• Ma vie

    Léon Trotsky

    "Dites-moi, me demanda Skliansky, qu'est-ce que c'est que Staline ?"
    Skliansky connaissait par lui-même suffisamment Staline. Il voulait obtenir de moi une définition de cette personnalité et l'explication de ses succès. Je réfléchis.
    "Staline, dis-je, est la plus éminente médiocrité de notre parti."

  • Dans les derniers jours de mai 1871, les troupes d'Adolphe Thiers écrasent la Commune.
    De Londres, où il est exilé, Karl Marx a suivi la période révolutionnaire qui, depuis le 26 mars 1871, a vu le prolétariat parisien prendre le pouvoir dans la capitale assiégée par les Prussiens : c'est que, pour la première fois, a été mise en place une forme autonome de gouvernement ouvrier. Il ne croyait pas à la possibilité de la révolution. Il a été impressionné par l'héroïsme du peuple parisien.
    Au lendemain de la « Semaine sanglante », il tire les leçons de la défaite : la guerre civile en France, en 1871, c'est le massacre de la population par le gouvernement français et son armée aux mains de la canaille bourgeoise de Versailles. Prendre le pouvoir ne suffit pas.

  • Les marins, soldats et ouvriers du port militaire de Cronstadt, ville située à l'ouest de Saint-Pétersbourg, étaient de ceux qui avaient parti­cipé à la Révolution russe de 1917. Quand le léninisme bascula dans le totalitarisme, éclata une guerre civile. Les marins de Cronstadt­ devinrent alors solidaires des grévistes et souhaitèrent, comme eux, renverser la dictature du parti communiste. Ils s'organi­sèrent en Commune, tentèrent de lutter contre la confiscation de la révolution par la bureaucratie. Ceux qui, aux yeux de Trostky, avaient incarné "la gloire et la fierté de la Révolution" devenaient des contre-révolutionnaires. En 1921, Trotski écrasa dans le sang cette révolte. Anté Ciliga décrit ici les origines de ce mouvement, explique quels étaient ses buts et comment les insurgés comptaient les atteindre.

  • De 1938 à 1953, Lavrenti Beria a été un rouage essentiel du système stalinien, qu'il a ensuite tenté d'amender avant de payer de sa vie cette tentative avortée. Manipulateur, d'une cruauté sans bornes, c'est ainsi qu'il entra dans l'histoire. Or, la figure de Beria s'avère au regard des faits et à l'analyse bien plus complexe : bourreau certes, mais aussi fin politique.
    Fils de paysans misérables, il connaît une ascension fulgurante. Flanqué d'une cohorte de tortionnaires, il dirige la police politique soviétique, le NKVD, pendant sept années décisives (1938-1945) au cours desquelles la nomenklatura consolide son pouvoir. Il organise la déportation meurtrière des peuples du Caucase, planifie les meurtres de Trotsky et de ses ennemis politiques.
    Mais, à la mort de Staline, Beria est le premier à saisir que le régime, à bout de souffle, ne peut survivre qu'en desserrant le carcan de la terreur policière. Il commence a démanteler le goulag, propose la réunification de l'Allemagne ; en somme, des mesures annonciatrices de la pérestroïka gorbatchévienne. Nommé ministre de l'Intérieur en mars 1953, il est arrêté par ses pairs en juin et fusillé en décembre pour un complot infondé.
    A l'appui de nombreux documents d'archives rendus publics à la chute de l'Union soviétique, Jean-Jacques Marie brosse le portrait complet de l'un des acteurs majeurs de l'URSS sous Staline.

