• Comment définir le "vivre ensemble" ? Une notion pas facile à cerner mais à laquelle les enfants sont pourtant confrontés au quotidien. Qu'est-ce que "vivre ensemble" implique concrètement ?
    Ce livre apporte des réponses aux multiples interrogations que suscite la vie en collectivité, au sens large.
    Pourquoi les hommes vivent ensemble ?
    Pourquoi ce n'est pas si facile de vivre ensemble ?
    Est-ce qu'on peut faire tout ce qu'on veut ?
    Est-ce qu'on est tous égaux ?
    À quoi ça sert d'aider les autres ?
    Comment devient-on un citoyen ?
    Est-ce que le président décide pour tout le monde ?
    Pourquoi les hommes se font-ils la guerre ?
    Pourquoi il y a des riches et des pauvres ?
    Peut-on dire tout ce qu'on pense ?
    Est-ce qu'il y a des religions interdites ?
    Est-on obligé d'être poli ?
    Pourquoi la France est-elle de toutes les couleurs ?
    C'est quoi, le racisme ?
    C'est qui, les sans-papiers ?
    Pourquoi on aime son pays ?

  • La prise en charge du tout-petit est essentielle à son éveil, à son développement, en un mot à son devenir. C'est aux puéricultrices que sont confiés pendant la journée un grand nombre d'enfants : elles ont en effet la garde de plus d'un quart des enfants âgés de 0 à 3 ans. Pour accomplir leurs tâches, elles peuvent être aidées par des psychologues. D'où la nécessité de s'interroger sur le travail en crèche. Voilà, entre autres, les questions auxquelles La crèche répond. Psychologues et puéricultrices s'interpellent, échangent leurs points de vue. Forts de leur expérience de terrain, ils évoquent les problèmes auxquels ils sont confrontés, les moyens qu'ils mettent en oeuvre pour les surmonter. Ils montrent combien le travail en équipe et la pluridisciplinarité sont indispensables au bon fonctionnement de la crèche. Avec toujours au centre de leurs préoccupations : l'enfant et son épanouissement.

  • Samia est encore toute petite lorsqu'elle comprend qu'elle n'est pas la bienvenue dans cette riche famille musulmane où la présence d'une fille est une véritable punition d'Allah.

    Son père la domine, sa mère la rejette et ses deux frères aînés, conscients du traitement injuste dont elle est victime, ne peuvent rien pour elle. Elle est seule au monde, et lorsqu'on daigne s'adresser à elle, ce n'est jamais pour la porter aux nues.

    Elle n'a que seize ans lorsqu'on la marie malgré elle à un employé de son père. Un régime de terreur s'installe alors dans sa nouvelle demeure. Elle se tourne vers son père et sa mère pour obtenir de l'aide, mais elle reçoit toujours la même réponse: elle est une femme, et une femme doit respect et obéissance à son mari en n'importe quelle circonstance.

    Battue et violée à répétition, Samia ne peut s'appuyer que sur elle-même pour se sortir de ce cauchemar qui n'en finit plus. Les années passent et la situation ne fait que se détériorer. De surcroît, l'Algérie a basculé dans l'intégrisme religieux; l'usage du chantage et de la peur est devenu quotidien.

    Samia, maintenant mère de plusieurs enfants, n'a désormais qu'une seule idée en tête: fuir vers la liberté ; fuir pour respecter sa promesse faite à ses petits qu'un jour la lumière et la paix seront au menu tous les jours de leur vie.

    Mais sa route est jonchée de milliers d'obstacles et de dangers mortels...

  • Le système d'indemnisation des chômeurs, ses principes de fonctionnement, ses origines restent mal connus. Or, mieux comprendre l'assurance-chômage contribue à trancher un débat qui pose des questions centrales pour notre protection sociale et, au-delà, interroge notre démocratie.

  • Cette étude établit une géographie économique de la mafia, recense la liste de ses principaux secteurs d'activité, démonte les mécanismes de son fonctionnement, étudie ses réseaux d'influence et sa pénétration au sein de l'Etat et de ses principales composantes. Elle examine le rapport des réformes économiques engagées à partir de l'effondrement de l'URSS et les manifestations du crime.

