• Musique

    Michel Serres

    "D'où jaillit la Musique ? Des bruits du monde ? Des clameurs issues des assemblées ? De nos émotions ? Et comment la définir ? Rien de plus difficile que de répondre à ces questions. J'ai préféré dire ce qu'elle est en trois contes.
    Légendaire, le premier suit la vie d'Orphée, son initiation auprès des Bacchantes et des Muses, puis sa plongée dans les Enfers à la recherche d'Eurydice, son amante. Comment aimer en Musique ?
    Autobiographique, le second envahit le Grand Récit de la connaissance qui devient ici une Grande Symphonie. Peut-on penser en Musique ?
    Biblique enfin, le dernier psalmodie, de la Genèse à la Nativité. Doit-on prier en Musique ?"
    Michel Serres

  • Hominescence

    Michel Serres

    "Que retenir du XXe siècle ? Depuis 1945, la bombe atomique menace l'humanité d'extinction ; nous ne risquons plus la petite vérole, éradiquée en 1970 ; mangerons-nous des OGM ? Munie d'ordinateurs, notre pensée change-t-elle ? Voilà une mort, un corps, une agriculture et des réseaux nouveaux.
    Pour résumer ces innovations évolutives, j'ai forgé le mot d'hominescence. Des mots comme adolescence : encore enfant, l'adulte se forme ; ou luminescence : de faible lueur, naît la lumière... éclairent ce néologisme, étrange et exact, qui marque une émergence hominienne.
    Quand, par son corps et la mort, il change son rapport à soi, par l'agriculture et le climat, ses relations au monde, et par les communications, son entretien avec les autres, s'agit-il toujours du même humain ? Nous vivons un moment décisif du processus qui nous façonne. Inquiétante pour certains, cette naissance en enthousiasme d'autres. Nous la suscitons sans savoir quel homme elle crée, assassine ou magnifie."

  • Ce livre vous convie à plusieurs tours du monde. Et d'abord à celui que font les ethnologues pour découvrir les cultures dites «exotiques». Philippe Descola les ordonne en : totémistes, animistes, analogistes. Ces classes, Michel Serres les utilise pour lire nos propres créations.
    Étrange et joyeuse surprise, nos écrivains : Michelet, Proust, Flaubert, nos philosophes profonds : Bergson, Leibniz, nos inventeurs dans les sciences : Linné, Galilée, Euclide, voient le monde comme des Inuits du Grand Nord, des Aborigènes australiens ou certaines tribus amérindiennes d'Amazonie ! Nos génies inventeraient-ils, si, à l'écart de leur histoire et de leur société, ils ne pensaient pas autrement qu'elles ?
    De ce nouveau tour, les oeuvres de notre culture deviennent aussi rutilantes et chamarrées que des mappemondes.

  • "Qu'est-ce que l'homme ? Nul ne sait répondre à cette question. Mais : qui suis-je ? Qui es-tu ? Je te connaîtrai si tu m'avoues ta vie. Ne vous moquez pas de moi, je vais vous raconter ma vie. À la question : qui suis-je ? je ne puis répondre que par ce récit. Toute définition serait abstraite, injuste ou incomplète.
    Et qui sommes-nous ? De nouveau, notre histoire, dont le récit dépend du groupe : Gascons, Français, Européens, tous différents. Aussi partiale et subjective que le récit que je fais de moi, cette histoire ne concerne qu'une collectivité restreinte en proie à la passion chauvine de l'appartenance, mais qui n'a rien de plus à dire d'elle.
    Nous sommes le récit de nos histoires. Nos histoires et nos fables. Narrons-les à nos enfants. Un récit vaut mieux que cent idées abstraites.
    Mieux encore, depuis récemment, nous connaissons l'espèce humaine à entendre, avec un plaisir extrême, le Grand Récit de son aventure, issue du berceau africain et répandue sur la planète. Connectée à celle du monde et de l'univers, cette épopée grandiose répond pour la première fois, et sans concept, aux vieilles questions de la philosophie : D'où venons-nous ? Qu'est-ce que l'Homme ? et intègre, sans trop les contredire, les anciens récits des mythes et des religions.
    Pour n'avoir pas su y répondre ou pour avoir imposé des abstractions occidentales au reste du monde, l'Humanisme n'eut jamais lieu. Il commence aujourd'hui, somptueusement, par un bouquet de récits émanés de la bouche de mille et un conteurs." Michel Serres

