde comme s'il était vraiment plat, en lui ôtant toute détermination, toute intensité, tout relief. Dans un second temps seulement, à l'aide de concepts forgés dans cette pauvreté ontologique radicale, il invite à retrouver la possibilité d'un univers, c'est-à-dire l'ensemble de choses non plus seules, mais les unes dans les autres. Le désert formel se transformera en encyclopédie luxuriante de nos objets contemporains, de leur ordre et de leur désordre. Ainsi verra-t-on se dessiner les grandes querelles actuelles sur le classement des objets autour de nous, des objets en nous et de nous-mêmes en tant qu'objets : par parties, par espèces, par genres ou même par âges. Comment découper les choses pour vivre parmi elles et en être une soi-même ?

  • Chacun cherche un père Nouv.

    Alors que de nombreux spécialistes s'interrogent aujourd'hui sur la place et le rôle du père, soulignent sa supposée défaillance, Marcel Rufo fait entendre ici une voix singulière. Selon lui, c'est grâce aux fragilités paternelles que l'enfant peut se construire.
    Au fil du temps, il apprend à composer avec son père tel qu'il est dans la réalité, même s'il n'oublie jamais tout à fait le héros qui lui a transmis des rêves de gloire, et il tente de le retrouver dans d'autres figures, comme autant de « suppléments » de père qui l'aideront à renforcer sa confiance en soi.
    Avec la chaleur et l'empathie qu'on lui connaît, Marcel Rufo met en évidence une vérité essentielle : le père est toujours une mosaïque d'images mêlant réel et imaginaire. Mais cette mosaïque n'est jamais complète, et chacun passe sa vie à chercher la pièce manquante, celle qui viendra parfaire le tableau.

  • Tous nos pas dans le cyberespace sont suivis, enregistrés, analysés, et nos profils se monnayent en permanence. Comment en est-on arrivé là ? Les évolutions techniques ont permis à plus de quatre milliards d'internautes de communiquer, de rechercher de l'information ou de se distraire. Dans le même temps, la concentration des acteurs et les intérêts commerciaux ont développé une industrie mondiale des traces. Les États se sont engouffrés dans cette logique et ont mis en oeuvre partout dans le monde des outils de surveillance de masse. Le livre de Tristan Nitot porte un regard lucide et analytique sur la situation de surveillance ; il nous offre également des moyens de reprendre le contrôle de notre vie numérique. Comprendre et agir sont les deux faces de cet ouvrage, qui le rendent indispensable à celles et ceux qui veulent défendre les libertés dans un monde numérique.

  • Qu'est-ce qu'un problème ? Qu'est-ce qu'une solution ? Toute innovation est-elle vraiment inventive ?
    « Un problème existe dès qu'une conduite finalisée rencontre un obstacle à sa réalisation. » : c'est dire si les problèmes ne sont pas seulement d'ordre cognitif. Il y a conduite intelligente « partout où peut être mise en oeuvre une activité d'intégration, et particulièrement dans la perception ». L'étude des relations de l'homme aux objets (de l'infiniment petit au cosmos) fait apparaître le rôle régulateur de l'affectivité dans les conduites finalisées. La perception, en elle-même, est résolution de problèmes pour le vivant dans son milieu, dans la mesure où l'objet quelconque est tendanciellement perçu comme organisme.
    Mais quand y a-t-il résolution de problème amenant un vrai progrès, sur le plan de la culture, dans les réalisations objectives de la culture ? C'est en examinant les conditions de possibilité de l'intelligence inventive que celle-ci peut être clairement distinguée de la pensée dite créative. À défaut d'une telle distinction, et même s'il faut admettre que, pour inventer, les recettes n'existent pas, on risque fort de ne pouvoir reconnaître les signes d'un vrai progrès, jusque dans la pensée philosophique elle-même, qui possède « un statut majeur de pensée inventive réelle ».

