Les éditions de L'instant même

  • Le jour où la belle Junie emménage avec Britannicus, le royaume d'Agrippine est menacé. Néron n'a plus qu'une idée en tête, posséder Junie, quitte à mettre Octavie dehors. L'ordre établi s'écroule et tous se retrouvent dans une course à qui mettra le feu à la maison familiale.
    Si les personnages sont empruntés à Racine, c'est dans un royaume de vinyle et de mélamine que se déploie cette histoire de trahisons, de sacrifices, de désirs, de flammes et de corps ensevelis sous la neige et les cendres, mais aussi d'amours infinis.

  • TROIS regroupe la trilogie sur la migration et l'identité amorcée par le monologue autobiographique UN, dans lequel Mani Soleymanlou tente de nommer ce qui le définit comme Iranien. Dans DEUX, rejoint par son complice Manu, Mani cherche, comme dans un écho, ce qui a bien pu lui échapper dans sa quête identitaire. Celle-ci culmine dans TROIS, une oeuvre chorale mettant en scène quarante-trois artistes montréalais qui évoquent le sujet sensible de leurs origines et de leur identité.
    Avec une pointe d'humour et d'autodérision, TROIS entraîne le propos singulier vers la pluralité, souvent paradoxale, qui forme le Québec d'aujourd'hui

  • Jocelyne réunit sa famille pour lui annoncer sa décision de prendre sa retraite. Mais les choses ne se déroulent pas comme elle le souhaitait.

  • Dans cette pièce intimiste, Kevin relate comment, après être tombé en amour avec un homme de théâtre québécois, il entreprend des démarches d'immigration. Entre ses mésaventures administratives, ses frustrations et ses moments de bonheur, Kevin fait la connaissance d'hommes et de femmes qui, comme lui, ont choisi le Québec comme terre d'adoption. Leurs parcours sont extrêmement variés et leurs paroles sont rapportées directement, l'auteur choisissant de laisser leurs mots se rendre à nous. Si les histoires sont parfois douloureuses, elles témoignent de l'universalité des désirs de paix et de liberté.

  • Un matin, Maurice Dancause se lève et s'effondre, terrassé par un AVC. Après plusieurs jours de coma et quatre années de réadaptation, il se bat pour trouver les mots. Pourtant, 30 ans plus tard, il déclare se sentir plus heureux et plus libre maintenant.
    Fascinée par cette histoire de résilience et par cette reconstruction, l'autrice Anne-Marie Olivier se glisse dans la peau de Maurice et invite le lecteur à accompagner son personnage au bout de son récit.
    La pièce a été écrite à partir des entretiens réalisés avec Maurice Dancause.

  • Singulières, la nouvelle pièce documentaire de Maxime Beauregard-Martin, se penche sur le célibat au féminin. D'après une idée originale d'Alexandre Fecteau, le texte a été écrit à partir de témoignages recueillis pendant deux ans auprès de d'une vingtaine de femmes célibataires québécoises de trente ans et plus, issues de différents horizons.
    Singulières propose une rencontre privilégiée avec des femmes brillantes, épanouies, lucides qui questionnent leur rapport au couple, à la maternité, au corps et aux attentes de la société.

  • D'un acteur qui peine à apprendre par coeur le célèbre poème Speak White de Michèle Lalonde, Robert Lepage tire le prétexte à une remontée dans la mémoire : la sienne, du temps de son enfance passée au 887 de l'avenue Murray à Québec, et celle du Québec à l'époque de la crise d'Octobre et de la Nuit de la poésie. Dans ce spectacle solo, Robert Lepage fait naître le théâtre au point de rencontre des souvenirs personnels et de la mémoire collective.

  • Trois soeurs forcées de se prostituer dans le Québec rural d'après la Deuxième Guerre mondiale voient dans le défilé de la Saint-Jean l'occasion de se venger du tort que leur cause la société bien-pensante de leur village. La pièce d'André Ricard est une peinture pleine d'humour et d'entrain sur la transformation des mentalités au moment où l'électrification rurale marque l'entrée des petites communautés dans un monde nouveau, moderne.