  • Les tigres pissent pour délimiter leur niche. Ainsi font sangliers et chamois. Mimons-nous ces animaux ? Je le crains, je le vois, je le sens. Quiconque crache dans la soupe ou la salade s'en assure la propriété. Vous ne couchez pas dans des draps salis par un autre ; ils sont désormais à lui. Pour pouvoir recevoir ses clients, un hôtel, un restaurant, inversement, nettoient lit et serviettes. L'éthologie, science des conduites animales, comme les pratiques hospitalières - mais aussi l'histoire des religions, les techniques agricoles, même la sexologie... - montrent le rapport étrange et répulsif entre le sale et la propriété.
    Oui, notre propre, c'est notre sale.
    Poursuivant une méditation, commencée avec le Contrat Naturel, sur les risques d'aujourd'hui, ce livre dit que les pollueurs salissent le monde pour se l'approprier. Rien de changé depuis les chiens et les tigres ! Comment pollue-t-on ? Nous commençons à le comprendre. Mais pourquoi polluer ? Ce livre répond à la question. Attachées seulement aux questions de chimie et de médecine, les études actuelles sur l'environnement négligent ces projets, simplement humains, d'appropriation. Nous pouvons changer nos intentions.

  • Rameaux

    Michel Serres

    À quoi reconnaître une authentique nouveauté ? Comment décrire une naissance ? Qu'est-ce qu'un événement ? Comment sort-il du quotidien ? Y a-t-il quelque chose de commun entre l'émergence d'une idée et l'apparition d'une espèce ? Comment l'histoire humaine bifurque-t-elle ?
    Comme le rameau s'élance de la tige, la nouveauté émerge du "format". Et de la philosophie "père", celle des dogmes et des lois, jaillit la philosophie "fils", celle du faible et de l'inventif, de celui qui prend des risques.

  • Que l´on soit plongeur, aquariophile, pêcheur ou simple amoureux des choses de la nature, le monde des poissons est source intarissable d´émerveillement. Mais sommes-nous sûrs de bien le connaître ? Sait-on, par exemple, que le mâle du célèbre poisson-clown, dominé par sa compagne, ambitionne de la remplacer et de devenir à son tour une femelle ? Que la baudroie est une spécialiste de la pêche à la ligne ? Ou que certains poissons des grands fonds clignotent en rouge et en bleu pour trouver l´âme soeur ? C´est une sélection des plus belles scènes de la vie intime des poissons que propose ce livre. Guidé par l´oeil expert de deux naturalistes passionnés, le lecteur découvrira combien les stratégies et tactiques développées par les poissons pour accomplir les actes fondamentaux de leur vie quotidienne - communiquer, s´alimenter, se protéger et se reproduire - sont élaborées et ingénieuses. À l´heure où nombre d´espèces sont menacées par les activités humaines et le réchauffement climatique, puisse cette plongée dans les eaux des mers, rivières et lacs du monde entier inciter chacun à mieux respecter l´environnement si fragile des poissons.

  • 20 ans. C'est la baisse moyenne de l'espérance de vie en Afrique subsaharienne, après un quart de siècle d'épidémie de sida. Et aucune vaccination n'est encore envisageable... Alors que les vaccins font régulièrement l'objet d'attaques, cet exemple devrait rappeler combien ils ont joué un rôle déterminant dans la formidable augmentation de la durée de la vie dont l'humanité a bénéficié au xx e siècle. En racontant la saga humaine, scientifique et industrielle qui se cache derrière la mise au point des vaccins contre les principales maladies virales (rage, fièvre jaune, polio, hépatite B, grippe, etc.), Jean-François Saluzzo tient non seulement en haleine le lecteur, mais il répond aussi à de nombreuses questions concernant la fabrication des vaccins, leur composition, les espoirs d'un vaccin anti-sida, etc. Sans oublier les « affaires ». Celles, par exemple, des vaccins contre l'hépatite B et contre la rougeole, respectivement accusés d'être responsables de cas de sclérose en plaque et d'utisme. Qu'en est-il réellement ? L'auteur fait aussi le point sur ce sujet controversé.

