• Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Rainer Maria Rilke. Carnet de notes métaphysique et journal intime de Rilke lui-même, Les cahiers de Malte Laurids Brigge sont composées d'une mosaïque de fragments sur la solitude, l'enfance, la peur, la misère, l'écriture, la poésie et la mort. Malte, transfiguration du poète, est un jeune intellectuel descendant d'une noble famille danoise déchue. Solitaire, il vit dans une petite chambre au cinquième étage et erre dans Paris où il croise des êtres misérables, des fous, des malades. Il médite sur l'existence humaine, observe le monde étrange dans lequel il vit, se remémore ses souvenirs d'enfance, songe à Abelone, la jeune soeur de sa mère, évoque des oeuvres et des personnalités littéraires, note ses états d'âme, ses rêves, ses angoisses et ses joies. L'ouvrage se termine sur une sorte de parabole de l'enfant prodigue racontant l'histoire d'un enfant qui abandonne sa famille parce qu'il ne veut pas être aimé. Pour l'auteur des Lettres à un jeune poète, à l'époque secrétaire particulier d'Auguste Rodin, tout phénomène vécu par les hommes possède un secret aussi insaisissable qu'indicible. "J'apprends à voir...".


  • « Mon cher ami, je vous envoie un petit ouvrage dont on ne pourrait pas dire, sans injustice, qu'il n'a ni queue ni tête, puisque tout, au contraire, y est à la fois tête et queue. »
    Le Spleen de Paris, oeuvre majeure de Charles Baudelaire, se caractérise par une forme poétique alors singulière - la prose «  ouverte sur l'infini » - mêlant les genres et les points de vue (flâneur, philosophe, rêveur, moraliste). Il s'y révèle tout le sublime et le tragique de la vie urbaine.

  • - 29%

    En février 2006, des expériences dans la zone polaire provoquent une gigantesque tempête qui ensevelit l'hémisphère nord sous plusieurs mètres de neige, paralysant toute activité.
    Quelques années plus tard, un jeune homme, Simon, raconte la longue lutte pour la survie matérielle et spirituelle qu'il a menée avec sa famille, dans leur chalet des Alpes, au coeur de ce déluge blanc. Dans leur arche perdue, le père, la mère et les deux enfants affrontent de multiples périls, la solitude, la peur, parfois l'angoisse, mais finalement c'est l'ingéniosité et l'espoir qui l'emportent. Ils réinventent des gestes ancestraux qu'ils croyaient oubliés. Auprès d'eux, leurs animaux familiers les aident, de diverses manières, à surmonter l'épreuve. Dans les livres qui les entourent, et dont le père lit chaque soir quelques pages au coin du feu, ils puisent aussi des leçons d'amour et de courage.
    Roman d'anticipation, récit d'aventures, fable écologique, ce livre est aussi une méditation sur la fragilité du monde où nous vivons, et comme un manuel de survie pour les futurs naufragés de la société industrielle.
    Les enfants de Noé a obtenu le prix de la Fondation de France 1988 pour le meilleur roman jeunesse.

  • Paris, capitale du XIXe siècle constitue l'exposé programmatique de l'oeuvre de Benjamin : le livre des passages. Tous les thèmes de ses recherches y sont présentés sous une forme concise : le flâneur, les passages, l'architecture comme concrétisation de l'idéologie d'une époque, la figure emblématique de Baudelaire, la mode, l'intérieur, etc. Le tout est une tentative d'interprétation globale du XIXe siècle et de son équivoque modernité.

  • 2024 - Les Jeux olympiques n'ont pas eu lieu
    Marc Perelman
    En 2024 auront lieu les Jeux olympiques et paralympiques de Paris, moment de joie, de paix, dans le respect des hommes et de la planète. Marc Perelman déconstruit cette promesse miraculeuse et décrypte l'idéologie autoritaire et cupide qui la sous-tend.
    La France se prépare à accueillir les Jeux olympiques en 2024. Ce sera un été de fête. Et pour qu'il soit réussi, des milliers de travaux ont été engagés, des fonds énormes ont été dédiés. Paris deviendra un parc olympique écoresponsable et les Français seront « tous citoyens du sport ». Même Notre-Dame sera rénovée pour l'occasion.
    Marc Perelman propose à ceux qui sont mal à l'aise avec cette débauche de moyens et d'enthousiasme de ne pas s'arrêter aux effets pervers d'un système devenu gigantesque. Il faut interroger les valeurs qui sont ici à l'oeuvre au-delà des affichages, des valeurs qui sont très dangereuses.
    L'auteur se base sur une lecture approfondie de la charte olympique, des contrats qui lient le CIO à ses partenaires et de nombreux documents officiels, les mettant à l'épreuve des faits de l'organisation de Paris-2024. Non, l'olympisme n'est pas apolitique, n'est pas écologique, ne fait pas oeuvre sociale, n'agit pas pour la santé commune, ne respecte pas les territoires qu'il occupe. Les Jeux n'ont comme horizon que la croissance : plus de licenciés, plus de spectateurs, plus d'argent. Et nous ne sommes pas obligés de leur dérouler le tapis rouge.

