• Le loup des Cordeliers

    Henri Loevenbruck

    • Xo
    • 24 Octobre 2019

    Mai 1789, un vent de révolte souffle sur Paris.
    Gabriel Joly, jeune provincial ambitieux, monte à la capitale où il rêve de devenir le plus grand journaliste de son temps. un enquêteur déterminé à faire la lumière sur les mystères de cette période tourmentée.
    Son premier défi : démasquer le Loup des Cordeliers, cet étrange justicier qui tient un loup en laisse et, la nuit, commet de sanglants assassinats pour protéger des femmes dans les rues de Paris...
    Les investigations de Gabriel Joly le conduisent alors sur la route des grands acteurs de la Révolution qui commence : Danton, Desmoulins, Mirabeau, Robespierre, personnages dont on découvre l'ambition, le caractère, les plans secrets.
    Alors que, le 14 juillet, un homme s'échappe discrètement de la Bastille, Gabriel Joly va-t-il découvrir l'identité véritable du Loup des Cordeliers, et mettre au jour l'un des plus grands complots de la Révolution française ?
    UN ENQUÊTEUR REDOUTABLEUne fresque magistrale des premiers jours de la révolution

  • Errer sans but sur le grand continent du hasard est une autre possibilité qui nous est laissée.Après
    Écoute le chant du vent suivi de
    Flipper, 1973, publié chez Belfond,
    La Course au mouton sauvage clôt la fameuse " trilogie du Rat ".
    La redécouverte événement de l'un des chefs-d'oeuvre du maître de la littérature japonaise !

  • Le mystere de la main rouge

    Henri Loevenbruck

    • Xo
    • 22 Octobre 2020

    Juillet 1789.
    La Bastille vient de tomber. Danton, Desmoulins et Robespierre entrent dans l'Histoire. Au milieu du tumulte, le jeune et brillant journaliste Gabriel Joly a découvert l'identité du Loup des Cordeliers, ce mystérieux justicier qui hante, la nuit, les rues de Paris. Mais alors qu'il est sur le point de le confondre, voilà que celui-ci disparaît !
    La course-poursuite s'engage, menant Gabriel jusque dans les maquis de l'île de Corse, sur les traces de la Main rouge, étrange société secrète dont les membres tentent d'influer sur la Révolution en cours.
    Accompagné du pirate Récif et de l'intrépide Théroigne de Méricourt, Gabriel parviendra-t-il à retrouver le Loup des Cordeliers et à découvrir ses plus noirs secrets ? Entre complots et trahisons, il devra faire usage de sa plus grande sagacité pour résoudre l'énigme de la Main rouge.
    La suite attendue du
    Loup des Cordeliers, roman salué par François Busnel, de La Grande Librairie.
    Henri Loevenbruck est né en 1972 à Paris. il est l'auteur de plus de quinze romans traduits dans de nombreuses langues.
    Polar historique,
    Le Loup des Cordeliers, première aventure du journaliste Gabriel Joly, a connu un grand succès auprès de la presse et du public.

  • En 1906, une épidémie de fièvre typhoïde se déclare dans une famille de l'État de New York . Chargé d'en découvrir la source, George A. Soper enquête. En examinant les antécédents de Mary Mallon, la nouvelle cuisinière, il découvre que sept des huit familles pour lesquelles elle a travaillé ont été frappées par la maladie.

    La voici désormais identifiée comme la première porteuse saine de la fièvre typhoïde. Elle se voit confinée pour trois années sur l'île North Brother. Finalement, en 1910, Mary Mallon est libre à condition de changer de métier. Elle reprend néanmoins du service sous divers pseudonymes. Démasquée, la voici de nouveau en quarantaine à compter de 1915, où elle restera confinée jusqu'à la fin de ses jours, en 1938.

    George A. Soper (1870-1948) était un éminent ingénieur et épidémiologiste américain, docteur de l'université Columbia. Il s'est notamment illustré en 1938, en identifiant Mary Wallon comme le premier humain porteur sain de la fièvre typhoïde. Il est l'auteur de Leçons d'une pandémie paru chez Allia.

  • Épidémiologiste et ingénieur sanitaire en avance sur son temps, George A. Soper fut l'un des premiers à tirer les leçons du désastre sanitaire de la grippe espagnole. Dès 1919, face à l'incapacité de dégager un point de vue consensuel sur la nature de l'épidémie, il parvient à synthétiser en seulement quelques pages, les connaissances et les débats de l'époque sur le sujet.

