• Les parents de Violette sont morts. Elle ne peut pas habiter toute seule, elle n'est qu'en CM1. L'assistante sociale qui s'occupe d'elle lui a dit que maintenant elle irait habiter chez son oncle, le frère de sa mère. Elle ne l'a pas vu depuis six ou sept ans mais elle s'en souvient très bien : il était vieux, gros et il puait. Quand elle arrive à Versailles, elle découvre que Régis-le-puant n'a pas changé et que sa maison est aussi horrible que lui. Violette est sûre d'une chose : elle ne peut pas vivre ici.

  • Enzo, 13 ans, est délaissé par sa mère. Ni bonne, ni mauvaise, elle ne sait pas vivre sans amants depuis la mort de son mari. Quand Enzo l'entend jouir avec l'une de ses nouvelles conquêtes, il quitte sa banlieue natale et rejoint Greg, son grand frère. C'est l'été, la campagne s'ouvre à Enzo, généreuse et omniprésente. La colère laisse place à la curiosité de retrouver son aîné. Grâce à Greg, figure paternelle et masculine dont il envie la beauté (et la taille du pénis), Enzo livre ses complexes, ses espoirs et son impatience d'être « grand ». Parenthèse bucolique et lumineuse, Soleil de juin explore les méandres de l'adolescence et décrit ces pas de côté nécessaires à toute prise de conscience, avec ce sentiment d'avoir enfin une chance à saisir et que le bonheur est là, à portée de main.

    Né en 1982, Thomas Oussin a passé son enfance dans un petit village de la Nièvre, auquel il reste profondément attaché. Après une maîtrise de Lettres Classiques obtenue à Dijon, il enseigne le français, le latin et le grec d'abord à Pantin puis à Paris. Parallèlement à son métier d'enseignant, il suit une formation d'acteur au Cours Florent et joue dans deux longs-métrages. Il s'adonne également au dessin ainsi qu'à l'écriture de scénarios et de chansons.

  • Après La Symphonie du hasard, Douglas Kennedy nous offre une oeuvre sensuelle, délicate, nostalgique, sur les amours contrariées, le destin que l'on se forge et les regrets qui peuvent jalonner l'existence. C'est aussi sa déclaration d'amour à Paris, ville de tous les possibles et de toutes les réinventions.
    Avant Isabelle, je ne savais rien du sexe.Avant Isabelle, je ne savais rien de la liberté.Avant Isabelle, je ne savais rien de la vie.Paris, début des années 1970.
    Dans une librairie de la rive gauche, un jeune homme rencontre une femme. Il est américain, étudiant, sans le sou, et a tout quitté pour assouvir ses fantasmes de la Ville Lumière ; elle est française, un peu plus âgée, sophistiquée, mystérieuse et... mariée.
    /> Entre Sam et Isabelle, c'est le coup de foudre.
    Commence alors une liaison tumultueuse, des cinq à sept fiévreux, des rendez-vous furtifs, des moments volés. Mais Sam veut plus. Isabelle lui a ouvert les portes d'une autre vie mais est-elle prête à tout lui sacrifier ? La passion saura-t-elle résister au quotidien, aux épreuves et au temps qui passe ?

  • Mon papi est aviateur. Il a donné un nom à son petit avion : Paloma. Je vole avec lui depuis que j'ai sept ans. Vu d'en haut, tout est beau, même des choses moches, comme l'école ou l'autoroute. Le dimanche, on se retrouve à l'aéroclub. Il m'achète des bonbons, on choisit le plan de vol, on vérifie que tout marche bien et on décolle. Enfin, jusqu'à maintenant. Parce qu'hier, papa m'a annoncé que papi avait un problème au coeur. Il doit se faire opérer, alors plus de vol pendant au moins trois mois. C'est triste, mais j'ai une idée...

  • Abel vient d'avoir onze ans. Il vit dans une famille qui a la bosse des maths depuis des générations. Lui, quand il voit des chiffres, tout se brouille. C'est comme si son cerveau se mettait à geler. Il devient idiot, ça a toujours été comme ça.
    Ce matin, au courrier, une invitation ! Abel espérait une invitation à rejoindre une école de sorcellerie où on lui découvrirait enfin un don bien à lui. Quelle déception ! Cette lettre annonce qu'il a gagné une semaine en Finlande avec Elias Chomsson, un génie des mathématiques. On a dû se tromper quelque part !
    Mais après tout, c'est son nom sur l'invitation. Abel, qui a toujours rêvé de voyager, partira au pays des aurores boréales où l'attend un drôle de professeur...

