• Une odyssée familiale puissante et passionnante. Le grand retour de Victoria Hislop à la saga historique.
    Athènes, milieu des années 1940. Récemment libérée de l'occupation allemande, la Grèce fait face à de violentes tensions internes. Confrontée aux injustices qui touchent ses proches, la jeune Themis décide de s'engager auprès des communistes et se révèle prête à tout, même à donner sa vie, au nom de la liberté. Arrêtée et envoyée sur l'île de Makronissos, véritable prison à ciel ouvert, Themis rencontre une autre femme, militante tout comme elle, avec qui elle noue une étroite amitié. Lorsque cette dernière est condamnée à mort, Themis prend une décision qui la hantera pendant des années.
    Au crépuscule de sa vie, elle lève enfin le voile sur ce passé tourmenté,
    consciente qu'il faut parfois rouvrir certaines blessures pour guérir

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Guillaume Apollinaire. Toutes les recherches poétiques d'une époque lassée de la rigueur du Parnasse et des suavités symbolistes se retrouvent dans "Alcools", publié en 1913. D'instinct, Apollinaire y rejoint la tradition poétique française la plus pure, la plus directe, telle qu'elle s'incarne chez Ronsard et François Villon. Lorsque le poète penché sur la Seine se remémore son amour dans "Le Pont Mirabeau", la beauté grave et bouleversante de la douleur la plus discrète et la plus tragique y cotoie un air de romance populaire. Dans "Marizibill", il associe des strophes bouffonnes et pathétiques: "Elle se mettait sur la paille / Pour un maquereau roux et rose / C'était un juif il sentait l'ail / Et l'avait venant de Formose / Tirée d'un bordel de Changaï / Je connais gens de toutes sortes / Ils n'égalent pas leurs destins / Indécis comme feuilles mortes / Leurs yeux sont des feux mal éteints / Leurs coeurs bougent comme leurs portes." Le mouvement épique de "La Chanson du mal-aimé", qui porte l'incantation à un degré magnifique d'évidence et d'émotion, la nonchalance habile et délicieuse de certains poèmes de circonstance, la résurrection de vieilles légendes rhénanes, attestent la diversité de ce recueil qui rassemble les poèmes écrits entre 1898 et 1913. Renonçant à la ponctuation traditionnelle - l'une des innovations les plus discutées et les plus critiquées d'Apollinaire -, le poète ne connaît d'autre scansion que celle commandée par la respiration et par la palpitation intérieure de la passion. Aucun livre de cette époque n'a exercé une influence comparable sur la poésie française de la première moitié du XXe siècle, ouvrant la voie à un nouveau lyrisme et inspirant notamment dada et le surréalisme. Avec "Alcools", la poésie d'Apollinaire atteint sa cime la plus haute et la plus pure.

  • L'année 1913 est l'apogée du XXe siècle tout juste né : tout semble encore possible, ouvert et, en même temps, la lueur du déclin est déjà perceptible. Pour les peintres, les écrivains, les musiciens, il est évident que l'humanité a déjà perdu son innocence. À Paris comme à Londres, à Vienne comme à Berlin ou encore à Trieste ou Venise, les artistes agissent comme si il n'y avait pas de lendemain. Proust s'engage dans la recherche du temps perdu ; dans le hall d'un hôtel, Rilke et Freud débattent de la beauté et de la fugacité et, pendant que Stravinsky célèbre le sacre du printemps, à Munich, un barbouilleur de tableaux autrichien nommé Adolf Hitler vend des vues urbaines pittoresques. Duchamp fixe une roue de bicyclette sur un tabouret et Matisse apporte à Picasso un bouquet de fleurs. Armstrong apprend à jouer de la trompette. La petite boutique de chapeaux de Coco Chanel se développe et, en décembre, Malevitch peint un carré noir.

    Avec brio et sensibilité, Florian Illies dresse le portrait fascinant d'une année exceptionnelle.

  • John Cowper Powys se défie de l'affliction autant que de la sérénité. Le philosophe avance, en funambule, sur un fil tendu au-dessus du gouffre de la solitude. Dans une approche présentée comme « libre, sceptique et indépendante », il se propose de « retourner aux sensations fondamentales de la conscience planétaire ». Pour ce faire, en grand érudit, il invoque les présocratiques, Rousseau, le stoïcisme, et renoue avec les philosophies orientales, deux décennies avant la Beat Generation.

