• Une prestigieuse université féminine de la Nouvelle Angleterre dans les années 75. On conteste plus que jamais les valeurs bourgeoises sur fond de drogues, de cigarettes, d'art et de poésie. Gillian Brauer, 20 ans, brillante étudiante de troisième année,

  • Poly

    Nicolas Vanier

    • Xo
    • 11 Juin 2020

    Parfois, entre un animal et un être humain, naît plus qu'une complicité : une histoire d'amour...

    Été 1964. à Beaucastel, dans le Gard, les chansons yéyés résonnent dans les transistors et les enfants piquent une tête dans les eaux claires de la Cèze pour se rafraîchir. Dans ce décor idyllique, pourtant, Cécile ne cesse de pester. Pourquoi sa mère, Louise, lui a fait quitter Paris pour ce " trou paumé " ?
    Ici, rien ne va pour elle : sa nouvelle maison est sordide, les gamins du coin sont moqueurs, son père, parti en Italie, lui manque. Quant à Victor, un homme très louche propriétaire d'un château en ruines, il tourne un peu trop autour de sa mère.
    Cécile se sent seule, elle s'ennuie tellement... Jusqu'à l'arrivée en fanfare d'un cirque dirigé par l'autoritaire Brancalou. La vedette du spectacle est un poney nommé Poly. Entre l'animal maltraité et l'enfant naît une incroyable amitié. Le début d'une folle et belle aventure qui les mènera loin de cet environnement hostile. Et leur fera braver tous les dangers...
    Avec ce roman, Nicolas Vanier met en lumière l'extraordinaire intelligence de l'enfance face à la condition animale, nous appelant tous à un sursaut de respect et de bienveillance.
    Un livre tendre et puissant

  • Depuis le jour de sa naissance, la vie est une guerre pour Sofia. Une guerre quelle mène contre ses proches, contre le monde entier. Inquiète, excentrique, débordante, insaisissable, Sofia est toujours habillée en noir. Et son humeur aussi. Pourtant elle fascine tous ceux qui lapprochent. De Milan à Brooklyn, leurs paroles dessinent le portrait de cette rebelle et, en filigrane, celui dune société qui depuis la fin des années 70 cherche ses repères. De gentils ghettos résidentiels sinstallent en bordure des villes, la politique perd de son aura, la liberté individuelle est le nouveau Graal Mais Sofia, fille unique de la bourgeoisie ordinaire, trace son chemin. Résolument.
    Avec une écriture qui décortique les personnages et les émotions, Paolo Cognetti compose un roman-mosaïque fort et troublant qui a déjà conquis lItalie.

  • Le bouleversant roman d'apprentissage d'une jeune femme dans le New York bohème des années 1970. New York, Greenwich Village, années 1970. Rainey Royal, quatorze ans, habite une maison autrefois élégante mais aujourd'hui délabrée. Elle vit avec son père, musicien de jazz culte, qui mène une existence bohème dans cette grande demeure ouverte à tous. Sa mère ayant déserté le foyer pour aller vivre dans un ashram, Rainey est livrée à elle-même, proie facile pour les protégés de son père qui vont et viennent dans la maison. À l'extérieur, l'adolescente rebelle se révèle forte et cruelle, violente même, jouant du pouvoir de séduction qu'elle exerce sur les autres pour trouver son chemin. Avec une élégance rare, Dylan Landis dessine le portrait d'une jeune fille à la fois conquérante et vulnérable. Personnage envoûtant, Rainey Royal déploie sa beauté au fil de ce bouleversant roman d'apprentissage.

  • Glu

    Irvine Welsh

    Dans les banlieues miteuses d'Édimbourg chères à Welsh, quatre enfants de la bagarre et des pubs enfumés, avec la glu de l'amitié contre vents et marées. Trente ans de culture musicale et politique, du punk à la techno, de l'héroïne à l'ecstasy, d'explosion sociale et littéraire. Trente ans de fermetures d'usines, de thatchérisme sauvage, de mutations, de petites et grandes tragédies ordinaires. Et pour eux, nés laissés-pour-compte, trente ans à chercher avec leur langue et dans leurs mots, ceux de la rue, leur place d'hommes.