  • Malgré nous

    Claire Norton

    Été 1988. Théo, Maxime et Julien réchappent d'un terrible incendie. Les trois adolescents se jurent alors une amitié " à la vie, à la mort ". Vingt années passent. Le 1er juin 2009, Marine, l'épouse de Théo, doit embarquer sur un vol Rio-Paris. Lorsque Théo apprend que l'avion s'est abîmé en mer, il s'effondre. Le soutien indéfectible de ses amis ne suffit pas à l'empêcher de sombrer dans une profonde dépression. C'est alors que la révélation d'éléments troublants vient tout remettre en cause. Se pourrait-il que Marine soit toujours en vie ? Théo n'a désormais plus qu'un objectif : découvrir la vérité. Mais celle-ci n'a-t-elle qu'un seul visage ?

  • S'il y a un élève du collège que Mme Baker, la prof d'anglais, ne peut pas voir en peinture, c'est bien lui, Holling Hoodhood. Chaque mercredi, alors que la moitié de la classe de cinquième est dispensée de cours pour se rendre à la synagogue, et que l'autre moitié va au cathéchisme à l'église de la paroisse, Holling Hoodhood, qui n'est ni juif ni catholique, est le seul et unique élève à rester en cours avec Mme Baker. Elle le lui fait payer. Cela fait plusieurs mercredis qu'il nettoie les tableaux, dépoussière les effaceurs, retire les toiles d'araignée, décrasse les fenêtres. Et voilà que Mme Baker s'est mis en tête de lui faire lire du Shakespeare ! Encore un stratagème pour le faire périr d'ennui.
    Pendant que Holling Hoodhood découvre La tempête et s'aperçoit que Mme Baker est moins mauvaise qu'elle n'en a l'air, l'histoire des États-Unis suit son cours. Robert Kennedy se porte candidat à la présidence, la lutte pour les droits civiques prend de l'ampleur, la guerre du Vietnam fait rage... Nous sommes en 1968, et l'Amérique s'apprête à vivre l'une des années les plus violentes de son histoire.

  • C'est l'histoire de Lua, une petite fille qui passe son temps avec Eddy, son voisin, un vieux rocker! Dans cette petite ville tranquille du sud des États-Unis, il était son seul ami. Puis Lua a grandi. Ses parents n'ont rien compris, rien vu. Mais cela les intéresse-t-il vraiment ? Lua ne sera plus une enfant sage.

  • Rien ne va plus au 27, avenue des Métairies. Estelle est aussi aimable qu'un bouledogue en proie à une rage de dents. La mère rentre chez elle par la fenêtre pour éviter de parler à sa fille. Et le père crie : « Alerte ! » dès que ladite fille pousse la porte de sa chambre...Will a toutes les raisons de croire que la crise d'adolescence est contagieuse ! Cela signifierait alors que la guerre ne fait que commencer...

  • Le récit de l'enfance d'une petite Juive née à Vienne, déportée à onze ans, miraculeusement échappée d'Auschwitz, et qui s'exila à seize ans aux États-Unis. Dans « Perdu en chemin », devenue adulte, Ruth Klüger se confronte au quotidien complexe des années 50. Elle sera de ces femmes qui se battront sans répit pour obtenir ce qui leur paraît le minimum : la dignité, le respect, le droit à l'étude, la simple reconnaissance de soi.
    Prosaïques à dessein, certaines pages fascinent par l'exactitude impitoyable des sentiments qu'elles expriment ; compte rendu et accusation s'interpénètrent. Le lecteur est submergé par l'intransigeance et la sincérité de cette femme à l'intelligence généreuse et souveraine.

  • Non, la littérature jeunesse n'est pas un petit genre, une toute petite littérature à la mesure de ceux à qui elle est destinée, n'en déplaise à tous les François Busnel de la terre ! Patrick Ben Soussan nous offre là un beau plaidoyer pour la littérature jeunesse.

