Arts et spectacles

  • « Quand je serai grande, je serai comédienne et j'aurai des enfants », déclare Gisèle Casadesus dès son plus jeune âge. Ses proches s'attendrissent, sans se douter qu'elle transformera ses rêves en une vie de rêve. Née en 1914 dans une famille de musiciens, Gisèle Casadesus a mené une magnifique carrière à la Comédie-Française, au cinéma et à la télévision, tout en élevant ses quatre enfants avec Lucien, l'amour de sa vie. « Mademoiselle » est aujourd'hui devenue une belle arrière-arrière-grand-mère, pétillante et joyeuse, qui joue encore volontiers pour le cinéma. Revisitant les événements d'un siècle, des deux guerres mondiales aux nombreux bouleversements de société, cet abécédaire personnel raconte la comédie humaine et les coulisses de la scène, comme le destin d'une grande famille d'artistes. Sans jamais se départir d'un humour subtil, Gisèle Casadesus y dévoile son amour de la vie et de la famille, sa foi profonde et sa curiosité insatiable du monde. Lire Gisèle Casadesus, c'est partager la chaleur d'un thé chez elle, se laisser bercer par sa douceur naturelle et goûter à une joie de vivre communicative. Voici un livre qui rend heureux !

  • Oublier le temps

    Peter Brook

    • Seuil
    • 24 Octobre 2017

    "J'aurais pu appeler ce livre Faux Souvenirs. Non que je veuille consciemment dire des mensonges mais, en écrivant, je m'aperçois que le cerveau ne dispose pas d'une chambre froide où conserver nos souvenirs intacts, il est plutôt un réservoir de signaux fragmentaires qui attendent que le pouvoir de l'imagination leur donne vie - et ceci, en un sens, est une bénédiction".

  • François Laroque invite le lecteur à goûter sans modération les divers bonheurs que les textes du dramaturge le plus joué dans le monde peuvent apporter au théâtre, au cinéma ou à l'opéra. Grâce à son génie de la poésie et du théâtre, Shakespeare, simple fils de gantier, se sera bâti un monument pour l'éternité. Alors, où trouver les raisons d'un succès qui, loin de se démentir, s'est désormais élargi aux dimensions du monde ? Dans sa passion, sans l'ombre d'un doute. Passion de la poésie et théâtre de la passion. Avec Shakespeare nous gravissons jusqu'au vertige le grand escalier de l'histoire. Avec Shakespeare, le sublime n'est jamais loin dans ces moments pleins de bruit et de fureur où se succèdent et s'entremêlent l'horreur, le pathétique et le rire. Richard III, Hamlet, Macbeth, Falstaff, Cléopâtre n'ont pas fini de nous fasciner, ni la musique de sa langue de nous enchanter... Si d'aucuns semblent persuadés que Shakespeare n'était pas Shakespeare mais Sir Francis Bacon, le comte d'Oxford, ou la reine Élisabeth Ière, libre à eux de continuer à chercher les clés du mystère. Mais nous ne nous détournerons pas ici de l'essentiel. Loin de ces débats d'arrière-garde, l'amoureux comme l'enseignant passionné que je suis de son théâtre et de ses poèmes s'est principalement efforcé au gré de ce vagabondage festif de faire partager son plaisir grâce à la saveur unique que peut procurer une oeuvre qui, quatre siècles plus tard, n'a décidément pas pris la moindre ride.

