Arts de l'image

  • Depuis Hara-Kiri, nous savons que l'humour est une machine de guerre.
    Celle du Splendid aura fait son nid dans tous les salons à grands coups de VHS usées jusqu'à la corde, de rediffusions télé annuelles et de bons mots répétés tels des mantras, des mots de passe, dans les bouches de toute une génération de France et de Navarre.
    De cette machine-là, il était grand temps de démonter les rouages, de déplier la carte, d'exposer le plan et de dénoncer toutes les petites trahisons qui font secrètement depuis maintenant quarante ans nos grands malheurs.
    Structurant son enquête par l'exploration successive de quatre grandes stations psycho-géographiques - le chantier, le caveau, l'arène et le congrès -, il raconte l'ascension de cette petite troupe issue de la bourgeoisie de Neuilly-sur-Seine qui se sera dès l'origine pensée comme une entreprise.
    Avant-garde d'une révolution conservatrice de l'humour issue du coeur même des terribles années 80 et dont nous subissons encore les effets comme les avatars, le Splendid n'aura eu de cesse de prospérer en faisant des classes moyennes ses complices et des pauvres comme de tous les exclus la cible de leurs moqueries.
    Avec lui, jamais la zone grise de l'humour, ce tropique introuvable qui rend le rire méchant tout en prétendant l'absoudre par avance de toute critique, n'aura poussé si loin ses limites.
    C'est ce que ce livre tente de démolir pour la première fois.

    Warren Lambert a étudié la pratique et l'esthétique du cinéma à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Il a participé à diverses revues en ligne (Le Fric Frac Club, Sédition, Débordements ou le blog des Éditions du Feu Sacré), ainsi qu'aux revues papier Hippocampe et La Septième Obsession. Tropique du Splendid est son premier essai.

  • OEuvre unique, Le Prisonnier occupe une place à part dans le monde des séries télévisées. Cette histoire d´un agent secret britannique, enfermé dans un village en forme de prison à ciel ouvert, a suscité une littérature riche, abondante, voire érudite, depuis la première diffusion de l´oeuvre en septembre 1967. Au fil du temps, la série, qui ne comporte pourtant que 17 épisodes et que l´on doit au talent et à la détermination de Patrick McGoohan, s´est transformée en un objet culte, avec ses passionnés et ses exégètes : influencée par son temps - la fin des années 1960 -, elle porte en elle une dimension prophétique qui, quarante-cinq ans après son apparition, conserve toute sa pertinence et son actualité. Elle continue de nous interroger sur la place de l´individu dans le monde : appel à la résistance contre le conformisme grandissant, Le Prisonnier constitue un plaidoyer en faveur de la liberté individuelle et une interrogation sur notre identité.

     

  • Jacques Weber, monument du théâtre français, est un artiste, un poète qui a " horreur du réel ". Il revient ici, avec sincérité et générosité, sur son enfance, ses choix de comédien, ses engagements et son rêve d'être rebelle.
    Toute sa vie, Jacques Weber, monument du théâtre français, s'est rêvé en rebelle ! Ses grands coups de gueule à la télévision ou sur les scènes de théâtre en témoignent. Tout comme son refus de rentrer à la Comédie-Française en sortant du Conservatoire, ou lorsqu'il enfonce les portes pour monter des pièces du répertoire et en faire des films pour la télévision.
    Mais Jacques Weber est aussi et surtout un poète qui a " horreur du réel ", qui n'aime rien tant que flâner dans la nature et s'interroger sur ses convictions.
    Avec la sincérité et la générosité qui le caractérisent, il revient ici sur ses choix de comédien, mais aussi de directeur de théâtre. Il plonge avec simplicité dans l'enfance, se remémore Gérard Philipe, l'homme du théâtre populaire, et le général de Gaulle, l'homme qui a dit NON, des figures qui ont marqué ses premiers pas dans la vie. Il commente enfin les grands textes qui bousculent et tissent son existence, et raconte avec humilité ses engagements et ce rêve, toujours, d'être un rebelle.
    Prix d'excellence du Conservatoire national, Jacques Weber mène depuis les années 1970 une riche carrière au théâtre où il interprète les plus grands rôles du répertoire dont l'inoubliable Cyrano de Bergerac mis en scène par Jérôme Savary. Pendant vingt ans, il est aussi directeur de théâtre à Lyon puis à Nice, ce qui ne l'empêche pas de très belles incursions au cinéma avec entre autres ce rôle du duc de Guiche dans le Cyrano de Jean-Paul Rappenau qui lui vaudra un César. À la télévision, il prête sa solide carrure à des personnages hauts en couleurs, le comte de Monte-Cristo, Bel Ami ou Ruy Blas, qu'il met aussi en scène. Enfin, plus récemment, il incarne Joseph Wresinski, fondateur du mouvement ATD Quart Monde, dans un film réalisé par Caroline Glorion.
    Caroline Glorion est réalisatrice et auteur.

