Sciences humaines & sociales

  • Jacques : Je ne sais si je la violai, mais je sais bien que je ne lui fis pas de mal, et qu'elle ne m'en fit point. D'abord en détournant sa bouche de mes baisers, elle l'approcha de mon oreille et me dit tout bas : "Non, non, Jacques, non..." À ce mot, je fais semblant de sortir du lit, et de m'avancer vers l'escalier. Elle me retint et me dit encore à l'oreille : "Je ne vous aurais jamais cru si méchant... mais du moins, promettez-moi, jurez-moi...
    - Quoi ?
    - Que Bigre n'en saura rien."
    Le maître : Tu promis, tu juras, et tout alla fort bien.
    Jacques : Et puis très bien encore.
    Le maître : Et puis encore très bien ?
    Jacques : C'est précisément comme si vous y aviez été.

  • Pour ne plus jamais dire : "J'aurais dû lui répondre ça !" A 2,99 euros ! Qui ne s'est jamais retrouvé séché suite à une remarque désagréable ou un reproche inattendu ? Pour ne plus jamais rester "sans voix", voici un petit livre d'une utilité redoutable : apprenez à repartir comme un as de la tchatche ! Moucher les fâcheux ou faire une cabriole pour vous sortir d'une situation désagréable, voilà ce que se propose de vous enseigner Séverine Denis, improvisatrice professionnelle. Avec en bonus les meilleures reparties de l'Histoire !

  • Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps.
    De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur.
    Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. À cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif.
    Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger « le Vieux ». Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent.
    Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques.
    Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs.
    Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.

    Pascal Fouché est historien et éditeur.
    Pascale Froment est journaliste et écrivain.

  • Les textes utilisent différents ressorts et s'appuient sur plusieurs thèmes chers aux enfants de cet âge : détournement de contes, pièce policière, jeux de mots et de langage, voyage dans le futur, légendes chinoises...

    De longueur et de distribution variables, ces petites comédies peuvent être aisément montées en classe ou en atelier théâtre.
    Liste des pièces :
    - La brousse a le blues Françoise Lambert-Bellanger (8/10 ans) - Saynètes inspirées de légendes chinoises Sabine Jourdain (8/11 ans) - La pêche miraculeuse Sylvie Reynard (8/11 ans) - Le grenier de grand-mère Didier Barthe (8/11 ans) - Vacances de Ouf Sylvaine Hinglais (9/11 ans) - Disparition dans les Highlands Anne-Marie et Sylvie Mésa (9/11 ans) - Comment le Petit Chaperon rouge devint le Grand Méchant loup... ou presque René Gouichoux et Olivier Ka (9/11 ans) - Alice au pays enfantasmique Cylia Ribano (9/11 ans) - J'accuses Marjorie Fabre (8/11 ans)


  • Pourquoi avons-nous cette impression d'y rencontrer toujours les mêmes personnes ? Les objectifs de démocratisation de la culture sont-ils donc si peu atteints ? Il faut maintenant se rendre à l'évidence : les politiques publiques de la culture conduites en France depuis plus de quarante ans doivent être reconstruites. Elles ne sont plus en adéquation avec les mutations de la société. "L'élitaire pour tous" si cher à Antoine Vitez semble avoir atteint ses limites.
    Comment transformer les relations que nos concitoyens entretiennent avec l'art, les oeuvres et les artistes ? Ce livre s'efforce d'ouvrir quelques chemins entre singularités et solidarités. Il invite les artistes et les professionnels de la culture à repenser leur rapport à la population. Il appelle les dirigeants nationaux et les élus locaux à imaginer, avec les acteurs culturels, des réponses politiques renouvelées à la question : la culture, pour qui ?

  • Cet ouvrage se propose d'analyser les relations entre le théâtre, le roman et le cinéma occidentaux au XXe siècle. Influence, attirance, interaction, réécriture, adaptation ou passage, autant de rencontres qui permettent de mieux définir ces formes artistiques spécifiques.

  • Du boulevard au one-man show, en passant par la tragédie, la farce, le vaudeville et même le grand spectacle, voici toutes les ficelles pour qui veut se lancer dans l'écriture de théâtre.

