Flammarion

  • L'histoire de George Dandin est celle d'un mariage mal assorti : un riche paysan, qui veut devenir gentilhomme, épouse la fille d'un couple d'aristocrates, Angélique de Sotenville. Insatisfaite de cette union imposée, cette dernière ne cesse de lui rappeler ses origines et de se jouer de lui. George Dandin aura-t-il raison des ruses de sa femme ?
    À travers cette pièce grinçante, à mi-chemin entre la farce et la comédie de moeurs, Molière fait une peinture savoureuse du mariage et de la société de son temps.
    o Qui est qui ? (rubrique BD) ;
    o Étude du genre comique : farces et comédies ;
    o Lecture comparée : George Dandin et La Jalousie du Barbouillé ;
    o Cahier photos :
    /> - aux origines de George Dandin ;
    - une farce et une comédie de moeurs ;
    - mettre en scène George Dandin aujourd'hui.

  • « Voilà longtemps déjà que je pratique mon métier, que je le ressens, le surveille comme on surveille une habitude ; il me pénètre, et j'ai pris cette manie d'en chercher les effets en moi et dans les autres, d'en surveiller les manifestations.
    Tout le théâtre, cet état dramatique en moi, cette habitude de penser et de sentir pour les autres, par les autres et à travers moi-même, cette attitude vis-à-vis d'un tiers offert, de ce tiers qu'est le public, et vis-à-vis de moi, ces reflets que j'en fais et dont je suis fait, ce comportement entre le soi que je suis et le moi que je me suis donné, à travers tant de personnages, tout cela est là, sensible, visible en moi, tout le long de ma journée, et je cherche à le penser, à le lier, à le raisonner, et à m'en expliquer l'agencement, les raisons.
    Je veux préciser mes sensations, je note dans mes lectures des reflets de mes états (Proust), j'écris des notes, et la vanité de m'exprimer moi-même me rattrape, me rejoint, me retrouve dans ce moment de ma carrière où j'ai découvert cependant (depuis longtemps déjà) que l'acteur n'est qu'une table d'harmonie. » Droits de traduction, de reproduction et d'adaptation réservés pour tous les pays.
    Copyright 1954, by Ernest Flammarion.
    Couverture : Louis Jouvet dans le film Carnet de bal en 1937.
    © Keystone/Eyedea Presse.

  • « Il ne faut pas parler de vocation pour les comédiens. Seuls les poètes en ont une.
    Pour nous, la vocation est un mélange extrêmement douteux de toutes sortes de sentiments qui ne sont pas tous nobles, loin de là. Je ne crois guère à la pureté de la vocation, même chez les saints. La vocation est un résultat. Elle résulte de goûts, d'ambitions, de désirs d'autant moins purs qu'ils se manifestent à l'âge de tous les appétits, à l'âge où l'on ne peut juger véritablement ni du métier, ni de soi-même. La vocation n'est que le résultat de la pratique. C'est après avoir fait son métier pendant de nombreuses années, en avoir subi les déceptions, mesuré les difficultés imprévisibles, que s'affirme, se précise une décision qu'on peut appeler alors vocation. La vocation n'est qu'un choix persistant. Les vraies récompenses qu'elle accorde sont toutes intérieures et bien tardives. » Droits de traduction, de reproduction et d'adaptation réservés pour tous les pays.
    © Éditions Flammarion, 1952.
    DL mai 2009 Louis Jouvet en 1934.© Studio Lipnitzki/Roger-Viollet.

  • Et la voilà, l'étoile qui me guide en toutes circonstances : le rêve. Pour moi, la vie est un gros gâteau, avec des tranches de réalité et des tranches de rêve. Ce sont ces dernières que j'avale avec le plus d'appétit, et ça depuis l'enfance.
    Bien sûr, au fil des temps, j'ai abandonné l'idée d'être Tarzan ou Geronimo, et après quelques années de latence, j'ai trouvé, après avoir découvert Danny Kaye, le « truc » : devenir acteur. Ainsi, je pouvais continuer à poursuivre mes rêves d'enfance, jouer à être un autre. Vivre mille aventures à travers les personnages que j'interprétais. Je suis devenu publiciste, avocat, assistant social, psychanalyste, mais à ma façon. Seulement voilà, être comédien, c'est quoi ?
    /> Donner vie à des personnages que vous n'êtes pas, avec le plus de réalisme possible, de vérité surtout. Et paradoxalement, c'est toujours moi qu'on retrouve derrière ces personnages et non le contraire. C'est peut-être pourquoi j'ai toujours douté d'être un comédien. C'était toujours moi, confronté à des situations comiques : distrait, inadapté, malchanceux, timide.

  • Artiste de music-hall, résistant, flic, voyou, grand bourgeois, Jean Gabin a joué tous les rôles. Pourtant, l'homme aux 85 millions de spectateurs et aux plus de 90 films reste un mystère.
    Cette grande biographie de celui dont Jean Renoir disait qu'il était « un acteur unique » lève le voile sur la vedette aux multiples chefs-d'oeuvre, de Pépé le Moko au Clan des Siciliens, en passant par La Grande Illusion, Le Quai des brumes, ou encore Un singe en hiver. L'homme discret dont la puissante silhouette, les pesants silences et les grands yeux bleus ont marqué le cinéma français, a enflammé le coeur des femmes, Michèle Morgan, Marlène Dietrich et d'autres. Mais délaissant ses folles amours, Gabin finira par mener une vie de famille exemplaire avec Dominique et leurs enfants.
    Après des années de recherches et d'entrevues, l'auteur retrace ici l'épopée incroyable d'un gamin de Clignancourt devenu grand et livre un vibrant hommage à ce comédien qui a incarné mieux que quiconque un cinéma populaire et sincère. Un sacré gars, le Gabin.

  • Un personnage de fiction peut-il marquer un acteur, au point de le transformer?
    Paul Rousseau n'en a jamais accepté l'idée.
    Et pourtant...
    Il est vingt-trois heures quinze, ce soir là. Il vient de sortir de scène. Une rencontre insolite va l'obliger à se

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