    Mais l'auteur se fait surtout intraitable critique. Son désir de « rappeler la philosophie », comme sa dénonciation de l'impuissance des grands systèmes philosophiques, résonnent avec force. La recherche de la solitude et le mépris du destin font dès lors office de vaccin contre l'amertume de l'existence.

    John Cowper Powys est né en Angleterre en 1872 dans une famille de onze enfants. Il oriente ses premiers écrits vers la recherche poétique, puis officie de nombreuses années comme conférencier aux États-Unis. Notamment célébré pour ses romans, il est aussi l'auteur d'une riche oeuvre philosophique. Plusieurs fois nommé pour le prix Nobel de littérature, il fut admiré par des personnalités aussi diverses que Glenn Gould ou Henry Miller.

  • Mamie dans les orties ; le XXe siècle raconte par nos grands-mères Nouv.

    Le livre qui fait parler nos grands-mères. On y lit des histoires de l'Histoire.Depuis bientôt deux ans,
    Héloïse et Marion sillonnent la France pour rencontrer des grands-mères qui ont accepté de raconter leur vie et de partager leurs souvenirs. Elles ont fait de ces témoignages un podcast ; nous en faisons un livre.
    Car ces histoires,
    c'est aussi l'Histoire avec un grand " H ", celle du XXe siècle et de ses bouleversements : la Deuxième guerre mondiale, Mai 68, la légalisation de l'IVG... Certaines mamies ont été en avance sur leur temps et ont vécu des choses extraordinaires (que l'on pense à
    Jeanine, jeune fille au pair en Angleterre en 1953, ou à Colette, " demoiselle du téléphone " dans les années 1960), tandis que d'autres ont parfois connu le pire (
    Dora a été rescapée d'Auschwitz, Mado, Catherine et Jacqueline ont vécu des avortements clandestins avant 1975).
    Parfois bouleversantes, souvent drôles, et toujours émouvantes, ces mamies nous font découvrir une histoire, personnelle et intime, de la France, des femmes et du féminisme.
    Dans cet ouvrage coloré, illustré, et documenté, Héloïse et Marion nous livrent en 11 chapitres le témoignage de 11 mamies.

  • Veronika Zarnik est de ces femmes troublantes, insaisissables, de celles que l´on n´oublie pas. Sensuelle, excentrique, éprise de liberté, impudente et imprudente, elle forme avec Leo, son mari, un couple bourgeois peu conventionnel aux heures sombres de

  • « Un livre instructif, subtil, doté de personnages splendides et d´une intrigue remarquable... Willis au sommet de son art. » Michael Moorcock 2060, le point de départ des voyages dans le temps. Des divergences avec les archives historiques semblent indiquer que quelqu´un a modifié le passé et changé l´issue de la Seconde Guerre mondiale. La théorie selon laquelle on peut observer le passé sans jamais l´altérer paraît tout à coup sur le point de s´écrouler. À Oxford, le directeur de thèses des historiens, M. Dunworthy, le jeune Colin Templer et son amie Polly livrent un combat acharné contre le temps...

  • Jean-Paul II

    Collectif

    Pour vous, les Éditions Chroniques reviennent sur le destin exceptionnel de Jean-Paul II, le premier pape polonais disparu en 2005 et béatifié en 2011. Encore présent dans tous les esprits, cet ouvrage s'est attaché à retracer en 184 pages et plus de 300

  • Françoise Sagan n'a voulu se souvenir que des moments heureux et que des gens qu'elle a aimés. C'est ce qui rend ce livre si sympathique et ce qui a fait son succès auprès du public et de la critique. Billie Holiday, Orson Welles, Jean-Paul Sartre, Carson McCullers, Marie Bell, Rudolf Noureev, Tennessee Williams... Autant de portraits et d'histoires inoubliables.

  • Pour la première fois, Gordon Thomas ouvre ici les plus grands dossiers des services secrets britanniques et retrace l'histoire des célèbres MI-5 et MI-6.
    Triomphes de la Seconde Guerre mondiale, trahisons au cours de la guerre froide, lutte contre le terrorisme... L'auteur revient sur les victoires et les échecs de ces services qui jouent depuis cent ans un rôle décisif sur la scène internationale. Ouvrage de référence sur les agences de renseignement les plus vieilles du monde, ce document explosif dresse aussi le portrait de ces hommes et de ces femmes qui agissent dans l'ombre.