    Michèle Ressi présente de manière inédite un panorama des genres d'hier et d'aujourd'hui, et une quarantaine d'auteurs, exemplaires par leur vie ou leur oeuvre. Se référant au répertoire classique ou contemporain et à travers un florilège de citations, elle vous initie de façon ludique aux coulisses du métier et aux secrets de fabrication d'une pièce. D'où une mine de conseils et d'exemples à suivre... Ou ne pas suivre. Après lecture, libre à vous d'oublier les règles de l'art, pour créer selon votre talent propre !

    L'auteur répond par ailleurs à toutes les questions que vous devez vous poser : où trouver l'idée de départ, comment construire la trame de l'histoire, créer les personnages, nourrir les dialogues, donner des indications scéniques, se relire à haute voix et peaufiner son manuscrit... Mais aussi adapter une oeuvre préexistante, protéger sa pièce, connaître le statut de l'auteur et ses droits en France... Jusqu'aux pistes pour rencontrer un metteur en scène ou un acteur, trouver un producteur, un éditeur... Enfin, tout ce qu'il faut pour être lu et joué.

    Ouvrage publié avec le concours du Centre national du livre.

  • Le pouvoir de la voix

    Jean Abitbol

    • Allary
    • 21 Avril 2016

    Chanteurs, acteurs, imitateurs, politiques et enseignants : les secrets de leur voix par l'un des plus grands spécialistes.
    L'homme possède un trésor inestimable : sa voix.
    Alchimie entre le corps et la pensée, instrument de persuasion et de charme, elle est le reflet de notre personnalité. Elle peut faire notre fortune ou causer notre perte. Elle fascine les scientifiques, les philosophes, les médecins.
    Des voix qui nous attirent à celles qui nous gouvernent, Jean Abitbol dévoile les secrets de la voix, dont la force d'attraction confine au mystère. Comment se forme-t-elle ? Comment devient-elle un pouvoir chez l'homme politique, ou l'artiste, le professeur ou le séducteur ? Comment les professionnels la travaillent-ils ?
    Nourri de nombreuses rencontres et anecdotes, ce livre est un voyage scientifique et personnel à la découverte de cet instrument que chacun de nous possède sans toujours le connaître et mesurer son pouvoir.

  • La voix

    Perrier/Chauvel

    Les enseignants, comme les parents, se plaignent souvent de la mauvaise prononciation des enfants tout en ne sachant pas comment l'améliorer sauf à dire "Articule, je n'ai pas compris !".Dans l'émission et l'expression vocales, tout ne repose pas uniquement sur l'articulation. Les auteurs préconisent donc de conduire un véritable apprentissage qui passe par la prise de conscience de tous les organes mobilisés pour parler et chanter (nez, langue, glotte, résonateurs...) ainsi que par la maîtrise de la respiration.
    Le début de l'ouvrage est donc consacré à la physiologie de l'instrument vocal, à ses soins et à son entretien ; à partir d'exercices appropriés et très illustrés, cette partie montre comment amener les enfants à la découverte de leur corps et de leur voix .
    Le reste du livre propose un entraînement à la diction, à l'articulation et aux autres aspects de l'expression vocale (timbre, intonation, hauteur...) à partir de comptines, de poésies et de chants à utiliser en classe comme à la maison.

  • « Du pain et des jeux », mais aussi des spectacles, des promenades, de la lecture, du sport, des banquets ou des voyages:l'Antiquité a élevé le divertissement en art de vivre. L'Empire romain a fait davantage:il l'a étendu à tous, octroyant à chaque homme libre, en même temps que la citoyenneté, le plus grand des privilèges, le loisir.
    Rome à la légendaire vertu, Rome qui réunit sous sa coupe les peuples de l'Atlantique à l'Euphrate et du Rhin aux sables du Sahara, nous a laissé pour modèles des citoyens oisifs qui, chacun selon son éducation et sa fortune, s'adonnent aux plaisirs de l'otium, la liberté de jouir de son temps.
    À travers plus de cent textes traduits du grec et du latin, ce livre nous propose de poser nos pas dans ceux des Anciens à l'heure du repos afin de goûter à la volupté tranquille du Roman way of life.

