• Mémoires

    Otto Von Bismarck

    • Perrin
    • 28 Janvier 2021

    Les Mémoires de Bismarck - le "Chancelier de fer" - pour la première fois réédités en français dans une édition présentée et annotée par Jean-Paul Bled.
    Comme Napoléon avant lui, Bismarck domine de sa stature le XIX° siècle tant allemand qu'européen.
    Pendant 28 ans, de 1862 à 1890, il occupe la fonction de chef du gouvernement, d'abord comme ministre-président de Prusse, puis comme chancelier de l'Empire allemand. Durant ces 28 années, il façonne le visage de l'Allemagne et bouleverse le rapport des forces en Europe. Il restera d'abord dans l'histoire comme le bâtisseur de l'unité allemande. Il y parvient au moyen de deux guerres victorieuses, la première en 1866 contre l'Autriche, la seconde contre la France en 1870-1871 au terme de laquelle, achèvement de l'entreprise, l'Empire allemand est proclamé le 18 janvier 1871 dans la Galerie des Glaces du Château de Versailles.
    L'objectif de l'unité atteint, Bismarck s'emploie à l'enraciner. Cette lutte, il la mène sur deux fronts, à l'intérieur et à l'extérieur. A l'intérieur, il défend l'unité fraîchement acquise contre ceux qu'il soupçonne de vouloir la détruire, ceux qu'il appelle les " ennemis du Reich ", les catholiques et les socialistes. A l'extérieur, convaincu que le danger viendra d'une France avide de revanche, il travaille à l'isoler. A cette fin, il édifie un système diplomatique qui rassemble les grandes puissances continentales autour de l'Allemagne, un système compliqué, mais qui tient jusqu'à son départ des affaires.
    Aussitôt après avoir remis sa démission en mars 1890 au jeune Guillaume II, Bismarck entreprend d'écrire ses Mémoires qui couvriront sa vie entière, de son enfance jusqu'au terme de sa carrière politique. A l'exemple des Commentaires de César, des Mémoires de Frédéric II, du Mémorial de Napoléon, il veut dresser un monument à sa gloire. C'est aussi pour lui l'occasion de régler des comptes avec des personnalités allemandes et étrangères qui, au moment ou à un autre, se sont mises en travers de sa route. Parmi ses cibles figure en bonne place Guillaume II qui l'a contraint à la démission et s'est empressé de jeter aux orties certains pans de sa politique. Parus en 1898 aussitôt après la mort de leur auteur sous le titre Gedanken und Erinnerungen (" Pensées et Souvenirs "), les Mémoires de Bismarck connaissent immédiatement un énorme succès. De nouvelles éditions suivent rapidement. Dès l'année suivante la traduction française sort dans les librairies. Comme il l'avait voulu, ses Mémoires ont contribué à édifier la légende du Chancelier de Fer, du plus grand des Allemands contemporains. En voici enfin l'évaluation critique de référence.

  • 12 years a Slave

    Solomon Northup

    " Je suis né libre et j'ai vécu avec ma famille jusqu'au jour où deux hommes m'ont drogué, séquestré et vendu comme esclave. Pendant douze ans, j'ai connu la servitude et l'humiliation. Dormant à même le sol, affamé, fouetté, j'ai failli sombrer dans la folie... mais je n'ai jamais laissé la cruauté me briser.
    Depuis ma libération, des romans se sont intéressés à l'esclavage, et ont connu une diffusion sans précédent. Je partage dans ces pages mon expérience personnelle. Mon objectif est d'en faire un récit sincère et fidèle, et laisse aux autres le soin de décider ce qui, de la fiction ou de la réalité, donne l'image de l'injustice la plus cruelle ou de l'aliénation la plus sévère. " La bouleversante histoire vraie qui a inspiré le film

  • La Guerre de Sécession (1861-1865) aux États-Unis fut une guerre totale. Le sang coula à flots durant les combats entre les unionistes (États du Nord) et les confédérés sécessionnistes (États du Sud) adeptes de l'esclavage. Précepteur dans la famille d'un planteur esclavagiste, le jeune géographe et anarchiste Élisée Reclus avait vécu cinq ans à La Nouvelle-Orléans. Il s'y était forgé une connaissance intime de l'Amérique " terre de l'esclavage ". Parues dans la Revue des Deux Mondes à laquelle il collabora abondamment, les études historiques réunies dans ce volume analysent les forces des belligérants sous un angle politique, social et géostratégique avant l'heure. On y découvre comment un pacifiste se fait le chroniqueur d'un " carnage complètement inutile ", avec l'espoir de voir disparaître " le spectacle de la servitude. " Adjoint aux articles de Reclus, le récit militaire du Prince de Joinville, fils du Roi Louis-Philippe, protagoniste engagé dans les rangs nordistes, complète cette double vision inédite de la mobilisation française des amis de la liberté.
    Édition établie et présentée par Federico Ferretti.