  • Edition enriche (Préface, notes, documents sur l'oeuvre, pièces détachées, premiers états de textes, chronologie et bibliographie)En 1842, un an après la mort de son discret auteur, la première édition de Gaspard de la Nuit ne rencontre guère que le silence : vingt exemplaires à peine en sont vendus. Et il est vrai que les premiers lecteurs étaient sans doute mal préparés à la découverte de ce recueil de courtes « fantaisies à la manière de Rembrandt et de Callot » qui offraient à la fois l'apparence de la prose et la réalité d'une pure écriture poétique.
    Il faudra attendre Baudelaire pour que le poème en prose soit reconnu, et c'est justement l'auteur du Spleen de Paris qui fera découvrir à un public plus large ce « fameux Gaspard de la Nuit » grâce auquel l'idée lui est venue à son tour de « tenter quelque chose d'analogue ». D'analogue ? Rien n'est moins sûr car si les pièces de Baudelaire s'attachent à la vie moderne, celles de Bertrand nous proposent la peinture de la vie ancienne. Et ce sont bien deux naissances successives du poème en prose.
    Edition de Jean-Luc Steinmetz

  • Les enjeux du goût sont toujours furieusement politiques et métaphysiques. Charles Baudelaire (1821-1867), l'amateur et critique d'art qui arpente les Salons, en a une conscience extrême. Contre l'académisme pompier, il lance son mort d'ordre : retour au présent, mais un présent revêtu de la Beauté éternelle. Dans son essai publié en feuilleton en 1863 qui passe pour l'acte de naissance de la modernité, il fait l'éloge de l'artifice, du maquillage et des parures, de la femme élégante, de la ville, du frivole et de l'horreur. Il développe une théorie du dandy. « La modernité, c'est le transitoire, le contingent, la moitié de l'art, dont l'autre moitié est l'éternel et l'immuable. »

  • Paris

    Jean Follain

    Jean Follain a longtemps rêvé Paris. Mais son Paris n'est pas celui des guides. Au gré de ses déambulations, il observe, s'imprègne de la ville et de ses énigmes. Il va de cafés en cimetières en frôlant les squares, les monuments, s'engouffrant dans un passage pour changer d'itinéraire à l'improviste. Poésie au coeur, il saisit et offre les mille et un instants de sa vie de flâneur urbain, perpétuellement à l'affût de l'insaisissable réalité des choses. « Tous ceux qui aiment vraiment Paris trouvent un jour une étoile. »
    Un livre pour tous les amoureux de Paris !
    Fils de notaire et petit-fils d'instituteur, Jean Follain est né en 1903 à Canisy, dans la Manche, lieu qui sera une inspiration essentielle pour sa production poétique. Après des études de droit, il exerça des fonctions de magistrat tout en fréquentant les milieux littéraires. Il écrivit des recueils de poèmes - dont Exister (1947), Tout instant (1957), Appareil de la terre (1964), Espaces d'instants (1971) - mais également des livres en prose, comme Paris (1935), Canisy (1942) ou Chef-lieu (1950). Ami de Max Jacob, André Salmon, Jean Paulhan, Pierre Minet, Armen Lubin, Pierre Reverdy, il collabora à de très nombreuses revues. Il reçut en 1970 le Grand Prix de poésie de l'Académie française pour l'ensemble de son oeuvre. Il meurt tragiquement en 1971, renversé par une voiture.

  • Arnhem, cité de rentiers, Wiesbaden, cité de retraités, Düsseldorf, cité des banquiers... La liste est longue de villes saisies à un moment historique ou au cours d'une période essentielle de leur histoire : La Mecque, Sparte, Londres et surtout Venise au temps des Guelfes et des Gibelins.