  • Les Euménides

    Eschyle

    « Où se passent ces Choéphores ? Ces Euménides ? Elles se passent il y a très longtemps, dans des pays de pierres où nous n'avons jamais été. Et cependant, pour notre peine, nous subissons ces duretés, ces noirceurs nous assombrissent, ces poisons nous enivrent aujourd'hui. D'une part, ce sont des événements qui ont eu lieu il y a des millénaires, avant notre culture, avant notre histoire. D'autre part, ces terreurs ont en nous leurs pareilles. Ils sont encore en nous ou tout près de nous, ces violents états de l'âme, qui nous bouleversent, nous désordonnent, sont plus forts que nous, font de nous en nous-mêmes des exilés, des affolés, des obsédés, ce sont ces affreux inconnus, que, dans notre égarement, nous appelons deuil, mélancolie, haine, soif de vengeance, comme si, avec des mots pour les nommer nous espérions brider leurs impensables déchaînements. »
    Hélène Cixous

  • « Nous entendons la voix de Cicéron, nous découvrons les espérances et les ambitions de César (100-44 av. J.-C.), sur les lieux même où ils avaient parlé ou pensé. Il n'est pas sans importance de savoir quelles images offraient à leurs yeux la décoration des monuments qu'ils pouvaient voir, quelles images, aussi, ils avaient voulu proposer au regard de leurs concitoyens. Rome est un théâtre où le décor attend les acteurs. Ces acteurs que nous pouvons être nous-mêmes, lorsque grâce à des livres comme celui-ci, les pierres se mettent à parler. » - Pierre Grimal

  • Le concept de communication n'a pas été inventé par notre époque! Rome, avec des moyens techniques relativement limités, a rapidement dépassé la Grèce et atteint une efficacité remarquable en ce domaine, décloisonnant le monde antique et mettant en contact toutes les parties d'un empire immense. Guy Achard brosse ici un panorama complet et particulièrement vivant du développement de cette entreprise. Cet aspect de la civilisation romaine peut-il nous concerner, nous qui, grâce à des inventions remarquables, avons tissé un réseau d'information et de communication prodigieux qui permet presque à quiconque d'entrer sans délai en relation avec pratiquement quiconque dans le monde? Guy Achard répond à cette question en observant que Rome a placé l'homme au coeur des échanges et qu'elle a porté très haut l'art de parler, offrant ainsi des clefs précieuses non seulement pour comprendre la communication moderne, mais aussi peut-être pour déjouer ses ruses et ses habiletés.

  • Un choix de textes qui séduira tous les professeurs de français pour développer la sensibilité aux textes littéraires et donner le goût de la lecture.

    12 lectures-spectacles, organisées autour de 12 thèmes : l'amour, le journal intime, le parfum, le fantastique, la gastronomie, le religieux, le polar, l'eau, la femme, la poésie, la musique, l'évasion, réunissent des auteurs d'horizons et d'époques très variés.


    Chacune se présente ainsi :

    - introduction du thème, - structure du spectacle, - bibliographie exhaustive et ordonnée des textes utilisés, - reproduction de certains extraits, - commentaire théâtral et pédagogique de la lecture, Au total, plus de 200 textes de grands auteurs forment la matière foi sonnante de ces lectures-spectacles, immédiatement exploitables en classe pour l'étude et l'exploration littéraire.

  • Pourquoi Michel Scot, le fameux savant de l'entourage de Frédéric II, Guido Bonatti, le plus célèbre astrologue du xiiie siècle, Asdente, un cordonnier de Parme qui abandonna son métier pour devenir prophète, et de malheureuses femmes « qui laissèrent l'aiguille, la navette et le fuseau, pour se faire devineresses et se livrer à des enchantements avec herbes et images », se retrouvent-ils condamnés ensemble à subir le châtiment des devins en marchant à rebours, la tête à l'envers, dans la quatrième bolge du huitième cercle de l'Enfer de Dante Alighieri ? C'est en partant de cette question que ce livre examine, en amont et en aval du texte de Dante, l'évolution à la fois commune et divergente de l'astrologie et des arts divinatoires et magiques durant les quatre derniers siècles du Moyen Âge occidental. Pour de nombreux clercs médiévaux et certains laïcs en quête de puissance, en effet, le xiie siècle a été celui de la découverte de nouvelles techniques de prédiction et d'un élargissement du champ d'application de la magie, le xiiie siècle celui de la quête d'une norme face à ces innovations, et les xive et xve siècles ceux de l'application de cette norme, au profit des astrologues mais aux dépens des magiciens et surtout des sorcières. Au carrefour entre l'histoire des sciences et de la magie et celle de la société et des pouvoirs, Entre science et « nigromance » met ainsi l'accent, dans une première partie consacrée aux xiie et xiiie siècles, sur le rôle des traductions dans l'évolution des savoirs astrologiques, divinatoires et magiques, sur la demande sociale et l'impulsion des cours et sur la recherche d'une norme théologique et juridique en la matière. La seconde partie examine la promotion socioculturelle et politique de la science des étoiles à la fin du Moyen Âge, celle, à un moindre degré, de la chiromancie, de la géomancie et des livres de sorts, les pratiques et rituels des magiciens et leurs motivations, le livre débouchant sur un réexamen, à nouveaux frais, des condamnations de la magie et de la divination et sur la genèse médiévale de la chasse aux sorcières.