    Soper, avec une prudence et lucidité remarquables, y dénonce l'indifférence avec laquelle les maladies respiratoires sont habituellement observées, cause selon lui de notre incapacité à nous en prémunir. Il apparaît ainsi comme un véritable lanceur l'alerte et un précurseur. On est finalement frappé de constater qu'un siècle plus tard, la recherche n'a que peu avancé dans la compréhension de telles maladies...

    George A. Soper (1870-1948), était un éminent ingénieur et épidémiologiste américain, docteur de l'université Columbia. Il s'est notamment illustré en 1907, en identifiant Mary Mallon comme le premier humain porteur sain de la fièvre typhoïde. Il est l'auteur de plusieurs articles scientifiques, notamment parus dans la prestigieuse revue Science, où il publia en 1919 The Lessons of the Pandemic.

  • En 1894, l'état-major de l'armée est secoué par une affaire qui ébranle la société tout entière : un officier a trahi. Alfred Dreyfus, juif alsacien, est le coupable idéal. Sa dégradation, sa déportation sur l'île du Diable, son retour en France, ont divisé la société. Avec "J'accuse", Emile Zola symbolise l'engagement intellectuel face au pouvoir, au mensonge et à la soumission.

  • En 1855, l'abolitionniste John Brown quitte sa ferme pour le Kansas afin d'organiser la lutte contre l'esclavage. Thoreau rencontre le capitaine, qui n'hésite pas à tué des colons esclavagistes, en 1857 et en 1859 lorsqu'il vient chercher de l'argent pour ses opérations. Il est finalement arrêté et condamné à être pendu. À travers une tribune d'une quarantaine de pages adressée à ses concitoyens, la presse, les politiques (Plaidoyer en faveur du capitaine John Brown), un texte poétique rédigé pour le jour de son exécution (Le Martyre de John Brown) et un hommage (Les Derniers Jours de John Brown) Thoreau s'engage, à l'opposé de ses postures philosophiques initiales, dans la surprenante réhabilitation d'un fanatique, avant de retourner finalement vers sa préoccupation première : la nature.

    Américain dissident, Henry David Thoreau (1817-1862) est un réfractaire qui se plaît à résister, à suivre son chemin absolu en dépit de tout. Par ses écrits, il met la force tonifiante de sa résistance au service de tous ceux qui veulent garder l'esprit en éveil et maintenir une position critique peut-être plus nécessaire que jamais à notre époque de contrôle soft de l'opinion par les divers moyens d'information ou les « produits culturels ».

  • L'essentiel à connaître sur le droit ! (50 notions clés = la collection à plus de 70 000 ex. GFK) Les textes du droit français sont souvent obscurs pour le citoyen lambda. Or, le droit est partout, même dans des situations banales du quotidien, comme un achat sur Internet. Grâce à cette nouvelle édition tenant compte des dernières évolutions législatives (fusion des tribunaux d'instance et de grande instance, réforme de la copropriété, etc.), vous aurez bientôt toutes les clés en main pour décrypter les fondamentaux du droit français en 50 notions clés.
    50 notions dont :
    o L'adoption
    o Les assurances
    o Le contrat de travail
    o Les droits du consommateur
    o Le harcèlement
    /> o La responsabilité civile
    o Le surendettement


  • Une histoire aux couleurs de l'espoir par la talentueuse auteure de P.S. I Love You...

    À force de traquer le scoop et de dévoiler la vie privée des gens dans les colonnes de la presse à scandale, Kitty est dans l'impasse. Sa carrière de journaliste piétine, et ses frasques lui valent une réputation désastreuse. Tout s'effondre quand elle apprend que Constance, la femme qui lui a tout appris, vit ses derniers instants. Elle se rend à son chevet et lui demande quelle histoire elle a toujours rêvé d'écrire. Mais la réponse arrive trop tard, sous la forme d'une liste de cent noms, sans aucune explication. Bien décidée à percer le mystère, Kitty tente de comprendre ce qui relie entre eux ces inconnus. En allant à leur rencontre, elle va découvrir des aspects pour le moins inattendus de la vie de Constance et peut-être même trouver un sens à la sienne.
    « Ces pages vous mettront du baume au coeur et les larmes aux yeux. » - Romantic Times
    « Cecelia Ahern a décidément plus d'un tour dans son sac : elle réussit encore à nous surprendre. » - Bookreporter
    « Un conte émouvant sur les nouveaux départs. » - Kirkus
    « Ce conte émouvant ravira tous les fans de Cecelia Ahern. » - Booklist

