• En 1944, le célèbre photographe de mode et portraitiste Cecil Beaton est envoyé à Paris par le Ministère de l'Information, à l'occasion d'une exposition de photographies de guerre montrant les ravages du « blitz ». Pendant son séjour parisien, il renoue avec Picasso et fréquente tout un cercle de personnalités du monde de l'art comme André Gide, Jean Cocteau et Gertrude Stein. La guerre terminée, Beaton devient designer et travaille pour le cinéma. En 1946, il s'envole pour New York où il croise une femme qu'il avait rencontrée une seule fois, dix ans auparavant. Cette femme n'est autre que Greta Garbo et Beaton tombe éperdument amoureux. Sous la forme d'un journal intime, voici le roman vécu d'un amour exceptionnel, puisque l'héroïne, vedette de cinéma internationale, accepte de se livrer sans mystère à son photographe d'adorateur. Outre Garbo, dont l'auteur nous révèle avec passion le visage, quantité de personnalités défilent dans les carnets de Cecil Beaton : de Gaulle, Churchill, Colette, Charlie Chaplin, etc. La vie de ce dandy anglais qui connut toutes les réussites a ceci de fascinant qu'elle mêle les artistes les plus cotés de l'époque aux figures politiques, aux mondains et aux stars de cinéma, avec un sens parfait de la prise de vue : on se laisse entraîner avec enthousiasme par ce ballet de portraits mouvants.

  • Le Louvre à Abu Dhabi, Art Basel à Miami, les tulipes de Jeff Koons à Paris sont autant de manifestations de l'art contemporain comme outil d'influence. Marqueur de puissance, l'art mesure le degré d'émancipation d'un pays, son pouvoir d'attraction et sa place dans le monde.
    Très largement dominée par les Etats-Unis et, plus largement, le monde occidental depuis le milieu du XXe siècle, la scène artistique s'ouvre peu à peu à de nouvelles puissances, notamment la Chine aux ambitions mondiales déclarées.
    Etudiant le rôle des différents acteurs, artistes, collectionneurs et musées, Nathalie Obadia analyse l'évolution des liens entre arts plastiques et géopolitique, en questionnant notamment la domination du soft power américain et occidental.

  • Tiré à part d'un texte paru en préface de la version poche (en France seulement) de "La médiocratie". Précédé d'un prologue graphique de Clément de Gaulejac.


    Si elle annonçait jadis l'amorce d'une réflexion pour un ordre nouveau, la question "Que faire ?" est désormais rhétorique : "Oui mais qu'est-ce que je peux faire, moi?" Confirmez-moi que je n'y peux rien, car je ne me sens pas la force d'assumer l'acte de résistance que les circonstances exigent. On cherche pitoyablement un de Gaulle à l'appel de qui répondre, un Gandhi à imiter en masse - mais toujours dans son coin.

    À ce stade de la déréliction politique, que faire, en effet ?

    Cesser de s'indigner et passer à la question suivante. Travailler sans fin à une synthèse des causes valables, s'organiser au-delà des esprits de chapelle et des replis sectaires, moquer l'idéologie, réduire à des objets de la pensée les termes que la propagande cherche à inscrire au siège de la subjectivité, transcender les modalités d'organisation hégémoniques, et s'essayer à des formes instituées qui nous ressemblent. Radicalisez-vous ! »

  • Titi, petite poupée au mince visage de porcelaine, vive et effrontée, passe des mains d'un homme à un autre, en un chassé-croisé amoureux où chacun se désire, se fuit, se blesse, se retrouve dans les nuits de Shanghai. Ateliers d'artistes au bord de l'eau, galerie d'avant-garde, fêtes et lieux à la mode. Loin d'être un décor, Shanghai est le coeur flamboyant de l'intrigue, la nuit y est plus brillante que le jour, la vie s'y épanouit plus librement, imprévisible, excessive, mystérieuse. Ces personnages ont parfois un appétit de vivre si insatiable que le réel ne peut suffire à le satisfaire, seuls l'art, l'imaginaire, peuvent le faire car ils sont sans limites. Leur abandon aux forces fantasques de la vie s'accompagne d'un besoin de comprendre ce qui leur arrive. C'est ainsi qu'aux émotions et à la sensualité qui les traversent répond en miroir une réflexion sur la nature de l'art, l'illusion des apparences, le passage du temps.