  • La guerre mondiale

    Michel Serres

    Les tueries sauvages qui ravagent, depuis des millénaires, les populations humaines se divisent en deux types : celles dont des lois, admises de tous, règlent les opérations, voilà justement les guerres ; et celles qui se propagent sans règle ni loi : violence aveugle ou terrorisme. Ou nous obéissons à un droit, même dans l'affrontement, ou nous laissons notre violence croître, sans frein, jusqu'à l'éradication. Disparaître de la terre : sans droit, nous nous exposons à ce danger majeur.
    Nous avons vécu deux guerres mondiales. Celle que nous livrons au monde : aux vivants, à l'air, à l'eau, à la terre elle-même... ne mérite-t-elle pas mieux un tel nom ?
    Quand le bateau menace de faire naufrage, l'équipage peut-il continuer à s'entrebattre ? Ce livre défend l'idée toute simple que le monde est un adversaire si puissant qu'il ne laisserait plus la place pour les guerres entre les hommes.

  • La bombe et les hommes

    Aleksandra Kroh

    Le premier acte de l'ère nucléaire Au début de l´aventure atomique, le risque de doter l´humanité d´une arme nucléaire ne préoccupait pas grand monde. Personne ne connaissait ses effets et de toute façon, c´était la guerre. Une fois la paix revenue, les essais nucléaires se multiplièrent bien qu´on ait su - et ce dès le tout premier test - que le danger d´irradiation était sous-estimé. Un fait qui glace le sang, si l´on sait que plus de 2?000 tirs ont été effectués depuis 1945.
    Ce livre raconte cette histoire, en premier lieu celle des hommes qui ont conçu la bombe, l´ont utilisée puis l´ont perfectionnée avec application. Chaque explosion faisant son lot de victimes, c´est aussi l´histoire de tous ceux qui en ont souffert dans leur chair, vétérans et civils, Hibakusha japonais, Ouïgours du Xinjiang, natifs des îles polynésiennes et nomades du Sahara, mais aussi leurs enfants à naître, et les enfants de ces enfants. Enfin, l´ouvrage n´oublie pas ces hommes qui occultèrent les méfaits de la bombe, avant de les reconnaître du bout de lèvres et de songer à les réparer.

  • Comment un homme ordinaire, Adolf Eichmann, est-il devenu le complice actif de la mise à mort de millions de personnes ? En mettant au-dessus de tout les valeurs de l'obéissance et du travail bien fait. Cet ouvrage prolonge la réflexion déjà à l'oeuvre dans " Un spécialiste", film réalisé intégralement à partir des archives vidéo du procès d'Eichmann et inspiré du livre d'Hannah Arendt, Eichmann à Jérusalem. Une réflexion d'une étonnante modernité sur la banalité du mal et la soumission à l'autorité.

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    La nature nous offre parfois le spectacle de couples étonnants. Ainsi le plongeur pourra-t-il croiser une frêle crevette bariolée nettoyant tranquillement la gueule terrifiante d´une rascasse ou un petit poisson gardant fidèlement le terrier d´un crustacé mal-voyant. Et le promeneur verra-t-il des fourmis s´enivrer des éthers produits par certains coléoptères ! Ou encore, un oiseau guider à grands cris une sorte de gros putois vers un nid d´abeilles dont les deux compères vont se partager le miel. De nombreux animaux, appartenant pourtant à des espèces fort dissemblables, se rendent ainsi des services mutuels et souvent tellement vitaux que les partenaires ne peuvent subsister l´un sans l´autre. Ce livre décrit leurs relations étranges, fascinantes, parfois même émouvantes. Un fabuleux voyage avec les couples les plus insolites de la nature.

  • Ce livre ne contient aucune recette pour aider les parents à endormir leurs enfants ou les envoyer dans les meilleures écoles... Mais nous espérons qu'il aidera ceux qui ont des enfants, comme ceux qui n'en ont pas, à prendre la pleine mesure de la richesse et de l'importance de l'enfance, et à comprendre en quoi nous sommes le résultat de cette époque de notre vie.

  • Combien cela nous coûte et coûtera si nous ne faisons rien pour lutter contre le changement climatique ? Que nous en coûterait-il d'agir différemment ? Et si l'approche économique du réchauffement climatique était la plus efficace pour convaincre les climatosceptiques de l'urgence d'agir ?