  • 1910.
    La jeune Agathe, repasseuse, fait la connaissance de la belle Otero, célèbre danseuse, dans la villa dans laquelle elle est employée. Une rencontre qui va bouleverser sa vie, deux destins liés à jamais par le poids d'un secret.
    Un siècle plus tard, Faustine, journaliste qui se remet tout juste d'une dépression, se rend dans l'arrière-pays-niçois afin d'écrire un article sur la Belle-Epoque. Sa grand-tante va lui révéler l'histoire d'Agathe, leur aïeule hors du commun.
    En plongeant dans les secrets de sa famille, la jeune femme va remettre en question son avenir. Et la présence du ténébreux mais très secret Sébastien y est également pour quelque chose...
    Clarisse Sabard est née en 1984 dans une petite ville située en plein coeur du Berry. Après un bac littéraire, elle s'oriente vers le commerce. Un AVC la rattrape et elle décide de réaliser enfin son rêve : écrire. Passionnée de littérature et de voyages, elle vit aujourd'hui à Nice et se consacre à l'écriture. Son premier roman, Les Lettres de Rose, a reçu le Prix du Livre Romantique 2016, et connaît un beau succès (+ de 24 000 ex. vendus). Elle est également l'auteure de La Plage de la mariée (+ de 20 000 ex. vendus) et du Jardin de l'oubli parus aux éditions Charleston.

  • Durant tout le XXe siècle, le Quai d'Orsay a mis en oeuvre une « politique arabe » destinée à assurer l'« influence française » au Moyen-Orient. Quitte pour cela à trahir non seulement les valeurs fondamentales dont la France aime à se prévaloir, mais également ses citoyens juifs perçus, au mieux, comme partagés entre deux allégeances, au pire, comme traîtres en puissance. Dans ce livre David Pryce-Jones met en lumière quelques constantes de l'action du Quai d'Orsay : préservation des intérêts matériels de la France, fascination pour la realpolitik, anglophobie qui deviendra de l'antiaméricanisme. Pour l'auteur, les positions politiques de la diplomatie française masquent souvent un antisémitisme replacé ici dans un contexte culturel, historique et religieux plus large, avec notamment l'évocation de grandes figures d'intellectuels (Paul Morand, Paul Claudel, Jean Giraudoux et Louis Massignon). Logiquement, cet antisémitisme se doublera d'un antisionisme à partir du moment où les Juifs entreprendront de déterminer eux-mêmes leur destin. De l'affaire Dreyfus à la présidence de Jacques Chirac, le Quai d'Orsay apparaît comme suranné et pétri d'illusions, incapable d'accepter les événements et a fortiori de les analyser, qu'il s'agisse de la persécution des Juifs par l'Allemagne nazie, du soutien apporté au grand mufti de Jérusalem, de la création et de la préservation de l'État d'Israël ou des compromissions du gouvernement français avec certains régimes arabes. David Pryce-Jones dresse un portrait implacable et parfois inquiétant de la diplomatie française que d'aucuns analyseront comme un réquisitoire. Le lecteur en jugera.

  • 1945. La guerre est finie. Un nouvel affrontement, d'une nature et d'une ampleur inédites, commence. George Orwell lui donnera un nom : la guerre froide. De 1947 à la chute du mur de Berlin (1989) puis de l'Union soviétique (1991), le monde va vivre sous cette menace. John Lewis Gaddis en livre une synthèse magistrale. Sur le fondement d'archives qui n'avaient jusqu'alors jamais été ouvertes, il fait revivre tous les épisodes majeurs de cette époque qui, plus que toute autre, a façonné la nôtre : blocus de Berlin, course aux armements nucléaires, guerre de Corée, crise de Suez, répression de l'insurrection hongroise, construction du mur de Berlin, crise de Cuba, écrasement du Printemps de Prague, crise des euromissiles... Gaddis décrypte, recueillant bon nombre de témoignages et fouillant les notes et Mémoires, la personnalité des acteurs : Churchill, Roosevelt, Staline, Truman, Brejnev, Nixon, Castro, Che Guevara, Kennedy, Reagan, Khrouchtchev, Jean-Paul II, Thatcher, Walesa, Bush, Gorbatchev... Gaddis raconte le comment et le pourquoi : pourquoi les États-Unis et l'Union soviétique se retrouvèrent dans une impasse mortelle ; comment nous sommes passés très près de l'apocalypse nucléaire ; ce que les dirigeants avaient à l'esprit, de Staline à Mao Zedong, de Reagan à Gorbatchev ; comment des agents secrets agirent dans l'ombre et comment des vacanciers d'Allemagne de l'Est firent tomber les premières pierres du mur de Berlin... C'est une histoire de situations de crise et de subterfuges, de négociations et de mensonges, de tyrans et de lutte pour le pouvoir - et d'hommes ordinaires qui changent le cours de l'Histoire.

