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  • Lire l'entretien avec l'auteur

    Dans une perspective darwinienne, Michel Joli développe une conception de la fraternité globale comme un acquis de l'évolution, un « bien commun de l'humanité ». C'est la plus ancienne manifestation de l'instinct social qui assure la protection des plus faibles, sans distinction de groupes. A ce titre elle constitue une nécessité absolue pour conserver à la fois la diversité et l'unité de notre espèce. Atout anthropologique majeur, la fraternité constitue en effet la seule caractéristique universelle qui unit tous les humains.

    En cette période de crise mondiale, l'auteur soutient l'urgence de sortir la fraternité du magasin des accessoires et des idéologies et de la solliciter dans sa globalité comme un argument (et un outil) essentiel pour nous opposer aux excès du capitalisme. Cet essai politique, philosophique, écologique, documenté et engagé, ouvre des pistes de réflexion concrètes pour construire, sur de nouvelles bases, la société de demain.

  •  « Manger pour (encore) être » est un objectif de survie essentiel à atteindre, notamment au grand âge. Au domicile ou en institution, les questions autour du repas sont quotidiennes et leurs réponses déterminent, pour partie, le bien-être et l'équilibre psychosocial de chacun.

    Pour les personnes âgées, le repas est un moment central autour d'un objet, la nourriture, à consommer avec d'autres, semblables par leur âge ou leurs déficiences mais différents par leur essence propre. Se nourrir pose à la fois des questions à résoudre - que mange-t-on ? avec qui ? à quelle heure ? - mais aussi des problèmes à considérer - de poids et/ou de dénutrition, cardio-vasculaires, digestifs... Les auteurs, chercheurs, praticiens, enseignants, apportent leurs analyses et leurs témoignages à destination des professionnels et des aidants qui ont à coeur de pallier les déficiences, proposer des aides, entretenir le plaisir, renforcer l'estime de soi et l'autonomie, soutenir l'intérêt à l'égard d'autrui en conservant des liens sociaux.

     

  • Le handicap peut s'inviter au cours de la vie à n'importe quel âge, à la suite d'un accident ou d'une maladie. Cette survenue, brutale ou insidieuse, inattendue ou prévisible, bouleverse le sujet dans sa relation au monde, change son statut social, modifie ses liens avec ses proches. Elle peut remettre en cause ses investissements les plus fondamentaux et, quand il s'agit d'un enfant, son envie même de grandir.

    En effet, lié à un traumatisme crânien ou coma prolongé, à une maladie évolutive ou une maladie neurodégénérative, le handicap acquis a un impact sur l'avenir du sujet. Projets et souhaits doivent désormais dialoguer entre la nostalgie du passé, les difficultés du présent et la crainte de l'avenir. Comment, dès lors, transformer cette étape possible de la vie en expérience structurante ?

    Les auteurs partent de la clinique, mais également de la littérature, de l'art, de l'anthropologie, pour montrer comment les professionnels, les aidants familiaux, l'entourage concourent au maintien de la continuité d'être du sujet ébranlé dans ses assises identitaires.

    Cet ouvrage est issu du 13e Séminaire interuniversitaire international sur la clinique du handicap (SIICLHA).

  • L'amplification des mouvements migratoires depuis la révolution industrielle a apporté aux sociétés occidentales une dimension multiculturelle qui a complexifié la compréhension des processus éducatifs et du fonctionnement de la cellule familiale.

    Jacques Barou, sociologue et anthropologue, propose une approche transculturelle de ce qui fait le cours d'une vie humaine, de l'arrivée de l'enfant à la vieillesse. Il s'agit de saisir, dans son dynamisme, la dimension culturelle des phénomènes éducatifs, au sein d'un monde en mutation, mais aussi de pointer qu'ils ont au fond tous la même finalité : permettre à l'enfant puis à l'adolescent et au jeune adulte de grandir en harmonie avec lui-même et avec son environnement.

    Les professionnels, engagés dans l'éducation ou dans la relation avec des familles issues d'une autre culture que la leur, se doivent de dépasser les incompréhensions et d'éviter d'entrer dans la logique du malentendu. En mobilisant des concepts issus de l'histoire des mentalités, de l'anthropologie de la parenté ou de la religion, à partir de cas concrets, cet ouvrage apporte des connaissances et des outils d'analyse des situations qui peuvent leur être utiles.

  • Depuis quelques années, un nouvel humanisme, une éthique et un droit de la vulnérabilité sont en train de naître sous nos yeux. Mais qu'est-ce que la vulnérabilité ? Pourquoi cette idée prend-elle tant d'importance aujourd'hui dans les débats politiques, juridiques, philosophiques et éthiques ? Comment comprendre qu'une politique de protection des personnes vulnérables puisse devenir aussi source d'exclusion, voire de restriction des droits ?

