• "Peter Brook n'est pas seulement un metteur en scène et pas seulement un théoricien, même pragmatique, du théâtre. Sans l'avouer, du moins dans ce livre, il a de plus grandes ambitions. Le théâtre est pour lui, à coup sûr, une fin. Mais il est aussi le moyen de fonder et d'entretenir une communauté d'hommes et de femmes capables de porter atteinte, par leur seul exemple, à un ordre établi, d'apporter une inquiétude et un bonheur que d'autres arts du spectacle, trop dépendants des forces économiques qu'ils pourraient dénoncer, ne peuvent faire éclore.
    Voici un livre indispensable à ceux qui aiment le théâtre et à ceux qui ne l'aiment pas. A ceux qui en font et à ceux qui y assistent. Car il y est autant question du public que des interprètes, acteurs ou metteurs en scène, grâce auxquels le théâtre, écrit ou non écrit, peut vivre."
    Extraits de la préface de Guy Dumur

  • George Dandin, paysan enrichi et marié à une aristocrate, est injustement bafoué dans ses droits et moqué par sa femme, ses serviteurs et sa belle-famille. Cette comédie amère interroge aussi bien sur l'inégalité sociale que sur le droit des femmes à disposer d'elles-mêmes.
    Collège 5e : Vivre avec autrui : familles, amis, réseaux

  • Le Paradoxe sur le comédien est l'un des dialogues les plus célèbres - et les plus controversés - de Denis Diderot (1713-1784). Prenant à rebours l'idée d'une "sensibilité" particulière des comédiens, il y soutient que l'acteur doit maîtriser avec sang-froid tous les éléments de son jeu. Loin de ressentir les passions du personnage qu'il incarne, il crée une sorte de double idéal : "Un mannequin l'enveloppe."
    Diderot élargit le propos à la morale (une émotion ne se communique aux autres que si nous la "jouons"), à la politique (les rois et les magistrats doivent sacrifier à une mise en scène pour convaincre), à l'esthétique (la vraisemblance procède de la réalité, mais en s'opposant à elle), à la philosophie du langage (les mots sont par eux-mêmes ambigus, et le sens leur est donné par les gestes dont on les accompagne).

  • Retour sur un comédien hors du commun...La Cage aux folles, Joyeuses Pâques, Féfé de Broadway... c'est lui. Un auteur hors-pair. Mais Jean Poiret était aussi mille autres choses. Son duo avec Michel Serrault a marqué l'histoire de l'humour, son sens de la répartie a amusé des millions de spectateurs, son talent de comédien a brillé tant sur les planches qu'à l'écran ; de Truffaut à Chabrol, de Mocky à Jean Yanne. Apprécié du public et de ses pairs, Jean Poiret se caractérisait par son sens aigu de l'amitié, son gout de la belle ouvrage, son désir de partage, ses exigences professionnelles. Un homme dont le talent s'épanouissait face aux feux de la rampe, aux caméras, seul devant sa feuille blanche ou en réalisant un film (Le Zèbre). Tout cela en combattant sans cesse ses angoisses.
    Pour la première fois, son parcours étonnant et rare est raconté en détail. Depuis son enfance, face à une église, jusqu'aux grands théâtres parisiens, depuis ses débuts d'acteur à quinze ans jusqu'au triomphe international de La Cage aux folles.
    Reposant sur une documentation solide et de nombreux témoignages inédits, le livre de Philippe Durant fourmille d'anecdotes étonnantes éclairées par des extraits des sketchs et des répliques des pièces de Jean Poiret.
    Une façon originale et drôle de redécouvrir celui que l'on désigna comme le " nouveau Sacha Guitry ". Un voyage au pays de l'absurde, marqué par cette touche d'humour britannique qui caractérisait Monsieur Poiret.

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