  • Voici 1 600 ans, aux portes d'Amiens, un jeune officier romain, en plein hiver, partageait son manteau avec un mendiant. Ce geste, maintes fois rappelé, représente le premier devoir de tout homme devant la détresse. Aujourd'hui encore, pourtant, on meurt de froid. Aujourd'hui encore, on souffre de la solitude. Aujourd'hui encore, on meurt de faim. Le sens collectif de la solidarité semble souvent perdu, alors que nombre d'hommes y sont encore sensibles. Ne faut-il pas alors explorer les différentes occasions de partage, telles qu'elles existent aujourd'hui ? C'est l'objectif de ce livre de réflexion et d'opinion qui s'adresse à tout homme, à toute femme, ne se satisfaisant pas de situations apparemment inéluctables. Partage des richesses, de la culture et des savoirs, partage des soins et du travail : telles sont les initiatives présentées ici par des hommes et des femmes de tous horizons. Elles invitent chaque lecteur à agir, à la place qui est la sienne.

  • Une pratique de la parole dans le champ de l'aide sociale : quels concepts, quels actes, quelles conséquences, quel pronostic ?

    L'auteur donne une légitimité, conceptuelle et historique, aux pratiques d'aide des services sociaux, dans le respect de l'histoire des « usagers ». La parole est le vecteur fondamental des échanges et des entretiens, et la psychanalyse, comme science fondamentale, reste indépassable pour comprendre les mécanismes en jeu dans la manière dont peut être vécue toute aide sociale.

    En effet, il y a un savoir, une compétence, dans la manière d'user de la parole qui peut rendre un don - matériel, en argent, en démarches administratives - bénéfique ou maléfique ! Cette réédition s'avère salutaire au regard du succès actuel des sciences comportementales et des neurosciences, qui pensent se passer d'une analyse approfondie des effets de la parole, et font fi des effets d'aliénation que toute « aide » produit (qu'elle soit légitime, autorisée par la loi, voulue par un État) ainsi que du malaise que peut rencontrer un acteur social dans sa mission.

  • Analyse successivement les contraintes démographiques, la constitution des revenus, l'organisation des soins, le dispositif social et médico-social, et l'origine de la prestation spécifique dépendance. Dresse les perspectives d'évolution du système de retraites en tenant compte du vieillissement de la population et des sorties précoces d'activité.

  • Une contribution de spécialistes européens sur la question de l'autorité parentale. Actualité et perspectives sur les politiques publiques, les modes de résolution des conflits, les délits, les procédures juridiques, l'action face aux parents, la place des professionnels.

  • Traduction concrète d'un idéal de solidarité, l'action humanitaire a toujours été partagée entre sollicitude et raison d'État. Elle est, au XXe siècle, confrontée aux guerres totales, et aux idéologies qui réfutent son principe même. Pour Rony Brauman, l'humanitaire oscille entre justice et pouvoir, entre vérité de l'action et artifice médiatique.

  • La maladie n'est pas seulement un événement biologique qui affecte l'individu et mobilise le savoir médical. Elle est aussi une réalité sociale qui met en jeu des rapports de pouvoir. Elle les exprime dans les multiples manières dont l'ordre social s'inscrit dans les corps, à travers les disparités face aux risques de l'existence, aux possibilités de se soigner et, finalement, à la mort. Elle les révèle dans l'intervention de ceux que l'on crédite de la capacité de guérir, qu'ils soient chamanes, marabouts, prêtres ou médecins, tout autant que dans les interactions entre les professions de santé et les pouvoirs publics. Elle les dévoile enfin dans la recherche de réponses collectives aux désordres corporels, rituels de purification ou programmes de prévention, dont la réalisation représente toujours un test pour l'autorité, celle du devin comme celle de l'État. Incorporation de l'inégalité, pouvoir de guérir et gouvernement de la vie constituent ainsi les trois dimensions de ce que l'on se propose de nommer l'espace politique de la santé. En s'efforçant de penser ensemble des mondes éloignés temporellement et culturellement, en s'appuyant sur des travaux d'ethnologues, d'historiens et de sociologues, et aussi sur des recherches personnelles, il s'agit de montrer comment cet espace s'est construit. D'en établir, en somme, la généalogie. Mais, au-delà de cette reconstitution, l'ouvrage est également une invitation à explorer un territoire en plein développement et pourtant encore peu visité, aux frontières du politique et de la santé.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Au fil des siècles, l'attitude des hommes face aux maladies collectives s'est transformée. Avec les innovations thérapeutiques du XXe siècle, l'homme pouvait croire qu'il était parvenu à maîtriser les épidémies. Mais l'apparition du sida, les grandes endémies tropicales et la résurgence d'anciens fléaux, tels que le choléra et la tuberculose, mettent toujours sa vigilance à l'épreuve.

  • Des clés pour comprendre l'Europe sociale : Quelles sont les parts de l'homogénéité et de la diversité dans les politiques sociales nationales? Quelles vont être les conséquences pour les politiques sociales nationales? Quelles sont les politiques mises en oeuvre au niveau communautaire pour accompagner la mise en place du grand marché?