  • De façon étonnante, il n'existe pas d'histoire récente et complète de la critique d'art. La seule qui fut écrite, celle de Lionello Venturi, date de 1936. En dehors de cet essai général, on trouve des travaux concernant des périodes déterminées, mais aucun qui propose, comme l'ouvrage de Gérard-Georges Lemaire, une histoire des écrits sur l'art depuis les Grecs jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, en Europe et en Amérique. C'est à Denis Diderot qu'il revient d'avoir élevé la critique d'art au rang de genre littéraire à part entière. Cette consécration est le fruit d'une longue histoire qui commence avec l'Antiquité grecque et latine, se prolonge à la Haute Renaissance italienne, puis s'épanouit lorsque la naissance des Salons, à partir de la fin du XVIIe siècle, donne lieu à de libres commentaires des amateurs d'art. Au XIXe siècle, de nombreux écrivains rédigent leurs Salons ou font le portrait des artistes, ces derniers décidant souvent de prendre à leur tour la plume pour faire oeuvre critique. Cette relation étroite entre l'art et la littérature fait tache d'huile dans toute l'Europe et, plus tard, aux États-Unis. Au XXe siècle, la critique est profondément enracinée dans les moeurs. Parallèlement aux écrits des écrivains et des artistes, une presse spécialisée émerge et, avec elle, de plus en plus de professionnels. Le genre se diversifie et s'universalise. Cet ouvrage réinterroge, tout en retraçant son histoire, cette aventure de la pensée et du goût qui accompagna le développement de l'art occidental.
    Gérard-Georges Lemaire est écrivain, historien et critique d'art, professeur émérite, directeur de collection, traducteur, commissaire de nombreuses expositions, journaliste culturel. Il est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages dont Telve (1992), L'Univers des orientalistes (2001), Le Salon de peinture (2004), Le Noir (2006), Kafka (2006), Les Cafés littéraires (2016).

  • Bâtir Versailles...L'immense aventure ! Des milliers d'hommes et de femmes défient la nature, rivalisent d'adresse, aiment et souffrent pour que naisse le palais de toutes les promesses. Voici l'histoire du peuple des bâtisseurs, venus sur les terres rebelles de Louis XIV parce qu'ils avaient un rêve. Ils connaîtront la gloire ou les larmes. Tous seront les Glorieux de Versailles.
    Mais qu'en sera-t-il des Pontgallet, la célèbre dynastie de maîtres maçons, rescapée des griffes du Roi noir qui a mis Versailles en coupe réglée ? Pour Amandine, Jean, Marguerite, de terribles épreuves se suivent et l'amour qu'ils se portent ne suffit plus. La ruine les menace et les ombres du passé resurgissent... Qui viendra à leur secours ?
    Après le Roi noir de Versailles couronné par le Prix Coeur de France, l'immense saga de la construction de Versailles se poursuit. Les Glorieux de Versailles raconte avec passion les années entourant l'installation de Louis XIV en son palais. Une épopée où l'Histoire vraie rencontre le roman.

  • Il s'agit du premier recueil de nouvelles d'Hanif Kureishi. Dans l'Angleterre néothatchérienne où la misère sert l'uniformisation générale, les héros de ces dix contes modernes ne rendent jamais les armes. Esquintés, démolis, mais bourrés d'imagination et de drôlerie, qu'ils soient artistes de l'échec ou marginaux déglingués, tous ont en commun un formidable appétit de vivre et le goût violent du désir. Quitte à se faire des bleus ou à passer pour raté à force de refuser l'existence préfabriquée des autres.