  • « Un homme rentre en Allemagne. Mille jours durant, il a attendu dans le froid. Et après avoir attendu mille nuits dans le froid, il peut enfin rentrer chez lui. Et la vie qui l'attend ressemble à un film hallucinant. Il doit se pincer, ne sachant pas s'il rêve. Il s'aperçoit alors qu'il y a des gens qui vivent la même chose que lui. Il se rend compte que c'est un film ordinaire. L'histoire d'un homme qui rentre en Allemagne, comme tant d'autres. Tous ces gens qui reviennent chez eux sans pourtant rentrer car ils ne savent plus où aller. Chez eux, c'est dehors, devant la porte. Leur Allemagne, elle est là dehors, dans la nuit, dans la pluie, dans la rue. Voilà leur Allemagne ! »
    Né à Hambourg en 1921, Wolfgang Borchert est envoyé sur le front russe en 1941. Il en revient blessé et malade et passe la guerre entre l'hôpital, le front, et la prison, pour automutilation et activités subversives. À l'automne 1946, il écrit en une semaine la pièce qui fait de lui le premier écrivain célèbre de l'après-guerre allemande et, avec Heinrich Bll, l'un des représentants majeurs de la « littérature des ruines » : Dehors devant la porte, le récit du retour de Beckmann, simple soldat dont le foyer n'existe plus. Borchert meurt le 20 novembre 1947, la veille de la première de sa pièce.

  • Un des plus grands comédiens français vivants raconte sa vie de compagnonnage avec Molière, et rend hommage à son génie

    Depuis son apparition dans
    Le Tartuffe en 1944, Michel Bouquet n'a plus quitté le répertoire de Molière. Il revient ici sur ces soixante-treize années de compagnonnage durant lesquelles il a incarné de manière inoubliable plusieurs grands rôles, comme Harpagon ou Argan, et explique en quoi jouer Molière est aussi difficile qu'exaltant.

    Ce livre raconte aussi la vie de Molière : son apprentissage, son rôle de chef de troupe, ses rapports avec Louis XIV, ses combats, sa vie intime, son mariage avec Armande Béjart, de vingt ans sa cadette, sa puissance de travail qui fit surgir, au milieu d'innombrables soucis, une succession de chefs-d'oeuvre.

    Michel Bouquet rend hommage à cet esprit courageux qui dénonça les hypocrisies de son époque et défendit la cause des femmes ; il célèbre aussi, avec jubilation, le génie comique du plus grand dramaturge français.

    Redécouvrir Molière : tel est le propos de cet ouvrage porté par l'admiration contagieuse d'un

    comédien libre, d'une inaltérable jeunesse.


  • Marco Martinelli,
    né à Reggio Emilia en 1956 et co
    fondateur du Teatro delle Albe de Ravenne,
    est aujourd'hui l'un des auteurs majeurs du théâtre italien contemporain. Auteur de nombreuses pièces originales et de réécritures de classiques, il a reçu de nombreux prix internationaux, dont à quatre reprises le prix UBU
    .




    Sur le fil qui divise l'océan des choses possibles et celui des rêves, le théâtre est

    fable

    ; dans ce fil il tisse sa toile, il se fait lieu et route, rite et histoire.




    Marco Martinelli interroge ici, par touches volontairement fragmentées et asymétriques, toutes les questions fondamentales de la scène. Les réponses, du moins celles possibles, viennent de sa pratique quotidienne, en dialogue « nomade » avec les théâtres du monde. Tous participent à la construction en mouvement de son lieu et du nôtre, dans le «

    refus de tout conformisme » et « le courage d'une recherche incessante

    ».

  • Depuis Hara-Kiri, nous savons que l'humour est une machine de guerre.
    Celle du Splendid aura fait son nid dans tous les salons à grands coups de VHS usées jusqu'à la corde, de rediffusions télé annuelles et de bons mots répétés tels des mantras, des mots de passe, dans les bouches de toute une génération de France et de Navarre.
    De cette machine-là, il était grand temps de démonter les rouages, de déplier la carte, d'exposer le plan et de dénoncer toutes les petites trahisons qui font secrètement depuis maintenant quarante ans nos grands malheurs.
    Structurant son enquête par l'exploration successive de quatre grandes stations psycho-géographiques - le chantier, le caveau, l'arène et le congrès -, il raconte l'ascension de cette petite troupe issue de la bourgeoisie de Neuilly-sur-Seine qui se sera dès l'origine pensée comme une entreprise.
    Avant-garde d'une révolution conservatrice de l'humour issue du coeur même des terribles années 80 et dont nous subissons encore les effets comme les avatars, le Splendid n'aura eu de cesse de prospérer en faisant des classes moyennes ses complices et des pauvres comme de tous les exclus la cible de leurs moqueries.
    Avec lui, jamais la zone grise de l'humour, ce tropique introuvable qui rend le rire méchant tout en prétendant l'absoudre par avance de toute critique, n'aura poussé si loin ses limites.
    C'est ce que ce livre tente de démolir pour la première fois.