  • La technique omniprésente, la révolution de l'Internet ont-elles exclu la magie de notre monde ?
    Non, affirme Bruno Jarrosson. Dans son style inimitable, sérieux et drôle à la fois, il démontre comment la technique est devenue mère de la magie.
    Car elle nous permet désormais de réaliser l'impossible d'hier, parce qu'elle a donné naissance à ces nouveaux magiciens que sont les jeunes natifs de l'Internet, qui façonnent le monde d'aujourd'hui et domineront celui de demain.

  • Drôle de chimie !

    Pierre Laszlo

    La chimie nous materne-t-elle ? Ou bien nous empoisonne-t-elle?
    À ce dilemme familier, Pierre Laszlo trouve une issue. Notre société de consommation est la grande responsable des nuisances imputées à la chimie, à la fois science et industrie. Déjà capable de copier n'importe quelle substance naturelle, elle conçoit toutes sortes de nouvelles molécules, non seulement pour des médicaments, mais aussi pour en faire des machines à l'échelle du nanomètre. De plus, elle s'allie à la biologie pour inventer l'avenir de l'informatique.

  • L'incandescent

    Michel Serres

    "La mondialisation est-elle si nouvelle ? Non, les anciens empires pratiquèrent des expansions et des abus du même genre. En revanche, nous accédons aujourd'hui à un savoir universel dans l'espace, le temps, le monde, la vie - qui éclaire notre passé le plus long et le plus oublié.
    Certes, nos cultures restent singulières ; nous en jouissons, en défendons bec et ongles, l'originalité. Mais, nous le savons désormais, elles sortent d'ancêtres communs, eux-mêmes issus du code universel des vivants, lui-même construit de matériaux qui peuplent l'univers.
    Le Grand Récit qui raconte ces naissances nous entraîne, nous, nos langues et nos moeurs, dans un élan temporel et vital si large qu'il permet d'espérer un humanisme sans frontière. Ce Grand Récit nous permet enfin de répondre aux questions simples :
    D'où venons-nous ? De l'hydrogène et du carbone, de l'ADN aux quatre bases, de l'évolution des espèces, de la famille qui sortit d'Afrique et de celles qui restèrent... et ce processus dure depuis treize milliards d'années pour les choses, quatre pour les vivants et environ six millions d'années pour les hommes.
    Où allons-nous ? Puisqu'elle commence à maîtriser sélection et mutation, notre espèce ira de plus en plus vers "l'auto-évolution". Elle devient responsable de la vie, du monde et de soi.
    Qu'est-ce que l'homme ? Laissant toute différence qui le logerait dans une niche spécifique comme les autres vivants, il se déspécialise et devient incandescent, comme un feu transparent où miroitent toutes les couleurs.
    La flamme qui en émane pourra-t-elle un jour brûler nos maux ?" Michel Serres

  • Jacques Testart pousse ici un cri de colère : quand les plantes génétiquement modifiées ne tiennent pas leurs promesses, quand leurs risques ne sont pas sérieusement évalués, quand les critiques sont systématiquement discréditées, que reste-t-il de la science ? Quand les entreprises qui diffusent les innovations pèsent fortement sur les commissions d´experts et les décideurs politiques, quand sont proposés des simulacres de concertation alors que tout est déjà décidé, que reste-t-il de la démocratie ? Il n´empêche, les innovations s´accélèrent, au nom de la modernité (« on n´arrête pas le progrès »), de la science (« tout est sous contrôle »), et de l´urgence (« on risque d´être en retard »). Et, le plus souvent, contre l´avis des populations. Il est pourtant possible de donner aux citoyens les moyens de produire un jugement éclairé, à l´exemple de la conférence de citoyens : un groupe de personnes, neutres, accepte de recevoir une formation complète et contradictoire avant d´élaborer ensemble un avis. Ainsi, la population pourrait-elle influer sur le choix des grandes orientations, notamment scientifiques. Légaliser cette procédure est la meilleure voie pour échapper au destin qu´imposent les forces économiques dominantes et ainsi appuyer sur les freins du vélo de la croissance tous azimuts. Avant qu´il ne soit dans le mur.

