• Quelques enfants, Catherine, ses frères et ses soeurs, sont les héros de ce roman. Avec eux, nous voici transportés en Limousin dans les années 1875.
    Leur enfance, lorsque la famille aura été chassée de la ferme qu'elle exploitait, ne sera qu'une longue suite d'épreuves dans les faubourgs de la ville où ils ont trouvé refuge. Et pourtant leur pauvre histoire - la misère chaque jour surmontée, courageusement, patiemment, sans vaine révolte, mais comme avec la prescience d'un avenir moins inhumain -, cette histoire exemplaire, s'auréole d'une lumière de tendresse et de joie qui continue longtemps à rayonner en nous. C'est que ce livre où s'affirme un grand romancier est aussi l'oeuvre d'un véritable poète, d'un homme qui, avec les mots les plus simples, transfigure ce qu'il raconte sans lui enlever rien de sa force ni de sa vérité.
    Lisez la suite de l'histoire de Catherine et de ses amis dans :
    Tome 2: La Fabrique du roi

    Tome 3: Les Drapeaux de la ville

    Tome 4: La Dernière saison

  • Au XIX e siècle. Le jeune Camille part travailler à Lyon avec des maçons itinérants, venus comme lui de la Creuse. Il poursuivra sa route sur les traces de son père, prétendu mort, en quête de vérité sur la double vie et le passé de ce dernier... A seize ans, Camille part sur les chemins, rejoignant d'autres paysans creusois qui s'en vont jusqu'à Lyon pour " limousiner " : user de leurs bras et de leurs forces pour bâtir des édifices. Quittant sa mère, fuyant la misère, Camille marche aux côtés de son oncle, avec en tête la figure absente du père. Son père... Une histoire manquée, fragmentée, mystérieuse... L'ouvrier aux mains d'or mais à la réputation ambiguë a disparu, quatre ans plus tôt, dans la grande crue du Rhône de 1856. Ville en pleine mutation, Lyon se dessine avec de nouvelles perspectives, des façades bourgeoises. Lyon, la ville où s'est abîmé son père. Camille travaille dur : onze heures par jour, à grimper et dévaler des échelles, le panier d'osier rempli à ras bord de mâchefer sur les épaules, à servir les maçons et les tailleurs de pierre. Il apprend bientôt que son père ne serait pas mort, mais " envolé " sur les routes au bras d'une belle Italienne.
    Après avoir reproduit les gestes de son père, c'est " l'autre " vie de ce dernier que Camille va reconstituer dans une itinérance émaillée de rencontres, d'apprentissages, jusqu'à la frontière italienne...
    L'auteur fait revivre l'émigration saisonnière, dite " des maçons de la Creuse ", qui a duré plusieurs siècles et façonné le destin de populations rurales vivant notamment en Limousin.

  • Avec La Fabrique du roi - qui poursuit le cycle du Pain noir mais forme un roman indépendant - l'histoire de Catherine continue. La mère est morte ; le père, accablé par le chagrin, n'est plus qu'un homme brisé. C'est à Catherine, avec ses treize ans, que revient soudain la charge de toute la maison : il faut élever les deux petites soeurs, il faut contraindre le père à vivre, il faut vivre. Dans ce combat contre la misère, Catherine n'est pas seule : il y a son frère Francet et ses amis, Julie, Amélie, Aurélien ; il y a le père Baptiste, le tourneur, qui ouvre devant eux les portes de " La Fabrique du roi " et d'un monde nouveau ; il y a aussi la belle Émilienne qui se dresse sur la route obscure de l'enfant comme un espoir insensé. C'est le temps de l'adolescence : les rires se mêlent aux pleurs, les jeux aux travaux, l'amour naît de l'amitié...
    Il n'est pas possible, ayant rencontré Catherine, de ne point l'aimer et ne pas souhaiter marcher longtemps avec elle sur le chemin de sa vie. Tendre, fière et courageuse, elle est la lumière de cette oeuvre rayonnante qui place son auteur au nombre des grands romanciers d'aujourd'hui.
    Lisez la suite de l'histoire de Catherine et de ses amis dans :
    Tome 3: Les Drapeaux de la ville

