12-21

  • Vérone, XVIesiècle. Les deux plus puissantes familles de la ville, les Capulet et les Montague, se vouent une haine éternelle. Mais, lors d'un bal, le jeune Roméo Montague croise la belle Juliette Capulet : ils tombent éperdument amoureux dès le premier regard. Alors, malgré la guerre qui déchire les deux clans, Roméo et Juliette décident de vivre cet amour, quoi qu'il advienne...
    Chef-d'oeuvre parmi les plus joués au monde, Roméo et Juliette est une brûlante tragédie dans laquelle deux amants tentent de vaincre la haine qui oppose leurs familles. Cette oeuvre magistrale du célèbre dramaturge anglais a inspiré une multitude de films, d'opéras et de comédies musicales, mais c'est dans le texte même qu'il faut découvrir toute la puissance shakespearienne.

  • Phèdre

    Jean Racine

    Hippolyte, fils de Thésée et d'une Amazone, annonce à un ami son intention de quitter la ville de Trézène pour fuir son amour pour Aricie, héritière d'un clan ennemi de Thésée. Phèdre, épouse de Thésée, avoue àOEnone la passion qu'elle ressent pour son beau-fils Hippolyte. Une triste nouvelle parvient alors au palais : Thésée aurait trouvé la mort.

    Aricie confie à sa servante qu'elle est amoureuse d'Hippolyte ; celui-ci arrive et lui ouvre son coeur. Phèdre vient voir Hippolyte afin de défendre les droits de son jeune fils à la succession de Thésée ; elle ne peut s'empêcher de déclarer son amour à Hippolyte.

    Mais Thésée n'était pas mort. Il arrive à Trézène et s'étonne de recevoir un accueil froid : Hippolyte veut partir, Phèdre est submergée par sa culpabilité.
    OEnone, qui craint que sa maîtresse ne se donne la mort, déclare à Thésée qu'Hippolyte a tenté de séduire Phèdre. Thésée bannit Hippolyte et prie le dieu Neptune de le tuer. Phèdre veut le faire changer d'avis mais elle apprend qu'Hippolyte aime Aricie. Furieuse d'avoir une rivale, elle n'essaie plus de sauver Hippolyte.

    Hippolyte part après avoir promis à Aricie de l'épouser hors de la ville. Thésée commence à avoir des doutes sur la culpabilité de son fils, mais la nouvelle de sa mort survient. Phèdre entre et avoue tout à Thésée ; elle a pris auparavant du poison et s'effondre sur scène.

  • Racine, le " tendre Racine ", a-t-il ou non empoisonné la " Du Parc ", sa maîtresse ? Longtemps soupçonné de ce crime, avec un rare cynisme, il défie la rumeur et met en scène, dans Britannicus, l'empereur du poison : Néron.
    Dans la période la plus violente de l'histoire romaine, le fils d'Agrippine n'est encore qu'un monstre naissant, jeune, infiniment beau, paré de toutes les grâces et de tous les crimes qu'il rêve d'accomplir. Un adolescent en qui s'annoncent un sadique et un artiste de la cruauté. Le drame commence avec sa révolte contre sa mère, ses conseillers, sa propre conscience.
    C'est en lui-même que Racine trouve l'image de Néron, ce doux Racine qui, selon le mot de Nietzsche, était aussi un fauve.

  • Le Cid

    Pierre Corneille

    Don Gomès, père de Chimène, approuve le mariage de sa fille et de Rodrigue. Mais lorsqu'il apprend que le père de Rodrigue, don Diègue, a été désigné gouverneur du prince de Castille à sa place, il soufflette son rival. Don Diègue met alors la main à l'épée, mais il est trop vieux pour se battre et don Gomès le désarme : c'est alors à son fils que don Diègue demande de le venger. Rodrigue doit-il le faire comme le lui impose son honneur, ou conserver l'amour qui le lie à Chimène ?
    Jouée en 1637 au Théâtre du Marais, la pièce, qui était alors - genre à la mode - une tragi-comédie dont Corneille avait puisé le sujet dans une oeuvre espagnole, rencontre immédiatement un grand succès, mais déchaîne une querelle littéraire - la première du siècle - qui durera jusqu'en 1660. Entre-temps, le dramaturge aura remanié sa pièce en l'élevant à la tragédie, et si Le Cid marque dans l'histoire du théâtre une étape essentielle, c'est qu'avec lui se fonde un certain classicisme en même temps qu'apparaissent le « héros cornélien » et la dimension politique, pour Corneille, de toute vraie tragédie.