  • De Boston à Bagdad, l'histoire d'une génération à la croisée des chemins, entre engagement et complaisance.
    Un soir d'été, Mickey Montauk et son meilleur ami Halifax Corderoy, deux hipsters de Seattle, organisent une de leurs fameuses soirées de débauche des " Encylopédistes " pendant lesquelles tout est permis. La fête doit marquer la fin de leurs vacances et annoncer le prochain chapitre de leur vie : leur emménagement à Boston pour terminer leur cursus universitaire. Mais le monde en a décidé autrement. Montauk, réserviste, apprend que son unité est appelée à combattre à Bagdad à la fin de l'été ; Corderoy, lui, est confronté à un dilemme moral lorsque sa petite amie se retrouve à la rue : peut-il vraiment l'abandonner alors qu'elle a besoin de lui ?
    Le temps passe, et les deux complices se heurtent à la réalité de leurs nouvelles vies. L'un lutte pour préserver ses hommes pris dans une guerre de plus en plus violente et irrationnelle, tandis que l'autre perd peu à peu ses illusions. Tout sépare désormais les deux amis. Mais ils restent en contact par le biais d'un article Wikipédia sur eux-mêmes qu'ils amendent régulièrement. Au fil du temps, cette page à la drôlerie irrévérencieuse deviendra profondément poétique et tragique.

  • Arno

    Thierry Coljon

    Quand il fit son entrée en Belgique par La Panne, Léopold Ier ignorait sans doute qu'il inaugurait la trajectoire Ostende-Bruxelles, ligne qui sera pour sa nouvelle partie fertile en nombreux rois des lettres et des arts belges. Un des plus baroques, un des plus "vrais" de ces souverains est à la fois une figure familière des Bruxellois et une icône nationale. L'homme qu'on croise régulièrement dans la rue et la star rock partagent un point commun : on les reconnaît sans les connaître. Grâce à l'article de Thierry Coljon, relu et augmenté par le chanteur en personne, Arno acquiert encore une nouvelle dimension à nos yeux, toujours plus joyeux au contact de cette oeuvre qui nous travaille les tripes. Comme à Ostende ou comme à Spa où je le vis sur scène, je me dis toujours : "Ça me parle. Oui, c'est du belge !"

  • Cette nouvelle, considérée comme un des chefs-d'oeuvre du divin marquis, fut écrite en prison au même moment que Les 120 journées de Sodome.
    La cruauté du destin, le "fatalisme" (titre initialement prévu pour la nouvelle) sont tels qu'on se demande comment Sade a pu concentrer, en une centaine de pages une telle accumulation de passions.

  • Lapsus clavis

    Terry Pratchett

    Articles de presse, lettres, discours, souvenirs, réflexions, c'est toute une vie qui se déroule au fil des textes réunis ici. La vie d'un homme et d'un écrivain, de l'écolier de Forty Green au mondialement célèbre auteur des « Annales du Disque-monde », et jusqu'à l'intraitable militant de la mort dans la dignité.
    À travers cette vie, vous rencontrerez l'humour, l'intelligence et la sensibilité de celui qui défendait la cause des bibliothécaires et celle des orangs-outans. Avec lui vous vous demanderez : Qu'est-ce que la fantasy ? Qu'est-ce que la bonne fantasy ? Comment en écrire ? Et, au passage : Pourquoi Gandalf ne s'est-il jamais marié ?
    Et vous découvrirez comment la colère se fait le moteur d'une oeuvre et d'un engagement.

  • Comme chaque année les Éditions Chronique retracent tous les faits et les moments les plus importants qui se sont produits. De la tempête Xynthia au tremblement de terre d'Haïti, en passant par le sacre du film "Un Prophète" aux Césars ou l'inauguration de la plus haute tour du monde, l'année 2010 a particulièrement été riche en émotions. La collection "Chronique de l'année" rassemble en un ouvrage complet, sur un ton clair et objectif tous les événements culturels, politiques et sociaux qui ont été les plus marquants mois après mois. Pour découvrir tous les autres ouvrages de notre collection et l'ensemble de notre catalogue, venez consulter le site Éditions Chronique.