    Tome 4: La Dernière saison


  • Le Pain noir, La Fabrique du roi, Les Drapeaux de la ville - les années passent, la vie dans le Limousin de la fin du siècle dernier et du début de celui-ci poursuit son cours. Pour Catherine et les siens sonne la fin de la grande pénitence ; le bonheur, auquel on avait cessé de croire, sourit enfin. Mais aussi l'Histoire a tourné. Dans la grande ville industrielle où tous se sont transportés, un monde nouveau naît chaque jour de l'effort de ceux qui travaillent à éveiller la conscience des pauvres : des drapeaux éclatants surgissent à côté du tricolore dans les rues de la ville. Avec l'année 1900, un immense espoir se lève...
    Sur cette toile de fond ardente et colorée, des figures nouvelles apparaissent auprès de Catherine, d'Aurélien, de Francet et de leurs amis. Sur l'ancien monde immobile, souffle un vent plus vif qui exalte et emporte. Catherine elle-même n'échappe pas à la folie de cette curieuse " Belle Époque ". Chaque volume de ce grand cycle romanesque forme un roman indépendant ; mais, à suivre les héros de G.-E Clancier de livre en livre, on éprouve ce plaisir rare : retrouver des amis très chers et constater qu'ils restent fidèles à eux-mêmes.
    Lisez le dernier tome du grand cycle romanesque de Georges-Emmanuel Clancier dans:
    Tome 4: La Dernière saison.

  • Pour la famille Charron le combat quotidien contre la faim et la misère est terminé, mais d'autres luttes plus terribles menacent les hommes.
    L'aube du XXe siècle n'a pas teu ses promesses de liberté et de justice pour les porcelainiers. 1905: la révolte gronde chez les jeunes syndicalistes et le sang coule sur les pavés de Limoges. 1914: les hommes partent à la guerre pour en revenir mutilés dans leur chair et blessés dans leur âme.
    Il y aura d'autres grèves, d'autres guerres, mais pour Catherine, après la mort d'Aurélien, son compagnon de toujours et son époux, après le départ de Frédéric, devenu le maître des ouvriers, lui le fils de l'ouvrière trop souvent humiliée, après la souffrance et le désenchantement, c'est le temps de la sérénité et des souvenirs...
    L'ultime tome du grand cycle romanesque de Georges-Emmanuel Clancier.

  • Marie, l'orpheline du bois des Loups, est devenue une femme accomplie. En Corrèze, à Aubazine, le village de son enfance, elle mène de front son métier d'institutrice et sa vie de famille. Mais les rancoeurs du passé la rattrapent... Suite de L'Orpheline du bois des Loups.
    Epouse comblée, mère de quatre enfants aimants, institutrice consciencieuse, Marie s'épanouit dans sa vie à Aubazine, le village où elle a grandi. Sa réussite tant privée que professionnelle est incontestable. Pourtant elle n'a pas oublié son enfance difficile, ses jeunes années à l'orphelinat et tous ceux qui lui ont fait du mal. Deux événements vont bouleverser sa tranquillité : la diffusion de lettres diffamantes à l'encontre de son couple et sa rencontre inopinée avec une jeune orpheline, Mélina, font resurgir de douloureux souvenirs... .

