• Il y a d'un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un "gros déglingo", dit sa fille, un vrai punk avant l'heure. Il y a de l'autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixelisé de feu son épouse. Mon père, dit sa fille, qu'elle seule semble voir sous les apparences du premier. Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy, et un monde anciennement rural et ouvrier. De cette maison il faut bien faire quelque chose, à la mort de ce père Janus. Capharnaüm invraisemblable, caverne d'Ali-Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille, la narratrice, qui décide de trier méthodiquement ses affaires. Et puis, un jour, comme venue du passé et parlant d'outre-tombe, une lettre arrive qui dit toute la vérité sur ce père aimé auquel, malgré la distance sociale, sa fille ressemble tant.

  • Entre les maisons de ses parents divorcés, la narratrice a tendu un fil invisible. Ce fil imaginaire est celui sur lequel elle doit, tous les samedis, s'aventurer comme une petite funambule pour gérer comme elle peut ses émotions de petite fille en garde alternée...

  • " Les cendres collaient aux visages comme de la terre. Les corps avançaient avec lourdeur sous cette pluie grise. Marika appelait Solal de toutes ses forces, les flocons noirs s'engouffraient dans sa gorge comme des grains dans un sablier. " Quand la poésie de Maylis de Kerangal rencontre l'amour filial et le monde apocalyptique de La route de Cormac McCarthy L'histoire se déroule à Berlin aujourd'hui et se passe en trois jours : " Le jour du retour, le jour du tremblement et le jour sans nom ". Trois jours durant lesquels va se jouer le destin de trois personnages.
    Dans une Europe accablée par une chaleur étouffante, Marika, 38 ans, revient à Berlin avec son fils Solal. Ce voyage en Allemagne replonge la jeune française dans une langue étrangère et un passé douloureux : sept ans plus tôt, à la naissance de Solal, elle a quitté la ville brutalement. Aujourd'hui, elle emmène son enfant rencontrer pour la première fois son père, Thomas, un célèbre dramaturge et metteur en scène allemand. Elle accepte de les laisser seuls tous les deux pour une nuit.
    Le lendemain, alors qu'elle doit les retrouver dans un café, une catastrophe naturelle sans précédent va bouleverser le pays et le destin de cette famille. Dans l'Ouest de l'Allemagne, un vieux volcan s'est réveillé : une éruption d'une intensité terrible laisse échapper une nuée ardente et en quelques heures un nuage de cendres recouvre Berlin de ses flocons noirs. Au même moment, la ville est secouée par un violent tremblement de terre qui coupe la ville en deux. Dans ce décor de fin du monde, Marika part à la recherche de son fils, pris au piège avec son père dans les décombres.
    Quand la poésie de Réparer les vivants de Maylis de Kerangal rencontre l'amour filial et le monde apocalyptique de La route de Cormac McCarthy

  • Los Angeles, 1957. On retrouve les deux soeurs de Filles de Shanghai, May et Perle, ainsi que la fille de cette dernière, âgée de dix-neuf ans, la fougueuse Joy. Bouleversée par les secrets familiaux qu'elle vient de découvrir, Joy décide de s'enfuir pour Shanghai afin de retrouver son père biologique, l'artiste Z.G. Li, dont sa mère et sa tante May furent éprises par le passé. Séduite par sa personnalité et aveuglée par des idéaux révolutionnaires, Joy se jette à corps perdu dans le projet de la Nouvelle république populaire de Chine. Dévastée par le départ de Joy et craignant pour sa vie, Perle est déterminée à sauver sa fille, à n'importe quel prix. Elle devra affronter ses vieux démons et relever des défis insensés, au cours d'un des épisodes les plus dramatiques de l'histoire chinoise.
    Avec Ombres Chinoises, Lisa See exalte l'amour sous toutes ses formes : filial, romantique, patriote. Elle plonge une fois encore ses héroïnes dans les affres de l'adversité, du temps qui passe et de l'amour inconditionnel dans un roman qui tient le lecteur en haleine jusqu'à la dernière page.
    "Un roman captivant doublé de la description minutieuse et passionnante d'une des plus grandes tragédies de l'Histoire." Kirkus Review

  • Mères

    Théodora Dimova

    Mères est inspiré dun fait divers?: deux adolescentes de quatorze ans ont tué une camarade de classe au printemps 2004 dans un lycée bulgare. Théodora Dimova a voulu montrer que le manque damour, labandon, la mésentente entre les parents, peuvent être les vrais responsables de la violence des enfants

    Ce roman suscite une multitude de questions impliquant la maternité, la condition de la femme, et lenfance?: comment être mère lorsquon a soi-même eu une enfance difficile?? Lorsquon a soi-même été brisé par le totalitarisme, comment être parents dans une société encore chargée de son passé?? Que faire pour concilier la nécessité de vivre décemment en allant travailler à létranger, et le suivi affectif et éducatif que lon doit à son enfant resté en Bulgarie??

    Mères est construit comme un cycle de récits mettant en scène, à chaque histoire, un adolescent?: Andreia, dont la mère est cloîtrée dans une dépression frisant la folie, Lia qui ne vit que par la danse, Dana, habitant seule avec son père alcoolique, Alexandre, enfant adopté, Deian, qui souffre dêtre séparé de sa sur jumelle, Kalina, qui a la charge de sa grand-mère

    Dans leurs souffrances, tous trouvent réconfort auprès de Yavora, leur nouvelle professeure. La personnalité de la jeune femme se construit et se dessine au fil des narrations, tel un puzzle. Yavora les écoute, Yavora leur permet de vivre malgré tout, et trouve toujours une issue aux problèmes. Mais un jour, elle vient leur annoncer une nouvelle qui bouleversera à jamais leur vie. Et ce seul amour se transformera alors en haine.

