• 1962-1968. Deux familles, les Pérez, pieds noirs, et les Chaptal, languedociens de souche, s´affrontent pour faire naître de leurs domaines les meilleurs crus. Un crime odieux et un amour interdit marqueront pour le pire et pour le meilleur les relations entre les deux clans.

    « En contemplant son domaine, Jean-François Pérez pouvait maintenant se rassurer ; au-delà de la mer sur laquelle sa famille avait dû fuir par un mois de juillet 1962, les rives de la métropole qu´il voyait alors s´approcher, appuyé au bastingage du paquebot de l´exode, étaient effectivement aussi blanches que celles qu´il avait quittées. Pour lui et les siens, la conquête de ses aïeux s´était poursuivie sous d´autres cieux. » En 1962, la famille Pérez débarque à Marseille et assiste, atterrée, à l´accueil haineux qui lui est réservé. Pour elle, son pays c´est l´Algérie et l´Algérie c´est la France ! Munis de quelques valises et de ressources bien cachées, les Pérez décident de s´installer dans la région de Montpellier. La terre, ils la connaissent et elle ne leur fait pas peur. De rien, d´un bout de terrain sec et moribond acheté naïvement à prix d´or, les Pérez père et fils vont bientôt créer des vins fameux dans leur domaine baptisé les Rives Blanches.

    Mais ces « émigrés » à l´accent marqué dérangent ceux qui sont implantés dans la région depuis des générations. Les Chaptal se considèrent comme maîtres de leur royaume et tiennent à garder le monopole du marché viticole. L´aîné, Philippe, cache des traumatismes liés à la guerre, une haine à l´encontre des Maghrébins qui va causer sa perte...

    Dans un climat de tensions, de contexte politique en pleine ébullition, les Pérez et les Chaptal, vont traverser des années de turbulences, de passions, de haine attisées par un crime odieux et par la révélation d´une liaison entre les jeunes Camille et Pierre, membres des clans ennemis.





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  • Première moitié du XXe siècle, le roman de deux familles que tout sépare mais qu'un secret va lier à jamais : les Rochefort, fabricants de la toile " de Nîmes ", et les Rouvière, exploitants de terres cévenoles.

    Deux familles : les Rochefort, menée de main de maître par le patriarche Anselme, homme pétri de convention et d'orgueil qui a su faire fructifier l'empire de la Manufacture Rochefort, spécialisée dans la toile de Nîmes (denim). Sur l'autel de la réussite, Anselme est prêt à sacrifier le bonheur de ses enfants, qui trouveront pour la plupart des chemins opposés au sien. La seconde, les Rouvière, paysans cévenols attachés aux valeurs simples de la terre, parents aimants d'une fratrie unie autour de Vincent, le fils adopté. Humainement, tout les oppose ou presque. Mais, par les liens du mariage de leurs aînés afin de sceller l'alliance de leurs deux patrimoines, les Rochefort et les Rouvière vont s'unir pour le meilleur et le pire, au fil de trois décennies chaotiques, de la fin du XIXe au début du XXe siècle, et par la révélation d'un secret qui bouleversera la vie de chacun...

  • Esiècle, à Perpignan, l'extraordinaire destinée d'Anna, une ouvrière de la grande usine de paiers de cigarettes Job, des bas-fonds sordides aux châteaux de la grande bourgeoisie.0500 0300 Par amour, elle se retrouve un beau jour séquestrée dans une maison close du quartier Saint-Jacques. D´abord terrorisée, elle devient bientôt, sous le nom de Stella, une des prostituées les plus célèbres de la ville. Lorsqu´elle tombe enceinte, Anna décide de changer de vie et revient vers l´usine de papier à cigarettes. Mais elle n'est plus la même. Plus sûre d´elle, elle attire rapidement l´attention d´un membre de la direction qui lui propose de devenir gouvernante des enfants du directeur de l´usine et ne tarde pas à demander sa main. Un nouveau tournant dans la vie d´Anna...