  • C'est l'histoire d'une solitude et d'un secret. Joseph, ivrogne invétéré, est un semeur d'embrouilles notoire dans son village de Corrèze. Personne ne connaît le secret qui l'a contraint à quitter sa fiancée Margot. Son amitié avec le petit Alexandre saura peut-être panser ses plaies... Un roman dédié aux humbles et aux oubliés. Il chantait bien, Joseph, tout le monde s'en souvient à Beaulieu-sur-Vézère. Et il avait fière allure au bras de sa promise Margot. Pourtant, un jour, soudainement, il s'est volatilisé et a parcouru toutes les mers du monde. Des décennies plus tard, il revient au village, en vieux loup de mer que rien n'a assagi ou presque. Seule son affection pour Alexandre, enfant désemparé après la séparation de ses parents, trouve une place dans son coeur fatigué. Exproprié de la Messonière, sa vieille demeure délabrée, Joseph se lance dans un projet pharaonique. Un peu pour clouer le bec à certains villageois, un peu pour épater Alexandre et surtout pour éblouir Margot qu'il n'a jamais oubliée. Car Joseph, le m'as-tu-vu, cache un secret qui a miné toute sa vie...

  • Début des années 1900, en Corrèze. Vie et renaissance d'une auberge tenue de main de maître par Maxence... jusqu'à ce que sa talentueuse épouse s'en mêle !L'auberge des Diligences est une étape gourmande très appréciée du pays de Meyssenac. Maxence et Ameline y reçoivent leurs hôtes avec une table qui fait honneur au goût local. Mais le caractère ombrageux de Maxence, qui règne seul dans sa cuisine, crée des tensions dans le couple. Les petits Savin et Faustine en souffrent. Un jour, Ameline doit remplacer au pied levé son mari pour préparer un fastueux banquet, et mitonne un plat si délicieux que tout le pays accourt bientôt pour le déguster. Même le président de la République, Raymond Poincaré, se rend incognito à l'auberge pour déguster le fameux soufflé aux cailles truffées ! Une page se tourne : Maxence voit sa suprématie vaciller et le monde changer autour de lui. Ses enfants vont fuguer dans les bois, au village le progrès arrive avec l'installation du tramway, chantier mis en route par un bel ingénieur logeant à l'auberge. Et amoureux d'Ameline...

  • La quête bouleversante de deux femmes liées, chacune, au souvenir d'Hélène, une enfant cachée pendant l'Occupation, dans la Creuse. Un beau roman à deux voix sur le devoir de mémoire, les chemins de résilience, et le portrait d'une Juste.Années 1980 : après une vie dédiée aux autres, Blanche coule une retraite paisible à Draguignan
    quand, un jour, une inconnue frappe à sa porte. Et le passé avec elle.
    Elle s'appelle Pauline, la vingtaine à la dérive, elle souffre de ne rien savoir de l'histoire de sa
    mère, Hélène, qui vient de mourir. Blanche, elle, la connaît, cette histoire, c'est aussi la sienne :
    en 1942, elle a sauvé la petite orpheline juive du camp de Rivesaltes, et de la menace nazie.
    Elle a pu exfiltrer sa protégée et d'autres enfants dans une communauté de la Creuse. Au prix de
    mille dangers.
    Pauline part avec Blanche dans un pèlerinage sur les traces de sa mère. Ce retour aux sources
    jalonné de rencontres saura-t-il réconcilier la jeune femme avec l'absente ? Pour Blanche, il ravive le souvenir bouleversant d'une passion secrète...
    Un beau roman à deux voix sur la transmission d'une mémoire, et le portrait d'une Juste.

  • Ce livre apparaîtra aujourd'hui, pour les centaines de milliers de lecteurs des Grives aux loups et des Palombes ne passeront plus, comme le livre de l'amitié qui s'est tissée entre l'auteur et ses lecteurs. Claude Michelet y raconte son enfance, à Brive, dans une famille provinciale, bourgeoise et bien-pensante: rien de plus banal, avant 1940. Mais voici la défaite, le déferlement de l'exode et, pour Edmond Michelet, la Résistance, l'arrestation, la déportation, enfin la nomination comme ministre des Armées! Toute la famille quitte Brive et se retrouve à Paris dans d'immenses appartements qui donnent sur la place de la Concorde. Une nouvelle vie commence. Mais les écoles parisiennes ne lui font pas oublier les bois de la Corrèze; en vérité, il étouffe à Paris: à quatorze ans, il décide qu'il sera agriculteur. On connaît la suite - et comment le petit dernier de la famille est devenu écrivain et célèbre...