  • Nous voulons tous être heureux et pourtant, nos pensées, nos actes et nos paroles s'accordent mal avec ce bonheur que nous cherchons tant.
    Comme si nous plantions un bananier et que nous attendions de voir pousser un oranger. Nous vivons dans le stress et l'agitation, espérant trouver la paix, nous nous trouvons de bonnes raisons de nourrir nos ressentiments tout en souhaitant le bien-être, nous pratiquons le mensonge et la tricherie, espérant en même temps que les autres nous accordent leur confiance, nous polluons la planète par nos choix de consommation et voulons respirer un air pur et nous baigner dans une eau saine, nous surconsommons de la viande et sommes étonnés de voir des forêts entières disparaître, nous nous offusquons d'apprendre que les mers et les océans contiennent plus de plastique que de poissons et nous continuons à l'utiliser...
    Nous ne pouvons espérer obtenir autre chose que ce que nous avons semé, peut-être est-il temps de semer autre chose, autrement.
    Enseignant spirituel, Bruno Lallement a été formé par Gérard Duruz et le maître Tulku tibétain Shimed Rigzin Rinpoché. Inspiré de sagesse ancestrales, indiennes et bouddhistes, il est devenu une figure de référence en matière d'accomplissement personnel et a formé des dizaines de milliers de personnes à travers le monde. Président fondateur de l'ONG Planète Altruiste, il est l'auteur de plusieurs best-sellers dont Comment utiliser pleinement votre potentiel (Courrier du Livre, 2009, près de 8000 ex vendus). Sa chaîne YouTube compte plus de 20000 abonnés.
    Valérie Cabanes est essayiste et juriste en droit international spécialisée dans les droits de l'homme et le droit humanitaire, porte-parole du mouvement citoyen « End Ecocide on Earth » et auteur de Un nouveau droit pour la Terre : pour en finir avec l'écocide (Le Seuil) et En harmonie avec le vivant (Buchet-Chastel). Très présente dans les médias, elle milite pour faire reconnaître l'écocide, ou crime contre l'environnement.

  • Les pêches lointaines, celle de la morue à Terre-Neuve, et la chasse à la baleine ont été à partir du début du XVIe siècle et jusqu'à la Révolution, des éléments essentiels dans l'économie du Pays basque, fournissant occupation et revenus à des milliers de marins et à de nombreux artisans liés à l'avitaillement et à la construction des navires, et des investissements aux armateurs de Bayonne et de Saint-Jean-de-Luz. Cependant, le caractère héroïque de ces activités a conduit à la mythifier et à les entourer de légendes, reprises aujourd'hui par les municipalités et offices de tourisme, souvent bien loin de la réalité historique. En s'appuyant sur les études existantes et des recherches inédites dans les archives locales, cette petite histoire s'attache à mesurer les fluctuations de l'activité et à son impact sur l'économie régionale en relation avec Bordeaux et les provinces maritimes du Pays basque sud.

  • Lorsque l'on parle d'intelligence artificielle, il est très difficile de ne pas tomber dans le catastrophisme.
    En effet, à peine évoque-t-on ce sujet, qu'apparaissent des armées de robots ou, moins fantasmagorique, des personnes de pouvoir qui se servent de celle-ci pour asseoir leur domination. D'un autre côté, elle est à l'origine de progrès techniques et scientifiques remarquables. Que ce soit les communications, le transport, la médecine, la banque ou encore le commerce, l'intelligence artificielle est omniprésente, souvent, sans que nous en soyons le remarquions. Si danger il y a, il est important que nous soyons conscients des développements et des dérives actuelles et potentielles.
    L'intelligence artificielle s'est insérée dans nos vies et va le rester, d'où notre besoin de comprendre ce qu'elle est, ce qu'elle recouvre, ce qu'est le deep ou le machine learning... tous ces termes que nous entendons au quotidien mais dont le sens peut sembler flou.
    Cet ouvrage rassemble toutes les clés de compréhension pour permettre à tout le monde de se faire une opinion informée.
    Emmanuel Jakobowicz est data scientist, développeur et formateur. Il est fondateur de Stat4decision, entreprise spécialisée en conseil et formation en data science. Spécialisé dans la création et l'implémentation d'algorithmes avancés de traitement de données, il a un doctorat en mathématique appliquée. Il est l'auteur du livre Python pour le data scientist publié chez Dunod en 2018.
    Jean-Michel Jakobowicz est hypnothérapeute et exerce à Genève. Économétricien de formation, il a travaillé de nombreuses années aux Nations Unies dans le domaine de la modélisation économique à long-terme. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Ma Bible de la mémoire et du cerveau et L'autohypnose c'est malin (38 000 ex).