  • ALAN PAULS HISTOIRE DE LARGENT Buenos Aires, dans les années 70. Un hélicoptère sécrase au large de la ville. Le corps du passager est repêché mais la valise emplie de dollars quil transportait a mystérieusement disparu au fond du Río de la Plata. Cet obscur événement fait naître ce qui va devenir une véritable obsession dans lesprit du jeune narrateur : le rôle tenu par largent dans sa vie et celle de ses proches. Et autant dire que son champ détude est vaste, entre son père qui ne jure que par le liquide dont il se débarrasse au casino, sa mère qui dilapide son héritage dans une villa en bord de mer, et la situation financière du pays, qui tourne au délire. Des souvenirs denfance évoqués avec tendresse aux grinçantes anecdotes de lâge adulte, largent apparaît ici comme la vibrante métaphore de ce qui nous échappe irrémédiablement.
    Alan Pauls excelle une fois de plus à écrire lhistoire de son pays par le biais de lintime : à travers le récit drôle et émouvant de cette famille peu à peu délivrée de son capital et de ses illusions, il recompose aussi à sa façon létourdissante tragi-comédie de lArgentine de la fin du XXe siècle, placée sous le signe de la perte.


    Illustration de couverture :
    Mimmo ROTELLA, Senza titolo 1958, décollage (détail) coll. M. Nazzaro Rome © ADAGP, Paris 2013 Traduit de lespagnol (Argentine) par Serge Mestre ISBN : 978-2-267-02525-5

  • Fin des années 70. Un jeune français rend visite à sa sur en Angleterre. Il découvre le punk, les pissotières, le pouvoir du graphisme de Neville Brody, et l'étrange ambiguïté des mots.
    Le garçon a onze ans au début de l'histoire, dix-sept à la fin.
    Il aura connu entre ces deux moments une foule d'excentricités tragi-comiques, découvert les désirs troubles des vestiaires pour hommes, rencontré des personnages mythologiques : Sid Vicious, Iggy Pop et William Burroughs, et tombera amoureux pour la première fois - d'un mystérieux voyou qui ne révélera que pour mieux disparaître.

    Gilles Sebhan, après deux essais consacrés respectivement à Tony Duvert et Jean Genet (Denoël), renoue ici avec le roman. C'est l'occasion pour l'auteur de revenir avec humour et sensibilité sur son adolescence et de retracer une époque singulière, de la vague punk au début des années 80.

  • Buenos Aires, dans les années 1970. Un jeune garçon vit seul avec sa mère dans les quartiers pauvres de la ville. Abandonné par son père, il voue un amour inconditionnel à cette « belle jeune femme » dont il ignore presque tout tant elle s'évertue à cultiver son mystère. Esquivant la plupart des questions de son fils, elle a l'art de disparaître à l'improviste le soir ou au milieu d'une promenade, et refuse souvent de répondre aux appels téléphoniques qu'elle reçoit. Un comportement qui suscite de nombreuses interrogations : est-elle impliquée dans des affaires criminelles ou politiques ? A-t elle un amant ? Il n'est pas certain que l'enfant aura un jour les réponses à ces questions... « Ce roman évoque les années sinistres de la dernière dictature en évacuant tous les clichés. Julián López fait évoluer les conventions quant à la manière d'écrire sur la tragédie politique argentine et les disparitions qui s'en sont suivies. » La Voz « Mélancolie, souvenirs, humour et style sont autant d'ingrédients constitutifs d'Une très belle jeune femme. [...] Un livre admirable. » Clarín

