Arts et spectacles

  • Le biographe et documentariste Bertrand Tessier fait revivre le destin iconoclaste et tragique de Steve McQueen, acteur devenu icône, dont novembre 2020 marquera le 40 e anniversaire de la disparition.
    Steve McQueen a mené sa vie comme il pilotait ses bolides : à tombeau ouvert. Sa mort, le 7 novembre 1980, a mis fin à une course-poursuite de cinquante années qui l'avait conduit au sommet de Hollywood.
    De la série Au nom de la loi à Papillon, en passant par La Grande Évasion, L'Affaire Thomas Crown et Bullitt, il a imposé son charme ravageur et sa décontraction naturelle, qui lui valurent le surnom de " King of Cool ". Mais la star aux yeux d'azur cachait un être destructeur et autodestructeur, égocentrique et paranoïaque, rebelle et incontrôlable, qui ne pensait qu'à se perdre dans ses addictions à la drogue, à l'alcool, au sexe.
    Que fuyait-il, sinon une enfance fracassée ? Abandonné par son père, mal-aimé par sa mère, Steve McQueen a flirté avec la délinquance. Formé à l'école de la rue, cet individualiste forcené n'a pu compter que sur lui-même pour percer dans un monde dont il ignorait les codes, sans cesser de défier l'ordre établi.
    Quarante ans après, son insolente liberté continue de fasciner. Un mythe auquel Bertrand Tessier rend hommage dans cette enquête, dévoilant l'homme dans sa complexité, ses paradoxes, sa vérité.

  • Sinatra est la première rock star, le modèle d'Iggy Pop et Jim Morrison, le «big bang de la musique populaire» pour Bono. Artiste intuitif et talentueux, il a inventé les codes de la musique contemporaine, album concept et 33-tours compris. Sa voix, ses qualités d'interprète et son sens de la musique ont assis sa popularité, d'une longévité inédite, jusqu'à sa mort en 1998. Fils d'immigrés, fervent démocrate et partisan des droits civiques, self made man qui a chuté pour mieux ressusciter, acteur et homme d'affaires au tempérament volcanique, modèle de virilité et séducteur invétéré, Sinatra avait tout pour devenir le héros américain du XXe siècle. Ami des stars, intimes des présidents et des parrains de la mafia, il incarne la mythologie de ce pays avec toutes ses parts d'ombre.

    Steven Jezo-Vannier, né en 1984, est un spécialiste de la contre-culture et de l'univers rock. Au Mot et le reste il est l'auteur de dix ouvrages dont Respect, Le Sacre du rock (adapté en documentaire pour Arte) ou Contre-Culture(s).

  • Arnold Schwarzenegger est né une première fois en Autriche, le 30 juillet 1947. Le cinéma, lui, l'a fait naître comme prodige. Né d'un éclair prophétique dans Terminator, d'une expérience génétique dans Jumeaux, d'un rêve d'enfant dans Last Action Hero, il a traversé la fin du vingtième siècle comme un oracle, pour annoncer le destin de l'homme à l'époque de sa reproductibilité technique. Comme le Terminator, il est venu nous faire craindre le futur et en même temps nous le faire aimer. Comme lui, il est venu, sans contradiction, sonner le glas de l'humanité et en même temps la sauver, en prenant au pied de la lettre le rêve américain du self-made-man. Trente ans plus tard, la prophétie s'est réalisée : l'homme est devenu un cyborg. Et Schwarzenegger? Qu'est-il devenu? Jérôme Momcilovic est critique et dirige les pages cinéma du magazine Chronic'art. Prodiges d'Arnold Schwarzenegger est son premier livre.

  • Lettre d'une inconnue, Gigi, Le Procès Paradine, Le Comte de Monte-Cristo, Octopussy : à travers une série de rôles légendaires, Louis Jourdan (1921-2015) a marqué de son empreinte l'histoire du cinéma. Cette icône du 7e art peut se prévaloir d'être l'acteur français à la plus longue carrière hollywoodienne : Cary Grant, Greta Garbo, James Stewart, Marilyn Monroe, James Dean, Frank Sinatra, Grace Kelly, Howard Hawks, Alfred Hitchcock, Frank Capra, Lauren Bacall, Elizabeth Taylor, il les a tous côtoyés et connus. Ils peuplent ce livre, fruit de cinq années d'entretiens avec Louis Jourdan et d'autres figures du cinéma, qui fait revivre toute une époque, des derniers soubresauts de l'âge d'or d'Hollywood aux mutations d'une industrie sous l'emprise croissante de l'argent et du succès.