  • De 1939 à 1944, à la maternité d'Elne, dans les Pyrénées-Orientales, le combat exceptionnel d'une jeune bénévole suisse pour sauver des enfants d'une mort certaine0500 0300Elisabeth, jeune infirmière suisse, arpente inlassablement les camps d´Argeles, Rivesaltes et Barcarès pour sauver des vies : celles des femmes enceintes et de leur enfant à naître afin de les protéger du chaos des guerres. Elle les accueille ensuite à la Maternité d´Elne, dans un château, qui mettra au monde plus de cinq cent vies en péril... Ainsi en 1939 avec des milliers de ses compatriotes espagnols, Teresa a suivi les terribles chemins de l´exode pour passer la frontière française dans les Pyrénées-Orientales. Là, dans un camp, elle rencontre Elisabeth. Sa vie en est bouleversée. Comme le sera la fragile Esther, jeune Juive enceinte, terrorisée, seule et démunie, alors que, en 1942, l´étau de la menace nazie se referme peu à peu sur la France...

  • Dans les années 1960, Collioure connaît une série de meurtres inexpliqués. Seule contre tous, l'imprévisible Luce Colomine va tenter de résoudre leur mystère?
    Un soir de service, Luce Colomine, femme de ménage dans une usine de salaison d'anchois, découvre le cadavre de son patron, près d'une lanterne éteinte? Trois corps d'hommes morts sont ensuite retrouvés, placés près d'un objet : un harpon, une lance, une échelle, une bourse de cuir.  Arrivent la semaine sainte et la procession de la Sanch. Lorsque Luce lève les yeux sur la Creu dels Improperis, la Croix des outrages, qui porte les instruments de la Passion et elle voit alignés sous ses yeux, une lanterne, une lance, une échelle, une bourse. C'est sûr, il y a un lien entre les quatre morts. Mais personne ne veut la croire sauf un jeune inspecteur stagiaire. A ses côtés, Luce va se lancer sur les traces du tueur et découvrir le terrible secret que partageaient les victimes, jusqu'à l'incroyable révélation finale?

  • Au début du XXe siècle, dans les Pyrénées-Orientales, Félicie vit sa singularité depuis sa plus tendre enfance. Sa liberté : courir, seule, la montagne à la recherche des herbes qui soignent.


    " Un peu à l'écart de la foule, Félicie savourait ce spectacle avec une exaltation farouche. La "vestale du feu sacré et du Canigou" ne pouvait que voir un signe dans cette avalanche brasillante qui déboulait vers elle. Des crispations impatientes couraient le long de ses cuisses. Elle aurait adoré s'élancer vers eux. Devant eux, même. Elle les aurait battus, c'est sûr. Elle connaissait si bien le terrain qu'elle pouvait s'imaginer là-haut, sautant par-dessus les rochers, évitant les mouillères autour des sources, glissant sur les talus herbeux comme sur de la neige pour gagner quelques secondes. " Gamine étrange et solitaire, n'aimant que ses montagnes, un peu sorcière selon certains, Félicie grandit dans un monde rude et superstitieux où tout tourne encore autour de la richesse locale, le fer. Sur les hauteurs du mont Canigou, de génération en génération, on est mineur comme le père de Félicie, charbonnier, forgeron ou muletier, les pieds dans la neige de novembre à avril.
    Soutenue par Balthazar, l'ermite de Sainte-Anne, qui l'initie aux pouvoirs des plantes, et par monsieur Legrand, l'ingénieur de la mine de La Pinouse, ébahi par ses facultés intellectuelles, Félicie impose sa singularité. Arrive la Grande Guerre. Les hommes sont mobilisés, des mineurs étrangers les remplacent : polonais, tchèques et même chinois... Différences de langue, de culture. On les tolère, à défaut de les accepter.
    Félicie, toujours inattendue, s'éprend de l'un d'eux.