    Avec La Ville, Weber excelle dans l'art de la typologie. Il y définit toute une gamme de villes « idéaltypiques », selon qu'on les considère sous l'angle juridique, économique, politique. Et il le fait avec d'autant plus d'aisance que son étonnante érudition lui permet d'interpeller les villes babyloniennes, juives, hindoues, islamiques, chinoises ou russes au même titre que celles de l'Antiquité grecque ou romaine et celles du Moyen Âge.

    En retraçant l'histoire des conjurations et des corporations, Weber souligne l'originalité de l'histoire européenne : la seule à avoir produit la commune dans son plein développement. Du même coup, il évoque le rôle moteur du christianisme, les transformations du rapport entre la ville et la campagne, la nature essentiellement politique des luttes que se livrent les divers ordres sociaux, la lente montée de la bourgeoisie. Le passage du capitalisme foncier impliquant l'esclavage dans l'Antiquité au capitalisme marchand du Moyen Âge n'est jamais qu'une longue série d'étapes d'un processus menant au capitalisme moderne et à l'Etat moderne.

    La Ville, dit Weber, se développe selon la logique propre à chaque civilisation, mais il existe en même temps une loi interne au champ politique, qui limite le nombre de compromis possibles pour faire cohabiter dans une même cité des couches sociales qui se distinguent et que leurs intérêts opposent. Les rapports de souveraineté et de luttes pour la domination entre villes et Etats sont au coeur de la réflexion wébérienne. Aussi, ces analyses gardent-elles une actualité manifeste en un temps où les métropoles s'agrandissent et en un temps où, avec cet accroissement spatial, démographique et économique, l'acuité des problèmes sociaux, environnementaux et politiques se fait plus vive.

    Max Weber (1864-1920), économiste allemand, père de la sociologie contemporaine. Né dans une riche famille de la bourgeoise protestante allemande, M. Weber entame des études en Droit et accède au poste de professeur d'Histoire de droit romain et de droit commercial à Berlin (1893) puis à Fribourg (1894). Souffrant de dépression nerveuse, il visite l'Italie et le sud de la France, et c'est à la suite de ce voyage qu'il réoriente ses recherches vers la sociologie dont il fonde en 1909, avec G. Tönnies et G. Simmel, la Société allemande de sociologie. Les années 1915-1919 sont pour Weber une grande période d'activité intellectuelle avec la publication de ses travaux sur la sociologie comparative des religions mondiales. Il meurt peu après avoir obtenu la première chaire de sociologie à Munich. Mal connue en France, la pensée wébérienne s'appuie le processus de rationalisation de la modernité occidentale par de nombreux exemples historiques.

    Philippe Fritsch a été Professeur de Sociologie à l'Université Lyon 2 et Directeur d'une équipe de recherche associée au CNRS. De L'Education des adultes (1971) à Être Vétérinaire (2011), ses travaux et publications ont également fait place à des intérêts d'ordre épistémologique et de circulation internationale des idées, donc à la traduction de textes de Simmel, Weber et Dirk Kaesler.

  • Les loups de Prague

    Olivier Paquet


    Prague, huit ans après un putsch militaire.


    La Ville vit sous la forme d'un système immunitaire géant soumis à une véritable programmation biologique. Au coeur de la cité, pourtant, opère dans la clandestinité une guilde du crime, mafia organisée en clans régis par des lois animales mais servis par une technologie sidérante.


    Dans ce contexte singulier, deux hommes vont se connaître et se mesurer : Václav, journaliste et militant du retour à la démocratie ; Miroslav Vlk, maître des Loups. Aveuglé par sa fascination pour le chef de meute, Václav entraîne les habitants de Prague vers ce qui pourrait bien être un ultime bain de sang.

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    Fable politique violente et sensuelle, Les Loups de Prague est le second roman d'Olivier Paquet.

  • Quel est le sens d'un projet urbain pour peu qu'on le considère dans sa globalité ? Expression d'une politique particulière, mais aussi d'une culture spécifique, celui-ci touche, par son réalisme même, aux innombrables problèmes soulevés par un territoire et sa population. Il est donc à la croisée des chemins de diverses disciplines, ne prend tout son sens que dans leur interaction tout en concernant directement la vie quotidienne de tout un chacun, qu'il habite une grande ville, une banlieue ou une zone rurale.

  • La voyance, la sensualité, la religion, la politique, l'enfance, l'errance, la liberté, le spectacle, la mythologie, l'ivresse... Rimbaud cherche un langage universel qui soit "de l'âme pour l'âme". La langue et les phrases s'accélèrent, se régénèrent, rutilent, s'enrichissent, explosent et lancent à la face du monde une poésie en révolution permanente.