  • Quand IBM a cherché à introduire le mot « computer » en France, dans les années 1950, le philologue Jacques Perret a eu l'idée de remettre au goût du jour un vieux mot latin, « ordinateur », qui désignait au Moyen Âge une qualité que les Pères de l'Église attribuent à Dieu - Deus Ordinator - signifiant « Dieu ordonnateur ». Ce faisant, il a aussi bien cerné la compétence technique de ces nouvelles machines que leur vocation messianique. L'ordinateur ne peut pas être réduit à un simple outil. L'informatique irrigue la vie, à laquelle elle fournit un programme. Elle donne forme à la matière, à son niveau le plus élémentaire. Elle sculpte nos pensées et notre conscience. Aussi bien emporte-t-elle une nouvelle ontologie, une nouvelle politique et même une nouvelle spiritualité. En elle s'accomplit la promesse d'une réconciliation entre les mots et les choses, les vivants et les morts, les humains et les non-humains. Martin Heidegger affirmait à la fin de sa vie que seul un dieu pouvait désormais nous sauver. Mais c'est l'informatique qui sauvera le monde.

  • Issus des corporations de l'Ancien régime contre lesquelles il se dressa, le compagnonnage se structure au fil du temps autour de valeurs comme la mobilité et la solidarité, la recherche de l'excellence au sein d'une fraternité de métier dont le cadre a pour nom « tour de France ». Encore victime de représentations qui veulent voir en lui un conservatoire des métiers d'antan ou bien encore une franc-maçonnerie ouvrière, le compagnonnage mérite une lecture plus conforme à la réalité d'une institution résolument ancrée dans la modernité, une « tradition d'avenir ». Inscrit depuis 2010 sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité, il offre aujourd'hui une école unique de transmission des savoirs et savoir-faire liés aux métiers de la pierre, du bois, du métal, du cuir et des textiles ainsi qu'aux métiers de bouche. Le présent ouvrage propose une vision claire et synthétique d'une institution qui a su préserver son identité pour concerner aujourd'hui plus de 40 000 hommes et femmes de métier.

  • La pensée magique accompagne le développement fulgurant du numérique dans nos sociétés.
    La prise de recul n'est plus autorisée. Pire, la pensée dominante voudrait nous faire accroire que le numérique est associé à l'écologique.
    Or, l'industrie des Technologies de l'Information et de la Communication est l'un des secteurs industriels les plus polluants et destructeur de la planète.
    Les injonctions à se diriger vers le « tout numérique » sont l'objet de manipulations, où les véritables motifs sont cachés : cachée la tentative de sauvegarder coûte que coûte un système qui nous entraîne vers le chaos, caché le fait que l'enfant est désormais considéré comme un consommateur plutôt que comme un apprenant...
    Se basant sur les travaux de recherche de l'auteure ainsi que ceux de l'ensemble de la communauté scientifique, cet ouvrage déconstruit cette pensée magique.

  • Un siècle d'histoire et d'histoires... C'est à un voyage palpitant dans les archives du mythique Quai des Orfèvres que nous invite Claude Cancès, l'une des figures les plus emblématiques et originales du " 36 ". Bien qu'à la retraite, ce grand flic " pur produit PP ", n'a pas tout à fait coupé les ponts avec ses anciens collègues et participe chaque année au jury du Prix du Quai des Orfèvres. En 35 ans de carrière dans la PJ parisienne, Claude Cancès a tout connu ; de l'Antigang à la Crim' en passant par la Brigade Mondaine avant de devenir le tout puissant patron du 36 Quai des Orfèvres. Dans ce livre, il ne se contente pas de raconter les affaires - nombreuses et retentissantes - qu'il a eu à traiter (François de Grossouvre, Jean de Broglie, le Baron Empain, les Irlandais de Vincennes, Thierry Paulin, Guy Georges, attentats de 1995, etc.) mais aussi celles qui ont marqué l'histoire de la police parisienne : la bande à Bonnot (qui a propulsé la PJ dans l'ère du XXe siècle), l'affaire Stavisky, l'affaire du Docteur Petiot. Cette réédition propose de nouveaux chapitres allant de 2015 à 2018 et couvrant notamment la période des attentats de 2015 à 2017, sans oublier le déménagement de la PJ au 36, rue du Bastion.