  • Récit haletant et sans fioritures à destination du plus grand nombre, La Révolte dans le désert relate les aventures de Lawrence en Arabie entre 1916 et 1918. Dans ce best-seller mondial, publié de son vivant contrairement aux Sept Piliers de la sagesse, l'auteur fait la part belle à ses compagnons - britanniques et bédouins - et entraîne immédiatement le lecteur au coeur du désert brûlant, entre combats, embuscades et traversées épiques à dos de chameau. OEuvre accessible, La Révolte donne à voir le génie littéraire et le parcours hors-norme d'une des plus riches personnalités du Royaume-Uni et offre au lecteur les clefs pour mieux comprendre le Moyen-Orient de notre temps.
    Présenté par Christian Destremau

  • Plus que Les Sept Piliers de la sagesse (1922), l'oeuvre la plus connue de T. E. Lawrence, c'est ce texte, Révolte dans le désert, qui a servi de scénario au film culte de David Lean, Lawrence d'Arabie. Sans les développements philosophiques qui rendent parfois difficile la lecture des Sept piliers, ce récit autobiographique publié en 1922 privilégiait les actes, les rencontres, la souffrance et l'exaltation... De page en page, l'auteur raconte comment, d'agent au Service des renseignements militaires britannique, il est devenu "Lawrence d'Arabie" : en parlant leur langue aux émirs bédouins, en réussissant la traversée du désert du Nefoud, en attaquant Akaba aux côtés les tribus arabes unifiées, en harcelant des troupes ottomanes jusqu'à la conquête de Damas et la tragique déception : les diplomates refusaient de tenir les promesses que lui, "Aurens", avait fait à ses camarades de combat. Ecrits dans une langue magnifique où courent le vent de l'épopée et la tristesse d'un guerrier désenchanté, ces souvenirs forment un roman vrai incomparable.

  • Aucun roman d'aventure, aucun film à grand spectacle ne peut égaler les carnets de voyage de ces explorateurs. Bruce, Burton, Speke, Baker, Alexine Tinne, Livingstone, Stanley... tous avaient quelque chose des chevaliers de la quête du Graal. Voici leurs plus belles pages. Elles racontent la traversée des savanes écrasées de soleil, le bivouac autour d'un feu, la rencontre avec les chefs africains et les chasseurs d'esclaves, les rivières en crue et les murailles de terre, les échos de la brousse, les vagues immenses des troupeaux de gnous... On comprend, à les lire, que la recherche des sources du Nil reste l'archétype de l'aventure contemporaine.

  • C'est un plaisir rare que cette brillante reconstitution historique doublée d'un polar haletant qui remet en lumière une histoire infamante trop longtemps occultée, une effroyable injustice, dont il est important de prendre conscience : l'affaire Beilis - l'affaire Dreyfus de la Russie tsariste. Simon Sebag Montefiore, auteur des Romanov, 1613-1918 À Kiev, entre 1911 et 1913. Un jour de Mars 1911, le cadavre d'un garçon de treize ans est retrouvé dans une grotte d'un quartier déshérité de Kiev. L'enfant est à demi-nu, son corps est lardé de 47 coups de couteau. L'Ukraine est alors intégrée à la Russie tsariste et sa population juive soumise aux mêmes règles de ségrégation, interdictions de séjour et humiliations permanentes. Dans ce contexte, les Black Hundreds, organisation violemment antisémite, relancent une vieille rumeur qui voudrait qu'à l'approche des Pâques, les Juifs sacrifient des enfants chrétiens pour mêler leur sang au pain azyme. Et c'est ainsi qu'un coupable est désigné : Mandel Beilis. Ce père de trois enfants, modeste et timide, ouvrier à la briqueterie voisine mène une vie paisible, mais il est Juif. Le procès commence et ce qui deviendra l'affaire Beilis va prendre un retentissement extraordinaire, mobilisant bientôt tout ce que le Monde compte de Lumières, de Thomas Mann à H.G. Wells, en passant par l'archevêque de Canterbury, Jane Addams, Sir Arthur Conan Doyle ou Anatole France. Et pendant ce temps, une femme jubile, Vera Cheberyak, machiavélique chef de gang, ravie de voir l'attention de l'opinion se détourner de ses propres activités sanguinaires...