  • Chronique d'une famille dans la province du début de ce siècle, En silence évoque une époque qui pour des millions de gens fut d'abord celle d'un exil : des paysans croient trouver un avenir meilleur à la ville, et se voient dès lors contraints à l'errance des âmes en peine. Edgar a vendu la pauvre ferme que les siens tenaient au hameau des Doisnons, dans les monts de la Madeleine, et part s'installer à Roanne en compagnie de sa femme Adélaïde et de ses deux filles, Marie et Anne. Mais la ville est un lieu étrange, où le plaisir s'achète - et s'échappe -, où la terre n'est plus là pour vous protéger de son autorité. Edgar n'y résistera pas longtemps. Il laisse après lui trois femmes qui tenteront, avec des fortunes diverses, de s'inventer chacune un nouveau monde où vivre... Toutes les trois demeurent hantées par le sentiment d'une perte à combler : Adélaïde, impuissante à saisir la vie, se mure dans la réclusion ; Marie, qui incarne la norme (égoïsme et ambition mêlés), offrira bientôt l'image de ce qu'on appelle un peu vite une réussite ; Anne, quant à elle, gardienne des anciennes sauvageries, refusera d'abandonner les libres chemins dussent-ils conduire au pire. Trois personnages condamnés à vivre hors de soi à qui ne restent plus que le désir éperdu de se trouver - ou la ferveur de se perdre. Tout en eux est sans retour. Portés par le souvenir d'un passé dont ils se savent exclus, ils sont à la merci des caprices et des renoncements de leur propre mémoire. Voués par elle à n'être plus, bien avant l'heure de la fin, que vide et silence. Un silence assourdissant, résonnant des mille questions que nous ne parvenons pas à formuler.
    Éditeur du domaine étranger chez Phébus depuis 2000, Daniel Arsand a notamment été le « passeur » d'auteurs aujourd'hui considérés comme incontournables : William Trevor, Keith Ridgway, Joseph O'Connor, Edward Carey et bien-sûr d'Elif Shafak et de Julie Otsuka. Son premier roman, La Province des Ténèbres, obtient en 1998 le prix Femina du premier roman, en 2000 il reçoit le Grand Prix Jean Giono du deuxième roman pour En Silence (Phébus) et le Prix Chapitre du roman européen 2011 pour Un certain mois d'avril à Adana (Flammarion).Ses livres sont traduits dans une dizaine de pays dont les États-Unis.