  • La Grande Guerre, la peur et la réalité... avec les mots les plus simples et l'humanité de Claude Michelet.
    Mercredi 20 décembre 1916, 22 heures. Jean est de garde dans la boue de sa tranchée, il sera relevé à minuit. Marthe, dans leur ferme près de Brive, tricote en attendant minuit: elle sait qu'elle ne pourra s'endormir avant... Voici 872 jours que Jean est parti pour la guerre; 872 jours qu'elle est seule à tenir l'exploitation et que l'angoisse l'étreint. Ils sont là, à sept cents kilomètres l'un de l'autre, dans cette nuit d'hiver, et c'est comme s'ils se parlaient. Autour d'eux vivent d'autres personnages ? ici, les copains exténués et pouilleux; là, les enfants, la belle-mère, les gens du village. La vie dans sa rudesse, dans l'obsession de la mort ? la peur. Il était minuit et cinq minutes et l'on entendait arriver les gars de la relève quand un tir de mortier se déclencha sur la tranchée des Revenants...Pour aborder cette part tragique de notre Histoire, devenu mythe et légende, Claude Michelet a pris le parti de la sobriété, comme dans une tragédie classique. Durée: deux heures; décors: une tranchée et une salle de ferme; personnages: une femme, un homme. On est, alternativement, avec l'un et avec l'autre. La guerre, avec toutes ses horreurs; la ferme, avec tous ses travaux. Ici comme là, il n'y a pas à discuter: il faut agir ? et Marthe est ici l'exemple de toutes ces femmes qui, presque seules, ont fait vivre la terre.

  • En 1935, une institutrice, en butte aux autorités bien-pensantes, se lance le défi de faire obtenir à tous ses élèves, petits paysans corréziens leur certificat d'études. Le roman d'une vocation et d'un combat jamais perdu d'avance.Le 1er octobre 1935, Augusta Maupain vient occuper son premier poste d'institutrice auprès de petits paysans corréziens. Avec, chevillés au corps, un enthousiasme, une exigence, une modernité d'action qui surprennent. Pour ne pas dire agacent. Car monsieur le maire et le curé du village souhaitent demeurer les respectables garants de l'ordre et de l'autorité.
    Alors que pointe l'avènement au pouvoir du Front populaire, les tensions se nouent autour d'Augusta dans le petit village de Chèvreroche où les traditions perdurent...
    Le roman émouvant d'une vocation et d'un combat jamais perdu d'avance.

  • L'agriculture, pour Claude Michelet, c'est un choix. Tout jeune, il s'est attaché à ce petit domaine proche de Brive, exploité par un domestique, où la famille passe les vacances : la terre de Marcillac. À douze ans, il décide qu'il sera paysan. Son père, Edmond Michelet, ne s'oppose pas à ce qui semble être une vocation. À l'école d'agriculture de Lancosme-en-Brenne, Claude apprend qu'il existe d'autres méthodes de culture que celles que l'on pratiquait alors dans la basse Corrèze. En 1960, il s'installe à Marcillac, dix-neuf hectares cinquantes ares de terres usées en friches, cinq vaches et une génisse, c'est toute sa richesse. Il se met à l'ouvrage.
    Ici, très simplement, il dit ce que furent ces années de reconquête : ses travaux et ses peines, ses réussites et ses échecs, ses bonheurs et ses déboires. Parlant de lui et des siens, de sa terre et de ses bêtes, il exprime l'inquiétude de centaines de milliers de petits exploitants désorientés par les décisions souvent contradictoires venues d'en haut et de très loin, qui craignent l'avenir et parfois se révoltent. Ces hommes-là se reconnaîtront dans ses propos. Les autres, les citadins, y découvriront une réalité qu'ils ignorent. Et chacun prendra conscience, à travers les pages de ce livre passionné, qu'une partie de la plus haute importance se joue dans les milliers d'exploitations qui jalonnent la France : la survie d'une civilisation à visage humain.