  • John, compositeur new-yorkais anarchiste, Chris, fermier du Middle West et Fuselli, employé à San Francisco, sont jetés dans la Grande Guerre par l'armée américaine.
    Dans l'attente d'un assaut probable, dans l'antichambre de la mort, les occupations sont tristes : le jeu de cartes, l'alcool, les françaises qu'on voudrait trousser...
    Entre dialogues crus et descriptions au style soutenu, l'auteur questionne à chaque page. Au coeur des tranchées, les petites saletés se camouflent sous les grandes vertus.

    Dos Passos décrit ici le conflit de l'homme face à la guerre, de l'Amérique face aux moeurs françaises. De ces luttes et de cette répétition du monotone, émerge l'universalité de la condition humaine, mais à travers ses penchants pour l'alcool, le sexe, l'ego, l'ambition...

  • Laarmans guide, dans Anvers, pendant une nuit, trois marins afghans débarqués du Daily Castle à la recherche d'une femme : Maria Van Dam. Leur périple est rythmé par des rencontres avec des personnages fantasques et impétueux, qui leur donnent l'occasion de distiller des réflexions déroutantes sur Dieu, la boisson et les voyages.
    Alfons-Jozef de Ridder dit Willem Elsschot (1882-1960) est l'un des plus grands écrivains d'expression néerlandaise. Il est l'auteur de onze courts romans et d'un volume de poèmes Fromage édité au Castor Astral.

  • Sélection parmi le recueil de nouvelles « La Maison de Claudine » paru en 1922, le CD ouvre sur « Ma mère et les bêtes » lu par Colette elle-même en 1947. Sa voix aux couleurs de sa terre et ses voluptueux r roulés ensoleillent les oreilles. Puis la chaleureuse Anny Duperey prend sa suite avec panache pour nous lire comme autant de contes « La Petite », « La Noce », « Où sont les enfants ? », « Maternité », « Le Rire » et « La Noisette creuse ».

    «Que tout était féerique et simple, parmi cette faune de la maison natale... Vous ne pensiez pas qu'un chat mangeât des fraises? Mais je sais bien, pour l'avoir vu tant de fois, que ce Satan noir, Babou, interminable et sinueux comme une anguille, choisissait en gourmet, dans le potager de Mme Pomié, les plus mûres des "caprons blancs" et des "belles-de-juin". C'est le même qui respirait, poétique, absorbé, des violettes épanouies.» C.

  • Arsène Lupin est une des plus grandes figures de la culture populaire et son seul nom est synonyme de « gentleman-cambrioleur ». Ses exploits ont été traduits dans le monde entier, ils ont été adaptés au théâtre, à la télévision, en bande dessinée et au cinéma. Tour à tour voleur et enquêteur, mondain et gouailleur ou torturé et calculateur, formidable archétype du bandit au grand coeur et de l''homme élégant en toutes circonstances, Arsène Lupin exerce depuis plus d''un siècle une fascination toujours d''actualité.
    C''est son parcours mouvementé que nous avons voulu faire redécouvrir, sous la forme d''une véritable biographie. Une vie de légende, où se croisent également les figures de Sherlock Holmes, du cambrioleur anglais Raffles, du voleur de Darien, de la comédienne Georgette Leblanc, de son frère Maurice Leblanc bien sûr, mais encore de l''empereur Guillaume II, d''Oscar Wilde, de Fantômas, de Rouletabille, de Proust ou de Monet. La Belle Époque et au-delà : Arsène Lupin, toute une existence.