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  • Le trésor de Rennes-le-Château et l´abbé Saunière sont devenus de véritables légendes. Que sait-on de Marie Denardaud, fidèle servante et unique confidente de l´abbé ?

    "- Qui êtes-vous ? demanda-t-il d´une voix ténue.
    - Une d´ici...Marie...Marie Denarnaud. Asseyez-vous à l´ombre du muret, le temps que je mette mon bouquet dans le vase, c´est une chance, vous ne l´avez pas cassé.

    Il eut un choc. Il avait vu des photos d´elles dans les dossiers, des photos datant de vingt ou vingt cinq ans. La jeune femme rieuse et sensuelle, vigoureuse et potelée, qu´il avait gravée dans sa mémoire n´existait plus. Elle s´était racornie, le chagrin l´avait prématurément vieillie.
    « Le fardeau est lourd à porter », se dit-il, alors qu´elle adressait une courte prière à son cher amour disparu." 1910, à Rennes-le-Château, au coeur du pays cathare. Le prêtre Bérenger Saunière est sur le point de découvrir le second trésor qui renferme les fruits des pillages des rois wisigoths, dont la fabuleuse Arche d´Alliance de Jérusalem et le chandelier à sept branches. Saunière, qui a dilapidé beaucoup d´argent, est alors un homme ruiné, traqué par les agents du Vatican et les membres de diverses sociétés secrètes. Marie, sa fidèle servante et maîtresse, l´aide dans ses recherches. 1917. A la mort de Bérenger, Marie est la seule à connaître l´endroit où se trouve le trésor. Entourée d´ennemis, de faux amis, d´hommes qui feindront de l´aimer pour accéder à la richesse et au pouvoir, elle devra se défendre, seule, jusqu´à sa mort en 1953.

    Dès 1928, Himmler, dans sa soif de puissance, a envoyé ses meilleurs agents dont l´énigmatique Otto Rahn, passionné par le Graal et l´épopée cathare) pour faire parler cette « paysanne irréductible ». Durant l´Occupation, Marie devra sa survie au secret qu´elle détient.

  • Les Cévennes au temps des Camisards.
    Au XVIIIe siècle, dans les Cévennes, les protestants du royaume sont victimes des plus horribles répressions... Dans les montagnes, de Mende à Uzès, d'Alès à Ganges, la révolte gronde. Les camisards entrent en scène. Au milieu de ce déluge de fanatisme et de terreur, Thibaut de Jassueix, en grand seigneur, décide de protéger ses gens, même s'il ne partage pas leur cause. Sa détermination, ressentie comme une trahison par ses pairs, lui vaut les foudres de Versailles. A la Sourde, les deux seigneurs amis, Jassueix et Lavèze, célèbrent l'amour naissant de leurs enfants, Aurèle et Isabeau. Mais à peine les feux sont-ils éteints que l'histoire les précipite tous dans la tourmente. Sur ordre du roi, Thibaut de Jassueix est arrêté et emmuré dans la tour de Constance, sa famille exilée et ses biens confisqués. Aurèle et Isabeau vont tenter, au péril de leur vie et dans la fougue de leur jeunesse, de libérer le prisonnier...

  • Qui a tué ?
    Qui, le 12 juin 1856, a tué cinq personnes au château de Fontfroide ? On les a retrouvées, effondrées, le nez dans leur assiette de daube - une daube relevée d'un cognac mêlé de cyanure, comme l'enquête devait vite le révéler. Il fallait un coupable : on en a trouvé un, vite fait.
    Vingt-deux ans plus tard, un jeune homme, avec toute sa famille adoptive, des Vendéens de la Petite Eglise, arrive sur un domaine proche de Fontfroide pour les vendanges. Au milieu de ces Vendéens trapus, sombres de poil, il surprend : il est blond, élancé, d'une certaine distinction naturelle. Il s'appelle Ange, parce que sa mère, la maîtresse de Fontfroide morte empoisonnée avec les siens en juin 1856, s'appelait Angéline. Mais qui était son père ?
    L'enquête lui sera difficile, plus difficile encore l'élucidation de la ténébreuse affaire du meurtre au cyanure. Comment savoir vraiment dans cette Charente secrète qui vit derrière ses murs et ses porches clos au milieu des vignes ?
    Beaucoup plus, beaucoup mieux que l'histoire d'un crime. Une plongée dans la vie profonde de la province française, il y a un siècle : ténèbres et lumière, rudesse et tendresse...