  • Cette fiction philosophique met en scène un « chatbot », terme anglais utilisé pour nommer des intelligences artificielles aux aptitudes conversationnelles très développées. On apprit la philosophie à l'un de ces robots, en lui programmant à reconnaître des définitions, des modes de raisonnement et des styles philosophiques. Après quoi il fut confronté à un jury de penseurs réputés qui durent évaluer s'il s'agit, ou non, d'un « philosophe ». Le livre raconte cette étrange confrontation.


  • Du boulevard au one-man show, en passant par la tragédie, la farce, le vaudeville et même le grand spectacle, voici toutes les ficelles pour qui veut se lancer dans l'écriture de théâtre.

    Michèle Ressi présente de manière inédite un panorama d


  • Du roman d'enquête au polar à la française en passant par le policier historique, voici les recettes à connaître avant de se lancer dans l'écriture d'un roman policier.

    Longtemps dénigrée, la littérature policière s'impose aujourd'hui comme un

  • Stewart Brand occupe une place essentielle, celle du passeur qui au delà de la technique fait naître les rêves, les utopies et les justifications auto-réalisatrices. Depuis la fin des années soixante, il a construit et promu les mythes de l'informatique avec le Whole Earth Catalog, le magazine Wired ou le système de conférences électroniques du WELL et ses communautés virtuelles.
    « Aux sources de l'utopie numérique » nous emmène avec lui à la découverte du mouvement de la contre-culture et de son rôle déterminant dans l'histoire de l'internet.

  • Il a fallu moins d'une vingtaine d'années pour qu'Internet passe d'une simple technique d'interconnexion des ressources informatiques entre les divers centres de recherche travaillant pour le Département de la défense américain, à ce média qui a révolutionné l'information, la communication, les relations humaines et sociales, les échanges, le travail, la culture... et ce n'est pas fini. Pas un jour sans que ne naissent de nouvelles techniques, de nouvelles pratiques, sans que le champ d'application de l'internet ne se développe.
    Avec cette innovation, s'est construit tout un territoire sémantique neuf que, de HTTP à Podcast, de Wi-Fi à Google, Xavier Niel, fondateur de Free, et Dominique Roux, professeur à Paris-Dauphine, explorent et cartographient en 100 mots-clés.

  • Les réseaux sociaux ont contribué à modifier en profondeur les pratiques de communication politique. Avec l'évolution permanente des formats et la rapidité de circulation des informations, les journalistes sont obligés d'adapter leur métier pour le meilleur (plus grande visibilité, accessibilité...) et pour le pire (course à l'audience, fake news...).
    Dans le même temps, les hommes politiques et leurs équipes de communication ont cherché à se rapprocher des citoyens. À leur tour, ils se sont emparés de Facebook, Twitter, Instagram ou encore Snapchat. Une situation délicate pour les journalistes dont le métier consiste à analyser et enquêter, et pas uniquement commenter ou diffuser des opinions de personnalités politiques.
    L'équation est complexe. Les réseaux sociaux se présentent comme de merveilleux outils d'expression démocratique et de diffusion de l'information. Mais ils contribuent aussi à la perte de confiance des citoyens dans les médias et dans les politiques.
    Ce sont toutes ces questions que Valérie Jeanne-Perrier aborde dans ce livre. Spécialiste des transformations des métiers du journalisme, elle apporte un éclairage documenté et critique sur un sujet brûlant à l'heure d'une reconfiguration de la vie numérique et politique des citoyens.