  • C'est au cimetière du Père-Lachaise, un jour qu'il s'y trouvait pour accompagner son ami Serge dans son dernier voyage, que Jacques Weber a vécu ces heures lentes, lourdes. Elles auraient dû l'accabler, l'anéantir. Elles ont renforcé son goût de vivre, son insatiable appétit des autres. Au fond de lui-même, il a réagi à la manière tonique d'un Léo Ferré : " Tu meurs, moi pas ! " Un autre jour, deux années plus tard, Jacques Weber a éprouvé l'envie irrésistible de donner une deuxième vie à Serge, en jetant tout sur le papier : leur rencontre imprévisible et extravagante, leurs amis, leurs amours, leurs chagrins, leurs joies.
    En racontant Serge, Jacques se raconte aussi, un peu, pas trop, juste pour qu'on comprenne bien de quoi s'est nourrie leur vie d'artistes, leur existence d'humains : d'émotions et de découvertes, de coups de coeur et de partages, de coups de gueule sans retenue et de silences pudiques. En faisant revivre Serge, Jacques met aussi en lumière, pour " quelques secondes d'éternité ", Marie, Nathalie, John, Luc, Sandrine et d'autres, tous siens, tous leurs. Si des noms connus surgissent (Pierre Brasseur, Michel Simon, Simone Signoret...), c'est qu'ils ont leur place affectueuse et irremplaçable dans la vie de Serge et de Jacques, simplement, sans plus.
    Des petits coins de paradis est un récit émouvant et magnifiquement écrit. Une sorte d'Ulysse au pays des merveilles. Une déclaration d'amour passionnée à la vie.

  • Le Ruisseau des Singes est un endroit magnifique situé dans une vallée au milieu de la montagne, près de Blida, en Algérie. " Des centaines de petits singes adorables vivent dans cet endroit et viennent à la rencontre des visiteurs? C'était pour nous un véritable paradis. " Si le comédien a choisi d'intituler ainsi le récit de sa vie, c'est parce qu'avant d'accéder à cet éden, il lui fallait parcourir des kilomètres en voiture avec ses parents, voyage pendant lequel le petit Jean-Claude était horriblement malade. Il n'a jamais oublié ces expéditions et ce souvenir est devenu, en quelque sorte, la métaphore de sa vie : " Savoir surmonter les obstacles pour accéder à un bonheur simple fait de lumière et de douceur. " D'autant que son père, militaire de carrière, s'opposa longtemps à la vocation du comédien et lui répéta tout au long de son enfance : " Quand tu seras grand, que tu auras fini tes études, tu feras ce que tu voudras. Et même le singe, si tu veux ! " Tout au long de ce récit ponctué d'anecdotes de tournages et de souvenirs personnels, Jean-Claude Brialy raconte quarante-cinq ans de sa vie de comédien. Adolescent, il rêve de Louis Jouvet, Danielle Darrieux, Pierre Fresnay, Jean Gabin ou Michel Simon et des grandes figures du cinéma d'avant-guerre et du music-hall. Il les rencontrera et jouera avec la plupart d'entre elles. Mais, à vingt ans, son destin croise celui de Chabrol, Truffaut, Godard, Rohmer et, avec eux, il devient l'acteur fétiche de la Nouvelle Vague. Jean-Claude Brialy parle de sa rencontre avec Jean Gabin, Jean Marais, de son admiration et de sa fidélité à Jean Cocteau. Il confie ses passions pour Arletty, Marie Bell, Marlène Dietrich, Romy Schneider ou Françoise Dorléac. Et puis, au milieu de ses amis comédiens, passent des silhouettes immenses : celles d'Édith Piaf, de Joséphine Baker dont il fut, jusqu'au bout, l'ami fidèle, et celles plus furtives de Maria Callas ou de Jacques Brel, avec qui il vécut des moments uniques et privilégiés. Et, bien sûr, le Commandeur, Sacha Guitry, dont Jean-Claude Brialy joua et mit en scène tant de pièces.Tour à tour drôle et émouvant, Jean-Claude Brialy nous fait découvrir, avec des anecdotes personnelles, d'autres facettes d'un monde que nous avions pourtant l'impression de bien connaître.