  • Un regard nouveau sur la prise en charge de la pédagogie des enfants déficients. Il met l'accent sur les compétences de ceux-ci, plutôt que sur leurs difficultés.

  • Envisage tous les problèmes des couples qui veulent adopter un enfant. L'adoption y est traitée sous tous ses aspects : sociologique, juridique, administratif, psychologique.

  • Les questions de qualité ne cessent d'alimenter le débat de l'exercice public des mesures de tutelles et curatelles. Lorsque la famille ne peut en assumer la charge, les institutions, notamment les associations, se voient confier par les juges la responsabilité d'un nombre croissant de mesures de protection. Se pose à elles, aux magistrats, à l'État, la question de la sécurisation de ces exercices et de l'ensemble du dispositif face à des responsabilités juridiques, économiques et sociales extrêmement lourdes. Les auteurs ont voulu ici offrir des solutions pratiques permettant de mettre en oeuvre une véritable assurance qualité en proposant une réflexion sur le contenu des différentes mesures et la mise en oeuvre de leur suivi lorsqu'elles sont déléguées à des professionnels. Cette démarche correspond à l'attente des pouvoirs publics.

  • La faim reste une arme braquée sur de nombreux peuples, victimes de discriminations délibérées. Comment faire pour mettre fin aux agissements coupables des régimes criminels ? Quelles politiques défendre pour mieux assurer la protection des populations ? Cet ouvrage apporte des réponses fortes et argumentées, étayées par une pratique concrète qui impose aujourd'hui Action contre la Faim comme l'une des toutes premières associations mondiales de lutte contre la faim. Par cette troisième édition de Géopolitique de la Faim, réalisée avec le concours de ses volontaires de terrain, Action contre la Faim honore un triple rendez-vous : rendez-vous avec les 3 millions de personnes qui, sur les cinq continents, bénéficient de ses programmes humanitaires et incarnent cette humanité souffrante que l'association s'est donné pour mandat de secourir et de protéger ; rendez-vous avec ses 400 000 donateurs soucieux de lutter avec Action contre la Faim sur tous les fronts de la faim, et à en tirer les leçons pour une meilleure justice alimentaire ; rendez-vous enfin avec tous ceux que le scandale de la faim persistante dans un monde d'abondance interpelle et mobilise, et qui profitent chaque année de la Journée mondiale de l'Alimentation, le 16 octobre, pour organiser, partout dans le monde, des manifestations de solidarité.

  • Porteurs de handicaps, ils fréquentent l'école avec les autres enfants de leur âge. Clément Mazier, qui les a rencontrés, nous explique comment : une équipe pluridisciplinaire, au sein de l'Unité sanitaire locale, élabore un cursus pédagogique pour chacun d'eux, et affecte dans des classes à effectif limité les moyens spécifiques qui leur sont nécessaires. Cette découverte conduit l'auteur à comparer l'école italienne et l'école française, et notamment les textes qui y régissent l'intégration des enfants porteurs de handicap. En effet, la situation d'Isabelle, Sandra et Victor, qui eux aussi fréquentent l'école de leur secteur, autant que celle de Sabira, Yann et bien d'autres, placés en établissements spécialisés, conduisent à une analyse critique des projets et pratiques d'intégration en France. L'auteur invite chacun à une réflexion dynamique : parents et enseignants, éducateurs et travailleurs sociaux ou médicaux, responsables institutionnels et décideurs politiques, tous ceux qui refusent les ségrégations et aspirent à une Europe sociale. Et si le degré d'évolution d'une société se mesurait à la manière dont elle traite les personnes porteuses de différence ?

  • Comme au temps de Pierre Le Grand, tel un miroir à double face, Saint-Pétersbourg offre aux Russes une fenêtre sur le monde, et pour le monde, une image embellie de la Russie. Tournés vers l'Occident, les jeunes veulent vivre les rêves qu'il suscite. La drogue en est l'un des avatars. Consommée sans retenue, elle représente une évasion de la grisaille quotidienne plus qu'une contestation. Ils ont entre douze et trente ans, enfants des rues ou bannis de la société, étudiants de bonne famille ou anciens militaires, leurs chemins se croisent. L'ancienne capitale des tsars compterait 300 000 toxicomanes... Grand reporter, travaillant sur la Russie depuis dix ans, Nicolas Jallot a vécu l'effondrement de l'Union soviétique... Dans un paysage digne des romans de Dostoïevski, il démontre que la drogue n'est pas une fatalité. Des hommes consacrent leur vie à lutter contre ce fléau. Ce livre raconte leurs destins, parfois étonnants. Dans ce combat de David contre Goliath, ils prouvent que le développement d'un pays passe, aussi, par la réinsertion de jeunes à la dérive.