  • Publié pour la première fois en 1940, cet ouvrage retrace les origines et l'évolution des académies d'art du XVIe à la première moitié du XXe siècle. Avec simplicité, sans que pèse jamais son érudition, Nikolaus Pevsner expose les circonstances religieuses, politiques, sociales dans lesquelles s'est développée l'éducation des artistes dans les différents pays d'Europe - jusqu'à son « académisation » progressive, qu'il a pu lui-même constater et déplorer. On voyagera ainsi de l'école de dessin fondée par Vasari à Florence au XVIe siècle jusqu'au modernisme du Bauhaus, en passant par une institution qui a joué un rôle majeur dans l'enseignement de l'art, l'Académie royale de peinture et de sculpture fondée sous Louis XIV. Considérée sous un angle singulier - les conditions de vie des peintres et sculpteurs, les leçons prodiguées -, c'est une véritable histoire de l'art occidental qui se dessine ainsi, en même temps qu'une histoire du goût et des modes artistiques.

  • « Rangez ces ouvrages compliqués, les livres comptables feront l'affaire. Ne soyez ni fier, ni spirituel, ni même à l'aise, vous risqueriez de paraître arrogant. Atténuez vos passions, elles font peur. Surtout, aucune "bonne idée", la déchiqueteuse en est pleine. Ce regard perçant qui inquiète, dilatez-le, et décontractez vos lèvres - il faut penser mou et le montrer, parler de son moi en le réduisant à peu de chose : on doit pouvoir vous caser. Les temps ont changé. Il n'y a eu aucune prise de la Bastille, rien de comparable à l'incendie du Reichstag, et l'Aurore n'a encore tiré aucun coup de feu. Pourtant, l'assaut a bel et bien été lancé et couronné de succès : les médiocres ont pris le pouvoir. »

  • Greenwich Village à la fin des années 1940. Anatole Broyard s'y installe chez Sheri Donatti, une artiste peintre fantasque protégée d'Anaïs Nin. Il s'inscrit à la New School, où il découvre la littérature, la philosophie et l'art moderne. Il réalise aussi son rêve en ouvrant une librairie d'occasion sur Cornelia Street. En chemin, il croise de nombreux artistes et écrivains en devenir, W. H. Auden, Dylan et Caitlin Thomas, Meyer Shapiro... Avec intelligence et mordant, Kafka faisait fureur saisit une époque et rend hommage à une bohème disparue telle qu'elle a été vécue par un jeune avant-gardiste qui cherchait à trouver sa voix, mais aussi sa place, dans un quartier alors unique au monde, avant de devenir l'un des critiques littéraires les plus influents du New York Times. « Un ouvrage plein d'esprit, de compassion, qui livre un point de vue perspicace sur les rouages de la vie et de la littérature. [...] L'esprit de Broyard, son esthétique et sa vision du monde scintillent dans ces mémoires. » Robert Olen Butler, The New York Times

  • De Londres à Paris, en passant par la Provence, fiction et réalité ne cessent de s'entrecroiser au fil de ce recueil dans lequel Angelica Garnett, nièce de Virginia Woolf, convoque les souvenirs de son enfance au sein du groupe de Bloomsbury. Si l'on croise divers membres de sa famille, c'est bien Angelica elle-même que l'on reconnaît alternativement sous les traits de Bettina, Agnès, Emily puis Helen. Observatrice clairvoyante, Angelica Garnett dévoile des histoires de famille, d'amitié et de petites trahisons, instillant une atmosphère empreinte de fraîcheur et de cruauté.

    « Une écriture d'une grande subtilité : les images et les observations, traduites avec précision, sont aussi surprenantes que réjouissantes. » (William Palmer, The Independant)

  • Bleu or

    Zerfus P.

    L'Ecole des Beaux-arts de Beldôme jouit d'une réputation mondiale. Ses élèves sont convoités très tôt par les agents et galeristes. Parmi eux, Barny, riche mécène, ambitionne par tous les moyens de faire monter les enchères autour des oeuvres de ses jeunes prodiges.
    Lulu, Iris, Sacha et Cloé vivent à plein leur passion de l'art. De Beldôme à New-York, leur apprentissage et leurs quêtes amoureuses vont les confronter à l'affairisme de Barny...

