• Comment définir le "vivre ensemble" ? Une notion pas facile à cerner mais à laquelle les enfants sont pourtant confrontés au quotidien. Qu'est-ce que "vivre ensemble" implique concrètement ?
    Ce livre apporte des réponses aux multiples interrogations que suscite la vie en collectivité, au sens large.
    Pourquoi les hommes vivent ensemble ?
    Pourquoi ce n'est pas si facile de vivre ensemble ?
    Est-ce qu'on peut faire tout ce qu'on veut ?
    Est-ce qu'on est tous égaux ?
    À quoi ça sert d'aider les autres ?
    Comment devient-on un citoyen ?
    Est-ce que le président décide pour tout le monde ?
    Pourquoi les hommes se font-ils la guerre ?
    Pourquoi il y a des riches et des pauvres ?
    Peut-on dire tout ce qu'on pense ?
    Est-ce qu'il y a des religions interdites ?
    Est-on obligé d'être poli ?
    Pourquoi la France est-elle de toutes les couleurs ?
    C'est quoi, le racisme ?
    C'est qui, les sans-papiers ?
    Pourquoi on aime son pays ?

  • Trop souvent, les équipes éducatives regrettent les limites de leurs interventions : travail dans l'urgence, manque d'informations sur les familles... Trouver le temps et les moyens de déterminer les causes des dysfonctionnements observés est pourtant indispensable.
    S'appuyant sur son travail de supervision clinique et une approche systémique, Maximilien Bachelart ouvre de nouvelles perspectives pour repenser les pratiques éducatives dans l'intérêt des enfants. À travers des expériences concrètes finement analysées, il aborde les questions du rôle de l'intervenant, du lien avec les familles, de l'identification des scénarios répétitifs ou encore de la place des émotions. La systémie - et ses outils comme le génogramme, la connotation positive - permet d'intégrer la complexité des situations pour les transformer.
    Cet ouvrage propose aux professionnels de la protection de l'enfance (travailleurs sociaux, équipes de direction, encadrants mais aussi psychologues et psychothérapeutes) des bases et des outils clés en main pour faire oeuvre de créativité et redonner du sens à leurs pratiques. Cette approche originale, décentrée et dynamique permet de conjuguer mieux-être professionnel et intérêt de l'enfant.

  • Loin des espaces médiatiques, des professionnels s'engagent dans l'accompagnement  de personnes vulnérables (du fait de leur âge, de leur santé, de leurs conditions de vie), fragiles, souvent postées aux marges de notre société. Ces professionnels sont désignés sous le vocable de travailleurs sociaux, même s'ils ne forment pas une catégorie homogène et s'ils sont en passe de devenir des « intervenants sociaux ».

    Ce sont justement ces travailleurs de l'ombre, souvent discrets, occupés à tisser des liens avec des enfants ou des adultes défaillants, malades, vieillissants, exclus, en situation de handicap ou en danger, qu'Arlette Durual a souhaité mettre en lumière. De manière sensible, sous la forme de « petites histoires », elle révèle ce qui se joue au quotidien dans ces situations de face à face où il s'agit d'accueillir, de soulager, de prendre soin, d'aider mais aussi de garder espoir, de croire qu'une autre situation est possible, de renforcer le pouvoir d'agir, et/ou de décider, des personnes qui pourraient en être privées.

  • L'accompagnement d'enfants en difficultés, de personnes âgées, en situation de vulnérabilité (handicap, précarité, etc.) confronte chaque professionnel à une rencontre humaine toujours singulière, dans un contexte à chaque fois particulier et complexe.

    Pierre Bonjour propose de les accompagner à leur tour dans des domaines où ils n'osent pas toujours s'aventurer. L'éthique, la morale, la déontologie, la laïcité sont des « grands mots » qui peuvent rebuter et les acteurs sociaux imaginent parfois qu'ils n'ont, de leur place, rien à en dire. Aujourd'hui pourtant, leur quête de repères et, encore plus, de sens montre qu'il est indispensable de multiplier les outils de compréhension pour mieux respecter la personne, qu'il s'agisse d'un usager, d'un résident, d'un élève ou encore d'un patient.
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    A partir de nombreux travaux théoriques toujours ancrés dans des situations concrètes issues de leur quotidien, l'auteur apporte sa contribution pour aider les professionnels des  secteurs social et médico-social, de l'éducation et de la santé, à répondre aux questions fondamentales : dans le travail social, au nom de quoi agissons-nous et pour qui ? Pourquoi le faisons-nous et comment ?