  • Dans l'esprit de Clochemerle, un tableau réjouissant de la France profonde.
    1903. L'électricité se répand dans les campagnes. Valentin Lescure, maire de Cornemule, gros bourg corrézien, sème la panique lorsqu'il proclame fièrement : "Je vais être celui qui fait briller le soleil à minuit !" Jusqu'à présent, les huit cents habitants de Cornemule ne s'éclairaient qu'à la chandelle et à la lampe à pétrole, et s'en trouvaient fort bien. Or voici que le maire, à l'approche des élections municipales, fait cette déclaration. Et déjà un barrage et une usine sont projetés. Émotion ! Les vaches vont crever, les hommes perdre leur virilité... L'ancien maire, Me Béranger, prend la tête de la révolte, soutenu par tous les agriculteurs et le fabricant de chandelles du village.C'est alors qu'un beau soir, la place s'éclaire, et ce que l'on ne voyait pas dans l'obscurité se révèle: presque chaque nuit, l'un ou l'autre des notables du bourg rend visite à Joséphine, la très belle buraliste. Scandale ! Et tandis que la campagne électorale attise les passions, un mal mystérieux se répand...

  • Après "La Belle Rochelaise" (Prix des Libraires 1998),Jean-Guy Soumy continue de nous étonner par la richesse de ses intrigues, par la fougue de ses personnages.
    Aiguemont est un immense domaine au coeur du Limousin, entre Limoges et Uzerche. Sur lequel règne ? c'est dans les années 1873-1878 ? un grand notable, Pierre Sérilhac, homme à la fois débonnaire et autoritaire. Il y a trente ans, il a épousé (coup de foudre réciproque) une très belle et très fine jeune fille noble du Béarn: Clara, qui illumine l'austère château d'Aiguemont de son charme et de son intelligence. Ils ont eu trois enfants: François, Mathilde et Arnaud. François est raisonnable (c'est à lui que reviendra le domaine), Mathilde est raisonnable et passionnée, Arnaud est déraisonnable. C'est par lui que le désordre et le malheur entrent dans la famille. Dans la région comme à Paris, il fait mille folies, s'abandonne à tous les excès ? il est poète aussi (il y a, clairement, du Rimbaud en lui). Il subjugue sa mère, sa soeur, et même son père. Jusqu'au jour où, parce qu'il en a vraiment trop fait, celui-ci le chasse; Clara, atteinte dans sa chair, s'enfuit dans la nuit: on la retrouvera morte, mordue par un aspic, tout près d'un pavillon de chasse où Pierre et elle avaient connu le bonheur. Désespéré, se tenant pour responsable de sa mort, Pierre Sérilhac s'enferme dans le pavillon isolé, près de la tombe de Clara. Il abandonne la gestion du domaine à François. Dans le même temps se construit la ligne de chemin de fer du P.O. (Paris-Orléans), qui atteint les terres d'Aiguemont. Nul ne peut s'opposer à sa progression: les intérêts en cause sont considérables. Pierre Sérilhac s'y est résigné. Mais il y a deux lieux qu'il veut voir préserver: usant de son entregent, il obtient que la Roche Sauvagnat ne soit pas coupée par une large tranchée, mais il ne peut empêcher qu'un viaduc ne frôle pas la tombe de Clara. L'ingénieur Paul Nordling, maître absolu sur le chantier, s'irrite fort des obstacles que Pierre Sérilhac dresse devant lui. Si François favorise le grand projet, Mathilde, par fidélité à son père, par orgueil, défie l'ingénieur. Et c'est ainsi que ces deux êtres de grand caractère et de passion se découvrent, et que l'amour naît entre eux ? amour tumultueux, violent. Les travaux avançant, les piles d'un pont commencent à s'élever tout près de la tombe de Clara. Et l'on met au jour les traces d'une voie romaine devenue l'un des chemins de pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle, et la route même qui menait, en Béarn, aux terres d'origine de Clara. Alors, Pierre Sérilhac, las et désespéré, part sur cette route, seul...