  • À ses côtés, Joëlle Bourgois devient l'observatrice fervente et passionnée d'un pays qui tente de sortir de l'apartheid. Soucieux d'éviter un bain de sang, Mandela a mis son crédit dans la balance en négociant avec les oppresseurs malgré le désaccord de certains de ses proches, dont sa femme Winnie. Il a perdu son amour, mais soutient son épouse quand elle est poursuivie pour meurtre.
    Rien n'arrête Mandela, lequel, de déception en catastrophe, de soupçon en drame, garde l'oeil rivé sur l'horizon qu'il a découvert en prison : faire en sorte que les peuples désunis de ce pays y vivent ensemble et sur un pied d'égalité. De temps à autre, Mandela s'accorde un répit dans le petit jardin de sa maison à Johannesburg. Assise à ses côtés, Joëlle Bourgois rit de ses plaisanteries, l'écoute parler de ses petits-enfants, des adversaires à séduire ou à réduire.
    Dans le même temps, elle s'efforce de mieux faire comprendre ce qui se passe dans le pays aux visiteurs de France. Ils défilent de plus en plus nombreux : DSK, Fabius, Balladur, Juppé et tant d'autres? Enfin, le miracle a lieu, le 26 avril 1994, et la première visite d'État dans la nouvelle Afrique du Sud est celle de François Mitterrand dont Mandela n'a pas oublié la fidélité à son égard.
    Quand, en 1995, elle quitte ce pays où elle a gagné l'amitié de beaucoup d'écrivains, d'André Brink et Nadine Gordimer à J. M. Coetzee, Joëlle Bourgois sait que cette expérience et sa rencontre avec Mandela ont changé sa propre vie.
    Écrit avec beaucoup de sensibilité, de finesse et de poésie, son livre n'a rien à voir avec le récit classique d'un ambassadeur de retour de mission. C'est un témoignage extrêmement vivant, souvent poignant, sur un des grands hommes de l'histoire contemporaine et son aventure politique hors du commun.

  • Le 12 mai 1969, par une nuit glacée, la police spéciale sud-africaine fait irruption dans la demeure de Winnie Mandela à Soweto et l'arrête, sous les yeux de ses deux filles, alors âgées de neuf et dix ans.
    Interpellée parmi d'autres militants anti-apartheid, l'épouse de Nelson Mandela va passer en prison 491 jours, durant lesquels elle tiendra un journal quotidien.
    Confisqué à sa libération, puis retrouvé 40 ans plus tard, ce journal décrit les conditions abominables de sa détention qui l'ont amenée au bord du suicide.
    Seule lueur d'espoir, les lettres de Nelson Mandela qu'elle a reçues clandestinement.
    Ce journal et cette correspondance inédite permettent de mieux cerner l'intelligence et la grandeur d'âme de ces deux figures fortes de l'histoire du xxe siècle, mais aussi de mettre au jour le courageux combat de Winnie, souvent occulté par la célébrité de son grand homme.

  • Aucun roman d´aventure, aucun film à grand spectacle ne peut égaler les récits de ces explorateurs qui tous avaient quelque chose des chevaliers de la quête du Graal. Pour restituer la force et l´élan de leur voyage initiatique, Chantal Edel a réalisé un travail d´anthologie qui dépasse la simple réunion de récits d'exploration. Non seulement, elle a sélectionné les plus beaux témoignages, mais aussi et surtout, elle les a choisis et les présentés pour qu´ensemble ils forment une longue aventure dont le lecteur peut vivre toute les étapes comme s´il en était le héros : les cartes et les bagages, la marche à travers la savane écrasée de soleil, le bivouac autour d'un feu, la rencontre avec les chefs africains et les chasseurs d'esclaves, les rivières en crues et les murailles de terre, les échos de la brousse, les vagues immenses des troupeaux de gnous... Les sources du Nil ou l'Aventure absolue.

  • Voici Edward John Trelawny, corsaire anglais qui a renié sa patrie et célébré les idéaux des révolutionnaires français, forban romantique et trompe-la-mort impénitent, dandy en armes et aventurier dilettante, ami de lord Byron et amant de toutes les femmes... Il pourrait être un ancêtre de Corto Maltese.
    Entre roman et aventures vécues, ses Mémoires et Souvenirs embarquent l´amateur de tempêtes vers les Indes orientales et leurs fortunes faciles, puis vers l´Italie des romantiques et la Grèce des insurgés. Un voyage d´où il est difficile de revenir.