  • A l'heure où l'innovation sociale est admise dans les politiques publiques, labellisée, considérée comme un remède miracle, l'ambition de ce livre est de rendre visible le travail que réalisent au quotidien les associations. En effet, dans le domaine trop souvent négligé des services à la personne, elles expérimentent et mettent en oeuvre des initiatives dans une perspective de cohésion sociale et d'émancipation. Au plus près des citoyens, elles témoignent d'une réelle capacité à engager des changements d'ordre sociétal, culturel et environnemental.

    A partir d'une étude réalisée auprès de structures adhérentes à la fédération Adessadomicile émergent des réflexions transversales sur les enjeux de l'innovation sociale, prise entre démocratie solidaire et instrumentalisation. Sans éluder les ambiguïtés ou les faiblesses repérées, l'ouvrage s'inscrit dans l'analyse de la pratique afin de situer le périmètre de transformation induit par l'innovation sociale.

  • Le système d'indemnisation des chômeurs, ses principes de fonctionnement, ses origines restent mal connus. Or, mieux comprendre l'assurance-chômage contribue à trancher un débat qui pose des questions centrales pour notre protection sociale et, au-delà, interroge notre démocratie.

  • A l'intention des usagers, des familles et des professionnels de la psychiatrie et de l'action sociale, cet ouvrage donne une lecture claire des lois constituant le cadre psychiatrique contemporain. La loi du 11-2-2005 qui reconnait le handicap psychique dessine pour la psychiatrie une situation porteuse d'espoir. En effet, sous l'impulsion d'un mouvement émanant de familles et d'anciens malades, il semble qu'une créativité sociale vienne au secours d'une psychiatrie qui aurait perdu ses repères. De façon paradoxale , la psychiatrie et l'action sociale, qui s'excluaient mutuellement jusqu'à maintenant, sont amenées à se féconder aujourd'hui avec la reconnaissance de la parole des personnes en situation de handicap psychique.

    Guy Baillon est psychiatre des hôpitaux (Bondy)

  • L'action médico-sociale en direction des personnes handicapées est aujourd'hui triplement menacée par la difficulté à regarder ses dysfonctionnements en face, par l'illusion de la « désinstitutionnalisation » d'inspiration européenne et par une économie mal comprise qui ne repose que sur la réduction drastique des ressources humaines. Connaître et comprendre les dysfonctionnements de l'action médico-sociale pour pouvoir engager un juste renouveau, telle est l'ambition de ce travail collectif conduit sans complaisance ni renoncement. Les auteurs appellent à un changement, pour mieux répondre aux besoins et aux attentes des personnes handicapées, qui soit « juste » car éthique, réaliste, égalitaire, reposant sur la responsabilité de chacun à l'égard de soi-même et de tous.

  • Analyse successivement les contraintes démographiques, la constitution des revenus, l'organisation des soins, le dispositif social et médico-social, et l'origine de la prestation spécifique dépendance. Dresse les perspectives d'évolution du système de retraites en tenant compte du vieillissement de la population et des sorties précoces d'activité.

  • Faire l'éloge de l'insuffisance est une autre manière de dire la nécessaire interdépendance des membres de la société et de mettre en évidence les forces insoupçonnées que recèle la vulnérabilité.

    N'est-ce pas l'insuffisance constitutive de l'être humain qui, en se revendiquant comme telle, permet de fonder le lien social comme une nécessité réciproque de vivre et de travailler ensemble ? Les configurations sociales de vulnérabilité qui concernent les « perdus de vue » de la République sociale - jeunes incasables, familles avec un enfant autiste ou polyhandicapé, un adulte handicapé, ou des parents malades d'Alzheimer - mobilisent des compétences et des savoir-faire le plus souvent ignorés de tous, qui permettent de remplacer pour un temps toutes les aides prévues par le système de protections sociales habituelles.