  • Pour quelle raison un acteur de cinéma veut-il un jour devenir réalisateur ? Ou à l'inverse, mais plus rarement, qu'est-ce qui peut motiver un cinéaste à s'exposer devant la caméra ? Au-delà de ces simples interrogations, le livre explore aussi les relations passionnelles, contradictoires, complémentaires entre metteurs en scène et comédiens. Naissent d'autres questions : comment dirige-t-on des acteurs lorsqu'on a soi-même l'expérience de cette profession ? L'exercice de la mise en scène modifie-t-elle le travail d'un acteur, et vice versa ? Des parcours très différents sont explorés avec sincérité par les intervenants, où se mêlent des stars et des auteurs singuliers : acteurs devenus cinéastes par hasard ou par volonté, réalisateurs passés devant la caméra par nécessité ou par désir, tous nous exposent sans fard leurs doutes et leurs enthousiasmes, l'angoisse et l'émerveillement d'être en même temps, ou alternativement, devant et derrière la caméra.

  • Et la voilà, l'étoile qui me guide en toutes circonstances : le rêve. Pour moi, la vie est un gros gâteau, avec des tranches de réalité et des tranches de rêve. Ce sont ces dernières que j'avale avec le plus d'appétit, et ça depuis l'enfance.
    Bien sûr, au fil des temps, j'ai abandonné l'idée d'être Tarzan ou Geronimo, et après quelques années de latence, j'ai trouvé, après avoir découvert Danny Kaye, le « truc » : devenir acteur. Ainsi, je pouvais continuer à poursuivre mes rêves d'enfance, jouer à être un autre. Vivre mille aventures à travers les personnages que j'interprétais. Je suis devenu publiciste, avocat, assistant social, psychanalyste, mais à ma façon. Seulement voilà, être comédien, c'est quoi ?
    /> Donner vie à des personnages que vous n'êtes pas, avec le plus de réalisme possible, de vérité surtout. Et paradoxalement, c'est toujours moi qu'on retrouve derrière ces personnages et non le contraire. C'est peut-être pourquoi j'ai toujours douté d'être un comédien. C'était toujours moi, confronté à des situations comiques : distrait, inadapté, malchanceux, timide.

  • Toujours comédien, mais également célébré pour son travail de metteur en scène, René Richard Cyr a orchestré un faisceau de spectacles de variétés, du théâtre musical, des opéras et plus de 75 pièces de théâtre, dont 40 créations. Malgré les satellites, le théâtre reste son axe principal, son art suprême.

  • La Cage aux folles, Joyeuses Pâques, Féfé de Broadway... c'est lui. Un auteur hors-pair. Mais Jean Poiret était aussi mille autres choses. Son duo avec Michel Serrault a marqué l'histoire de l'humour, son sens de la répartie a amusé des millions de spectateurs, son talent de comédien a brillé tant sur les planches qu'à l'écran ; de Truffaut à Chabrol, de Mocky à Jean Yanne. Apprécié du public et de ses pairs, Jean Poiret se caractérisait par son sens aigu de l'amitié, son gout de la belle ouvrage, son désir de partage, ses exigences professionnelles. Un homme dont le talent s'épanouissait face aux feux de la rampe, aux caméras, seul devant sa feuille blanche ou en réalisant un film (Le Zèbre). Tout cela en combattant sans cesse ses angoisses.
    Pour la première fois, son parcours étonnant et rare est raconté en détail. Depuis son enfance, face à une église, jusqu'aux grands théâtres parisiens, depuis ses débuts d'acteur à quinze ans jusqu'au triomphe international de La Cage aux folles.
    Reposant sur une documentation solide et de nombreux témoignages inédits, le livre de Philippe Durant fourmille d'anecdotes étonnantes éclairées par des extraits des sketchs et des répliques des pièces de Jean Poiret.
    Une façon originale et drôle de redécouvrir celui que l'on désigna comme le " nouveau Sacha Guitry ". Un voyage au pays de l'absurde, marqué par cette touche d'humour britannique qui caractérisait Monsieur Poiret.