  • Un des premiers livres que je me rappelle avoir lu avec ferveur s'appelait Le Grand Cirque, c'était le récit des aventures d'un pilote de la France Libre (dans le même genre héroïque, il y avait aussi un livre anglais sur la bataille de l'Atlantique, La Mer cruelle). Ces lectures originelles disent assez à quelle époque je suis né, sur laquelle s'étendait encore l'ombre de la Seconde Guerre mondiale, et quelle fut la pente martiale de mes premières rêveries. En fin de compte, faute d'être pilote de chasse ou de commander une corvette (plus tard, j'envisageai une carrière de révolutionnaire), je devins écrivain, ce qui est, quoi qu'en aient dit certains, beaucoup moins dangereux.
    Et voici le résultat, ou au moins une partie : dans ce premier volume, près de vingt ans d'écriture en tout genre. Si j'ai choisi pour titre Circus, au-delà d'une allusion amusée à mes débuts de lecteur, c'est parce que l'idée de cirque me convient assez. Il y a du cercle dans le cirque, et le cercle (ou la spirale) est l'élément à partir de quoi s'engendre ma géométrie littéraire. La Terre est ronde comme une tente de cirque. Et baroque, aussi. Sous l'une comme sur l'autre se produisent acrobates, magiciens, bêtes fauves et dompteurs, clowns, hommes et femmes en maillot scintillant volant entre les agrès : et l'écrivain qui prétend dire le monde (et y échoue, naturellement, tel un jongleur laissant échapper ses balles) aspire à tous ces rôles.
    O.R.

  • De nos jours, la femme choisit quand, comment et avec qui (ou avec quoi...).
    L'homme est passé de maître suprême en la matière à simple sextoy vivant. Voilà qui a de quoi titiller la curiosité du plus grand prédateur de la planète. Pourquoi sa proie lui échappe-t-elle peu à peu et lui glisse entre les doigts, telle une anguille frétillante ?
    C'est pour répondre à cette question existentielle que Stéphanie, jeune journaliste coincée, est envoyée sur le terrain pour en apprendre plus sur le sujet...

  • Depuis une vingtaine d'années, c'est-à-dire que j'ai pris le train en marche, je lis les livres de Dany Laferrière. Nous avons aussi parlé à diverses reprises, avec une proximité de plus en plus grande : le premier entretien, en 2008, s'est fait par courriel ; l'année suivante, par téléphone ; et, en 2012, à une terrasse de bistrot à Bruxelles. Les circonstances ont ainsi fait que, le temps passant, l'oeuvre et son auteur se sont de mieux en mieux confondus dans mon esprit.
    À travers la quinzaine d'articles de tailles variables rassemblés ici, tels qu'ils ont été publiés dans Le Soir, se dessine peut-être, je l'espère, une trajectoire littéraire et humaine à travers laquelle il est possible d'introduire Dany Laferrière auprès de celles et ceux qui l'ont encore peu lu, ou même qui ont encore à le découvrir.
    (Pierre Maury, dimanche 6 novembre 2016.)

    Livre gratuit avant et pendant le séjour de Dany Laferrière à Madagascar, jusqu'au 28 novembre 2016.

  • « L'Ennemi du peuple, extraits choisis » est un recueil d'articles tirés de la plume de Georges Darien et publiés dans l'éphémère « L'Ennemi du peuple » en 1904. "L'Ennemi du peuple" est un journal anarchiste ou libertaire créé et dirigé par Emile Janvion et dont le nom, inspiré de la pièce de Ibsen, fut l'idée de Georges Darien. «L'Ennemi du peuple » était un bimensuel qui parut du 1er août 1903 jusqu'au 1er octobre 1904, sauf pour les numéros 2, 16 et 18. « L'Ennemi du peuple » mit fin à sa publication après 28 numéros. Lorsqu'on lit certains des articles écrits par Darien, on ne peut s'empêcher de conclure que les lois contre la diffamation protègent peut-être davantage les individus mais limitent la liberté d'expression. Après, tout est naturellement une question d'équilibre.

  • George Sand (1804-1876)