  • LES GRANDS TEXTES DU XVIIe SIÈCLE

    Pour son adieu au théâtre et à la vie, avec une prémonition déchirante, Molière donne une comédie mêlée de musique et de danse, un chef-d'oeuvre de force et de gaieté. À 51 ans, épuisé, il coiffe le bonnet d'Argan, le malade imaginaire esclave de sa manie et jouet de ses nerfs. Bourgeois hypocondriaque, il prétend marier sa fille, l'impertinente et joyeuse Angélique, à ce nigaud de Thomas Diafoirus, son médecin personnel. Plus pitoyable que méchant, celui-ci rêve que la Faculté le reçoive comme l'un des siens.
    Molière compose la plus puissante satire qu'on fit jamais sur cette science parfois imbécile. Pour faire rire, il fait du faux avec du vrai, et donne le spectacle bouleversant de sa propre agonie.
    @ Disponible chez 12-21

    L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE

  • À la demande du vieux Pridamant, désespéré de ne pas retrouver son fils Clindor, le magicien Alcandre déroule le spectacle des aventures de ce dernier. D'un lieu à l'autre, et à travers le temps, des « spectres animés » figurent sa vie de picaro. Au service du fanfaron Matamore, Clindor courtise la même jeune femme que son maître, tout en déclarant sa flamme à une autre. Sauvé de justesse de la prison et d'une mort certaine, il réapparaît ailleurs, éblouissant, pour succomber bientôt à une fin tragique. À moins que tout ne soit qu'illusion...
    «Étrange monstre », selon les propres termes de Corneille, L'Illusion comique s'inscrit pleinement dans le courant baroque des années 1630. Son extravagance, sa bizarrerie ont surpris et séduit tous les publics. Brillant et vivant éloge de l'art dramatique, L'Illusion comique déstabilise autant qu'elle enthousiasme. La clé de l'originalité est toute entière dans la structure dite du « théâtre dans le théâtre ». De là, la variété des lieux dans un lieu unique, l'étalement du temps dans une durée très courte, la multiplicité des actions à l'intérieur de la même histoire. De là, cette pièce que son auteur présente comme le comble de l'originalité, alors qu'elle est, si l'on prend isolément situations, personnages et thèmes, l'une des moins originales de tout son théâtre. En somme, L'Illusion comique est la plus belle démonstration du brio de Corneille.


  • LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

    La belle Marianne plaît aux hommes et s'en félicite. Déjà mariée, elle continue à être courtisée comme une jeune fille. Libre de ses sentiments et de son corps, elle ne répugne pas à l'idée de prendre un amant. Coelio, timide jeune homme, compte bien tenter sa chance mais sa gaucherie l'en empêche. Il demande alors conseil à son ami Octave, séducteur endurci, lequel va tâcher d'interférer. Sa démarche portera-t-elle ses fruits ?
    Dans une Naples de fantaisie, une tragicomédie se joue, et nul ne peut dire jusqu'à la dernière minute si elle s'achèvera dans les rires ou les larmes.

  • Élevé général des armées vénitiennes, Othello a épousé Desdémone : beauté noble, blanche, et dévouée. Un triomphe pour ce Maure affranchi, au beau verbe, admirable, mais loin d'être admiré de tous... Lago, officier perfide, le hait. Distillant le mensonge à la façon d'un venin, celui-ci tissera un stratagème machiavélique pour faire chuter son maître. Le destin sera vicié, les coeurs purs périront. Quant à Othello, manipulé, aveuglé par la jalousie - ce " monstre aux yeux verts " -, il commettra l'irréparable.
    Histoire de peau, conte violent de l'amour trahi et tragédie du soupçon : immense classique, ce drame aussi noir que poignant exalte tout le génie de Shakespeare, dont le théâtre scrute avec une fascinante acuité le vertige des passions.

  • Lucrèce Borgia

    Victor Hugo

    Lucrèce Borgia, cette femme sans scrupules dont le nom est honni par l'Italie tout entière, cette femme qui a commis les crimes les plus horribles, adultère et incestueuse, cette femme aime, plie et tremble devant un homme : son fils. Mais elle a beau essayer de la repousser, la fatalité les rattrape toujours, jusqu'au terrible dénouement que rien ni personne ne pouvait empêcher...
    La vie de cette duchesse de Ferrare (1480-1519), qui fut en réalité un instrument politique aux mains de son père et de son frère, inspira à Victor Hugo l'une de ses plus belles tragédies.

  • À l'occasion des grandes fêtes données par Nicolas Fouquet, un jeune garçon est engagé par Molière comme moucheur de chandelles à Vaux-le-Vicomte. Ancien bateleur du Pont-Neuf, il suit pas à pas la vie de la troupe jusqu'au moment crucial où Louis XIV fait venir Molière à sa Cour. Il devient alors le spectateur des grands bouleversements que subit la troupe et du coup d'éclat de Louis XIV : l'emprisonnement de son rival, Fouquet, la révocation de ses ministres et l'instauration de la monarchie absolue.

  • En novembre 1659, l'énorme succès des Précieuses ridicules surprend Molière. Le public plébiscite son génie comique. Il découvre alors que son théâtre dispose d'une matière inépuisable : la satire des moeurs de l'époque, ses excès, ses vices, ses ridicules qui sont d'ailleurs intemporels. Mais il ne sait pas encore que les manières prétentieuses de Cathos et Magdelon, ces deux êtres dévorés de snobisme et de mondanité, ne quitteront jamais le répertoire. La farce joue aujourd'hui encore de ses stratagèmes et de ses déguisements, et s'incarne dans des gens que l'on croise tous les jours.

  • Ruy Blas

    Victor HUGO

    «Victor Hugo est un inspiré, on peut même dire qu'il fut l'Inspiré par excellence, et son oeuvre est la meilleure démonstration qui soit de ce phénomène étrange, et si embarrassant pour la disposition critique, que l'on appelle l'inspiration.» Paul Claudel

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