    Warren Lambert a étudié la pratique et l'esthétique du cinéma à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Il a participé à diverses revues en ligne (Le Fric Frac Club, Sédition, Débordements ou le blog des Éditions du Feu Sacré), ainsi qu'aux revues papier Hippocampe et La Septième Obsession. Tropique du Splendid est son premier essai.

  • Mises en intrigues, récits, interprétations, personnages, rôles, règles du jeu... sont autant de notions communes aux arts du spectacle, à la littérature et à de nombreuses disciplines scientifiques. De la mise en récit des traces du passé à l'expérience du travail ou des relations sociales urbaines, les récits structurent les identités individuelles et collectives. La fiction donne à voir ce qui suscite la répulsion ou la fascination dans le comportement humain et propose des modèles qui échappent à la simplification. Elle permet d'exercer l'aptitude à l'empathie, d'expérimenter des formes de raisonnement ou de sensibilité, d'imaginer des mondes possibles. Les travaux de recherche les plus récents mettent en évidence l'importance de la représentation et de la compréhension des intentions, des émotions d'autrui dans le développement du langage, des capacités cognitives et des interactions sociales. En explorant les liens entre fiction, récit, pensée et vérité, c'est l'humain que questionnent les arts de la scène, de l'image et du texte, au même titre que les sciences humaines, sociales ou cognitives. Cet ouvrage en témoigne à travers ses multiples voix

  • OEuvre unique, Le Prisonnier occupe une place à part dans le monde des séries télévisées. Cette histoire d´un agent secret britannique, enfermé dans un village en forme de prison à ciel ouvert, a suscité une littérature riche, abondante, voire érudite, depuis la première diffusion de l´oeuvre en septembre 1967. Au fil du temps, la série, qui ne comporte pourtant que 17 épisodes et que l´on doit au talent et à la détermination de Patrick McGoohan, s´est transformée en un objet culte, avec ses passionnés et ses exégètes : influencée par son temps - la fin des années 1960 -, elle porte en elle une dimension prophétique qui, quarante-cinq ans après son apparition, conserve toute sa pertinence et son actualité. Elle continue de nous interroger sur la place de l´individu dans le monde : appel à la résistance contre le conformisme grandissant, Le Prisonnier constitue un plaidoyer en faveur de la liberté individuelle et une interrogation sur notre identité.

     

  • Un chiffre résume la démesure du Off d'Avignon : 1336. Soit le nombre de spectacles présentés chaque jour, pendant trois semaines lors de la dernière édition. Une profusion inouïe qui tient à la nature même de ce festival né voilà cinquante ans du geste de révolte d'un artiste avignonnais, André Benedetto, qui décida de jouer sa propre création en marge du prestigieux festival de Jean Vilar. Beaucoup l'imitèrent, toujours plus nombreux, dans un esprit d'abord libertaire puis en se pliant progressivement aux lois du marché... A Avignon, vient qui veut, vient qui peut, car ce sont les artistes qui paient pour jouer. Comme dans un salon professionnel, le public en plus, Ils cherchent à séduire les programmateurs venus de la France entière et à assurer la diffusion de leur spectacle, voire leur survie. Une chance pour certains, un miroir aux alouettes pour beaucoup, tant la concurrence entre compagnies est devenue féroce et le business omniprésent... Mais comment réformer un festival anarcho-capitaliste que personne ne dirige et dont personne ne contrôle la croissance débridée ? Comment y mettre en oeuvre des politiques culturelles au service des artistes ? Avant de tracer quelques pistes pour sortir de cette jungle, il fallait d'abord raconter la genèse de ce festival né d'une utopie, décrire ses mutations successives, rencontrer ses acteurs et comprendre les logiques qui s'y affrontent. Et pour la toute première fois, un ouvrage retrace cette histoire et tente de saisir le Off dans toute sa complexité. En le considérant non pas comme un appendice du In mais comme un phénomène unique en France.