  • L'adolescence est réputée être le théâtre d'un moment de crise, de recherche, de découverte, d'interrogation métaphysique pour le jeune être humain. Au carrefour d'un passé qu'il aspire à surmonter et d'un avenir aux traits inconnus, celui-ci semble vouloir y traiter avec l'intraitable de sa condition native dont dépendent son identité et son marquage à l'intérieur d'une filiation. Mais l'adolescence se réduit-elle, comme on le croit communément, à l'âge dit « pubertaire », voué par principe à être traversé et abandonné derrière soi?? Qu'emportons-nous, au sortir de l'enfance, de cette enfance précisément?? Quant à l'éthique, quelle décision exige-t-elle de l'adolescent pour qu'il assure son entrée dans l'âge adulte?? À travers notamment une analyse de la figure d'Hamlet et une lecture du poème de Rimbaud intitulé « Jeunesse », Paul Audi se propose dans cet ouvrage de rattacher les caractéristiques du « moment adolescent » à une conception qui lui est propre de la finitude humaine. Il tente en même temps de mesurer la portée de cette affirmation que l'on doit à la psychiatrie française contemporaine, à savoir que « ce qui se passe en adolescence est une métaphore des problématiques de notre société ».

  • L'ouvrage ouvre un espace de questionnements. Il propose notamment une analyse sociologique du champ de l'autisme, qui ne se limite pas à l'opposition comportementalisme / psychanalyse et intègre la question de la « neurodiversité » introduite dans le débat public par des autistes adultes.

    Il présente une étude, financée par la Caisse nationale de soutien à l'autonomie (CNSA), pour évaluer une expérience de repérage des autistes adultes dans les établissements médico-sociaux menée dans une région française. Ce fut l'occasion pour les chercheurs de visiter de nombreux établissements, de discuter avec les professionnels, d'observer leur travail quotidien d'accompagnement de personnes adultes autistes. Les auteurs rendent compte de manière très concrète de leurs observations et analyses qui s'appuient sur la parole des professionnels.

    Ils concluent par le repérage des questions les plus brûlantes auxquelles est confrontée l'actuelle politique publique de l'autisme.

  • Parent, enseignant ou formateur, qui n'a jamais été confronté à un sentiment d'impuissance face à une situation de blocage entre pédagogue et apprenant ?

    En effet, certaines situations provoquent des comportements de stress. Il en résulte des blocages psychologiques, en particulier au niveau de l'apprentissage.

    À partir d'exemples concrets, l'auteur vous propose des clés issues de la Process Communication.

    Modèle de tolérance, la Process Com permet à chacun d'identifier son propre type de personnalité et de communiquer plus positivement avec des personnalités différentes.

    Cet ouvrage vous présente des outils pratiques et indispensables pour répondre aux besoins de chacun et axer votre pédagogie en fonction de chaque typologie de personne selon sa tranche d'âge.

    Pour communiquer efficacement et sans stress avec tout type de personne en situation pédagogique, qu'elle soit professionnelle, familiale ou amicale !

  • « Nous avons l'honneur de vous signifier votre admission au sein de l'établissement. » Cette phrase, adressée chaque année à de nombreux adultes en situation de handicap, marque le début d'une authentique aventure humaine. Loin d'être uniquement celle du futur usager, elle convoque de nombreux enjeux pour ses proches ainsi que pour l'institution elle-même et les professionnels qui y exercent.

    Comment construire une pratique favorisant un accompagnement propice au bien-être et à l'épanouissement de chacun ? Quels sont les écueils d'un système institué visant le délicat équilibre entre individualisation et vie en collectivité ?

    Ces questions constituent le coeur de cet ouvrage qui explore différentes facettes de l'aventure institutionnelle dans ses dimensions tant éthiques que cliniques. L'entrée en institution, le quotidien de la dépendance physique et mentale, les projets de vie, le devenir de chacun, la vie affective et sexuelle, les défis institutionnels... Autant de thématiques dont l'abord permettra de dessiner une démarche concrète de concertation éthique au sein des établissements.  

    Les auteurs, psychologues expérimentés dans l'accompagnement des personnes en situation de handicap et de dépendance, développent une approche intégrative mêlant différents courants de la psychologie contemporaine à des considérations éthiques héritées de la philosophie. L'esprit humaniste de leur démarche vise en premier lieu à favoriser un accompagnement institutionnel respectueux de chaque sujet dans sa singularité.