  • Dans l'ombre de Staline, Beria fut pendant quinze ans le chef de la police secrète soviétique et d'un réseau d'espionnage à l'échelle mondiale. Commandant en chef du NKVD, censeur de la presse et de la culture, ministre de l'Intérieur, administrateur des camps, maréchal de l'URSS, vice-président du conseil des ministres, Beria fut le véritable numéro 2 du régime, redouté même par ses pairs. Originaire de Géorgie, il intègre au début des années 1920 la Tcheka, première police politique d'Union soviétique. En 1926, il dirige la répression du mouvement nationaliste géorgien, s'attirant ses premières distinctions. Dans les années 1930, il prend le contrôle du Parti communiste géorgien. C'est déjà l'homme de confiance de Staline et l'organisateur des purges d'avant-guerre. A partir de 1938, il prend la direction du NKVD, la police politique préfigurant le KGB, et il y fait régner la terreur. Il est responsable des arrestations et de l'élimination des opposants. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Beria est l'instigateur des massacres de Katyn, et de déportations massives. Grâce aux renseignements glanés par ses services en Occident à partir de 1942, il initie le programme nucléaire soviétique. Haï par ses collègues, Beria est arrêté peu après la mort de Staline. Accusé de complot et d'espionnage, il est exécuté dans des circonstances troubles.Historien américain d'origine polonaise et spécialiste du système soviétique, Thaddeus Wittlin est le premier biographe du sulfureux Beria. Son ouvre est le résultat de plus de six années de recherche de part et d'autre du rideau de fer.

  • S'opposant à Staline dès les années 20, Léon Trotsky, théoricien marxiste et chef de l'Armée rouge, a tenté de perpétuer le soufle de la révolution communiste internationale. Exilé puis assassiné en 1940, il a légué un héritage que se sont disputés divers courants se réclamant de son combat. Aussi pour retracer l'histoire de ce mouvement protéiforme parle-t-on de trotskysmes au pluriel.Actualité : les "aveux" de L. Jospin, le livre de Edwy Plenel ...

  • Trotsky eut deux fils. Les biographes connaissent l'histoire tragique de l'aîné, Léon Sedov, militant actif de la IVe Internationale, qui suivit son père dès le début de son exil, en 1929. Il fut assassiné par le NKVD en 1938 dans une clinique parisienne. Mais on ignorait le destin de Serge Sedov, le cadet, présenté par ses proches comme " apolitique ", et resté en URSS malgré le départ forcé de son père et la traque lancée contre lui.
    Comme le révèle ce livre, ce supposé apolitisme a permis de masquer longtemps la vérité. Car Serge Sedov, s'il préférait le football aux arcanes du parti bolchevik, fut bel et bien victime d'une machination de la police politique de Staline. Accusé d'avoir " empoisonné des ouvriers " et organisé des sabotages, il refusera d'endosser ces charges extravagantes et d'avouer la moindre culpabilité. Il échappera donc au procès public, au cours duquel les staliniens souhaitaient voir son nom traîné dans la boue, mais pas au jugement ni à la sentence : il sera fusillé le 29 octobre 1937. Il priva ainsi Staline d'une part de sa vengeance, mais Trotsky, lui, n'en sut jamais rien.
    Grâce à des archives inédites, ce livre reconstitue pour la première fois les derniers mois d'une victime des grandes purges de la fin des années 1930, une victime tombée dans l'oubli, dont le seul crime fut d'avoir été le fils de son père.
    De sa biographie de Staline (Seuil, 1967) jusqu'à son tout récent Lénine ou la révolution permanente (Payot, 2011), Jean-Jacques Marie est l'un des meilleurs spécialistes de l'histoire de l'URSS.

  • Terrorisme et communisme " est probablement l'un des textes les plus magnifiques de Trotsky, l'un des plus clairs, des plus tranchants et des plus puissants. La raison est simple : par-delà les capacités personnelles de l'auteur, c'est ici la voix de la révolution qui s'exprime, aux heures de la lutte suprême, à travers un de ses chefs dirigeant la lutte sur le champ de bataille.


    Format professionnel électronique © Ink Book édition.