  • D'un des plus fameux films pour la jeunesse de la cinématographie québécoise, Fabien Cloutier a tiré une pièce qui projette dans le proche avenir ces enfants qui ont décidé de se faire la guerre dans la neige. N'en attendons pas une imitation ni une simple transposition : les personnages ne sont pas des enfants, les acteurs ne jouent pas à l'enfant, le monde va mal, très mal. Et Pierre qui ne s'occupe pour ainsi dire plus de sa chienne Cléo...
    En jetant un regard neuf sur le scénario original de Roger Cantin et Danyèle Patenaude, réalisé par André Melançon, premier volet des Contes pour tous, Fabien Cloutier ouvre de nouvelles avenues à une oeuvre marquante, l'installant en quelque sorte dans une réalité autre, sur une scène de neige, à quelques pas, à quelques années de nous.

  • Pièce de théâtre. Un an après le suicide de son amoureux, une jeune femme retourne sur la montagne où ils aimaient tant se retrouver, là même où il s'est enlevé la vie. Par la présence en scène du jeune homme, Steve Gagnon superpose deux époques : le moment présent du deuil si difficile et l'évocation des moments de bonheur commun, mais aussi du mal de vivre qui a conduit le jeune homme à la mort.

  • Pièce sur l'exil, l'exil comme une déchirure, Un est un monologue autobiographique dans lequel le personnage raconte son Iran perdu. Parti enfant de Téhéran, il passe par Paris, Toronto, Ottawa, puis Montréal. Partout il sera l'autre, celui qui ne ressemble pas à la majorité, celui qu'on oblige à se définir. Lui se dit Iranien, mais l'est-il réellement ? L'origine, la langue, les traditions partagées suffisent-elles pour s'identifier à un peuple ? Qu'a-t-il en commun avec les Iraniens de son âge qui se battent pour leur liberté, pour leur pays, pour leur vie ? Aujourd'hui, à Montréal, il tente de retrouver son unicité.
    Mani Soleymanlou nous offre ici un texte vibrant sur l'identité et la mémoire, sur l'oubli et la perte de soi.

  • Pièce de théâtre. Isolé derrière une cloison de verre, un homme subit les interrogatoires de trois visiteurs : une femme, une fillette et un prétendu spécialiste des troubles du comportement. Tous cherchent à briser son silence, le poussent dans ses derniers retranchements pour lui arracher des aveux, le forcer à se justifier. Mais de quoi au juste ? Entre pitié et cruauté se succèdent dialogues de sourds, divagations, cauchemars et hallucinations. Quelle vérité peut-il en résulter ?
    Inspiré par les écrits sur le progrès de Ronald Wright et ceux de la militante altermondialiste Naomi Klein, Philippe Ducros se penche sur le destin d'un homme indigne et indigné, un concentré d'humanité en marge de la course effrénée au bonheur fabriqué par l'idéologie néolibérale.

  • L'empereur Auguste Commode vit ses dernières heures au milieu d'un banquet à Rome. À ses invités, il raconte ses exploits guerriers et ses récentes conquêtes sur les bords du Danube. Tyrannique et sanguinaire, vulgaire et débauché, il s'identifie au demi-dieu Hercule et se déclare plus grand que Jupiter. Après son assassinat, le Sénat proclame la damnatio memoriæ, la condamnation à l'oubli : on efface son nom, on détruit les statues à son effigie.
    Sébastien Dodge s'inscrit en faux contre cet oubli, contre cette censure totale, et ressuscite, dans une pièce burlesque et gore, la mémoire de ces assoiffés de pouvoir et de sang qu'étaient les maîtres de l'Empire romain du IIIe siècle, successeurs légitimes ou usurpateurs. Plus de soixante personnages défilent, des plus tragiques aux plus pathétiques, dans ce condensé théâtral d'ascensions et de chutes. Entre rire et malaise, extravagance et parodie, tous ces figurants de l'histoire seront avalés par la spirale infernale de la violence. Damnatio memoriæ : pour la rédemption de la mémoire et l'obligation de se rappeler que les tyrans existent toujours.