    Fruit d'un travail entre chercheurs et acteurs de terrains engagés dans les domaines du droit, de la psychanalyse, de la santé, de l'éducation et du travail social, cet ouvrage resitue la notion de vulnérabilité dans son contexte d'apparition historique, culturel et philosophique. Il soulève les problèmes et les opportunités que pose son usage dans le champ social. Tout en évitant le piège d'en  faire l'éloge, les auteurs analysent à quelles conditions une prise en compte renouvelée des vulnérabilités en société peut être vue comme une bonne nouvelle.

  • Dans les sociétés africaines, comme chez les Bantous d'Afrique centrale où l'auteur a grandi, une tradition consiste à considérer certains enfants comme des « ndoki » à qui on attribue le pouvoir maléfique de semer le désordre, de nuire à autrui par des actions maléfiques ou de faire mourir n'importe qui par leur seule volonté appelée « Kindoki ». Ainsi, la cause du malheur comme de l'échec personnel est le plus souvent imputée à un autre, le sorcier (enfant ou adulte), supposé avoir le pouvoir de modifier la réalité, de répandre le malheur et la souffrance.

    Derrière le symptôme culturel, les croyances en la sorcellerie dont sont accusés les enfants sorciers, l'auteur montre que peuvent se cacher de véritables structures psychopathologiques ou des conflictualités psychiques qui valent pour tous les enfants à travers le monde. Cet ouvrage a pour but de sortir du relativisme culturel, cette haine douce de la réalité. Il fait le lien entre le singulier de la culture et l'universalité de la subjectivité et, par là, ouvre à une prise de conscience du fondement inconscient à l'oeuvre dans le « traitement » - entre exorcisme et exclusion - des enfants sorciers, considérés comme des enfants sacrifiés ou des fétiches martyrisés. L'auteur rend compte de la manière dont la psychanalyse contribue à éclairer les pratiques sociales au sein des populations migrantes d'origine africaine en France.

  • En nous, peu à peu, le doute s'est insinué : cette humanité dont le paradigme, plus ou moins idéalisé, a structuré le rapport des Occidentaux à eux-mêmes et aux autres existe-t-elle encore ? A-t-elle jamais existé et si oui depuis quand ? Et si oui encore, quels sont ses traits distinctifs ? Ces traits sont-ils universels (au sens de identiques toujours et partout) ? Constate-t-on dans la modernité un effacement ou une déformation, un délitement ou une transformation de ces traits ?

    Ces interrogations s'inscrivent dans la continuité du questionnement porté par Michel Foucault il y a 50 ans. Les auteurs le reprennent et le transforment, à partir de cet objet intime et toujours étranger que le corps constitue pour chacun et pour les autres.

    C'est donc du corps qu'il s'agira ici, au sens non seulement du corps propre, mais également du corps pulsionnel, imaginaire, malade, etc. Quelles projections anthropomorphiques sont à l'oeuvre dans les inventions technologiques de l'intelligence artificielle et des biotechnologies ? Quels sont les enjeux subjectifs de la demande de maîtrise technologique sur le corps en matière de génie génétique, prothèses, ou lutte contre le vieillissement ? Comment les dispositifs machiniques interfèrent-ils dans la vie affective du sujet et la construction de son image ? Quels rapports de pouvoir sont impliqués dans les techniques génétiques et les appareillages prothétiques ?

    C'est à l'élaboration de ces interrogations que concourt ce travail collectif.

  • « La question du genre et de la parentalité a bouleversé notre société en profondeur. Le carcan de plusieurs millénaires de patriarcat monothéiste a cédé - non seulement dans les lois, mais dans les manières de vivre et de respirer enfin. Les positions de `père' et de `mère' ne sont pas liées au sexe anatomique, mais à des fonctions. Une mère console de son propre ravage. Un père est ce personnage douteux qui punit, que l'on voue aux gémonies, mais que l'on en aime pas moins à mort. Le seul critère de ces fonctions est l'amour, qu'un homme ou une femme veulent donner, et les familles patriarcales normopathes en sont souvent bien dépourvues, ultra pathogènes qu'elles sont.

    Quant à la question du genre, elle aurait dû être limpide depuis longtemps, au moins depuis les thèses de Freud sur la bisexualité, dont il ne s'est jamais départi. Nous sommes divisés par plusieurs genres, et nous en choisissons un, selon notre histoire, non sans une certaine variabilité selon les âges de la vie, ou même les heures de la journée.