  • La philosophie, la psychiatrie, la médecine, la psychologie des ruptures, la sociologie sont ici mobilisées pour une approche humaniste de la souffrance, générée par les situations de grande vulnérabilité (handicap, avancée en âge). Des chercheurs, des enseignants et des auteurs investis sur le terrain réfléchissent à « ce qui reste à faire quand il n'y a plus rien à faire » auprès des personnes vieillissantes, de ceux qui prennent soin d'elles, professionnels et aidants rencontrant au quotidien les affres du corps et de l'âme d'autrui.

    Si la douleur est souvent traitée à l'aide de soins techniques, la souffrance l'est beaucoup plus rarement car elle exige des moyens humains. La technicité omniprésente à l'hôpital, la logique des marchés financiers envahissant le champ de l'accompagnement des plus âgés, nous ont fait passer d'une politique des soins à une police des soins qui met en souffrance les professionnels, devenus agents techniques auprès des personnes âgées. Comment retrouver du sens dans l'accompagnement (care) des personnes en souffrance qui ne peuvent prétendre à une guérison (cure) ?

  • Penser des méthodes d'action avec le groupe
    L'action sociale est confrontée à de nouveaux enjeux (problématiques des personnes, accroissement des violences, paupérisation et précarisation croissantes, migrations, etc.) et il n'est pas possible de faire comme si ce n'était pas le cas. Nous sommes face à de nouvelles problématiques sociales qui se développent dans un environnement globalisé.
    Cet ouvrage décline des moyens et des méthodes, issus de l'ethnométhodologie et de l'ethnographie, pour travailler la distance à l'autre, illustrés par des récits de vie qui présentent des trajectoires, des relations éducatives et dessinent des perspectives mais aussi des issues et des solutions.
    L'objectif de cet ouvrage est de penser la relation éducative, et la « bonne » distance à l'autre, au centre des préoccupations de nombreux professionnels, aujourd'hui en grande difficulté pour intervenir auprès des publics dits incasables ou addicts, hyperactifs ou border-line, aux pathologies limites ou au hors limite pathologique.
    Cet ouvrage, destiné aux professionnels du secteur social et médicosocial, autant de terrain que d'encadrement, intéressera tout autant les parents que les enseignants pour aborder les questions éducatives et les problématiques juvéniles.
    Il est un outil indispensable pour les étudiants en DUT carrières sociales, les éducateurs spécialisés, les moniteurs éducateurs, les AMP en formation dans les IRTS, ou encore les assistants sociaux en formation, comme pour les étudiants dans des filières universitaires spécialisées dans l'intervention sociale (les masters de sociologie par exemple).

  • Traduction concrète d'un idéal de solidarité, l'action humanitaire a toujours été partagée entre sollicitude et raison d'État. Elle est, au XXe siècle, confrontée aux guerres totales, et aux idéologies qui réfutent son principe même. Pour Rony Brauman, l'humanitaire oscille entre justice et pouvoir, entre vérité de l'action et artifice médiatique.

  • La maladie n'est pas seulement un événement biologique qui affecte l'individu et mobilise le savoir médical. Elle est aussi une réalité sociale qui met en jeu des rapports de pouvoir. Elle les exprime dans les multiples manières dont l'ordre social s'inscrit dans les corps, à travers les disparités face aux risques de l'existence, aux possibilités de se soigner et, finalement, à la mort. Elle les révèle dans l'intervention de ceux que l'on crédite de la capacité de guérir, qu'ils soient chamanes, marabouts, prêtres ou médecins, tout autant que dans les interactions entre les professions de santé et les pouvoirs publics. Elle les dévoile enfin dans la recherche de réponses collectives aux désordres corporels, rituels de purification ou programmes de prévention, dont la réalisation représente toujours un test pour l'autorité, celle du devin comme celle de l'État. Incorporation de l'inégalité, pouvoir de guérir et gouvernement de la vie constituent ainsi les trois dimensions de ce que l'on se propose de nommer l'espace politique de la santé. En s'efforçant de penser ensemble des mondes éloignés temporellement et culturellement, en s'appuyant sur des travaux d'ethnologues, d'historiens et de sociologues, et aussi sur des recherches personnelles, il s'agit de montrer comment cet espace s'est construit. D'en établir, en somme, la généalogie. Mais, au-delà de cette reconstitution, l'ouvrage est également une invitation à explorer un territoire en plein développement et pourtant encore peu visité, aux frontières du politique et de la santé.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Des clés pour comprendre l'Europe sociale : Quelles sont les parts de l'homogénéité et de la diversité dans les politiques sociales nationales? Quelles vont être les conséquences pour les politiques sociales nationales? Quelles sont les politiques mises en oeuvre au niveau communautaire pour accompagner la mise en place du grand marché?