  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Léon Trotsky. Brillant intellectuel marxiste, fondateur de l'Armée Rouge, fidèle partisan de Vladimir Ilitch Lénine, Trotski aurait pu devenir le successeur de celui-ci à la tête de l'URSS, mais il a perdu la lutte. C'est Joseph Staline, le réaliste et taciturne homme du peuple, son adversaire au sein du Parti bolchevik et du mouvement révolutionnaire, qui prit possession du pouvoir. Dans cette biographie fouillée, qui n'a cependant rien d'un procès à charge, Trotski raconte la vie du dictateur soviétique, depuis sa naissance dans une modeste famille géorgienne jusqu'aux procès de Moscou en passant bien évidemment par la révolution de 1917, tentant de démythifier celui qui partagera le pouvoir avec lui pendant quelques années avant de l'expulser de Russie puis de le faire assassiner après la fondation de la Quatrième Internationale.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Léon Trotsky. Recueil d'articles politiques écrits entre l'offensive de la coalition fasciste bonapartiste royaliste du 6 février 1934 et la grève générale du Front populaire de fin mai-juin 1936, suivi d'un article sur la situation en France en 1938. "Les journées de février 1934 ont marqué la première offensive sérieuse de la contre-révolution unie. Les journées de mai-juin 1936 sont le signe de la première vague puissante de la révolution prolétarienne. [...] Quels que soient les prochaines étapes, les combinaisons et les regroupements transitoires, les flux et les reflux momentanés, les épisodes tactiques, dès maintenant il n'y a plus à choisir qu'entre le fascisme et la révolution prolétarienne. Tel est le sens du présent travail." - Léon Trotsky.


  • Léon Trotsky a longtemps hésité avant de conclure que la troisième internationale était définitivement devenue contre révolutionnaire et que tout espoir de la redresser devait être abandonné. Lorsque, en 1933, le KPD (Parti Communiste d'Allemagne) s'écroule comme un château de cartes et capitule sans combattre devant Hitler, il croit encore à la possibilité d'un sursaut et attend encore quelques mois avant de conclure à la faillite définitive de la troisième internationale et à la nécessité de la construction d'une nouvelle internationale. Il écrit : « il n'y a pas de miracle à espérer. L'internationale communiste est vouée à la défaite. Il faut rejeter l'idée de la réformer, que ce soit sur le plan national ou international, l'internationale communiste dans son ensemble, parce qu'elle n'est rien d'autre qu'une caste bureaucratique sans scrupules qui est devenue la pire ennemi e de la classe ouvrière mondiale. Il faut absolument libérer l'avant-garde prolétarienne de la dictature de la bureaucratie stalinienne. »
    La fondation de la quatrième internationale eut lieu le 3 septembre 1938. Les délégués ne représentaient que douze pays, pour vingt-huit organisations ou groupes affiliés. Ce mince point de départ ne pouvait manquer d'augmenter les contestations des adversaires quant à la validité d'un tel congrès. Cependant Trotsky, qui n'ignorait rien des faiblesses de son mouvement, voyait plus loin. Face à la confusion de cette période chaotique le manifeste L'agonie du capitalisme et les tâches de la quatrième internationale, plus connu sous l'appelation abrégée de Programme de transition, dessinait les voies de la lutte révolutionnaire. Même s'il ne s'est pas révéler prophétique, il fournit une analyse lucide de la situation politique mondiale à la veille de la seconde guerre mondiale.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Extrait :
    « 8 mars 1917 : Ainsi s'achevait un règne qui, d'un bout à l'autre, avait été un enchaînement de mécomptes, de malheurs, de calamités et d'actes criminels, depuis la catastrophe sur le terrain de la Khodynka, le jour du couronnement, en passant par les fusillades dirigées sur les grévistes et les paysans soulevés, par la guerre russo-japonaise, par l'impitoyable écrasement de la Révolution de 1905, par d'innombrables exécutions, des expéditions punitives, des pogromes nationaux, pour finir par la folle et infâme participation de la Russie à la folle et infâme guerre mondiale.