  • La première biographie complète de l'acteur vedette de la saga "Twilight", Robert Pattinson, la star des ados lecteurs de Stéphanie Meyer.Le nom de Robert Pattinson est depuis quelques mois sur toutes les bouches des adolescentes, ses posters ornent leurs chambres par dizaines. Leonardo Di Caprio à la sortie deTitanic avait fait un "tabac", Robert provoque un véritable tsunami dans le coeur des jeunes filles (et parfois des moins jeunes).Cet acteur de 23 ans a incarné au cinéma les deux personnages romantiques les plus fameux de la littérature fantastique contemporaine dans leurs adaptations cinématographiques : Harry Potter et la coupe de feu, où Robert Pattinson interprète un ami d'Harry qui meurt de la main même de Voldemort ; une  fin tragique et romantique par excellence.  Twilight.Ce dernier rôle est une consécration. L'enfant qui rêvait de faire du théâtre est devenue en quelques semaines une star de cinéma. Virginia Blackburn nous raconte, étape par étape, la vie d'un des talents les plus prometteurs du cinéma américain. Interviews, confessions de ses proches, cahier photos de 16 pages : le meilleur de Pattinson est réuni dans cette biographie unique en son genre. Les fans vont se l'arracher !

  • Annie Girardot, l'actrice française la plus aimée des Française, vient de nous quitter le 27 février 2011..La biographie d'Agnès Grossman retrace pour la première fois la la vie dramatique et bouleversante d'une immense comédienne.En 1996, Annie Girardot a reçu le César du meilleur second rôle féminin pour sa prestation dansLes Misérablesde Claude Lelouch. Quand elle est venue chercher son prix, elle n'a pu retenir son chagrin, l'émotion était trop forte, des larmes plein les yeux, elle s'est adressée à l'assistance : "Cela fait tellement longtemps... Je ne sais pas si j'ai manqué au cinéma français, mais à moi le cinéma français a manqué, follement, éperdument, douloureusement..." La star déchue et oubliée retrouvait sa couronne, mais pour un second rôle, elle qui en avait tellement joué de premiers :Rocco et ses frères, Mourir d'aimer, Les Novices,  L'Amour en question,Vivre pour vivre, La Clef sous la porte, Docteur Françoise Gailland (César du meilleur premier rôle féminin),Tendre Poulet, Partir Revenir...Ce soir là, Annie Girardot a une nouvelle fois démontré qu'elle était une grande actrice mais aussi une femme qui n'a pas peur de dire les choses ni de se montrer défaite. Elevée sans père (elle ne l'a jamais connu) dans un orphelinat par une mère sage-femme, elle évolue dans un monde où les enfants sont abandonnés et les femmes seules. Sa mère décide très tôt qu'Annie sera comédienne, croyant fermement à la prophétie d'une cartomancienne. En 1949, Annie s'inscrit au conservatoire. Elle est reçue brillamment à la Comédie Française quelques années plus tard. Condamnée à des rôles de soubrettes, elle part pour tenter sa chance au cinéma, ses rencontres avec Jean Cocteau puis Visconti sont déterminantes. En 1960,Rocco et ses frèresannonce le début d'une grande carrière.Véritable incarnation de la femme libérée des années 70, Annie Girardot a subi, paradoxalement, toute sa vie durant, la violence des hommes qu'elle a aimé. Elle qui excellait dans les rôles comiques a vécu une tragédie permanente, jusqu'à finir ses jours en ayant perdu tous ces souvenirs, les bons comme les mauvais.Agnès Grossmann, avec simplicité et émotion, nous entraîne à la découverte d'une femme hors du commun, attachante et surtout profondément humaine.

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