  • 1803, Paris brille au firmament des Arts et des Lettres, les Tuileries ressuscitent les fastes de la cour d'Ancien Régime, Paris s'abandonne à une fringale de plaisirs tandis que bruissent les rumeurs de guerre, que Fouché corsète la police et que Mme

  • Destiné aux enfants de 5 à 8 ans, ce recueil met en scène des histoires qui traitent onze fêtes de l´année, qu´elles soient traditionnelles ou non : l´Épiphanie, la Chandeleur,la Saint-Valentin, le Carnaval, la fête des grands-mères, Pâques, la fête des voisins, la fête des mères, la fête des pères, Halloween et enfin Noël.
    En plus de favoriser le jeu des acteurs, de privilégier les jeux de langage et de faire appel à l´imaginaire, ces pièces abordent les notions de rites et de rythmes de l´année. Elles permettent ainsi à l´enfant de comprendre le calendrier, la vision d´une année dans sa globalité et de prendre conscience de la projection dans un futur plus ou moins proche. Un historique sur le rituel permet à l´enseignant d´introduire le travail sur chaque thème.
    Pour chaque fête, trois pièces sont proposées, une par niveau : maternelle, CP, CE1. Elles peuvent être jouées en grands groupes, être aisément mises en scène et représentées en classe ou en atelier théâtre.
    En fin d´ouvrage, des annexes proposent pour chaque classe des spectacles complets reprenant plusieurs pièces et une musicographie.

  • Grâce !

    Eva Darlan

    Pourquoi Eva Darlan s'est-elle autant impliquée dans la demande de grâce de Jacqueline Sauvage, jusqu'à créer un comité de soutien ? Elle n'est pas que la comédienne que nous connaissons à travers le théâtre, le cinéma et la télévision. Elle est aussi féministe et engagée dans la cause des femmes. Eva Darlan revient ici sur son parcours qui, de l'enfance à aujourd'hui, nous éclaire sur ses combats. " Mon engagement a des résonnances dans mon métier, l'un peut nourrir l'autre : j'ai commencé sur scène, à 23 ans, ce fameux engagement avec le succès phénoménal des Jeanne, spectacle de café théâtre au succès mondial, et je n'ai plus jamais cessé depuis. J'ai marché pour l'abolition de la prostitution, j'ai été marraine en son temps de Ni putes ni soumises, j'ai assisté aux débuts d'Osez le féminisme, je joue régulièrement ce spectacle si drôle et si impliqué qu'est Crue et Nue. Je suis engagée. A la ville comme à la scène. Je ne peux pas dissocier l'un de l'autre. Du plus loin que je me souvienne, je n'ai jamais supporté l'injustice et la différence de traitement entre les femmes et les hommes. Les unes au service des autres. Ça m'a toujours été insupportable. " Eva Darlan

  • C'est à Prague que le jeune ethnographe russe Pëtr Grigor'evic Bogatyrëv (1893- 1971), qui a fait partie avec Roman Jakobson des fondateurs du Cercle linguistique de Moscou, développe dans les années 1920 et 1930 une série de chantiers originaux qui concernent l'ethnographie rurale et l'étude du théâtre populaire. Ce volume propose une série de textes de cette période qui concernent les actes magiques, le costume populaire, la géographie ou les signes du théâtre et qu'éclairent les contributions de collègues français, allemands, suisses, russes et canadiens. L'oeuvre de Bogatyrëv est particulièrement évocatrice de la richesse des rencontres intellectuelles praguoises de l'entre-deux-guerres, dont le Cercle de Prague fut le fruit et l'illustration la plus célèbre. Marquée par les traditions ethnographiques russes mais aussi par le contact avec les formalistes, les héritiers de l'esthétique néo-herbartienne tchèque, la Volkskunde allemande de l'époque et les travaux de la linguistique et de l'ethnologie françaises, elle permet une approche transnationale de la genèse du premier structuralisme. Le dépassement des frontières nationales qui caractérise ces rencontres praguoises s'accompagne également d'un dépassement des séparations entre, d'un côté, formes artistiques populaires, en apparence « archaïques » et, de l'autre, formes artistiques urbaines et avant-gardistes, ainsi qu'entre discours théorique et pratique artistique.