    Sur ces questions essentielles, une majorité de psychanalystes a fermé les yeux : il est temps de les ouvrir. Le désir inconscient poursuit sa route. Les psychanalystes qui ne porteraient pas `un regard neuf' sur ces réalités feraient de leur pratique la norme d'un temps révolu. » Gérard Pommier

  • Lire l'entretien avec l'auteur (propos recueillis par Audrey Minart)

    Frapper les enfants pour les éduquer est un fait social. Claques, fessées et autres coups : depuis des millénaires, les parents élèvent leurs enfants en leur infligeant douleurs et humiliations. La Suède a été le premier pays, suivi d'une cinquantaine à ce jour, à interdire les châtiments corporels envers les enfants. La France reste un des rares pays européens qui refusent d'abolir cette violence éducative, malgré les demandes des Nations unies et les condamnations du Conseil de l'Europe.

    Pourtant, depuis une vingtaine d'années, de nombreuses études ont établi que frapper un enfant n'a aucune efficacité éducative mais produit des effets négatifs à court et long terme. Mieux, elles montrent qu'arrêter de le corriger améliore son intégration scolaire, ses relations avec les autres et diminue les comportements violents, dès l'enfance et à l'âge adulte.

    À partir d'une recherche clinique et anthropologique, nourrie de nombreux témoignages, Daniel Delanoë livre un bilan des connaissances médicales, juridiques, historiques et ethnologiques sur la violence éducative, qui, dans le long processus démocratique de nos sociétés, demeure l'une des dernières à être interrogée, les droits de la personne humaine s'arrêtant encore à la porte des foyers.

  • Cet ouvrage propose un périple anthropologique inédit à l'intérieur même de nos frontières. Du sud au nord de l'Hexagone,  il offre un florilège d'expressions culturelles autour du handicap. En Quercy,  Forez, Gascogne, Aveyron, Poitou, Corse et dans les Alpes, en Bretagne, Beauce, pays d'Othe et Alsace, quelles significations les communautés humaines attribuaient-elles au handicap ? Quelles illusions collectives partageaient-elles face à la blessure, aux « irrégularités » du corps ou de l'esprit ?

    La plongée au coeur de ces « échantillons de civilisations » découvre les profondes racines de notre patrimoine imaginaire, avec son cortège de représentations immémoriales, dont nous discernons, aujourd'hui encore, des empreintes multiples et enchevêtrées.

    Ces trésors anthropologiques, dénichés dans des cultures populaires d'antan, montrent que les représentations du handicap agissent comme un tourbillon qui, de tout temps, emporte la raison.

    Il a rassemblé autour de lui des chercheurs de diverses régions françaises : Jean-Luc Blaise, Fabrice Bertin, Bernard Blethon ; Marie-Françoise Bonicel, René Descazeaux, Charlie Galibert, Michèle Gauthier, Thierry Goguel D'allondans, Yves Jeanne, Aggée Célestin Lomo Myazhiom, Pascale Peretti ; Frederic Reichhart ; Jean Rigouste

  • Prendre soin des bébés et favoriser leur développement passent par une attention toute particulière aux parents.

    Cet ouvrage contribue à la réflexion sur l'exercice de la fonction parentale et le concept de « parentalité » très largement employé depuis quelques années. Il met en dialogue les approches théoriques et les expériences de terrain où des professionnels concourent à des déclinaisons multiples et variées du « soutien à la parentalité ». Destiné aux professionnels de santé, notamment en PMI, mais aussi aux professionnels de l'enfance, des modes d'accueil, de l'éducation et de l'action sociale, ce livre permet de mieux comprendre les enjeux pluriels de la « parentalité » à travers la réflexion des chercheurs et l'expérience des équipes de terrain.

  • Le renouvellement et le progrès des conceptions, des pratiques et des résultats en psychanalyse freudo-lacanienne.

    Le psychanalyste se doit d'être un homme ou une femme de son temps. Le psychanalyste n'est pas enfermé dans sa tour viennoise effectuant répétitivement son acte fossilisé quels que soient les événements, les idées qui émergent à l'extérieur dans le social, dans le politique, dans le religieux, dans les avancées de la science. En quoi ces idées accrochent-elles la psychanalyse en l'obligeant à reconsidérer son écoute, sa pratique ? De quelle manière aussi la psychanalyse influe-t-elle sur les autres disciplines ?