  • Les lieux de vie et d'accueil LVA sont de petites structures animées par deux à cinq permanents qui accueillent des enfants, des adolescents ou des adultes en situation familiale, sociale ou psychologique difficile. Peu ou mal connues, ces modalités d'accueil à taille humaine constituent un apport précieux pour le travail social. Mieux les comprendre LVA en formalisant les pratiques, en les comparant aux autres, en constituant un corpus spécifique, tel est l'objectif de ce livre qui, à l'heure du gigantisme des groupements de coopération du secteur médicosocial, vient réhabiliter l'utopie des pionniers. De par leur situation marginale et leur histoire parallèle, les LVA posent des questions de fond à l'ensemble du travail social, notamment parce qu'ils ont gardé un horizon politique et anthropologique plutôt que de cantonner leur pratique à la seule relation d'aide qui dès lors est incomplète. Plus qu'une simple exception du travail social, ils peuvent en être une borne symptomatique. Mise en vente le 24 octobre 2013.

  • Rester jeune : c'est l'impératif catégorique de notre temps. Or, à le prendre au pied de la lettre, il exige­rait non seulement de renoncer à vieillir, mais aussi de refuser de grandir. Car l'adulte semble tellement ringard et dépassé ! Faudrait-il alors substituer, à l'idéal d'accomplissement, l'horizon d'un épanouissement permanent ? Sommes-nous voués au jeunisme ou à l'infantilisation ? C'est contre une telle lecture que cet essai entend plaider. L'âge adulte n'a pas disparu ; il a changé. Et sa métamorphose tient en grande partie à sa féminisation. Alors, faire ou ne pas faire son âge, c'est peut-être la grande question du XXIe

  • 1978

    Santiago H. Amigorena

    1978, début d'une nouvelle année scolaire dans un lycée parisien, du côté du XIIIe arrondissement. Un très bel étranger, un Argentin, débarque, en retard dès le premier jour comme il le sera tous les suivants, dans une classe de première qu'il va considérablement marquer de sa personnalité. Mélancolique, talentueux, ombrageux, provocateur et séduisant, il ne laisse personne indifférent et perturbe passablement les cours, au grand dam de certains professeurs, pour le plaisir ou l'agacement de ses condisciples, garçons et filles. Sans aucun doute, selon un angle assez déconcertant, puisqu'il se présente comme un roman et que cette fois un narrateur (un des élèves de cette classe de première) prend en charge le récit, ce livre s'inscrit dans l'entreprise autobiographique de Santiago Amigorena. Il se situe donc avant Le Premier Amour, à ce moment de la vie où l'entrée dans l'âge adulte, l'adieu difficile à l'enfance, les élans amoureux contrariés, la découverte du monde et des autres, la question de l'engagement politique vous mobilisent tout entier. S'y ajoute pour notre personnage la dimension cruelle qu'apporte un exil non choisi et une personnalité hors du commun qui en fait le centre du groupe de jeunes gens dont nous allons suivre l'existence et les émois durant une année.
    C'est qu'en effet, en dehors même du héros, tellement attachant, tellement différent, toujours en train de pleurer, toujours en train d'aimer, ce qui fait le prix de ce livre c'est le talent avec lequel Santiago Amigorena nous plonge non seulement dans ce temps du lycée mais dans celui des commencements de la « vraie vie ».

  • Après le succès phénoménal de City on Fire, la redécouverte du premier ouvrage de Garth Risk Hallberg. Une étude étonnante sur les moeurs de la famille américaine.
    Depuis des années, les Hungate et les Harrison coexistent pacifiquement dans une banlieue de New York. Ils se croisent à des barbecues le printemps venu, se réjouissent intérieurement d'être épargnés par l'ombre du divorce ou de la crise d'adolescence, applaudissent aux spectacles de fin d'année de leurs enfants. Mais lorsque le père d'une des familles décède, les survivants doivent faire face à la rude réalité.
    À travers soixante-trois entrées abondamment illustrées, cet ouvrage chronique les émotions et les événements qui, de l'enfance à l'âge adulte, jalonnent la vie de ses personnages. Qu'on le lise de manière linéaire ou aléatoire, en se laissant guider par les photographies et leurs légendes,
    cet abécédaire révèle, tel un bestiaire, l'âme de cette espèce étrange mais tellement universelle : les habitants des banlieues américaines.
    " L'un des mérites remarquables de Garth Risk Hallberg est de [...] parvenir à une tonalité, un regard, une voix qui lui sont propres. "

    Télérama

  • « Tu crois que je suis en train de rater ma vie ? » Cest ce que se demandent Méta, Raphaël, Pauline et les autres. Ils ont 25 ou 30 ans. Ils entrent dans la vie active. Mais leur parcours ou leur formation leur ont imposé des exigences dont, ils le découvrent, la société na que faire. Ils ne savent ni comment sadapter ni comment se révolter. Tout leur est ouvert, et pourtant tout leur est fermé.
    Comment se situer dans ce monde où les chemins paraissent brouillés et où le quotidien ressemble à une course dobstacles ? Cest la question qui est au cur de ce roman à sept voix, où les trajectoires se combinent dans des situations parfois absurdes jusquau burlesque.