  • Qu'est-ce que la psychologie ? D'où proviennent ses insurmontables ambiguïtés ? Comment évaluer ses apparents succès ? Comment rendre compte des suspicions qu'elle soulève ? La critique épistémologique, confirmée par la critique de la généalogie des sciences humaines et par la critique psychanalytique, permet d'apercevoir que cette psychologie moderne occupe une place à la fois symptomatique et fonctionnelle dans notre culture. Les savoirs psychologiques sont inconcevables hors de leurs relations, souvent méconnues avec les productions de l'art, les pratiques juridiques et politiques, les développements de la médecine. Ce livre tente de reformuler ces questions à partir d'une série d'interrogations issues de la pratique de l'enseignement d'une « psychologie » à l'usage de non-psychologues et de la pratique de la psychanalyse. Le fil conducteur de l'ensemble de ces essais, issu de l'expérience de la psychanalyse, est une mise à l'épreuve de ces savoirs dits « psy », au regard d'une visée éthique fondée sur l'ouverture que la reconnaissance de l'inconscient exige de maintenir dans tout savoir, y compris celui de la psychanalyse.

  • Non seulement la Réforme eut des retentissements politiques, sociaux et culturels sur l'Europe du XVIe siècle, mais elle marqua de son empreinte la littérature de son temps. Si elle engagea la poésie dans la tourmente de l'histoire, dont elle répercuta les querelles théologiques, les débats politiques et les passions polémiques, elle fut aussi à l'origine d'une réforme aussi bien spirituelle que formelle des lettres, en particulier du théâtre et de la poésie. Ce volume se propose d'examiner les choix esthétiques et thématiques retenus par les écrivains réformés, qu'ils soient poètes ou dramaturges, de prendre en considération leurs ambitions pastorales et militantes, en tenant compte des enjeux socio-historiques et confessionnels des pratiques littéraires. Dans le domaine poétique sont principalement envisagés les divers courants de la production religieuse (poésie spirituelle, inspirée des Psaumes et des cantiques bibliques, poésie sapientiale, poésie doctrinale, poésie militante) ainsi que les milieux socio-culturels où elle s'épanouit. Dans le domaine théâtral, il s'agit de s'interroger sur le renouvellement formel de la tragédie, sur son adaptation à la situation existentielle et spirituelle du croyant réformé, enfin sur les solutions envisagées pour concilier les règles d'un genre et les exigences d'une doctrine.

  • Bellérophon, seizième pièce de Quinault, marque l'apogée de sa carrière propement théâtrale ; ensuite, il écrira surtout pour les musiciens. Comme l'écrit Étienne Gros - et la chose est vraie surtout dans Bellérophon - : "C'est dans le théâtre de Quinault que l'amour prend son sens véritable ; c'est chez Quinault qu'il se 'désintellectualise', qu'il tend à devenir la passion irraisonnée et irréfléchie, la passion meurtrit, qui subjugue et qui tue". Et Racine, dans Phèdre, s'est inspiré de Bellérophon.

  • La Condamnation de Banquet est citée dans toutes les grandes histoires du théâtre médiéval français comme le chef-d'oeuvre du genre dramatique de la moralité. Mais les éditions de Fournier, 1872, et de Jacob, 1859, ne sont guère accessibles de nos jours, et nécessiteraient bien des corrections. MM. Koopmans et Verhuyck basent leur texte sur l'édition de Vérard, 1507 (reproduite en facsimilé par Helmich en 1980), en tenant compte des variantes des autres imprimés anciens, et d'un nouveau témoin textuel, le manuscrit de Wolfenbüttel, non utilisé jusqu'ici. Vocabulaire et allusions sont expliqués avec maestria.

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