  • Depuis 2008, des professionnels de la petite enfance du Sénégal se sont formés à la méthode d'observation du bébé selon Esther Bick, dans l'objectif de mieux connaître le développement psychique précoce et d'améliorer les soins qui sont apportés aux mères et aux bébés dans un contexte de mortalité infantile élevée. De cette confrontation entre une méthode « occidentale » et la culture africaine, est né un questionnement original sur l'importance du berceau culturel qui accueille tout bébé à sa naissance et sa prise en compte dans les contextes thérapeutiques.

    Les auteurs, professionnels sénégalais et psychanalystes issus de différents pays, rendent compte de leurs expériences et de leurs élaborations. Ils construisent une base clinique et conceptuelle utile pour mieux entrer en contact et mieux communiquer avec les différents groupes culturels dans nos sociétés actuelles, où la solitude des parents laisse une place plus importante aux professionnels, qui deviennent parfois les substituts du cercle familial élargi.

  • Le handicap est interrogé par la culture, tout comme il interroge la culture de manière spécifique. Comment la culture influence-t-elle les pratiques de soin, d'accompagnement et de traitement des situations de handicap, pour le sujet et le groupe familial ? Le traumatisme que génère le handicap affecte les liens aux autres, et plus particulièrement les liens entre enfants de la famille et entre les enfants et chacun des parents. Dans ces situations, la culture offre au sujet une manière de penser, de rêver, de fantasmer à propos des multiples expressions de la vulnérabilité humaine que représente le handicap. Elle propose ou impose un cadre pour affronter la réalité des pathologies et ses conséquences. Elle peut favoriser l'inclusion comme l'exclusion de la famille et du groupe social, favoriser ou entraver le travail de pensée de chacun des membres de la famille individuellement et collectivement. Ce livre propose des clefs pour comprendre les processus qui donnent à la culture tantôt des fonctions protectrices, tantôt aliénantes et traumatiques face au handicap d'un membre de la famille.

  • Cet ouvrage donne la parole aux patients psychotiques à partir d'une enquête en sciences sociales réalisée par des praticiens d'une équipe de santé mentale. Il offre un regard inédit sur le monde de la folie : des patients racontent leur maladie et leurs soins, et des psychiatres les découvrent autrement. Comment, et à partir de quoi, se forme l'expérience subjective de la maladie ? Quelles sont les diverses théories étiologiques auxquelles se réfèrent les patients ? Quelles sont les représentations qui interviennent dans l'adhésion aux soins et comment interviennent-elles ? Qu'est-ce qui fait qu'un patient devient moins étranger à un médecin ? Comment évaluer l'écart entre la maladie telle qu'elle est éprouvée par le malade dans son discours profane et la maladie décrite à travers le discours médical ? Les médecins accepteront-ils de s'éloigner de leurs références habituelles pour accéder aux modèles explicatifs de leurs patients ? La relation soignant-soigné peut-elle se conceptualiser comme une transaction entre les modèles de l'un et de l'autre comme cela a été tenté à propos du sida ? Cet ouvrage vivant et original devrait contribuer à modifier certaines représentations sociales des maladies mentales aussi bien chez les soignants que dans le grand public.

  • Comment penser le cancer et le sujet cancéreux à l'aube du XXI siècle ? Une approche pluridisciplinaire pour cet ouvrage de fond qui devrait faire référence. Existe-t-il une dynamique psychique spécifique qui se déploie dans la maladie cancéreuse ? Comment saisir l'expérience de vie que cette maladie augure ? Comment une maladie grave comme la maladie cancéreuse vient-elle bouleverser la continuité de vie, la temporalité, l'identité même du sujet ? Quel langage le corps parle-t-il alors ? Et quels sont, en ce domaine de la maladie cancéreuse, les progrès et les techniques susceptibles de questionner encore davantage la psyché et l'humain ? Voici une sélection des recherches les plus récentes de grands spécialistes de la maladie cancéreuse, aux compétences reconnues et aux approches pluridisciplinaires.

    Patrick Ben Soussan, pédopsychiatre, praticien hospitalier, dirige l'unité de psycho-oncologie de l'Institut Paoli-Calmettes (Marseille).

  • « Il était une fois des êtres aux confins du monde... »

    Tout s'imagine, tout se justifie, tout arrive face au handicap. Les communautés humaines, volontiers fabulatrices, composent des feuilletons existentiels qui mêlent indistinctement naturel et surnaturel. De tous côtés, l'imaginaire prend le pas sur le savoir.

    Par-delà la seule question du handicap, ce dépaysement au fil des 5 continents montre combien les hommes vivent sous contrainte culturelle. Rien ne les rapproche autant qu'un répertoire de croyances, de superstitions et de tabous communs.