  • Jacques Weber, monument du théâtre français, est un artiste, un poète qui a " horreur du réel ". Il revient ici, avec sincérité et générosité, sur son enfance, ses choix de comédien, ses engagements et son rêve d'être rebelle.
    Toute sa vie, Jacques Weber, monument du théâtre français, s'est rêvé en rebelle ! Ses grands coups de gueule à la télévision ou sur les scènes de théâtre en témoignent. Tout comme son refus de rentrer à la Comédie-Française en sortant du Conservatoire, ou lorsqu'il enfonce les portes pour monter des pièces du répertoire et en faire des films pour la télévision.
    Mais Jacques Weber est aussi et surtout un poète qui a " horreur du réel ", qui n'aime rien tant que flâner dans la nature et s'interroger sur ses convictions.
    Avec la sincérité et la générosité qui le caractérisent, il revient ici sur ses choix de comédien, mais aussi de directeur de théâtre. Il plonge avec simplicité dans l'enfance, se remémore Gérard Philipe, l'homme du théâtre populaire, et le général de Gaulle, l'homme qui a dit NON, des figures qui ont marqué ses premiers pas dans la vie. Il commente enfin les grands textes qui bousculent et tissent son existence, et raconte avec humilité ses engagements et ce rêve, toujours, d'être un rebelle.
    Prix d'excellence du Conservatoire national, Jacques Weber mène depuis les années 1970 une riche carrière au théâtre où il interprète les plus grands rôles du répertoire dont l'inoubliable Cyrano de Bergerac mis en scène par Jérôme Savary. Pendant vingt ans, il est aussi directeur de théâtre à Lyon puis à Nice, ce qui ne l'empêche pas de très belles incursions au cinéma avec entre autres ce rôle du duc de Guiche dans le Cyrano de Jean-Paul Rappenau qui lui vaudra un César. À la télévision, il prête sa solide carrure à des personnages hauts en couleurs, le comte de Monte-Cristo, Bel Ami ou Ruy Blas, qu'il met aussi en scène. Enfin, plus récemment, il incarne Joseph Wresinski, fondateur du mouvement ATD Quart Monde, dans un film réalisé par Caroline Glorion.
    Caroline Glorion est réalisatrice et auteur.

  • C'est au cimetière du Père-Lachaise, un jour qu'il s'y trouvait pour accompagner son ami Serge dans son dernier voyage, que Jacques Weber a vécu ces heures lentes, lourdes. Elles auraient dû l'accabler, l'anéantir. Elles ont renforcé son goût de vivre, son insatiable appétit des autres. Au fond de lui-même, il a réagi à la manière tonique d'un Léo Ferré : " Tu meurs, moi pas ! " Un autre jour, deux années plus tard, Jacques Weber a éprouvé l'envie irrésistible de donner une deuxième vie à Serge, en jetant tout sur le papier : leur rencontre imprévisible et extravagante, leurs amis, leurs amours, leurs chagrins, leurs joies.
    En racontant Serge, Jacques se raconte aussi, un peu, pas trop, juste pour qu'on comprenne bien de quoi s'est nourrie leur vie d'artistes, leur existence d'humains : d'émotions et de découvertes, de coups de coeur et de partages, de coups de gueule sans retenue et de silences pudiques. En faisant revivre Serge, Jacques met aussi en lumière, pour " quelques secondes d'éternité ", Marie, Nathalie, John, Luc, Sandrine et d'autres, tous siens, tous leurs. Si des noms connus surgissent (Pierre Brasseur, Michel Simon, Simone Signoret...), c'est qu'ils ont leur place affectueuse et irremplaçable dans la vie de Serge et de Jacques, simplement, sans plus.
    Des petits coins de paradis est un récit émouvant et magnifiquement écrit. Une sorte d'Ulysse au pays des merveilles. Une déclaration d'amour passionnée à la vie.