  • Sa vision de l'Angleterre et de son histoire, l'éloquence incomparable de ses discours, sa pugnacité exemplaire ont permis à Winston Churchill d'élever toute une nation à la grandeur par des sacrifices sans précédent. Dans cette biographie de référence, le grand historien John Keegan brosse en deux cents pages lumineuses le portrait d'un des plus grands hommes politiques du XXe siècle, depuis ses exploits militaires de jeunesse sur la scène internationale (Indes, Égypte, Afrique du Sud) jusqu'à son rôle incontesté de grand stratège de la Seconde Guerre mondiale. Une plongée captivante dans la vie d'un homme exceptionnel.

  • « Loveday est un personnage attachant en dépit de son caractère rebelle et parfois cassant. Ce livre original et intelligent se lit d'une traite. J'ai passé un excellent moment. » - Katie Fforde

    Cette librairie cache bien des secrets...

    Loveday préfère la compagnie des livres à celle de ses semblables. Alors qu'elle s'efforce d'oublier son enfance difficile, elle reçoit un jour trois mystérieuses livraisons de livres qui ravivent ses souvenirs. Quelqu'un dans son entourage connaît le secret de sa vie. Est-ce Archie, le patron de la librairie dans laquelle elle travaille ? Rob, l'amoureux éconduit qui ne cesse de la harceler ? Nathan, le poète-magicien qu'elle vient de rencontrer, celui qui pourrait l'aider à trouver les mots pour raconter son histoire ? Le moment semble venu pour elle d'affronter son passé et d'enfin tourner la page.
    « Intense, vibrant d'amour et de souffrance. Un très beau roman original et décalé, le genre de livre que l'on est ravi de dénicher dans une librairie. Loveday Cardew est un personnage qui vous va droit au coeur. » - Linda Green
    « Loveday est une merveilleuse héroïne qui a conquis mon coeur dès la première page... Quant à sa librairie, c'est celle dont rêvent tous les amoureux de la lecture. » - Julie Cohen
    « Une belle lecture que la voix de Loveday rend totalement envoûtante... Un magnifique récit qui se lit d'une traite. » - Liz Fenwick
    « Très bien écrit, avec une atmosphère particulière. Loveday est une héroïne attachante, fragile et dotée d'une forte personnalité. La troublante histoire de son passé est racontée avec brio. » - Tracy Rees
    « Les demandes de livres pourraient être classées en quatre catégories. La première est celle des titres erronés ou déformés :
    - Je voudrais un exemplaire de Toute une histoire pour pas grand-chose de William Shakespeare, s'il vous plaît.
    - Vous ne voulez pas plutôt dire Beaucoup de bruit pour rien ?
    - Non, je ne crois pas, c'est une pièce. Vous pourriez regarder dans la section « Théâtre » ?
    La deuxième est celle des requêtes fantaisistes :
    - Je cherche un livre que j'ai lu en 1974, ou en 1975. C'était une histoire d'amour, en Amérique, je crois, ou en Australie. Est-ce que vous l'auriez ?
    La troisième se limite au grand succès de la semaine :
    - J'écoutais une émission sur Radio 4 et ils parlaient d'un livre sur Pythagore ou Prométhée...
    Enfin, dans la quatrième, il y a les demandes sérieuses, celles pour lesquelles on a vraiment envie de s'investir, car il s'agit de mettre la main sur un ouvrage rare et précieux. »
    Copyright © Stephanie Butland, 2017
    © Bragelonne 2018, pour la présente traduction

  • En 1949, bien qu'elle se proclame en rupture radicale vis-à-vis des régimes qui l'ont précédée, la République populaire de Chine reprend à son compte les objectifs formulés par les réformateurs et les révolutionnaires de la première moitié du XXe siècle. La différence tient aux moyens mobilisés pour y parvenir. Dans les faits, la pratique du totalitarisme par Mao Zedong n'entraînera pas les transformations annoncées. Il lègue une société affaiblie et fracturée. Il faut attendre le tournant des années 1980 pour que la promesse de modernisation soit enfin tenue. Les réformes engagent alors le pays dans des mutations plus rapides qu'aucune société humaine n'en a jamais connues. Industrialisation, urbanisation, bureaucratisation, globalisation, migrations ne sont pourtant pas des phénomènes propres à la Chine ; s'ils y prennent une proportion hors du commun, ils s'éclairent par le comparatisme. Pour conduire cette démonstration, l'ouvrage s'appuie sur les acquis les plus récents de la recherche en sciences sociales alors que l'enquête de terrain est désormais possible et les archives pour partie ouvertes.