  • Un regard nouveau sur la prise en charge de la pédagogie des enfants déficients. Il met l'accent sur les compétences de ceux-ci, plutôt que sur leurs difficultés.

  • Porteurs de handicaps, ils fréquentent l'école avec les autres enfants de leur âge. Clément Mazier, qui les a rencontrés, nous explique comment : une équipe pluridisciplinaire, au sein de l'Unité sanitaire locale, élabore un cursus pédagogique pour chacun d'eux, et affecte dans des classes à effectif limité les moyens spécifiques qui leur sont nécessaires. Cette découverte conduit l'auteur à comparer l'école italienne et l'école française, et notamment les textes qui y régissent l'intégration des enfants porteurs de handicap. En effet, la situation d'Isabelle, Sandra et Victor, qui eux aussi fréquentent l'école de leur secteur, autant que celle de Sabira, Yann et bien d'autres, placés en établissements spécialisés, conduisent à une analyse critique des projets et pratiques d'intégration en France. L'auteur invite chacun à une réflexion dynamique : parents et enseignants, éducateurs et travailleurs sociaux ou médicaux, responsables institutionnels et décideurs politiques, tous ceux qui refusent les ségrégations et aspirent à une Europe sociale. Et si le degré d'évolution d'une société se mesurait à la manière dont elle traite les personnes porteuses de différence ?

  • Toute société sécrète un certain type de folie qu'elle se propose parallèlement de combattre. La psychiatrie publique est un des outils de cette lutte tout comme le système d'assistance sociale. Cependant aujourd'hui, peut-on dire que ce modèle qui a fonctionné de manière efficace à un moment donné constitue encore une référence pertinente pour demain ? L'édifice nosographique médical organisé autour de la notion de maladie n'est-il pas mis à mal par les nouvelles formes de souffrances psychiques générées notamment par l'exclusion sociale ? Les dispositifs d'assistance et d'aide sociale qui ont crû tant en nombre qu'en volume financier aident-ils à faire société ou au contraire ne creusent-ils pas la fracture sociale ?

    A partir de son expérience clinique de trente-cinq années au sein d'un service public de santé mentale, l'auteur replace le soin psychologique dans son contexte historique et son environnement sociologique actuel. Il propose de redéfinir les champs et les missions d'une psychiatrie soucieuse de l'humain mais adaptée à notre temps.

  • Nous les rencontrons dans le métro, dans la rue, dans les magasins. Ils nous ressemblent, mais nous ne les reconnaissons pas, parce que quelque chose en eux nous choque... Parole, démarche, regard... Ils nous troublent. Nous les disons "pauvres d'esprit", nous calculons leur Quotient Intellectuel (Q.I.).
    Nous organisons leurs ghettos, nous inventons leur tribu, nous les rejetons à la périphérie de nos villes, à la périphérie de nos coeurs. Notre refus de vivre avec eux intensifie leurs différences, creuse leur solitude, accroît leur souffrance.
    J'ai voyagé avec eux de longues années. J'ai trouvé des gens riches de tendresse et d'espoir, désireux d'être compris et respectés. Je propose au lecteur de partager quelques étapes de ce voyage, car c'est également à un regard sur chacun de nous qu'il nous renvoie.
    Martine Bouju