  • La littérature garde-t-elle encore pertinence pour dire ce qui
    conditionne notre vie au présent ?
    Et, quand nous nous saisissons de ce qui conditionne l'activité
    et l'échange, dans ses hiérarchies, dans ses symboliques, dans ses
    loisirs et ses conditionnements (du maître-nageur au rédacteur
    funéraire, du libraire à l'alpiniste, en passant par le notaire et
    le directeur des ressources humaines), gardons-nous prérogative du
    rire, de la critique, de la tendresse aussi (est-elle possible
    quand on accueille ici son boucher) ?
    J'étais très fier, en lançant ce projet publie.net, qu'Eric
    Chevillard veuille bien me confier ces trois textes de fiction, qui sont chacun
    comme des incises ou développement d'univers développés dans ses
    romans, et jouant par exemple de la forme radiophonique,
    « l'entretien avec l'auteur », pour ouvrir un nouvel
    espace entre l'invention du roman et ses arcanes ou ses caves.
    Depuis l'installation sur publie.net de Si la main droite de
    l'écrivain était un crabe, il s'est passé un événement de
    taille : l'autofictif, le blog qu'entretient
    quotidiennement Eric Chevillard, est devenu une référence de
    l'écriture de fiction sur le Net. Une forme fixe, en triptyque. Une
    mise en abîme de l'écriture elle-même. Une convocation du concret,
    et, dans la politesse du texte, qui se contente de sourire, en
    arrière donc, un rire immense, sardonique, presque L'homme qui
    rit de Victor Hugo, douleur comprise. Je ne sais pas ce que
    pourra devenir l'autofictif, s'il pourra se rassembler, se
    réorganiser en livre. Ou seulement continuer de nous accompagner, à
    notre porte virtuelle, comme labyrinthe offert. Mais c'est la
    preuve, et une seule est suffisante, de la pertinence d'Internet
    aussi pour l'imaginaire. L'écran comme lieu de fiction, mais
    fiction en mouvement, en développement permanent, inarrêtable.
    Alors non pas 36 métiers, comme dans l'expression populaire
    il a fait 36 métiers, mais 28 exactement. Sauf que choisis
    dans les noeuds les plus névralgiques de ce qui fait la ville, et
    nous dedans.
    Dans la zone d'activité, à ma connaissance, est le
    dernier texte publié par Eric Chevillard avant la naissance du
    blog. Alors le fantastique est tout près, et cet étrange sourire
    qui déstabilise le plus élémentaire, le plus familier. Il s'agit
    d'une commande venue d'abord de gens de la typographie, de la
    réalisation d'objets livres. La preuve du succès, c'est qu'il n'est
    déjà plus disponible. Conservez le vôtre, si vous avez la chance
    (on est quelques-uns comme ça), à avoir pu se le procurer. Un bravo
    spécial à Fanette Mellier, et que la mise en ligne de ce
    texte soit une invitation à tous pour suivre la suite, de son
    côté...
    Et merci, Eric, d'autoriser ici cette déstabilisation douce du
    familier à se prolonger sur Internet.
    On trouvera ici, et ici, et ici, et ici,, et ici, et icides extraits : partez
    en chasse. Pour cela, et comme cela, via le buzz Internet,
    que les 1000 exemplaires se sont envolés si vite. Sinon, vous
    imprimez le feuilletoir ci-dessus, et vous remplissez les pages
    blanches (solution fournie via téléchargement intégral).
    Il y a le mathématicien, l'homme des ressources humaines,
    l'ophtalmologue, le brancardier, le chargé de communication, le
    maître-nageur. Le notaire, la caissière, l'huissier, le pape. C'est
    toute la ville qui devient page fantastique, mouvante.
    Et tout le reste de ce qui concerne Eric sur Chevillard, le site (webmaster Even Doualin), et sur
    le site des Editions Argol.
    Et que la littérature soit aussi pur plaisir, champions
    ceux qui y arrivent. Avec petite fierté aussi que, certainement, ce
    texte n'aurait pu être écrit par quelqu'un qui ne vit pas en
    province !

    FB

  • "Je vivais dans le quartier de Musrara, sur la ligne séparant Jérusalem-Ouest de Jérusalem-Est, côté israélien. Une vieille maison arabe dont le couloir central était une ancienne ruelle de souk. (...) J'achetais les pitas chez le boulanger palestinien de l'autre côté du boulevard, chaudes et moelleuses comme une peau d'enfant sortant du sommeil, et les bagels saupoudrés de sel chez un vendeur de falafels israélien de la rue Hanevi-im, la rue des Prophètes."
    Alexandra Schwartzbrod, est une journaliste, essayiste et romancière française.

  • L'image récurrente du Connemara est une immense prairie glissant vers la mer. Et tout ce vert est quadrillé d'un réseau de murets, ponctué de moutons... mais pour moi, c'est une route bleutée qui s'enfonce dans le brouillard. Et sur cette route déserte, le silence et la solitude sont nécessairement estampillés d'une silhouette lointaine plus sombre que la tourbe, celle d'un homme à pied qui va dans la direction de nulle part. L'homme du Connemara est brun noir et vert criard, avec du gris au-dessus de la tête, par endroits tacheté de bleu transparent. Le bout du monde est aussi le bout de nous-même. C'est le pays des légendes, donc celui de l'imaginaire, donc celui des origines.

    Un guide de voyage littéraire à lire sur place ou pour confronter son voyage réel ou imaginaire à celui de l'écrivain.

    Gil Jouanard est un écrivain français qui en tant que journaliste, écrivain ou responsable de lieux littéraires a voyagé sa vie durant.


  • Fan
    Dans les travées du stade à Gap
    Une fan fixe à sa ventouse
    Chaque sportif pour des agapes
    Privées de vin mais pas de grappes,
    Pampres qu'elle pompe sans sa blouse.

    99 limetricks est un recueil de quintils, petits poèmes cocasses en cinq vers. C'est un grimoire énergisant dont la publication portera un coup de boutoir décisif à l'industrie pharmaco-virilisatrice. Les poèmes, à caractère sexuel et géographique, associent à chaque ville une pratique sexuelle. Un effeuillage des moeurs longitudinal, d'est en ouest. Une méthode mnémotechnique efficace pour s'améliorer en histoire-géo.