  • Le Ruisseau des Singes est un endroit magnifique situé dans une vallée au milieu de la montagne, près de Blida, en Algérie. " Des centaines de petits singes adorables vivent dans cet endroit et viennent à la rencontre des visiteurs? C'était pour nous un véritable paradis. " Si le comédien a choisi d'intituler ainsi le récit de sa vie, c'est parce qu'avant d'accéder à cet éden, il lui fallait parcourir des kilomètres en voiture avec ses parents, voyage pendant lequel le petit Jean-Claude était horriblement malade. Il n'a jamais oublié ces expéditions et ce souvenir est devenu, en quelque sorte, la métaphore de sa vie : " Savoir surmonter les obstacles pour accéder à un bonheur simple fait de lumière et de douceur. " D'autant que son père, militaire de carrière, s'opposa longtemps à la vocation du comédien et lui répéta tout au long de son enfance : " Quand tu seras grand, que tu auras fini tes études, tu feras ce que tu voudras. Et même le singe, si tu veux ! " Tout au long de ce récit ponctué d'anecdotes de tournages et de souvenirs personnels, Jean-Claude Brialy raconte quarante-cinq ans de sa vie de comédien. Adolescent, il rêve de Louis Jouvet, Danielle Darrieux, Pierre Fresnay, Jean Gabin ou Michel Simon et des grandes figures du cinéma d'avant-guerre et du music-hall. Il les rencontrera et jouera avec la plupart d'entre elles. Mais, à vingt ans, son destin croise celui de Chabrol, Truffaut, Godard, Rohmer et, avec eux, il devient l'acteur fétiche de la Nouvelle Vague. Jean-Claude Brialy parle de sa rencontre avec Jean Gabin, Jean Marais, de son admiration et de sa fidélité à Jean Cocteau. Il confie ses passions pour Arletty, Marie Bell, Marlène Dietrich, Romy Schneider ou Françoise Dorléac. Et puis, au milieu de ses amis comédiens, passent des silhouettes immenses : celles d'Édith Piaf, de Joséphine Baker dont il fut, jusqu'au bout, l'ami fidèle, et celles plus furtives de Maria Callas ou de Jacques Brel, avec qui il vécut des moments uniques et privilégiés. Et, bien sûr, le Commandeur, Sacha Guitry, dont Jean-Claude Brialy joua et mit en scène tant de pièces.Tour à tour drôle et émouvant, Jean-Claude Brialy nous fait découvrir, avec des anecdotes personnelles, d'autres facettes d'un monde que nous avions pourtant l'impression de bien connaître.

  • Entre vie de famille et perspectives professionnelles, Léna et Gabin coulent des jours sereins. À l'occasion de l'anniversaire de son épouse, Gabin décide de lui organiser une soirée qui va se révéler pleine de surprises pour tous les deux, mais également pour leurs amis et enfants.
    Amitié et oenologie, hommage à l'engagement des femmes d'aujourd'hui, cette oeuvre satirique multiplie les clins d'oeil et les rebondissements inhérents à la comédie bourgeoise.
    Passionné de théâtre, lui-même comédien amateur, Pierre Dumoulin milite pour la défense des valeurs républicaines auxquelles il fait de nombreuses allusions dans cette première oeuvre.

  • Personnalité exemplaire du milieu théâtral russe, Maria Knbel (1898-1985) a été formée par Mikhaïl Tchékhov et Konstantin Stanislavski. Actrice au théâtre Artistique de Moscou, metteur en scène, mais avant tout professeur au G.I.T.I.S., l'institut national d'art dramatique, elle y enseigna jusqu'à sa mort, l'art de l'acteur et de la mise en scène. À travers cette biographie richement documentée, le lecteur se familiarise avec ce que fut la situation de l'artiste à l'époque stalinienne.
    Ancien élève de l'École normale supérieure, Gérard Abensour a été professeur de langue et littérature russe à l'Institut national de langues et civilisations orientales (INALCO). Outre une biographie de Vsévolod Meyerhold, le célèbre metteur en scène, on lui doit de nombreux articles sur les spécificités du théâtre russe. En se focalisant sur la personne de Maria Knbel qui a eu une grande influence sur la théorie et la pratique dramatique en Russie, cet ouvrage veut contribuer à une meilleure compréhension de la vie intellectuelle et artistique en Russie dans la seconde moitié du XXe siècle.