  • Oswald Spengler aura-t-il eu raison ? Tandis que les signes s'accumulent, on assiste au retour de l'auteur du Déclin de l'Occident (1918-1922), ou tout du moins à celui de ce titre-slogan, sa pensée restant largement méconnue en France. Comment Spengler se représentait-il ce déclin, passage d'une culture véritablement créatrice à une civilisation tournée vers des tâches quantitatives et matérielles ? Spengler fait preuve d'un pessimisme culturel profond : à terme, l'Occident et ses valeurs mourront. Sa critique de la rationalisation du monde, celle des moeurs qui s'installent dans les métropoles cosmopolites, du système technicien, du libéralisme politique et économique, sont des symptômes de la crise moderne et doivent nous alerter sur l'évolution du monde occidental. À charge pour nous de lui donner tort en ne succombant pas à son fatalisme historique, ni à l'esthétisme de son « réalisme héroïque ».

  • L'intelligence économique est depuis sa naissance officielle il y a plus de 25 ans, une dynamique désormais bien ancrée dans les pratiques des entreprises. Chaque année, des centaines de nouveaux professionnels viennent renforcer les dispositifs existants ou en créer de nouveaux.
    De nombreux ouvrages ont ainsi été publiés sur le sujet. Il était donc devenu nécessaire - avec le recul approprié - de proposer une bibliothèque de 100 cas structurés. En proposant une revue d'histoires vécues dans tous les champs de l'intelligence économique (veille, protection de l'information, influence, management des connaissances), cet ouvrage offre une mine de savoirs qui intéresseront aussi bien les praticiens que les chercheurs ou les étudiants. Chaque cas relate les faits puis propose des enseignements avant de proposer des références pour aller plus loin. Mais c'est surtout la variété des cas qui fait la richesse de ce qui devrait devenir un ouvrage de référence des spécialistes de l'intelligence économique.

  • Des corpus numériques à l'analyse linguistique en langues de spécialité Nouv.

    Les travaux menés sur les langues de spécialité et en linguistique de corpus ont profondément modifié le rapport aux textes spécialisés, faisant émerger de nouvelles problématiques et pistes de recherche. Dans un contexte renouvelé d'accès aux données numériques, écrites ou orales, la dynamique d'analyse de corpus a bénéficié à un large spectre de domaines, intégrant les sciences humaines par-delà les domaines traditionnellement dévolus aux langues de spécialité. Par une sélection de contributions originales et variées, cet ouvrage illustre la diversité des approches et des applications en langues de spécialité, convoquant des thématiques liées à la constitution, l'annotation et l'exploitation de corpus autour d'analyses lexicales, phraséologiques, syntaxiques et sémantiques de textes et de discours spécialisés. Les 13 contributions rassemblées dans cet ouvrage s'attachent à caractériser des genres textuels spécifiques (article scientifique, article de presse, encyclopédie, guide touristique, réunions d'entreprise ou vidéos) et explorer des problématiques relevant de la construction de ressources lexicales, de la didactique des langues, ou bien encore de la terminologie et de la traduction, à l'aune des derniers développements de la linguistique de corpus.

  • À travers une longue lettre adressée aux adolescents (mais pas seulement !), Yvan Falys invite les lecteurs à changer de point de vue sur la société actuelle et à se poser les bonnes questions en matière d'économie.
    En effet, plus le monde est plongé dans l'urgence de la crise économique et écologique, et plus les réponses apportées sont souvent sans nuances et manichéennes.
    À l'heure où il faudrait redonner du sens, les simplifications triomphent. Chacun est sommé de choisir son camp.
    Face à la tentation de la radicalité, cet ouvrage invite tout un chacun à fuir le confort des opinions toutes faites sur l'économie, en onze questionnements philosophiques.
    En s'interrogeant sur le pouvoir des mots, le temps, la valeur, la culture, l'éthique, la technique, le bonheur, le progrès, l'État et la conscience, le lecteur est incité à sortir de son sommeil dogmatique et à se réapproprier le droit de questionner l'économie.

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