  • Du XVIIIe siècle, l'histoire de l'art a retenu quelques grandes figures d'amateurs, à la fois collectionneurs, mécènes, et souvent artistes eux-mêmes : le comte de Caylus, Dominique-Vivant Denon, l'abbé de Saint-Non, Claude-Henri Watelet. Qui étaient ces amateurs? Quels rapports entretenaient-ils avec les institutions académiques ou avec le marché de l'art en pleine émergence? Pourquoi le terme même était-il l'enjeu de débats et de polémiques? À la croisée de l'histoire sociale des Lumières et de l'histoire de l'art, ce livre entreprend de renouveler notre interprétation des mondes de l'art, en s'interrogeant sur cette figure complexe et méconnue qu'était l'amateur.Dans l'espace artistique des Lumières, encore largement structuré par l'Académie royale de peinture, le développement d'une culture visuelle au sein des élites consacre la place centrale des amateurs. De Joseph Vernet à Élisabeth Vigée-Lebrun, en passant par Jean-Baptiste Greuze ou Hubert Robert, la peinture française contemporaine est encouragée par de nouvelles formes de sociabilité et par les commandes des amateurs. Eux-mêmes se familiarisent avec les techniques de la peinture, de la gravure et du dessin. De plus en plus, les amateurs d'art s'affirment aussi comme des artistes amateurs.Promu comme modèle du public par le système monarchique des arts, l'amateur n'est pas une figure désintéressée du goût. Il est tout au contraire un acteur qui joue un rôle décisif, au coeur des tensions qui structurent les mondes de l'art, entre la naissance d'un espace public de l'art, le renouveau des valeurs académiques et l'essor des collections. L'amateur connaît son âge d'or au siècle des Lumières, après le règne du mécène et avant celui du collectionneur, qui s'impose au XIXe siècle avec la. professionnalisation des champs culturels.

  • Les miroirs truqués

    Françoise Dorin

    Meurtrie par les hommes, bafouée par son dernier amour, Eva ne possède qu'une seule arme pour affronter les cruautés de la vie : le mensonge, que certains appelleront plus crûment mythomanie.
    Dans le milieu d'artistes où elle souhaite s'imposer, la lutte est trop vicieuse, trop serrée. Très vite, Eva est prise à son propre piège, à ses Miroirs truqués, et si elle avouait, elle nierait jusqu'à sa raison d'être.
    Pas plus qu'on ne doit réveiller un somnambule, on ne doit réveiller une mythomane même avec les meilleures intentions du monde.
    Un roman émouvant et drôle, à l'image de la vie, où l'on savoure une fois de plus la verve et le talent de Françoise Dorin.

  • Elles ont été critiquées, insultées, rabaissées, voire éliminées pour avoir un peu trop levé la tête ou leurs jupons, dans un monde où les femmes étaient condamnées à mener une vie conjugale exemplaire, sous peine de s'attirer les foudres d'un pouvoir exclusivement masculin. Favorites rêvant d'un trône, espionne mélangeant politique et sentiments, militante féministe, princesse trop téméraire, artiste sans tabou, toutes ont payé le prix fort leur engagement ou leur rêve démesuré.
    Messaline, Anne Boleyn, Wallis Simpson, mais aussi Olympe de Gouges, Mata Hari, Joséphine Baker, elles ont toutes fait scandale pour avoir osé franchir un fossé bien trop grand pour leur sexe ou leur condition. Au-delà de leur image, souvent maculée par l'opprobre, ce livre nous plonge dans le destin de ces femmes sulfureuses qui ont changé, à leur manière, le cours de l'Histoire.

  • « Avant de devenir Mylène Demongeot, je me suis appelée Marie-Hélène Demongeot, Marielle Demongeot, Mylène Nicole. J'ai même failli me nommer Mylène Demon ! Mais si la vie n'est pas toujours un paradis, ce n'est pas l'enfer non plus ; loin de là. La preuve : au cours de mon existence, j'ai fait de multiples rencontres plus étonnantes et enrichissantes les unes que les autres.
    De Jacques Martin, que j'ai naïvement vexé en lui demandant son nom après toute une soirée passée ensemble, au Prince Charles d'Angleterre qui, sur un tournage, ne s'intéressait qu'à l'heure à laquelle je me mettrais en maillot de bain, j'ai vécu tous ces instants avec un plaisir chaque fois renouvelé. »
    Un texte vrai, drôle et insolent, des moments forts et des portraits, le livre de Mylène Demongeot affiche un casting masculin de rêve : Michel Audiard, Jean Yanne, Salvador Dalí, Coluche, Michel Serrault, Francis Blanche, Jean-Paul Belmondo, Gérard Depardieu... et bien d'autres encore.