  • Daniella et Louis vivent à Buenos Aires. Leur tranquillité est bouleversée par l'arrivée d'un curieux visiteur dont les questions, intrusives, dévoilent un passé que l'on croyait enfoui.
    Que feriez-vous si un inconnu insinuait que votre meilleur ami est un ancien nazi ? Au nom de la sacro-sainte amitié, au nom de la fidélité qui en est la servante, au nom de la loyauté qui en est la garante, jusqu'où peut-on faire semblant d'être sourd et aveugle ? Huis clos déchirant, « Un tout dernier tango » explore les ressorts de l'amitié et de la manipulation.
    Philippe Froget est avocat. Son écriture acérée dévoile nos paradoxes et met à mal nos certitudes. Il est l'auteur de « Foutue guerre » (2015), « Ultime conviction » (2016), « Encore tant de choses à te dire » (2017) et « AiMe comme... Marquise » (2018), publiés aux Éditions du Panthéon.

  • Dans cette pièce intimiste, Kevin relate comment, après être tombé en amour avec un homme de théâtre québécois, il entreprend des démarches d'immigration. Entre ses mésaventures administratives, ses frustrations et ses moments de bonheur, Kevin fait la connaissance d'hommes et de femmes qui, comme lui, ont choisi le Québec comme terre d'adoption. Leurs parcours sont extrêmement variés et leurs paroles sont rapportées directement, l'auteur choisissant de laisser leurs mots se rendre à nous. Si les histoires sont parfois douloureuses, elles témoignent de l'universalité des désirs de paix et de liberté.

  • En 2014, Evelyne de la Chenelière a pris un pinceau, l'a trempé dans la peinture rouge et a tracé sur un mur blanc d'Espace Go des lettres qui disaient «Je recommence». Elle souhaitait déployer sur ce mur un chantier rendant visibles l'impulsion de l'écriture, son inspiration, en prolongeant cette étape (et cet état) qui précède l'oeuvre «formée». Au fil des jours et des couches s'est fabriquée une sorte de fresque palimpseste que Justin Laramée, artiste invité, s'est appropriée pour créer cette pièce de théâtre inédite.

  • Hiver 2015: Philippe Ducros parcourt le Québec et ses réserves autochtones. Il veut voir ces peuples en bordure des villes et de l'immensité, mesurer le déracinement et les ravages de l'endoctrinement. Il écoute, tente de déchiffrer les blessures du passé et la force tranquille de ces survivants de l'Histoire, avec l'intuition qu'à travers eux, il apprendra à guérir, lui aussi. En résulte un récit polyphonique, entre road trip, carnet de voyage et témoignages.

  • Coordonné par Sara Dion, le dossier de ce numéro est consacré au répertoire théâtral québécois. Sarah Berthiaume, Jean-Denis Beaudoin, Édith Patenaude et Guillaume Corbeil font partie des créateurs qui ont accepté de se pencher sur le sort de pièces signées par des auteurs comme Marcel Dubé, Françoise Loranger, René-Daniel Dubois et Jovette Marchessault. Hors dossier, on trouve notamment un appel à l'audace signé Paul Lefebvre, mais aussi des entretiens avec Daniel Wetzel, du collectif berlinois Rimini Protokoll, et Anne Teresa De Keersmaeker, célèbre chorégraphe flamande.