    "Quelle table ? C'est chez les Montfeuilly qu'elle se trouve ; c'est une grande, une vilaine table. C'est Pierre Bonnin, le menuisier de leur village, qui l'a faite, il y a tantôt vingt ans. Il l'a faite avec un vieux merisier de leur jardin. Elle est longue, elle est ovale, il y a place pour beaucoup de monde. Elle a des pieds à mourir de rire ; des pieds qui ne pouvaient sortir que du cerveau de Pierre Bonnin, grand inventeur de formes incommodes et inusitées.
    Enfin c'est une table qui ne paie pas de mine, mais c'est une solide, une fidèle, une honnête table, elle n'a jamais voulu tourner ; elle ne parle pas, elle n'écrit pas, elle n'en pense peut-être pas moins, mais elle ne fait pas connaître de quel esprit elle est possédée : elle cache ses opinions.
    Si c'est un être, c'est un être passif, une bête de somme. Elle a prêté son dos patient à tant de choses ! Écritures folles ou ingénieuses, dessins charmants ou caricatures échevelées, peinture à l'aquarelle ou à la colle, maquettes de tout genre, études de fleurs d'après nature, à la lampe, croquis de chic ou souvenirs de la promenade du matin, préparations entomologiques, cartonnage, copie de musique, prose épistolaire de l'un, vers burlesques de l'autre, amas de laines et de soies de toutes couleurs pour la broderie, appliques de décors pour un théâtre de marionnettes, costumes ad hoc, parties d'échecs ou de piquet, que sais-je ? tout ce que l'on peut faire à la campagne, en famille, à travers la causerie, durant les longues veillées de l'automne et de l'hiver."

    Recueil d'articles.
    Causeries et critiques littéraires autour d'une table...

  • Diffusés dans la presse avant d'être rassemblés dans ce livre, ces articles en font un guide de nombreuses données et pratiques sociales, pour la vie de chacun, de tous, aujourd'hui. Un état des lieux assez précis et concret de règles qui tendent à s'appliquer au quotidien actuellement en France, sorte de protection réciproque entre l'individu et la collectivité, en principe équilibrée, en fait soumise à des rapports de force et aux aléas de l'actualité. Logement, justice, éducation, santé, sécurité sociale, fin de vie... : pendant des années, le journal "La Nouvelle République" a permis à l'auteur d'écrire des articles sur de nombreux sujets de société. En complément, avec de multiples recherches dans différents médias, il a étoffé les thèmes traités et décidé d'en faire un livre. Il y passe en revue certains grands sujets, en mettant au premier plan des situations qu'il qualifie d'illogiques et injustes, méconnues, qui intéresseront le grand public. Différente, son approche demeure toutefois rigoureuse et explicative, parfois surprenante, dans une démarche moins spécifique, accessible à tous.

  • La vie selon Nora

    Linda Yellin

    • Milady
    • 2 Septembre 2015

    - J'ai rencard avec quatre hommes cette semaine. Un musicien, un écrivain, un humoriste et un pharmacien. J'espère trouver au moins l'un d'eux assez potable pour coucher avec.
    - Je parie sur le pharmacien. Si la soirée est pourrie, tu pourras au moins lui demander une ordonnance pour des antidépresseurs.
    Molly n'a pas froid aux yeux. Pour rédiger sa chronique hebdomadaire dans un magazine en vogue, elle saute en parachute, passe sous des portiques de sécurité en dissimulant des vibromasseurs et s'adonne aux joies du speed-dating. Rien ne l'arrête, sauf l'amour. Le jour où on lui réclame un article sur les relations amoureuses écrit à la manière de Nora Ephron, la scénariste de Quand Harry rencontre Sally, Molly se sent incapable de relever le défi. Après des années de vie commune avec un spécialiste du divorce dont elle a fini par se séparer, elle a décidé de tourner le dos à l'amour. La voilà forcée de le regarder en face. Et si cette épreuve lui donnait l'occasion d'ouvrir les yeux sur celui qui fera de sa vie une romance ?
    « Hilarant et délicieux. » - New York Journal of Books
    « C'est frais, drôle et ça sonne incroyablement juste. » - Kirkus
    « Un conte joyeux et palpitant qui vous fera mourir de rire. » - RT Book Reviews

  • La presse quotidienne nationale est proche du coma. Défendre une presse de qualité, très bien, mais où est-elle précisément cette presse de qualité, avec sa diversité, sa pluralité, avec des journalistes dont les articles sont des références et que les lecteurs attendent avec impatience ? Articles qui marquent par leur regard enrichissant, leur profondeur d'analyse et leur contribution déterminante en matière d'information sur les problèmes majeurs de notre époque ? Le manque en la matière est tout simplement affligeant et nombre de journalistes sont davantage des moralisateurs politiquement corrects, qui se contentent souvent d'ironiser ou de tenter de discréditer des personnalités politiques qui ne sont pas de leur chapelle politique. Grossière caricature ? A peine. Même dans un journal qui se veut de qualité et une référence, citez-nous les journalistes incontournables. Comment fonctionne en réalité un tel journal ? Où sont les plumes de qualité, tant revendiquées. Les articles qui font date et qui sont des références, sont en grande partie écrits et offerts par des spécialistes et personnalités extérieurs au journal. Il ne faut pas être injuste, de tels articles viennent aussi de l'intérieur, de la partie économique, entre autres. Mais personne n'ose poser ce problème. Une publication, une radio où foisonnent les textes, des programmes de qualité et qui réussit à se rendre indispensable, a peu de chance de disparaître. Que feraient certains journalistes s'ils n'avaient pas presque quotidiennement le RDPC ou l'une de ses personnalités à se mettre sous la dent ?