    Présenté par Dominique Le Brun

  • 1846. La famille Graves a construit de ses mains une petite ferme dans l'Illinois sur des terres attribuées à Franklin Graves pour services rendus dans l'armée. Franklin et Elizabeth ont huit enfants, ces gens ordinaires vont devenir des héros dont l'histoire est encore enseignée dans les écoles américaines. Car, cette année-là, tout devient extraordinaire. Des milliers de chariots, le plus souvent tirés par des boeufs, se lancent sur une piste à peine balisée par les pionniers. C'est la ruée vers l'Ouest, la terre promise...
    La famille Graves est intégrée au convoi des Donner, qui tente un raccourci à travers le Grand Lac Salé. Les bêtes deviennent folles de soif. Des migrants perdent leurs chariots, et avec eux tous leurs biens. Lorsqu'ils atteignent la Sierra Nevada, la neige tombe avec un mois d'avance jusqu'à atteindre la hauteur de dix mètres. Il n'y a pas de gibier. On mange les boeufs, puis on fait bouillir le cuir des attelages. On mange les livres, les chiens, les souris qui s'aventurent près du campement, au bord du lac Truckee. À bout de forces, les pionniers meurent les uns après les autres.
    Franklin Graves décide d'aller chercher du secours en Californie. Quinze personnes parmi les plus valides, dont ses deux filles, Sarah et Mary Ann, l'accompagnent. Le groupe est appelé Forlorn Hope, la patrouille sacrifiée. Le jour de Noël, un terrible blizzard les enveloppe.
    Franklin Graves se sent mourir. Il appelle ses filles et leur demande l'impensable : « Mangez-moi. » Il faut braver le plus inviolable des tabous, vivre pour chercher du secours en Californie et sauver ceux qui sont restés près du lac !

  • L'affaire Abel

    James b. Donovan

    • Archipel
    • 1 Décembre 2015

    Pourquoi James Donovan a-t-il accepté de défendre le plus dangereux espion soviétique arrêté aux Etats-Unis ? Arrêté en 1957 après neuf ans de vie clandestine aux Etats-Unis, le colonel soviétique Rudolf Abel est l'espion le plus important de l'après-guerre. Son procès, débuté dans un tribunal de district des États-Unis à Brooklyn, finit à la Cour suprême des États-Unis, où Abel est condamné à 45 ans de prison. Son avocat, James Donovan, dévoile le détail de cette affaire célèbre. Grâce à la négociation qu'il mènera avec l'appui de la CIA, Abel sera échangé contre le pilote américain de l'U2, Gary Powers, le 10 février 1962, sur le pont de Glienicke, le fameux "Pont des Espions» qui relie Berlin-Ouest à Postdam. Il a publié ce livre où il raconte le détail de sa relation avec Abel, en 1964.

  • Lorsque le RMS Titanic quitte le port irlandais de Queenstown (aujourd´hui Cobh) le jeudi 11 avril 1912, il emmène avec lui 2228 hommes, femmes et enfants de toutes conditions sociales. Le dimanche 14 avril 1912 à 23 h 40, il heurte un iceberg et coule deux heures et quarante minutes plus tard. 1523 personnes disparaissent dans la catastrophe. 705 d´entre elles se retrouveront, toutes barrières sociales effacées, dans de petits canots dérivant en plein Atlantique nord.


    À travers les destins d´une trentaine de personnes, passagers et membres d´équipage, la courte existence du Titanic est reconstituée de l´intérieur. En se basant sur leurs témoignages et sur celui de ceux qui les ont côtoyés, la parole a été donnée à quelques-uns des acteurs du drame pour mieux le comprendre et revivre les derniers moments du majestueux paquebot. Certains ont disparu avec le Titanic, d´autres ont survécu.



    Un ouvrage vivant et vibrant, qui fait revivre avec intensité et précision les derniers jours du Titanic.

  • De Tombouctou à La Mecque Le désert appartient à des peuples qui se moquent des frontières, des nouvelles comme des anciennes. De Ouarzazate à Bagdad, de l'Azawad au Rub al-Khali. ils ont troqué le dromadaire contre le 4X4 et le sabre contre la Kalachnikov, mais ils restent imprévisibles, rebelles à toute ingérence. Pour mieux les connaître, pour mieux les comprendre, il faut lire les voyageurs partis à leur rencontre, des voyageurs qui étaient aussi le plus souvent des agents secrets - ainsi Lascaris, l'espion de Napoléon, qui s'enfonça jusqu'à Riyad pour soulever les tribus arabes contre les Ottomans, un siècle avant Lawrence d'Arabie.
    Leurs témoignages, ici réunis, sont autant de clés pour décrypter le mélange de fascination et de crainte qu'exercent sur l'Europe les seigneurs du désert.
    Un siècle de témoignages vécus Onze récits d'aventures extrêmes

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