  • Malgré sa timidité, l'éléphant Plume rêve de devenir un grand artiste. Encouragé par la girafe Torticoli, il se joint au choeur de la savane dans l'espoir de faire carrière dans le chant, mais sans succès. Il accepte ensuite de prêter main-forte à son nouvel ami le rat Bougri dans son spectacle de magie, dont il devient la vedette. Réussira-t-il cette fois à gagner le coeur du public?

    Cette histoire d'amitié démontre qu'il est beaucoup plus facile de surmonter les difficultés quand on peut compter sur un ami.

  • Un homme se réveille dans une grande maison vide, au bout d'un rang. Il ne sait plus qui il est ni où il est. Un couple s'installe dans la maison voisine où les Lachance ont tout abandonné avant de disparaître. Mais sont-ils vraiment partis ? Une sculpteure trouble la paix avec un vieil autobus et vient s'installer sur la plus haute colline. Dans un champ tout près, un marginal cultive des fraises et rénove une demeure ancestrale qu'il étudie comme un manuscrit ancien. De retour au pays, après une longue absence, tous ces revenants connaissent l'homme amnésique. Ensemble, ils entreprennent de lui redonner sa mémoire et cherchent une façon de rester vivants, d'apprivoiser le territoire, les forêts et les lacs, s'enivrent des effets magiques des champignons, s'inventent des fêtes avec les marmottes, les hirondelles, nourrissent des crécerelles et rêvent de suivre les ouananiches vers le lieu des origines.
    Ce roman surréaliste et jubilatoire nous plonge dans une quête identitaire où le réel et l'imaginaire se bousculent depuis la défaite du référendum de mai 1980.

  • On pourra trouver curieux que l'auteur J.R. Léveillé, qui avoue n'avoir que faire de la communauté dans ses oeuvres, ait tout de même consacré une partie du Temps à écrire sur son milieu ainsi que sur ses auteurs et ses artistes dans une anthologie de poésie, dans des textes de conférence et des articles ainsi que dans des numéros spéciaux de diverses revues. Il n'y a pas de contradiction dans cette entreprise : sa perspective heisenbergienne relève d'une liberté sans nom... En effet, J.R. Léveillé a toujours cru que si les productions culturelles peuvent finir par témoigner d'une époque et définir une culture, elles sont avant tout des oeuvres d'exception.

    Parade, ou les autres par J.R. Léveillé réunit donc beaucoup de singularités : Histoire de la littérature franco-manitobaine. Interviews : Marie-Anna Roy, Roland Mahé. Essais sur Paul Savoie. L'identité franco-manitobaine. Le journal littéraire de Guy Gauthier. Les photographies de Dominique Rey. Écrits sur les arts. Deux siècles de poésie franco-manitobaine. Tombeaux et médaillons : Lionel Dorge, George Swinton, Roger LaFrenière, Charles Leblanc, Jean-Pierre Dubé, Alexandre de Laronde, Louis-Philippe Corbeil, Étienne Gaboury. Modernité du théâtre franco-manitobain.

  • Entrevues, essais, articles, chroniques. Variations sur un thème ? Il y a eu en effet, au fil des années et des écrits, certaines insistances sur « ... les mêmes citations, les mêmes références, allusions, métaphores, métamorphoses ». Pourquoi ? « Eh bien ! j'aime cette couleur. J'adore cette épopée ramassée. Je veux coller et recoller cette image sur la face de la terre. » -- New York Trip. Bien sûr ces écrits n'ont pas tous le même poids allant de l'entrevue à l'article à la simple chronique et l'ensemble, car c'en est un, comprend pour terminer un texte de fiction qui ne l'est peut-être pas. De la disparate apparente de ses Divagations, Mallarmé ne disait-il pas qu'elles « traitent un sujet, de pensée, unique ». Cela suffira à expliquer, je crois, la rigueur que j'attribue à ces improvisations. Il n'est pas insensé, par contre, de rappeler que les plus récentes théories scientifiques indiquent que même les atomes possèdent le libre-arbitre. J.R.L.