  • « On ne trouvera dans ces mélanges aucun livre contemporain ou presque. Je n'en lis pas. Parfois ces articles ne traitent pas de littérature, souvent ils n'ont qu'un rapport éloigné avec le mouvement romantique. Ma pente personnelle, la constitution lente et encore inachevée de mon goût ont conduit leur élaboration. Le désordre de mes lectures, la fantaisie qui me fait interrompre à tout moment un livre pour en commencer trois autres que je ne finirai pas non plus, m'ont amené à préférer l'étude de détail, la sonde, à la synthèse ; un parti conforme à mon côté antiquaire et à mon défaut de géométrie. La vie et la littérature sont si emmêlées dans mon esprit qu'à certains moments ces articles tiennent du journal intime, de l'autoportrait. Si ce livre arrive à éclairer l'origine de certains objets littéraires, caractères, figures ou paysages, à donner des trucs et des recettes propres à remettre l'art que je pratique à sa vraie place, du côté de l'artifice fervent plutôt que d'une fausse dévotion, j'en serai ravi. »

    Portrait de Simon Liberati © Hidiro


  • Tout le monde a en tête ce fameux adage de Charles Péguy, lequel redoutait que la mystique se dégrade en politique. On a commémoré l'année dernière le centenaire de sa mort : le moins qu'on puisse dire est que cet anniversaire a montré combien Péguy demeurait présent dans les esprits. Mieux qu'un simple anniversaire, ce rendez-vous a été aussi une façon de vérifier comme l'auteur de Notre jeunesse figure un interlocuteur majeur pour notre aujourd'hui. Pierre Emmanuel, que cite ici Patrick Kéchichian, disait de lui : « Quand on l'appelle, il répond. » Le colloque « Pensée de Péguy » de mai 2014, organisé conjointement par Benoît Chantre, Camille Riquier et Frédéric Worms à l'École normale supérieure et à l'Institut catholique de Paris, a permis de constater aussi bien que Péguy répondait toujours présent. Et qu'il y avait du monde au bout du fil. Tous les écrivains ne peuvent pas en dire autant.Que dirait Péguy de notre monde divisé comme jamais entre le radicalisme intégriste et l'à quoi bon affairiste qui gangrène notre société politique ? C'est le thème de ce premier numéro des Deux Mondes de l'année 2015. Le djihadisme coupeur de têtes semble une réplique à l'envers du cynisme mou des esprits prétendus éclairés, lit de rêve pour le populisme ravageur. Tout est dégradé, d'un pôle à l'autre : le radicalisme religieux emporte avec lui ce qui constitue pourtant l'essence d'une spiritualité, une ouverture à la transcendance. Le spirituel sert de manche à la cognée, exactement comme dans toutes les grandes opérations du totalitarisme. On s'en rend compte ici à la lecture de l'entretien passionnant avec le père Ponchaud, qui fut l'un des tout premiers à avertir le monde de la folie des Khmers rouges. Devant cela, la petite politique manoeuvrière, à peine digne des médiocrités de la IVe République, ne paraît pas en mesure de tenir un discours fort. Elle n'en a pas la force.La réplique, la vraie réplique spirituelle que l'Europe pourrait et devrait donner, on l'attend, on la cherche. Le pape François s'en est ému naguère à la tribune de l'Union européenne. Mais pour que l'Europe se réveille de son marasme, de sa lourdeur pachydermique, il faudrait qu'elle se ressaisisse de son héritage, qu'elle ne le craigne pas comme une ombre maudite, dont il faudrait se défier. C'est là où Péguy reste un formidable interlocuteur. Non pas tant pour alimenter on ne sait quelle nostalgie d'une communauté à l'abri de la turpitude moderne, mais pour redonner le goût d'être ce que nous sommes, fils d'une Europe spirituelle, capable aussi bien de douter que de construire. Il n'y a qu'en Europe que l'on peut à la fois « suspendre le jugement moral » (pour parler comme Kundera) et affirmer haut des valeurs sans lesquelles il n'est pas de société digne de ce nom.
    Bonne lecture,
    La rédaction

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