  • Un ouvrage méthodique pour se remettre au niveau avec un effort minimum : valoriser, organiser, réapprendre et savoir utiliser ses connaissances.

  • La douleur

    Catherine Chabert

    Dans la traversée de la vie, de ses tout-débuts jusqu'à son extrême fin, dans ses liaisons possibles avec le plaisir ou dans ses dérives mélancoliques, la douleur reste la compagne fidèle du corps et de la psyché.

    La douleur relève de l'effraction, par rupture des barrières, par excès d'excitation, une implosion violente qui déborde les limites du moi-corps. Si le privilège est accordé à l'expérience de satisfaction dans la construction du psychisme, du moi et de ses objets, dans la création des fantasmes et des représentations, la douleur fait toujours retour, comme expérience humaine inéluctable et sans doute indispensable parce que toujours liée à la perte d'objet.

    La douleur ne se confond ni avec la détresse ni avec la souffrance. Elle en désigne l'au-delà dans une radicalité qui défait les liaisons trop convenues entre les affects et les représentations. Comme éprouvé pur, elle peut exclure la part de l'autre et, en particulier, sa fonction consolatrice. Elle peut aussi et ce sont là son essence et son destin en psychanalyse comme dans la littérature constituer un point d'appel pour les mots et donc pour celui qui les dit ou les écrit.

    Mise en vente le 15 octobre 2015.

  • Suivis thérapeutiques individuels ou de groupe, à tous les âges de la vie (des bébés aux adultes), soutiens aux équipes (analyse des pratiques, analyse institutionnelle, supervisions) et aux familles : les approches psychanalytiques tiennent compte du contexte environnemental, éducatif, pédagogique et familial des personnes souffrant de troubles du spectre autistique mais aussi de leurs intérêts et de leurs difficultés à lier expériences et émotions, à comprendre la réalité qui les entoure.

    Cet ouvrage éclaire les processus d'investigation psychique que propose la psychanalyse pour comprendre, soutenir et aider les personnes autistes mais aussi leur entourage et les professionnels souffrant d'être confrontés à des pathologies sévères. Il accorde une attention particulière aux recherches scientifiques, aux approches intégrées et aux projets individualisés, adaptés à la diversité des difficultés autistiques de chaque personne, enfant, adolescent ou adulte.

  • Pour des raisons historiques, les psychoses de l'enfant et de l'adolescent sont référées à une sémiologie héritée des psychoses de l'adulte, ce qui peut empêcher de préciser leurs spécificités, leur diversité, tant en fonction de l'âge que des particularités du transfert. Par ailleurs, la fertilité de la vie imaginaire chez l'enfant rend difficile de premier abord le diagnostic de psychose. Le clinicien est interpellé sur ses repérages diagnostiques, sur le déterminisme de la structure, sur les suppléances éventuelles qui se mettent en place, sur sa responsabilité dans l'évolution présente et future de son patient.

    En effet, la clinique des psychoses infantiles s'avère parfois surdéterminée, laissant préjuger d'un destin inexorable. Pourtant, pour nombre de cas de psychoses de l'enfant, il y a des surprises, des aptitudes à la subjectivation, des suppléances qui émergent du transfert et qui justifient le pari thérapeutique du praticien.

    Les auteurs s'attachent à préciser les repères structuraux sur lesquels ils se fondent pour les caractériser et les distinguer des cas d'autisme, d'arriération ou d'autres pathologies, et pour interroger les pratiques thérapeutiques possibles. À partir de leur engagement transférentiel au cas par cas des sujets rencontrés, ils s'efforcent de penser et de remettre à l'ordre du jour cette clinique des psychoses qui ne manque ni de complexité ni de diversité.

    Cet ouvrage est le fruit d'un travail collectif mené pendant deux ans au sein de l'École de psychanalyse de l'enfant et de l'adolescent de Paris (EPEP).

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