    Quand il arriva à Tsarskoïé-Sélo, où il fut interné avec sa famille dans le palais, le tsar aurait dit à voix basse, si l'on en croit Vyroubova : " II n'y a point de justice parmi les hommes. " Or, ces paroles mêmes témoignaient irréfutablement de l'existence d'une justice de l'histoire qui, pour être tardive, n'en est pas moins réelle. »

    Traduit du russe par Maurice Parijanine.

    Contents : Tome 1. La Révolution de Février. Avant propos. Préface.Particularités du développement de la Russie. La Russie tsariste et la guerre. Le prolétariat et les paysans. Le tsar et la tsarine. L'idée d'une révolution de palais. L'agonie de la monarchie. Cinq journées ( du 23 eu 27 février 1917 ). Qui dirigea l'insurrection de Février ? Le paradoxe de la Révolution de Février. Le nouveau pouvoir. La dualité de pouvoirs. Le Comité exécuti. L'armée et la guerre. Les bolchéviks et Lénine. Le réarmement du parti. Les "journées d'avril". La première coalition. L'offensive. La paysannerie. Regroupement dans les masses. Le Congrès des Soviets et la manifestation de Juin. Conclusion.Appendices. Tome 2.La Révolution d'Octobre.637 pages.Préface.Les journées de Juillet. Les Bolchéviks et le pouvoir. Le mois de la grande calomnie. La contre-révolution relève la tête. Kérensky etKornilov. La conférence d'état à Moscou. Le complot de Kérensky. Le soulèvement de Kornilov. Bourgeoisie et démocratie. Les masses exposées aux coups. Marée montante. Les Bolchéviks et les Soviets. La dernière coalition. La paysannerie devant Octobre. La question nationale. Sortie du préparlement. Comité militaire révolutionnaire. Lénine appelle à l'insurrection. L'art de l'insurrection. La prise de la capitale. La prise du Palais d'Hiver. L'insurrection d'Octobre. Le congrès de la dictature.


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  • Un ouvrage de militant, publié en pleine deuxième guerre mondiale : "MM. Pétain, Hitler, Franco, Mussolini et consorts n'ont-ils pas la prétention de « faire » du socialisme ? N'est-il pas indispensable de réagir sans nous lasser contre un tel confusionnisme ?", qui permet de découvrir ou de redécouvrir les principales étapes d'une évolution politique et sociale qui a conduit au socialisme.

  • L'histoire du monde est jonchée des cadavres d'hommes et de femmes de pouvoir ou de partis, éliminés dans le sang par des conspirations d'opposants ou des actes individuels de tueurs solitaires.
    Jean-Pax Méfret revient avec des détails souvent peu connus ou inédits sur douze assassinats emblématiques qui ont marqué l'Histoire.
    Quelles raisons ont-elles poussé Ravaillac à poignarder Henri IV ? Qui était vraiment Charlotte Corday, la jeune meurtrière du député montagnard Jean-Paul Marat ? Pourquoi le président américain Abraham Lincoln est-il mort dans un grand éclat de rire sous les balles d'un comédien ? Comment un jury d'Assises put-il acquitter l'assassin de Jean Jaurès ? Qui décida de faire exécuter l'amiral Darlan à Alger en 1942 ?
    /> Ce livre foisonne de précisions sur les morts violentes de personnalités : le président de la République française Sadi Carnot tué à Lyon par un anarchiste italien, l'assassinat à Marseille par des terroristes croates du monarque serbe Alexandre Ier de Yougoslavie, Léon Trotsky au Mexique, Martin Luther King à Memphis, Robert Kennedy à Los Angeles, Bachir Gemayel à Beyrouth, Yitzhak Rabin à Tel Aviv...
    Un long voyage à travers l'Histoire où la mort violente est à la croisée des chemins.

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