  • "Une orange, je n'avais jamais espéré en trouver une, comme tombée de la hotte du Père Noël ou de ses grandes mains de vieillard. Et voilà que Cécile vient de déposer devant moi ce don merveilleux. Mon orange. Mon fruit de soleil et de givre."
    À la fin de l'été 1913, Cécile Brunie, toute jeune institutrice, arrive à Saint-Roch pour y prendre possession de son poste. Dans ce petit village de la basse Corrèze où le curé fait seul la loi et où prospère une école catholique, elle est accueillie comme le diable en personne. Nul doute que, comme ses prédécesseurs, elle ne puisse tenir que quelques mois devant le redoutable abbé Brissaud qui, chaque dimanche, tonne contre l'école sans Dieu et ses suppôts. Mais Cécile fait front, résiste aux injures, aux provocations, aux calomnies et, peu à peu, gagne la confiance du village et voit se peupler son école.
    Une histoire bouleversante, adaptée au cinéma en 1996.

  • À travers les onze nouvelles réunies dans ce recueil, on redécouvre avec bonheur les thèmes majeurs de l'oeuvre de Claude Michelet.
    Claude Michelet revient ici sur son goût irrésistible de l'enfance, capital dans la formation de sa sensibilité et de tout ce qui fera de lui l'homme et l'écrivain qu'il est devenu. Il romance le souvenir de ses cavalcades étourdissantes dans la campagne corrézienne et du rude apprentissage des choses et des gens auquel il a dû s'atteler dans ses années de jeunesse (" Il était une fois dans la vallée ", " Farouche ") ; il redit son respect profond du travail des hommes, son admiration devant leur courage, devant leurs faiblesses si touchantes et leur noblesse ordinaire (c'est particulièrement sensible dans la belle histoire du Joug amoureusement et patiemment sculpté au début du XXe siècle, et qui finira en élément de décoration d'une résidence secondaire au début du XXIe) ; il revient sur le poids accablant de l'Histoire (" Angelina et José ") qui a durement forgé le siècle qui vient de finir ; et il n'oublie pas la force de l'imaginaire et la capacité des hommes à éclater de rire (" La légende de la pomme ") quand ils sont à bout de ressources. Dans toutes ces nouvelles si différentes d'inspiration et de ton, on retrouve les deux moteurs qui font bouger, vivre et créer Claude Michelet depuis tant d'années : la colère et la tendresse !

  • Lorsqu'on les rattrapa, très loin de la ferme et du village, ils assurèrent qu'ils étaient partis à la chasse aux papillons, qu'ils s'étaient égarés, que... On avait eu si peur qu'on fit mine de les croire. La chasse aux papillons, au fin fond de la Corrèze, au printemps de 1944, quand des détachements allemands parcouraient les routes ?...C'était Claude, douze ans, qui avait pris la décision : "On va chercher papa", et Tilou, son petit frère, avait dû le suivre, en renâclant. Il fallait aller chercher papa, depuis quatre ans prisonnier en Allemagne, parce que maman, jusqu'alors si "sérieuse" faisait des bêtises : Claude l'avait surprise avec un jeune homme dans une vieille grange sur la route de Brissac. Elle trahissait un père dont l'enfant avait fait un héros. Alors, armé d'une boussole, traînant Tilou, il était parti vers le nord-est, vers quelque incertaine Poméranie... Autour de la ferme du Tilleul, autour du bourg de Brissac, c'est un tableau vivant de la société rurale au temps de l'Occupation que trace Gilbert Bordes. Ici, on ne voyait guère les Allemands, à peine plus les "maquis" : on était hors de l'Histoire. Mais l'absence des hommes, prisonniers dans une lointaine Allemagne, avait fait un déséquilibre dans ce monde figé. D'où des drames, des rêves, des folies.
    Avec la générosité qu'on lui connaît, Gilbert Bordes ne juge pas : il raconte une histoire. Avec une femme vraie, des gamins bouleversants sur une terre et sous un ciel pleins de mystères et de merveilles.