  • Les années vides sont celles de ce jeune homme qui intègre la sixième en 1969 quand d'autres changent, si ce n'est le monde, leur monde.
    Découverte de l'adolescence, des relations, souvent complexes, qui s'établissent par logique, par hasard ou par dépit. Découverte du corps aussi, par le biais d'une professeur de français maoïste qui semble conforter le garçon dans une vision crue et réaliste de sa vie. Il s'écarte toujours plus de cette jeunesse fantasmée, il est comme écrasé par le poids des anciens. Certaines expériences pourraient l'intégrer à ce monde : expérience de la fumette, du sexe en groupe, du militantisme avec la mobilisation de l'hiver 1974 ou encore des concerts, mais rien ne le touche comme il l'espère. Il se sent vide, en-dessous de ce qu'on attend d'un jeune homme de son époque, imperméable aux plaisirs de la vie lycéenne et de ses distractions qu'il rabaisse au rang de supplices. La réponse se trouve peut-être dans la découverte des Beach Boys et de l'album Pet Sounds : « Des voix d'hommes se mêlaient trop aiguës, se perchant et s'étirant jusqu'à la fêlure. Ils tentaient en vain de redevenir des enfants, mais une lourde pierre lestait déjà leur cheville : ils disaient adieu, les yeux pleins de larmes, à cet âge de leur vie. [...] Ils se noyaient et c'est cela qu'en moi je pleurais sans honte. » Michka ASSAYAS est un auteur et un journaliste français. Il est notamment l'auteur du Dictionnaire du rock (Robert Laffont, 2002) considéré comme une référence et régulièrement réédité.

  • Durant l'été de 1978, Anya est allée rejoindre son père à Vancouver pour ensuite revenir, en camion avec lui. Ce voyage, loin de lui avoir permis de tisser des liens avec un homme colérique et imprévisible, l'a ébranlée. À la rentrée scolaire, rien ne va plus pour Anya. Son père a décidé de ne pas rester à Montréal, comme prévu, et sa meilleure amie la fuit. Appelée à rédiger son plus beau souvenir de l'été, Anya se remémore les évènements qui ont ponctué son périple de dix jours et découvre de manière fortuite une musique qui l'amène à se redéfinir et à s'affirmer : celle des Sex Pistols !

  • Un précieux collier qui disparaît, un chauffeur volatilisé. Une veuve richissime aux abois et un coupable tout désigné. Rien d'intéressant pour Charlie Greene, la sale gosse revendiquée. Mais dix mille dollars, c'est une somme : de quoi payer un nouveau costard à Frank, son gros nounours de parrain, et faire le plein de vinyles rock...Très vite, la balade de santé tourne à l'aigre et un nouveau chauffeur est retrouvé assassiné. Les balles se mettent à pleuvoir autour des deux détectives. Où est passé le bijou ? Qui a intérêt à les voir mourir ? Et que peuvent bien leur cacher le fils de la cliente, un dandy insupportable, et sa fiancée trop belle pour être honnête ? 
    Pour le découvrir Charlie devra jouer du flingue, ravaler ses insultes et côtoyer le grand monde. Mais surtout apprendre l'humilité.     

  • Elles sont quatre, Berthe, Gertrude, Mathilde et Lucille et, comme dirait Vigneault, elles parlent pour parler, d'autrui surtout, mais sans se l'avouer, d'elles-mêmes. Elles forment un cercle si résolument fermé au monde qu'on sait qu'en son sein elles ne peuvent que médire des bonheurs et jouir des tragédies qui les entourent, et, ce faisant, en disent plus sur l'aridité de leurs esprits et leur propre tristesse que sur les sujets de leurs commérages.

    La rue des Ormes c'est aussi l'évocation, à touches habiles, du Manitoba des années 1970, et à travers lui, d'un monde en mutation. Mais ne vous leurrez pas, sous la patine rétro, les failles sociales et leurs contrecoups sur les habitants nous parlent à tous.

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