  • Fromage est satire savoureuse du monde des affaires et une évocation brillante des années 1930. Willem Elsschot, en maître de l'humour froid, raconte les mésaventures de Frans Laarmans, modeste employé à Anvers, qui se retrouve soudain représentant pour la Belgique et le Luxembourg d'une entreprise hollandaise de fromage d'Édam. Bien vite, les désillusions s'accumulent... Willem Elsschot (1882-1960), l'un des plus grands écrivains flamands, est aussi un écrivain européen majeur. Quand est publié Kaas (Fromage) en 1933, il est patron d'une agence de publicité et suscite un engouement particulier aux Etats-Unis. « Une farce étonnamment humaine. » - The New York Times « C'est Woody Allen au pays du gouda. Un véritable régal ! » - Le Monde « Du grand art ! C'est toute l'aventure humaine qui est narrée avec cette fantastique odyssée fromagère. » - ELLE « Une crème de roman 100 % humour. À déguster sans modération. » - Télérama

  • Comment concilier la nécessaire solitude du créateur et le besoin de construire une communauté d'esprits que rapprochent des exigences voisines ? Le partage est bien le sens, pour Yves Bonnefoy, de l'expérience poétique, à ses yeux différente de la simple littérature. Un des moments en est celui de l'écriture d'une lettre. L'édition de sa Correspondance associe, dans la mesure du possible, les lettres qu'il a écrites à celles qu'il a reçues. Elle fait affleurer ainsi le tissu d'une vie d'homme et de poète, avec ses réseaux d'amitiés, constantes ou mobiles au gré des hasards, des froissements et des séparations. Ce premier volume, commencé avec la collaboration d'Yves Bonnefoy, rassemble plus de neuf cents lettres échangées à partir de la seconde moitié du XXe siècle, auxquelles s'ajoutent quelques courriels. Les dialogues, avec quarante-neuf correspondants, s'ordonnent autour de deux axes : d'une part, les liens venus du surréalisme - André Breton, Pierre Alechinsky, Christian Dotremont, Georges Henein, Raoul Ubac, Jacqueline Lamba, André Pieyre de Mandiargues, Hans Bellmer, Jean Brun ; d'autre part, les amitiés qui au bout d'une quinzaine d'années ont mené à la création de L'Éphémère (1967-1972), la magnifique revue publiée par les éditions Maeght : André du Bouchet, Jacques Dupin, Gaëtan Picon, Louis-René des Forêts et Paul Celan. Les autres auteurs des lettres ne sont en rien des personnages secondaires, ni en eux-mêmes, ni par la place qu'ils ont occupée dans l'univers de Bonnefoy : Gaston Bachelard, Jean Wahl et André Chastel, ses maîtres ; puis Gilbert Lely, Salah Stétié, Pierre Jean Jouve, Gabriel Bounoure, François Augiéras, Christiane Martin du Gard, Philippe Jaccottet, Boris de Schloezer, André Frénaud, Michel Butor, Emil Cioran, Monique Wittig, Paul Bénichou, Jean-Pierre Richard ou Henry Corbin, pour ne citer qu'eux. On trouvera ici quantité d'informations sur le travail du poète et sur la sensibilité d'une époque, avec des notes enrichies d'extraits de la Chronologie de l'écrivain par lui-même, elle aussi inédite.

  • Parmi les filleuls de Galahad, frère cadet de Lord Emsworth, filleuls qui sont généralement les enfants de ses vieux copains du Pelican Club, c'est au tour de John Halliday d'avoir des ennuis car sa fiancée, Miss Gilpin, vient de rompre leurs fiançailles. Comme Linda Gilpin séjourne au Château de Blandings, Galahad y introduira John sous un faux prétexte et l'ajoutera à la cohorte d'imposteurs qui l'infestent déjà. Au grand dam du pauvre Lord Emsworth qui rêve d'une vie tranquille passée à dorloter sa truie de concours, l'Impératrice de Blandings.

    Pelham Grenville Wodehouse est né à Guilford en 1881 et mort à New York en 1975. Après avoir travaillé brièvement dans la banque, il devient journaliste et écrivain. Il émigre aux États-Unis avant la première guerre mondiale et travaille comme scénariste à Hollywood. Il est le créateur de Jeeves, Lord Emsworth et autres personnages classiques de l'humour britannique. Il a été fait Chevalier de l'Empire Britannique peu de temps avant sa mort, en 1975.

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