    Ce livre met en lumière cet éternel roman autour d'un événement à dimension individuelle et collective, particulièrement propice aux débordements de l'imagination.

     

    Anthropologue, professeur à l'université Lumière Lyon 2, Charles Gardou consacre

    ses travaux à la diversité humaine, à la vulnérabilité et à leurs multiples

    expressions. Il est l'auteur d'une vingtaine de livres, aux éditions érès où il a créé

    et dirige la collection « Connaissances de la diversité ».

    Pour réaliser cet ouvrage, il a rassemblé autour de lui 20 chercheurs des 5 continents :

    Atakpa Atchikiti, Alioune Bah, Beata Borowska-Beszta, Pascale C. Brogna, Obrillant Damus, Irina Degil, Christa Stéphanie Fanchette, Prachatip Kata, Tatiana Kostykova, Lenka Ková?ová, Aggée Célestin Lomo Myazhiom, Souha Mansour-Shehadeh, Galina Petrova, Frédéric Reichhart, Monique Selim, Jean Simon, Elena Tanti Burlo, Vitaly Tchirkov, Roberto Domingo Toledo, Célestin Wagoum.

     

    Variations anthropologiques :

    1. Le handicap au risque des cultures.

    2. Le handicap dans notre imaginaire culturel

    3. Le handicap et ses empreintes culturelles

  • L'apparition de la logique managériale dans le secteur de la santé, du médicosocial et du social peut être considérée comme une rupture épistémologique. Elle s'est imposée dans un champ où l'humain est au centre de l'intervention et où la question du sens des pratiques est menacée de dissolution. Mais elle a aussi permis, paradoxalement, des effets d'ouverture, de relance de l'innovation, de redéfinition des missions et du bon usage des ressources en fonction des orientations institutionnelles.

    L'ouvrage met à jour les principales lignes d'opposition entre préoccupations cliniques et managériales : la tentation totalitaire d'un discours managérial se posant en référence dominante et, inversement, sa réduction à la position de mauvais objet par les professionnels du secteur médicosocial, le risque de voir la clinique se poser en victime et donc en bon objet sacrifié, ce qui évite ainsi aux cliniciens de soumettre leurs pratiques à une analyse critique.

    Il s'agit aujourd'hui de construire des logiques corrélatives plutôt qu'exclusives qui reconnaissent les héritages et les légitimités historiques tout en tenant compte des évolutions sur le terrain. Chercheurs, praticiens et personnes qui assument des fonctionsde management en articulation avec des pratiques cliniques proposent une réflexion ouverte qui reflète diverses positions parfois contradictoires, l'objectif étant d'aider le lecteur à fabriquer les outils d'une transition sans renier ses valeurs professionnelles et sans dénier la nécessité de leur transposition dans un monde devenu autre.

    Mise en vente le 22 février 2013

  • Pourquoi la France est-elle un des pays au monde où les mères allaitent le moins leur nouveau-né ? Pourquoi sont-elles si nombreuses à interrompre leur allaitement précocement ? Et pourquoi ont-elles souvent tant de difficultés dans sa mise en route et sa poursuite ? Les études interculturelles et les statistiques internationales montrent que la fréquence des tétées est un élément-clé pour favoriser une lactation satisfaisante. Pour cela, la proximité entre la mère et son bébé est déterminante. Cette proximité physique influe sur nombre de paramètres, encore sous-estimé chez nous, comme l'équilibre hormonal maternel notamment.

    Nathalie Roques, membre fondateur de l'IPA (Association information pour l'allaitement), responsable de la Semaine mondiale de l'allaitement maternel en France depuis 1998, évoque dans cet ouvrage les enjeux de l'allaitement, sa situation en France et les données récentes sur le co-sleeping. Sans oublier quelques conseils pratiques et simples pour que mère-bébé - mais tout autant le père - profitent de ces instants si particuliers et si riches autour de l'allaitement.

  • Cet ouvrage milite pour la mise en place d'une véritable politique de santé mentale assortie de pratiques concrètes. Pour cela, il est nécessaire que la sommation des souffrances individuelles devienne une affaire collective ouvrant un champ qui dépasse largement les soins psychiatriques et la réhabilitation sociale des personnes atteintes de maladies mentales, en veillant à éviter la psychologisation des problèmes sociaux, qui renforce l'atomisation des individus, forme la plus achevée de la perte des solidarités. Comment fonder ce champ de la santé mentale, vaste et englobant, qu'il convient d'interroger dans sa nature comme dans ses effets ?
    Jean Furtos, psychiatre, directeur scientifique de l'ORSPERE-ONSMP, Bron.
    Christian Laval, sociologue, ORSPERE.

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