  • Sur le plateau du Causse Méjean, la querelle et les rivalités entre un éleveur de moutons et un propriétaire foncier divisent un village et mettent en péril tout un patrimoine écologique rare.Richard Combelle, homme au passé trouble, consacre sa fortune au boisement irraisonné du Méjean. Le pin noir, vorace en diable, essaime à tout-va et détruit un précieux écosystème. Patcha, en guerre contre le propriétaire forestier, pousse son troupeau de moutons à dévorer les jeunes résineux pour reconquérir son espace vital.
    Cette rivalité passionne un journaliste installé sur le causse Méjean, où vit une communauté bigarrée et marginale. Peu à peu, les passions s'exacerbent dans le village de Rougerol... jusqu'au drame inéluctable.
    Au coeur d'un paysage sauvage de lande et de steppe se joue le destin d'êtres partagés entre la sauvegarde d'un patrimoine ancestral et l'égoïsme cupide.

  • Le premier grand roman de Claude Michelet, chantre de la terre et des hommes qui la portent.Jean Bordare est de cette race, sèche, noueuse, nerveuse, cette race qui est attachée à la terre depuis des siècles et qui se transmet, de génération en génération, le goût du travail, et l'amour presque charnel pour les quelques hectares qu'elle cultive...
    Mais on entend déjà, non loin de la vallée des Aulnes, le ronflement des bulldozers. Certains, dit-on, viendraient chercher de l'uranium, d'autres, investir bientôt dans de futures habitations... En ces années 1960, au nom du progrès, le paysage rural va définitivement changer.
    Dans la vallée, Bordare est le seul paysan à ne pas vouloir vendre ses terres, même à prix d'or.
    Il est seul contre tous pour que sa terre demeure...

  • En 1935, le roman de Claire qui a l'audace d'assumer, seule, sa maternité. Seule, elle doit faire des choix seule, elle doit conquérir son émancipation. Trois hommes, autour d'elle, seront tout à la fois les obstacles et les révélateurs de son courageux parcours de femme.Ce désir d'enfant, Claire Goussaud le porte en elle intensément. La vie bourgeoise qu'elle mène à Paris auprès de son mari, Pierre, banquier, ne lui suffit plus. Car il y a ce fossé, irréversible, entre eux : lui refuse d'être père. A vingt-six ans, n'est-il pas temps de vivre enfin pour elle-même ? Faisant fi des préjugés de son époque, de son milieu, Claire quitte le domicile conjugal. Et se découvre enceinte de Pierre. C'est auprès d'une vieille tante, Léontine, qui a su elle aussi faire montre de courage en son temps, qu'elle se réfugie, près de Brive. Là, Claire donne libre cours à sa passion du dessin, en créant du mobilier et de la mode pour enfants. Au village, on se gausse, on ricane, on jase ; certains hommes aimeraient bien profiter de son apparente vulnérabilité... Le hasard lui fait rencontrer Antoine, ferronnier au charme troublant, avec lequel elle tisse une étrange relation. Une chance pour Claire ? L'homme la déroute : sa prévenance parfois trop possessive et ce voile opaque sur son passé...
    Alors, en dépit des obstacles et des doutes, il est temps pour Claire de suivre le chemin qu'avait ouvert Léontine avant elle : celui de la liberté.