  • Comment aborder un problème actuel, et brûlant, celui de la prise en charge des adultes dits « lourdement » ou « gravement » handicapés, en M.A.S. Sur un plan clinique, ces adultes se présentent comme cumulant un grand nombre de difficultés majeures, tant physiques et fonctionnelles que mentales. Leur comportement est déroutant, parfois incompréhensible, voire très souvent angoissant pour qui les accompagne dans la quotidienneté. Les équipes qui prennent en charge ces « résidents » traversent des grandes difficultés, sont souvent prises dans des effets de routine, de découragement, de « burn-out », etc. face à des pathologies très lourdes, qui n'évoluent que très lentement, ou régressent irrémédiablement. C'est là tout l'enjeu du travail des équipes éducatives et soignantes en M.A.S. Il s'agit de faire circuler dans l'établissement, de manière organisée, une parole. À quoi servent les réunions ? Telle est la question que Philippe Chavaroche tente de mieux cerner. « Réunions cliniques », « réunions d'équipes », « réunions à caractère institutionnel », autant d'espaces de parole qui, pour peu qu'ils soient institués, apportent aux équipes éducatives et soignantes l'indispensable « soutien » sans lequel elles ne peuvent travailler. « La manière dont il articule la clinique quotidienne de ces sujets singuliers avec les élaborations de différents courants psychiatriques, psychanalytiques et pédagogiques me semble un des éléments les plus riches de cet ouvrage, et c'est à ce titre que je souhaite qu'il soit lu par un grand nombre de ceux qui sont en prise directe avec les sujets gravement handicapés, quels que soient leurs lieux d'exercice et leurs modalités de fonctionnement. » (Extrait de la préface du docteur Delion, pédopsychiatre, Angers.) « On verra, à le lire, combien Philippe Chavaroche, centrant son propos sur l'équipe, s'attache à réunir les conditions de cette indispensable thérapie institutionnelle, dans une approche nourrie tout à la fois du pragmatisme d'une « clinique » quotidienne et d'un étayage théorique solide... » (Extrait de la préface du docteur Gabbaï, neuropsychiatre, directeur des services médicaux de la fondation John-Bost.)

  • Des procès retentissants attirent l'attention sur des cas d'enfants maltraités. Ils cachent cependant une méconnaissance de l'ampleur réelle du phénomène et de ses causes. Dans cette étude passionnante, Anne Tursz propose un état des lieux approfondi, montrant que la maltraitance envers les enfants en France est un véritable problème de société et de santé publique, très largement sous-estimé et qui touche probablement entre 5 et 10 % des enfants, dans toutes les classes sociales. Ses conséquences sont redoutables, la plus effroyable d'entre elles étant le cercle vicieux de la transmission transgénérationnelle de la violence.
    Face à de tels méfaits, le repérage précoce des enfants maltraités est essentiel. Mais le système de santé apparaît démuni : manque de formation des médecins, crainte du signalement des cas de maltraitance... et surtout effondrement actuel du système de prévention dédié à l'enfant, en particulier la médecine scolaire. Or si les auteurs des mauvais traitements sont les parents dans la quasi-totalité des cas, une véritable maltraitance d'État est récemment venue s'y ajouter, dénoncée notamment par le Comité des droits de l'enfant des Nations unies.
    Par sa richesse en informations, la force des histoires vécues qu'il rapporte, ce livre veut apporter au public une image authentique de la maltraitance et alerter les responsables politiques sur l'urgence de la situation.
    Anne Tursz, pédiatre, épidémiologiste et directeur de recherche à l'Inserm, mène ses travaux dans le cadre du Cermes. Elle est membre du Collège du Haut Conseil de Santé publique et expert auprès du programme " Prévention de la violence et des traumatismes " de l'OMS.

  • L'humanitaire est devenu la dernière pensée à la mode. De la gauche caviar à la droite saucisson, l'humanitaire a remplacé le politique et le militaire. Mieux, il les a ingérés. Par la loi du tapage médiatique et des vidéo-vautours, il a créé dans le monde, depuis la chute officielle du communisme, un nouveau désordre international, de la Bosnie au Rwanda en passant par la Somalie. En France, les bons sentiments servent de paravents à l'immobilisme et ses dogmes endorment les volontés individuelles. Pourtant, l'idée humanitaire peut être grosse d'espoirs à l'aube d'un nouveau millénaire. Mais il faudrait pour cela que l'humanitaire ne joue plus contre l'homme : que ses trois tares - l'humanitaire se nourrit de la faim ; s'appuie sur le mensonge ; se fonde sur le chantage - soient enfin dénoncées. C'est ce qu'a fait ici François Broche en s'appuyant sur de multiples déclarations, faits et gestes des principaux tenants de cette nouvelle « morale internationale ». Une enquête décapante au coeur des faux bons sentiments.

  • Sous l'Ancien Régime, a pris naissance à Bordeaux un dispositif d'aide sociale comparable à celui que nous connaissons aujourd'hui. Sa singularité est d'être décentralisé et dépendant de la charité privée.

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