  • «Sarah boit son thé calmement et remonte une mèche de cheveux d'un geste distrait.
    Tu es vraiment gentille d'avoir bravé la pluie, lui dis-je de nouveau.
    C'est normal. Il m'aurait demandé pourquoi on va pas voir papi. Il s'est habitué à ces visites. D'ailleurs, à ce propos, continue-t-elle, en baissant la voix, je crois qu'il faut qu'on se parle toi et moi.
    Ah? Je t'écoute.
    Elle fait signe d'attendre un instant et sort de son sac quelques voitures miniatures dont la Batmobile, Batman et son acolyte Robin et les confie à Dimitri qui se met aussitôt à jouer à côté de nous, à la table voisine qui est vide.
    Rodney et moi, ça ne s'améliore pas. C'est vraiment difficile. Je ne le comprends plus. Il est grincheux, irritable et casanier. Je lui ai dit que j'allais voir ma soeur à Mississauga pour quelques semaines, peut-être un mois afin que chacun de nous réfléchisse à notre relation.
    Et qu'est-ce qu'il a dit?
    Il n'était pas très content, mais il a accepté. Je pars demain avec Dimitri. Tu comprends maintenant pourquoi il ne fallait pas rater notre rencontre.»

  • Pardonne à la vie

    Marjorie Levasseur

    Un récit bouleversant !
    Ce sont les premiers mots qui viennent à l'esprit d'Isa, assistante d'édition à Paris, lorsqu'elle achève la lecture du manuscrit de Matthias Lacroix.
    Tout est mis en oeuvre pour contacter ce primo-romancier de talent, mais il apparaît bien vite que cet homme s'avère insaisissable. Aussi, quand sa hiérarchie lui confie la mission d'aller débusquer l'auteur, la jeune femme y voit la chance d'exprimer à celui-ci tout le bien qu'elle pense de son oeuvre.
    Malheureusement, arrivée sur place, l'accueil qui lui est réservé par cet homme est loin d'être celui qu'elle avait espéré. Et pour cause ! L'auteur du manuscrit qu'elle a tant apprécié, n'est pas pour autant l'instigateur de son envoi. Elle comprend vite que tenter de le convaincre ne sera pas chose aisée.
    Au fil de son séjour à Chamonix, en côtoyant les proches de Matthias, Isa va peu à peu décrypter sa personnalité et découvrir, contre toute attente, les similitudes entre leurs existences. Tant et si bien que cela la mènera à faire le point sur sa propre vie et à revoir ses priorités. Sa réflexion pourrait même la conduire sur un chemin qu'elle n'avait pas envisagé jusqu'ici...

  • Sarah, fille aînée, découvre un matin que sa mère ne se réveille pas et a plus froid que d'habitude. Elle appelle Pierre le père et époux, puis enfin la cadette Clarisse. De l'au-delà, la morte épie les faits et gestes de sa fille et de son époux veuf. Ces trois-là n'ont pas ou mal su aimer celle qui leur a faussé compagnie. Au fil du temps, ils vont découvrir des pans entiers de l'existence de celle qui a partagé plusieurs décennies de leurs vies... Qu'elle est mince la frontière entre réalité et folie ordinaire ! Pour ne pas la dépasser, il suffit parfois d'un peu, si peu d'amour... qu'il devient alors ce fil qui retient sur la route de la vie, qui mène à la joie et qui fait tourner le dos au désespoir. C'est peut-être le message que cette maman réussira à faire passer, de très loin...

  • Paternoster Nouv.

    Paternoster

    Adrien Girard

    La bouleversante derniere fois d'un pere et son fils

    « Je fermai finalement le cahier comme pour fermer l'ocean tout entier et garder son secret aupres de moi, puis m'endormis en pensant a la derive de mon pere, a la mienne, a notre embarcation, au rivage seul et a ce mot qu'il avait, naivement ou pas, precise : Fin. »

  • À 16 ans, Louis est un bon gars, plutôt joli, solide et attachant. Il vit à Montréal, entouré de sa famille et de ses amis. Tous le croient heureux, mais au fond de lui, Louis étouffe. Sa mère envahissante et son petit frère trisomique ne lui laissent aucun répit tandis que son père est aux abonnés absents. Ses amis ne le comprennent pas. Entre son besoin d'amour et son appétit de liberté, Louis sent qu'il devra faire un choix. Et tant pis pour ce qu'il détruira. Le récit sincère et touchant d'un adolescent en train de devenir un homme.

  • « Le regard de crocodile, c'est ainsi que nous décrivions la façon qu'avait Thomas, dès son premier mois, de jeter des coups d'oeil autour de lui, les paupières mi-closes, afin de déterminer qui était dans sa chambre : une blouse blanche, il refermait les yeux ; notre blouse bleue, il les ouvrait. Ce regard, c'était la manifestation de sa liberté, une des expressions de son caractère bien trempé. »
    Une mère raconte la vie brève de son enfant. Un regard lucide sur le milieu hospitalier. Un livre de vie et d'amour.

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