  • Entre 1900 et 1944, dans les Cévennes, Clémence, femme indomptable, connaîtra deux guerres et choisira de défendre son fils unique, envers et contre tous.

    « Elle se voit là-haut, dans ce paysage halluciné, où les amoncellements de rocs n´abandonnent au paysan que quelques lopins cultivables à grand-peine et de chiches pâtures. La tondue voit, sautant d´un rocher sur l´autre, une fillette maigrichonne en haillons, portant un manche de pioche et secouant dans le soleil sa tignasse d´un roux violent... » Fille de paysans écrasés par la misère, et qu´elle a quittés dès qu´elle a pu, Clémence en a gardé une volonté féroce : ne jamais leur ressembler. Dévalant des cimes sauvages du mont Lozère, son redoutable manche de pioche à la main, cette superbe rousse de vingt ans devient la buraliste de Bouscassel, village huguenot typique de la Cévenne, en 1920. Elle doit s´imposer à ce petit peuple truculent et sarcastique de paysans et de mineurs, puis imposer son fils, l´enfant sans père qu´elle idolâtre. Elle va se faire accepter, apprécier de ces rebelles, jusqu´à devenir une sorte de « figure » de la vallée. Mais l´allégresse du Front populaire ne dure pas, voici venir la guerre d´Espagne, celle de 40, l´Occupation... L´histoire vient bousculer les familles. Des hommes s´introduisent dans l´intimité de cette gaillarde d´apparence glaciale. Nervis, révolutionnaires, Allemands, Josse-le-Flamand, Paco le dinamitero, le capitaine Amadeus Kandler entreront tour à tour dans sa chair et son coeur, mais son fils l´emportera toujours : pour lui elle ira au-delà de l´imaginable.

  • L'univers des filatures lyonnaises du milieu du XIXe siècle...0300Dans La Vallée de la soie, Alexandrine Jourdan découvrait avec émerveillement l'élevage des vers à soie et la vie, plus difficile, des ouvrières de filature. Belle et charismatique, elle rêvait de gravir les échelons de l'échelle sociale. Veuve de Charles Rabanel, mort dans des conditions tragiques, elle décide de quitter les Trois Vallées avec sa petite fille, Marie. C'est une nouvelle vie qui commence alors pour elle. Accueillie par Louis-Xavier Favière, grand propriétaire et marchand dont la famille l'a toujours protégée, elle retrouve également Pierre de Joncourt, l'homme qu'elle a toujours aimé. L'un a soixante ans, l'autre trente ; chacun l'aime à sa façon, et tous deux lui ouvrent les portes d'un monde fabuleux mais sans pitié pour les femmes.Entre les marchands, les commis et les ouvriers, Alexandrine découvre la ville, ses richesses et ses misères, ses beautés et ses horreurs ; et puis les mille métiers de la soierie, dans le quartier de la Fabrique, entre Saône et Rhône, et sur les pentes de la Croix-Rousse, où tournent, par dizaines de milliers, les métiers à tisser Jacquard. Partagée entre son "rêve de soie" et sa nostalgie de la montagne, Alexandrine est entourée d'hommes qui la protègent, la désirent, se servent d'elle et s'affrontent pour elle. Mais Alexandrine n'a pas oublié le bon sens cévenol et la rigueur protestante. Tenace et intelligente, elle n'aura de cesse de gagner son combat... Une peinture sensible et superbement documentée des transformations sociales et économiques du milieu du XIXe siècle, à travers le destin de héros attachants.