  • Depuis que le savoir existe, des charlatans, des arrivistes mais aussi des illuminés exploitent nos préjugés, nos croyances - voire nos idéologies - pour présenter comme scientifiquement prouvés des faits et des idées qui ne le sont pas.
    Protéiforme, l´imposture scientifique a la vie dure, et si l´astrologie ou les petits hommes verts peuvent faire sourire, les terribles ravages qu´a entraînés le bannissement de la génétique en URSS, trente-cinq ans durant, glacent le sang, tout comme la notion de «?hiérarchie raciale?» que bien des savants - et non des moindres - tentèrent d´étayer.
    C´est dire l´intérêt de cet ouvrage qui livre une passionnante réflexion sur ce thème, en nous contant avec brio l´histoire des quatre plus grandes impostures du xxe siècle?: les extraterrestres, la biologie prolétarienne de Lyssenko, la théorie des races et le créationnisme. Un livre précieux et d´une troublante actualité.

  • Un paradoxe est ce qui défie la raison et semble la mettre en échec. Un paradoxe est ce qui conduit à penser en même temps une chose et son contraire. Un paradoxe est ce qui remet en cause une idée jugée certaine et qui finalement ne l´est certainement pas ! Un paradoxe est une démangeaison, un inconfort mental, une provocation, une obligation faite à l´intelligence de revenir sur elle-même et ses habitudes. Ce livre présente au lecteur cinquante paradoxes sous forme de défis. À chaque fois, un énoncé décrit une situation en apparence absurde ; puis un texte de solution résout l´énigme (lorsque c´est possible) ; enfin quelques commentaires donnent des indications bibliographiques et suggèrent des renvois sur des pages Internet. Ouvrez le livre où vous voulez, et comme vous le feriez avec un mot croisé ou un Sudoku, tentez de résoudre l´énigme qui vous est proposée. Si vous séchez, lisez la solution et les commentaires, vous serez étonné de la simplicité des solutions ou, au contraire, des difficultés inouïes qui peuvent naître d´un énoncé qui tient quelquefois en très peu de lignes...

  • Comment se fait-il que certains aveugles perçoivent les émotions sur les visages alors que cette jeune patiente, tout à fait "bien voyante" et sans problème psychique particulier, échoue à le faire ? Pourquoi oublie-t-elle, littéralement, de regarder ses interlocuteurs dans les yeux ? Est-ce pour la même raison que dans l'autisme ? Que s'est-il passé chez ce jeune homme gravement accidenté, pour qu'une fois rétabli, il ne reconnaisse plus ses parents, ne ressente plus le moindre sentiment pour eux ? Moins dramatique et plus sympathique, quand nous plongeons notre regard dans celui d'une personne aimée, pourquoi nos pupilles se mettent-elles à la taille des siennes ?
    Dès les premiers instants de sa vie, le bébé recherche le regard des personnes qui l'entourent. Et toute notre vie, nous réagissons immédiatement, inconsciemment, au regard d'autrui. Ce dialogue des regards est constitutif de l'être humain, animal social par excellence. Bien plus, il est au fondement de l'identité de chacun d'entre nous...
    Nous commençons à identifier les liens étroits qu'entretiennent le regard, le cerveau et les émotions. Le développement fabuleux des neurosciences et de la psychologie expérimentale ces trente dernières années, la mise au point d'outils d'investigation cérébrale de plus en plus sophistiqués et précis permettent peu à peu d'accéder, par le biais de la rétine, aux bases cérébrales de l'âme émotionnelle humaine.

  • Environ quatre millions de personnes vivent aujourd'hui dans une île corallienne. L'élévation du niveau de la mer qui se produira d'ici à la fin de ce siècle pourrait submerger ces "terres du minuscule". Ces îles vont-elles purement et simplement disparaître ? Rien n'est moins sûr.

  • Comment expliquer la relation si particulière que les humains entretiennent avec les chiens ? Force est de constater que nous formons avec ceux-ci depuis les origines une véritable société.

  • La terre sur un fil

    Eric Lambin

    Observez attentivement un funambule : il adapte en permanence ses mouvements de balancier à l'instabilité du moment. Dans certains cas, faute d'anticiper un basculement subit du poids du corps, le mouvement de déséquilibre s'accélère soudainement, hors de tout contrôle.

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