  • Sous la plume généreuse de Gilbert Bordes, voici l'histoire exemplaire de Cyprien Mallorie, l'homme qui voulait mourir libre.
    Toute sa vie, Cyprien Mallorie a été un homme libre : menuisier ébéniste dans une commune proche de Tulle, esprit singulier, cabochard, il ne s'en est jamais laissé imposer par personne. Mais il y a quelques mois, sa femme est morte, et le voici seul dans un village presque désert. Il a plus de quatre-vingts ans et des crises d'angine de poitrine le terrassent. Cependant, obstinément, farouchement, il refuse l'idée même d'entrer dans une maison de retraite, malgré l'insistance de ses enfants : ce serait s'arracher à son atelier, à ses amis, à son jeune copain Olivier, un gamin de sept ans à qui il apprend à lire le ciel, la terre et l'eau. Ce serait s'arracher à ses souvenirs, à ses amours enfuies, à sa vie. Il devra bien, un jour, y consentir, mais ce sera pour, très vite, se révolter, s'enfuir dans une prison dorée. Tout un hiver, tout un printemps, de plus en plus faible mais toujours aussi fier, il fait front, avec la seule affection d'Olivier qu'un destin semblable au sien (la pension) menace. Il est sur le point d'accepter le sort que ses enfants et la société lui destinent, lorsque le rejoint Caroline, sa petite-fille, qu'animent les mêmes passions que lui...
    Superbe personnage pour un roman de vérité. Grand et terrible sujet auquel presque toutes les familles, un jour ou l'autre, se trouvent confrontées.La Nuit des hulottes a reçu le prix RTL/Grand Public en 1992.
    Prix RTL/Grand Public en 1992

  • Un kibboutz en correze Nouv.

    Une expérience communautaire unique en France créée avec le soutien du baron de Rothschild : de jeunes Allemands, juifs, communistes intellectuels, fuyant l'arrivée d'Hitler au pouvoir vivent en autarcie dans un kibboutz, au coeur d'un petit village corrézien. Un grand roman sur l'élan d'une jeunesse solidaire et engagée. D'après des faits historiques réels.
    Pour eux, ce petit village près de Brive est comme un bout de terre promise. Ils s'appellent Yohann, Magda, Haïm, Sarah... Ces jeunes Allemands, juifs, communistes, ont fui l'arrivée de Hitler au pouvoir. Après leur apprentissage à la ferme-école, ils partiront pour la Palestine. Tous ont le coeur à l'ouvrage, un enthousiasme à toute épreuve, mais en ces lieux marqués par la Première Guerre, l'accueil est pour le moins glacial.
    Peu à peu, par leurs efforts conjugués, par leur bonne éducation, ils gagnent la sympathie des habitants. Seul le sous-préfet de Brive, fasciste dans l'âme, s'est juré de fermer le kibboutz. Et plus encore depuis que son fils Frédéric fréquente la jolie Sarah...
    Un grand roman sur l'élan d'une jeunesse solidaire et engagée.
    D'après des faits historiques au coeur du village de Nazareth, en Corrèze.

  • Une histoire telle que Gilbert Bordes aime en raconter, telle que ses lecteurs aiment en lire. Un moment d'émotion et de bonheur...
    Mathieu a douze ans. Il n'est pas franchement beau: grandes oreilles, bouille ronde, gros yeux. Un sale môme de paysan, cancre et chapardeur. "On n'en fera jamais rien", se lamente sa grand-mère. Arrive dans le village une gamine de son âge, Marion: elle est leucémique et vient là pour reprendre des couleurs. Pour lui faire plaisir, Mathieu vole des bonbons, puis un stylo en or, puis un collier, et va jusqu'à dérober dans l'église le ciboire et des hosties consacrées. Émoi, scandale. Cinq années dans un centre d'éducation surveillée, et Mathieu est libre. Il n'a cessé de penser à Marion; il la retrouve. La leucémie connaît des phases de rémission, puis regagne du terrain... De près ou de loin, Mathieu veille toujours sur son amie, même si l'un et l'autre mènent une vie indépendante et tourmentée. Il finit par la retrouver à l'hôpital de Villejuif où elle suit un ultime traitement. Et c'est là que, à force d'attention et de tendresse, il parviendra à l'arracher à la mort, dans le temps même où elle l'aura ramené à une vie enfin apaisée.

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