  • Le dernier certif

    Michel Jeury

    Chez Michel Jeury, c´est toujours l´entrelacs étroit du réel historique, des désirs et des destins qui nourrit la verve romanesque d´une tendresse et d´un charme si particuliers. Comme dans les deux épisodes précédents, nous retrouvons cette justesse affectueuse et ironique avec laquelle il entraîne ses personnages dans un drame que seules leur rigueur et leur bonté permettent de surmonter.

    0400 Paul Chabert serrait dans sa forte poigne un bouquet opulent, roses et oeillets mêlés, de toutes les couleurs. On lisait sans entraves les pensées de la Suzon sur sa longue figure : « Crénom, que ça doit coûter bonbon, à cette époque de l´année, un bouquet comme ça ! Ah non, ça ne se fait pas chez nous, qu´un parent d´élève apporte des fleurs à la dame... » Et puis, après réflexion, son regard se radoucit : « Bah, on vous excuse puisque vous n´êtes pas du pays. C´est sans doute des coutumes d´Algérie. » Chabert esquissa une inclination du front :
    Mes hommages, Madame.
    Emma prit le bouquet. Elle fut sur le point de s´en débarrasser dans les bras de la Suzon. « Mes hommages, non, il se fiche de moi ! » Elle choisit de bouder son plaisir. Elle aurait apprécié une entrée plus discrète. Toute la commune saurait bientôt que le pied-noir avait offert une gerbe de roses à la maîtresse d´école. Elle ne pourrait plus passer la moindre peccadille à ses enfants, sous peine d´entendre les parents crier d´une seule voix à l´injustice et au favoritisme.
    Croyait-il éblouir par sa richesse la pauvre institutrice de campagne, plus très jeune ? Et dans quel but secret ?
    Bonjour, monsieur.
    Elle appuya sur "monsieur" aussi fort qu´elle put sans dépasser les bornes de la politesse.
    Mais pourquoi toutes ces fleurs ?
    Il répondit sur un ton gêné, maniant le bouquet avec une gaucherie presque comique.
    - Je les ai achetées à Marseille, à un jeune homme de mon pays, qui vient de s´installer sur le port, dans une cahute. À Oran, il avait un magasin deux fois grand comme votre salle de classe... enfin, je veux dire deux fois plus grand !

    Emma rit de son embarras. La Suzon esquissa une sorte de révérence, avant de filer vers la porte à petits pas, en dandinant son maigre derrière. La Suzon, une révérence, on aura tout vu !
    Paul Chabert resta figé et silencieux au milieu du couloir. Emma s´intima l´ordre d´être loyale avec lui. « Ce n´est pas parce qu´il est le premier homme depuis quinze ans à t´offrir des fleurs que tu vas lui faire la tête ! » Elle tendit enfin les mains pour prendre le bouquet. Elle le posa sur la commode du couloir, elle n´avait pas de vase en service, les dernières fleurs des champs étaient mortes et desséchées depuis longtemps. La vérité c´était que l´homme était beau, les fleurs étaient belles, l´attention était belle aussi et, comme une vieille gamine, elle avait envie de pleurer.
    Elle lui prit sa canadienne fourrée pour l´accrocher au portemanteau du couloir, mais ses mains tremblaient, elle lâcha le vêtement et le rattrapa de justesse. Blouson en daim, chemise de velours beige, assortie, il était toujours vêtu chic et cher. Cravate à rayures, bien nouée, pantalon rouille au pli impeccable, qui tombait exactement sur ses souliers en box noir, sans une tache de boue. Elle lui en voulait aussi de sa tenue. Elle s´en voulait à elle-même de n´avoir plus trente ans. Mais il ne devait pas s´en apercevoir. Jamais.

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