  • Source d'information, d'émerveillement, de plaisir et de stimulation intellectuelle, la littérature s'avère un filon considérable d'inspiration pour les artistes des arts vivants. C'est pourquoi l'édition printanière de Jeu se consacre au rapport entre scène et littérature. À la une, Fanny Britt et Jean-Philippe Baril Guérard, tous deux dramaturges et romanciers, livrent un échange épistolaire sur les spécificités du geste d'écrire, pour la scène ou pour le livre. Pierre Yves Lemieux, lui, expose sa démarche d'adaptation d'oeuvres littéraires, qu'il qualifie de « transcréation ». Puis, Marie-Christiane Hellot tente de cerner en quoi la figure de l'écrivain constitue une matière théâtrale inspirante. Hors dossier, James Oscar pose la question de la diversité au Festival TransAmérique et Jeu présente une enseignante au secondaire, qui utilise le théâtre pour faciliter l'intégration d'élèves en classes d'accueil, et un metteur en scène new-yorkais qui, par le biais de la tragédie grecque, favorise la résilience de toxicomanes, de soldats et de victimes de catastrophes naturelles.

  • D'un acteur qui peine à apprendre par coeur le célèbre poème Speak White de Michèle Lalonde, Robert Lepage tire le prétexte à une remontée dans la mémoire : la sienne, du temps de son enfance passée au 887 de l'avenue Murray à Québec, et celle du Québec à l'époque de la crise d'Octobre et de la Nuit de la poésie. Dans ce spectacle solo, Robert Lepage fait naître le théâtre au point de rencontre des souvenirs personnels et de la mémoire collective.

  • Annie Girardot, l'actrice française la plus aimée des Française, vient de nous quitter le 27 février 2011..La biographie d'Agnès Grossman retrace pour la première fois la la vie dramatique et bouleversante d'une immense comédienne.En 1996, Annie Girardot a reçu le César du meilleur second rôle féminin pour sa prestation dansLes Misérablesde Claude Lelouch. Quand elle est venue chercher son prix, elle n'a pu retenir son chagrin, l'émotion était trop forte, des larmes plein les yeux, elle s'est adressée à l'assistance : "Cela fait tellement longtemps... Je ne sais pas si j'ai manqué au cinéma français, mais à moi le cinéma français a manqué, follement, éperdument, douloureusement..." La star déchue et oubliée retrouvait sa couronne, mais pour un second rôle, elle qui en avait tellement joué de premiers :Rocco et ses frères, Mourir d'aimer, Les Novices,  L'Amour en question,Vivre pour vivre, La Clef sous la porte, Docteur Françoise Gailland (César du meilleur premier rôle féminin),Tendre Poulet, Partir Revenir...Ce soir là, Annie Girardot a une nouvelle fois démontré qu'elle était une grande actrice mais aussi une femme qui n'a pas peur de dire les choses ni de se montrer défaite. Elevée sans père (elle ne l'a jamais connu) dans un orphelinat par une mère sage-femme, elle évolue dans un monde où les enfants sont abandonnés et les femmes seules. Sa mère décide très tôt qu'Annie sera comédienne, croyant fermement à la prophétie d'une cartomancienne. En 1949, Annie s'inscrit au conservatoire. Elle est reçue brillamment à la Comédie Française quelques années plus tard. Condamnée à des rôles de soubrettes, elle part pour tenter sa chance au cinéma, ses rencontres avec Jean Cocteau puis Visconti sont déterminantes. En 1960,Rocco et ses frèresannonce le début d'une grande carrière.Véritable incarnation de la femme libérée des années 70, Annie Girardot a subi, paradoxalement, toute sa vie durant, la violence des hommes qu'elle a aimé. Elle qui excellait dans les rôles comiques a vécu une tragédie permanente, jusqu'à finir ses jours en ayant perdu tous ces souvenirs, les bons comme les mauvais.Agnès Grossmann, avec simplicité et émotion, nous entraîne à la découverte d'une femme hors du commun, attachante et surtout profondément humaine.

  • Pièce de théâtre. Un an après le suicide de son amoureux, une jeune femme retourne sur la montagne où ils aimaient tant se retrouver, là même où il s'est enlevé la vie. Par la présence en scène du jeune homme, Steve Gagnon superpose deux époques : le moment présent du deuil si difficile et l'évocation des moments de bonheur commun, mais aussi du mal de vivre qui a conduit le jeune homme à la mort.

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