  • Sondes

    J.R. Leveille

    Peu d'auteurs dans la francophonie canadienne tiennent un discours sur leur propre pratique artistique ainsi que celle des autres.
    J.R. Léveillé l'a entrepris en 1990 avec la publication d'une Anthologie de la poésie franco-manitobaine et l'a poursuivi, au cours des ans, dans divers essais ou conférences, ainsi que par des articles de magazines, livres et revues, regroupés, en 2005, dans Parade ou les autres et Logiques improvisées.

    Sondes rassemble la majeure partie des textes produits de 2005 à 2014 et offre une vitrine sur la modernité culturelle franco-manitobaine. On y trouve des réflexions de l'auteur sur sa propre pratique d'écrivain, une
    certaine théorisation de l'écriture, un aperçu des conditions sociales, politiques et culturelles qui ont conduit à la modernité, des entrevues et des portraits d'auteurs qui ont fondé le théâtre et la littérature et d'artistes qui en assurent l'évolution.
    Cette version de Sondes est enrichie par des liens qui mènent aux sites internet de la plupart des artistes énoncés dans l'ouvrage.

  • Livre enrichi.

    Des musées il y en a de toutes les formes mais le Musée invisible est de loin le plus original.

    Et pour sa première exposition, le Musée invisible pose un regard neuf sur l'oeuvre de la Nuit en tant qu'artiste. À la fois pastiche, exposition interactive et poésie multimédia, l'exposition offre au visiteur un ensemble d'interfaces thématiques avec différents aspects du travail de la Nuit en tant qu'artiste : ses collaborations créatives avec la Lumière, ses oeuvres en partenariat avec différents artistes comme Rembrandt ou Chopin, ses manifestations comme la Nuit des Temps, les bêtes de la Nuit, les randonnées à travers la Nuit, etc.

    Chaque « page » de « l'exposition » possède un sujet particulier et peut être vue de manière autonome par le visiteur. Celui-ci détermine ainsi son propre parcours et ce parcours peut changer chaque fois que le visiteur navigue à travers le contenu du livre. La « Table des matières » est construite en conséquence. Les titres des principales sections s'accompagnent d'icônes cliquables qui donnent accès à chaque zone de l'exposition.

    Chaque « page » est également une interface différente avec ses propres outils de mise en valeur. Par exemple, une « page » peut offrir une image avec des zones cliquables ou des hyperliens qui donnent accès à la biographie d'un artiste sur Wikipédia.

    En même temps, tout ce déploiement de contenu crée un poème multimédia qui questionne la relation individuelle avec la nuit au sens propre et notre existence binaire entre lumière du jour et obscurité de la nuit avec symboliquement, les côtés lumineux et sombres de l'humanité.

  • Victoria, vingt-cinq ans, beauté atypique et jalousée, coeur brisé par une relation intense et fugace, quitte son quotidien d'avocate et part aux Iles Vierges. Ce voyage va l'amener vers Alexandre.

    Alexandre, trente-deux ans, auteur-compositeur de talent, cherche à quitter son 'présent immédiat'- une existence sans passé ni futur. Il croise Victoria sur son chemin et se sent instinctivement appelé à.., A quoi, il l'ignore. Tout comme il ignore encore que leurs destins sont sur le point d'être bouleversés.

    Les vastes étendues marines des Caraïbes et la luxuriance tropicale réservent aux jeunes gens des épreuves, des rencontres impromptues et des 'Expériences' qui les obligeront à passer par toutes les nuances de leurs palettes émotionnelles.

  • Franchir l'espace

    100 Nons

    Franchir l'espace fera le bonheur de tous ceux qui ont été touchés par l'industrie musicale de la minorité francophone. En lisant tous ces articles, on reste ébahis face au talent indéniable de tous ces artistes, face à leur courage, aussi, et à leur volonté de se produire en français au coeur même de l'Amérique anglophone. On est surtout gratifiés de reconnaitre que le beau travail si bien commencé par leurs prédécesseurs ne cesse d'évoluer et d'emporter dans son élan les jeunes musiciens d'aujourd'hui.

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