  • Nous les rencontrons dans le métro, dans la rue, dans les magasins. Ils nous ressemblent, mais nous ne les reconnaissons pas, parce que quelque chose en eux nous choque... Parole, démarche, regard... Ils nous troublent. Nous les disons "pauvres d'esprit", nous calculons leur Quotient Intellectuel (Q.I.).
    Nous organisons leurs ghettos, nous inventons leur tribu, nous les rejetons à la périphérie de nos villes, à la périphérie de nos coeurs. Notre refus de vivre avec eux intensifie leurs différences, creuse leur solitude, accroît leur souffrance.
    J'ai voyagé avec eux de longues années. J'ai trouvé des gens riches de tendresse et d'espoir, désireux d'être compris et respectés. Je propose au lecteur de partager quelques étapes de ce voyage, car c'est également à un regard sur chacun de nous qu'il nous renvoie.
    Martine Bouju

  • Comment aborder un problème actuel, et brûlant, celui de la prise en charge des adultes dits « lourdement » ou « gravement » handicapés, en M.A.S. Sur un plan clinique, ces adultes se présentent comme cumulant un grand nombre de difficultés majeures, tant physiques et fonctionnelles que mentales. Leur comportement est déroutant, parfois incompréhensible, voire très souvent angoissant pour qui les accompagne dans la quotidienneté. Les équipes qui prennent en charge ces « résidents » traversent des grandes difficultés, sont souvent prises dans des effets de routine, de découragement, de « burn-out », etc. face à des pathologies très lourdes, qui n'évoluent que très lentement, ou régressent irrémédiablement. C'est là tout l'enjeu du travail des équipes éducatives et soignantes en M.A.S. Il s'agit de faire circuler dans l'établissement, de manière organisée, une parole. À quoi servent les réunions ? Telle est la question que Philippe Chavaroche tente de mieux cerner. « Réunions cliniques », « réunions d'équipes », « réunions à caractère institutionnel », autant d'espaces de parole qui, pour peu qu'ils soient institués, apportent aux équipes éducatives et soignantes l'indispensable « soutien » sans lequel elles ne peuvent travailler. « La manière dont il articule la clinique quotidienne de ces sujets singuliers avec les élaborations de différents courants psychiatriques, psychanalytiques et pédagogiques me semble un des éléments les plus riches de cet ouvrage, et c'est à ce titre que je souhaite qu'il soit lu par un grand nombre de ceux qui sont en prise directe avec les sujets gravement handicapés, quels que soient leurs lieux d'exercice et leurs modalités de fonctionnement. » (Extrait de la préface du docteur Delion, pédopsychiatre, Angers.) « On verra, à le lire, combien Philippe Chavaroche, centrant son propos sur l'équipe, s'attache à réunir les conditions de cette indispensable thérapie institutionnelle, dans une approche nourrie tout à la fois du pragmatisme d'une « clinique » quotidienne et d'un étayage théorique solide... » (Extrait de la préface du docteur Gabbaï, neuropsychiatre, directeur des services médicaux de la fondation John-Bost.)

  • Fait le point sur la situation actuelle en matière de répression et de droit, donne largement part au débat sur l'utilisation du cannabis comme médicament et nous présente les différentes politiques liées à cette drogue chez nos voisins européens comme aux quatre coins du monde.

  • L'humanitaire est devenu la dernière pensée à la mode. De la gauche caviar à la droite saucisson, l'humanitaire a remplacé le politique et le militaire. Mieux, il les a ingérés. Par la loi du tapage médiatique et des vidéo-vautours, il a créé dans le monde, depuis la chute officielle du communisme, un nouveau désordre international, de la Bosnie au Rwanda en passant par la Somalie. En France, les bons sentiments servent de paravents à l'immobilisme et ses dogmes endorment les volontés individuelles. Pourtant, l'idée humanitaire peut être grosse d'espoirs à l'aube d'un nouveau millénaire. Mais il faudrait pour cela que l'humanitaire ne joue plus contre l'homme : que ses trois tares - l'humanitaire se nourrit de la faim ; s'appuie sur le mensonge ; se fonde sur le chantage - soient enfin dénoncées. C'est ce qu'a fait ici François Broche en s'appuyant sur de multiples déclarations, faits et gestes des principaux tenants de cette nouvelle « morale internationale ». Une enquête décapante au coeur des faux bons sentiments.

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