  • Un éclairage inédit sur un immense acteur français, emblématique de la Nouvelle Vague, libre et sans convention.
    En 1956, la France découvre médusée le phénomène Brigitte Bardot. Elle a 18 ans et sa sensualité sauvage irradie le film Et Dieu... créa la femme. À ses côtés, le talent du jeune Jean-Louis Trintignant éclate aussi. Le service militaire l'oblige quelque temps à mettre sa carrière entre parenthèses, puis il revient dans les très sulfureuses Liaisons dangereuses (1960), avant de tourner dans le mythique Un homme et une femme (1966). Ours d'argent au Festival de Berlin 1968 pour L'Homme qui ment, et Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes 1969 pour Z, il devient un symbole de séduction. Sa carrière internationale est lancée et il acquiert rapidement une grande popularité.
    Héritier de la passion dévorante de son oncle Marcel Trintignant pour la course automobile, il se passionne pour le pilotage jusqu'à participer aux 24 Heures du Mans.
    À la ville aussi, sa vie est mouvementée. Ce " héros très discret " se marie trois fois : sa liaison avec BB aura raison de son premier mariage avec l'actrice Stéphane Audran. Quelques années plus tard, il épouse Nadine Trintignant avec qui il aura trois enfants. Le meurtre de leur fille Marie par le chanteur Bertrand Cantat est le drame de sa vie. Puis il se remarie avec la pilote de rallye Marianne Hoepfner. Amour, le film de Michael Haneke où il tient le rôle principal, décroche la Palme d'Or 2012 et lui apporte le César du meilleur acteur en 2013.
    Entre enquête et portrait intime, l'auteur livre une biographie captivante nourrie de témoignages inédits. Il retrace le parcours d'un artiste des plus discrets et étonnants.

  • Dirigé par Gilbert Turp, le dossier de ce numéro est consacré au comédien. Les paradoxes de la formation et de la pratique du jeu sont notamment abordés par Guy Nadon, Violette Chauveau, Éric Robidoux, Sophie Cadieux, Emmanuel Schwartz et Kathleen Fortin. Hors dossier, on trouve entre autres une réflexion de Patrice Dubois et Alain Farah sur l'actualité du Déclin de l'empire américain, un entretien avec les Biches Pensives (les comédiennes et productrices Annie Darisse et Dominique Leclerc) et un portrait de la chorégraphe Dana Michel.

  • Al Pacino

    Ludovic Girard

    Al Pacino, c'est d'abord une intensité, une présence unique, un magnétisme hors du commun qui capte toute l'attention du spectateur.
    A l'écran, cette « chimie » particulière se révèle à l'orée des années 70 dès son premier film, « Panique à Needle Park » (Schatzberg), puis dans « Le Parrain » (Coppola), dont le succès planétaire fait passer du jour au lendemain Al Pacino, acteur de theâtre prometteur du Off-Broadway, au rang de star internationale. Depuis, l'artiste mène une carrière audacieuse et singulière, parfois même déroutante.
    Tête d'affiche dans des super-productions, il peut également passer plusieurs années à terminer un film autoproduit tiré d'une pièce de théâtre méconnue, ou jouer sur scène un monologue d'Eugène O'Neill dans une petite salle new-yorkaise de moins de 100 places.
    Le dénominateur commun de tous ses rôles au cinéma et au théâtre se résume finalement à une chose simple : sa passion pour le jeu d'acteur.
    Publiée en 1999, cette biographie française, préfacée par José Giovanni, a connu un vif succès en librairie. Indisponible depuis des années, elle est aujourd'hui rééditée à la demande des lecteurs. Elle propose un portrait sensible et précis d'Al Pacino, depuis ses premiers pas à New York jusqu'au film « L'Enfer du Dimanche » (Stone, 1999.
    « Un ouvrage passionnant » (Le Film Français, 1999).
    «Cette biographie est la première publiée en France sur la star du Parrain et de Scarface. En plus, c'est un bon livre. » (Studio - octobre 1999).

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