  • Norge, c'est le récit d'un voyage vers les origines durant lequel Kevin tente de remplir les trous de son histoire familiale, de jeter une lumière sur les énigmes soulevées par la découverte du passeport de son aïeule, Herbjørg Hansen. Ses pérégrinations le feront marcher sur les pas de celle qui a quitté sa Norvège natale à l'âge de quatorze ans pour se construire une nouvelle vie de l'autre côté de l'océan. Elles seront aussi l'occasion pour lui de revenir sur sa propre migration, qui l'a conduit de Chicago à Québec.
    Avec un brin d'humour et une profonde sensibilité, entremêlant le français, l'anglais et le norvégien, Kevin McCoy jette des ponts - littéraires, artistiques et même géographiques - entre des cultures qui présentent de nombreuses affinités. Magnifique chant d'amour adressé à une mère, Norge est aussi l'invitation généreuse d'un artiste à nous mettre à l'écoute de nos propres résonances.

  • Une maison isolée au coeur de la forêt, deux frères qui jouent à qui blessera l'autre le plus profondément, la mère au bord de la folie, une jeune fille emportée par la spirale de violence : tous les ingrédients d'un conte cruel se trouvent réunis.
    Dans une langue vernaculaire au rythme soutenu, Jean-Denis Beaudoin orchestre avec une grande maîtrise la montée de la tension qui règne dans cet univers clos, jusqu'à son paroxysme d'une intensité quasi insoutenable.

  • Un photographe de guerre, une enseignante, un biologiste, une bénévole à S.O.S Suicide et un vendeur d'assurances cherchent des interstices de vie pour se relever après la catastrophe qui a fragmenté leur amitié et anéanti un avenir rêvé. Coincés dans cette souffrance refoulée, ils ne voient pas qu'un nouveau drame se prépare... Pour se sentir vivants, une bande d'ados se tiennent en déséquilibre sur le mince fil tendu au-dessus du vide, là où la vie et la mort, dans un face-à-face extrême, se toisent et se disputent les destins. Les personnages se croisent et s'affrontent, jusqu'au déchirement, tandis que leurs racines s'entremêlent et fusionnent sous la surface, afin de tenir bon dans la tempête.
    Avec Act of God, Marie-Josée Bastien et Michel Nadeau bâtissent une énigme en déstructurant la linéarité du temps. Les auteurs tissent des liens invisibles entre les personnages et mettent en lumière la force de la nature qui renaît après la catastrophe et les sources auxquelles l'humain puise le courage de redonner un sens à sa vie

  • Barbara, Bernard et leur fils Bruno habitent une grande maison parfaitement aménagée, dans un quartier construit de maisons tout aussi vastes entourées d'arbres et de fleurs, faisant rempart contre la menace de la Ville. Normale en apparence, la famille se trouve au bord de la désintégration. Chacun vit pour soi, entretenant jalousement ses propres obsessions. Fasciné par le monde de la Rue, Bruno en ramène un jour une punkette qui cristallisera tous les désirs. Au gré des caprices de chacun, Blanche deviendra la nouvelle force centrifuge qui renforcera l'aliénation de cette famille étrange.

  • Les Therrien sont réunis pour célébrer la fin de l'année. Dans une cacophonie d'échanges à bâtons rompus et de remarques creuses, chacun tente de camoufler son ennui. Luc, l'hôte, a décidé d'innover en filmant la soirée, la dernière pour cette famille sur le point d'être dispersée : « Ça va faire des beaux souvenirs. » Pour les Therrien, les meilleurs moments sont ceux où ils évoquent leurs anecdotes préférées, ressassées année après année, y cherchant la forme de réconfort apportée par l'appartenance à un groupe. Cependant, alors qu'ils regardent la vidéo avant de se quitter, le vide qu'ils ont vainement choisi d'ignorer s'impose à eux.
    Descendance est la première oeuvre écrite en collaboration par les deux artistes polyvalents que sont Dany Boudreault et Maxime Carbonneau. Sans complaisance, et avec une petite touche d'ironie, ils y mettent en scène une famille ordinaire dont la force d'attraction ne suffit plus à retenir ses membres dans son orbite

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