  • Commençant par lénigme dun rêve et se terminant par une parabole, Good night friend parle du tressage des cultures, de Kanaks qui aiment lopéra, de lexil hors des tribus, du vaa, de la terre qui est maintenant dans linconscient, mais aussi dêtre désormais de la ville. La ville vue à travers la métaphore de la prison de pierre qui enferme mais qui permet lamitié malgré les différences ethniques.
    Roman qui nous en dit beaucoup sur la Nouvelle-Calédonie et sur le lien familial fort qui englobe présents et absents, les ancêtres mais aussi ceux qui sont adoptés. Par petites touches, à la manière des impressionnistes, lauteur joue avec le «je» du narrateur qui devient comme un témoin et passe dun personnage à lautre. Il dévoile au fil du récit une sombre histoire denvoûtement avec meurtre et nous tire jusquau coeur des problématiques océaniennes attachées au nom et à la terre.

  • Un seul récit, pour se saisissant des signes multiples de la ville éclatée, de ses noms, de scènes parfois brutales ou seulement quotidiennes ou abstraites, pour autant de textes brefs, comme des plaques liquides, chacune liée à un point précis de la ville et qui seraient notre appréhension intérieure de l'hyper-métropole. Le narrateur (parce qu'un récit s'ébauche, se centre autour de la notion de colporteur) est continuellement en mouvement dans la ville, un trajet comme cette ville qui n'a pas de centre, une ville qui ne se reconnaît plus d'un nom à l'autre nom, et qui exige l'habitat provisoire de la voiture comme seul trait commun.
    De quelle façon aborder la complexité de Los Angeles, avec quels mouvements, quels arrêts, quel travail sur l'image, quelle saisie des silhouettes, visages, noms, enseignes, et quelles permanences au contraire ?
    Et que bien sûr, à cette mise à l'épreuve, c'est le récit en prose qu'on interroge : le présent du monde, dans la ville qui l'incarne dans sa plus haute déréliction, son plus haut risque.

  • Ville makers

    Michel Mathieu

    En 2050, 6,5 milliards d'humains habiteront en ville. Les grandes cites concentreront toujours plus les entreprises, cerveaux, lieux de recherche et de formation, innovations, emplois et services. Mais quel sera leur visage ? Comment concilier des territoires parfois tentaculaires et les aspirations des urbains a une qualite de vie retrouvee ?

    Michel Mathieu, directeur general de LCL, nous invite a faire la connaissance des ville makers, ces femmes et ces hommes oeuvrant au quotidien a inventer le futur de la ville. Leur vision, leur energie, mises au service de formidables projets collectifs, creent les services et dessinent les contours des metropoles de demain.

    Dans cet ouvrage qui « pense la ville » a l'heure d'un moment historique de transformations, le lecteur decouvre autant de projets revolutionnaires que d'idees brillantes pour creer et recreer, au nom du bien vivre ensemble, « le meilleur de nos villes ». Une decouverte eclairante a destination de tous ceux qui se posent la question : comment habiter ma ville ? 


  • Vous voulez faire baisser vos frais de chauffage cet hiver ? Passer à une énergie renouvelable ?

    Ce livre vous explique dans le détail les caractéristiques des cheminées, poêles, inserts et chaudières, classiques et à granulés, poêle


  • Parler d'économie d'énergie aujourd'hui sans vous parler de la labellisation serait totalement obsolète. C'est pourquoi vous trouverez dans cet ouvrage des conseils indispensables : pour implanter, concevoir et réaliser votre maison ; ch


  • Les éoliennes gagnent peu à peu notre habitat, pour permettre au consommateur d'économiser davantage son énergie. Mais comment les choisir ? Pour quels besoins ? Est-il possible de les faire soi-même ? Comment les raccorder au résea

  • Après vingt-et-un ans de séjour en Europe, l'auteur retourne à Yaoundé, sa ville natale. Dans la chaleur nocturne et l'odeur de la poussière a pu se glisser la visitation bénie de la reine des villes. Il parcourt à pied la ville aux sept collines où une espèce de vénération, d'adoration sacrée se fait jour. "Dans mon exil, je voyage encore sur les routes de Yaoundé, je gagne l'épaisseur de ses forêts et fréquente assidûment ses murmures. Il est des lieux que l'on quitte et qui accroissent leur silence en nous. Il peut arriver qu'on les retrouve et qu'on en soit aimé."
    Gaston-Paul Effa est né à Yaoundé au Cameroun en 1965. Il enseigne la philosophie en Lorraine.

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