• Une biographie de ce cinéaste qui fit scandale avec le premier film dadaïste Entr'Acte, mais qui sut rallier critique et public avec Un chapeau de paille d'Italie, et qui connut la consécration après la guerre, avec Le Silence est d'or, La Beauté du diable ou encore Belle de nuit. Prix Simone-Genevois 1999 décerné aux meilleurs ouvrages sur le cinéma.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • C'était comme si j'avais été envoyé spécial au stalag II B. Comme si je m'étais dit je sais dessiner, un jour je vais sortir d'ici, il faut que je me batte pour rapporter ces dessins. Quelle chance d'être là, au stalag II B pour pouvoir, aussitôt à Londres, être le premier à témoigner. Pour plus de précision, les grandes campagnes, à l'époque, aussi bien à Action qu'à L'Humanité, furent la guerre froide, la guerre d'Indochine et la guerre d'Algérie. À L'Express il y avait déjà Siné et Effel. Philippe m'a dit : Fais-moi un Soustelle, sans préjuger de la suite. Chaque caricature de De Gaulle correspondait à un moment, et non pas tel qu'une fois pour toutes on a admis comme hiéroglyphe de Gaulle. On peut dire, pour l'ensemble de mes dessins du Monde, qu'il s'y trouve un moindre appel à la polémique et qu'ils sont plutôt une description de l'univers dans lequel vivent les auteurs que je représente. Le spectateur est dans un état de non préparation tel, qu'il ne saurait dire : Je le verrai après ; il est arrêté par le dessin. Un article, au contraire, peut amener son lecteur à suivre patiemment le chemin du raisonnement. Si je me méfie des généralités, c'est parce que je refuse la responsabilité collective. J'ai le culte de la personnalité ; je sais que les fonctions que les hommes occupent, le sont par des hommes qui sont chacun différents ; je ne crois pas qu'ils deviennent pareils. Le caricaturiste est celui qui, d'une certaine façon, lève le doigt et tente de dire : S'il vous plaît, je me suis fait un jugement. Je ne sais plus qui m'a dit - mais c'était très bien dit - : Ne regrette jamais le nombre d'heures passées sur ton dessin, c'est autant de temps de plus que le lecteur passera dessus.

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  • J'aimerais pouvoir dire que j'ai découvert Arthur Tress. En vérité, c'est plutôt lui qui m'a découvert. Mon roman « Le Roi des Aulnes » venait de paraître en traduction américaine. Il m'a envoyé un paquet de photos avec quelques lignes : « D'après votre roman, m'écrivait-il en substance, je pense que vous devriez aimer ce que je fais » J'ai été choqué, ébloui, prodigieusement intéressé. Puis j'ai vécu avec ses images qui ne quittaient plus mon musée cérébral. Enfin il s'est annoncé. J'avais un peu peur. J'imaginais un être hirsute et fruste, voire un peu sale, auquel il faut tout pardonner puisqu'il a du génie. J'ai vu arriver un petit jeune homme frêle et timide, tiré à quatre épingles, dissimulant un regard blessé derrière des lunettes d'étudiant en théologie. Mais à l'intérieur de son gros sac de photographe, il y avait un portrait en médaillon : celui de Franz Kafka. Voilà sans doute la clé la plus apéritive du mystère Tress. Michel Tourmier de l'Académie Goncourt

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  • La vie comme une illusion. Entre gloire et désenchantement. Héros mythique, Jim Morrison (1943-1971), chanteur et parolier des Doors, continue de fasciner des générations d'auditeurs et de lecteurs. Pourquoi ? Ce récit ne prétend pas répondre à l'énigme. Il utilise la fiction et le syndrome du dédoublement de personnalité pour approcher au plus près le mystère. Mais qui parle ? Jim Morrison ? Un malade de légende ? Chaque lecteur, chaque auditeur, dans la caisse de résonance de sa mémoire ? Peu importe. Seul le chant nous emporte et nous fait vaciller parmi la musique des mots. Mythe : récit fabuleux, souvent d'origine populaire, qui met en scène des êtres incarnant sous une forme symbolique des forces de la nature, des aspects de la condition humaine.

  • Dans ce second opus, qui fait suite à l'"Introduction au Langage musical", Marina Scriabine nous présente la musique comme un véritable langage, le mettant en rapport avec les autres formes d'expression, les institutions, et les croyances, dans les différentes régions de notre monde.

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  • Dialogue entre un photographe d'aujourd'hui et ce Vincent van Gogh qui parsemait ses lettres de formules sensibles, précises, dignes d'un très grand écrivain.

  • Bernard Dort reprend ici son interrogation sur la grande transformation des rapports entre le texte, la scène, la salle et la société qu'a connue le théâtre au XXe siècle. Il marque d'abord la grandeur et les limites des entreprises qui ont dominé l'activité théâtrale de ces trente dernières années : de L'impossible projet de Jean Vilar à l'oeuvre de Brecht définie comme intervenante - sans oublier le rêve d'Artaud, de faire du théâtre la réalité véritable. Mais, surtout, il analyse, à travers les spectacles capitaux des années 70, aussi bien les essais d'un théâtre cherchant à se mettre à nu comme re-présentation que la volonté de conjuguer la fête et l'histoire, qui est celle du Théâtre du Soleil, comme d'ailleurs elle le fut de nombre de groupes de l'après-mai 68. Et il privilégie ce qui lui apparaît comme le trait dominant du théâtre actuel : le retour de l'acteur, avec une redécouverte des pouvoirs du jeu - dont témoignent, pour différents qu'ils soient, Antoine Vitez et Dario Fo. Théâtre en jeu s'achève sur un panorama de l'activité théâtrale dans le monde, de 1970 à 1978. Interrogation d'un théâtre en incessante métamorphose, qui ne saurait vivre que sur la corde raide.

  • Au clair de la lune ou Le Bon Roi Dagobert sont des refrains gravés dans nos mémoires, des souvenirs d'enfance. À travers ces chansons, berceuses, rondes et comptines, l'enfant découvre le monde qui l'entoure ; elles contribuent à son intégration à la société. Ainsi écrire l'histoire de la chanson d'enfant, de la France rurale traditionnelle au monde contemporain des médias, en passant par la bourgeoisie du XIXe siècle et l'école primaire de la troisième République, c'est éclairer l'évolution du regard porté par une société sur l'enfant.

  • Si Pierre vous invite un soir à dîner, méfiez-vous car il a une spécialité : le dîner de cons. Un dîner qui a lieu une fois par semaine et dont le principe est tout simple : chaque invité doit être accompagné d'un con. Celui qui a amené le plus spectaculaire est déclaré vainqueur. Ce soir, Pierre est ravi. Il a mis la main sur un champion du monde, François. Pierre s'apprête à passer un grand moment sans se douter de ce qui l'attend. Il va vite découvrir qu'avec François, les soirées sont toujours imprévisibles.

  • Elle a tourné aux États-Unis avec Glenn Ford, en Allemagne de l'Est avec Louis Daquin, à Rome avec Vittorio De Sica. Elle fut la partenaire de Gina Lollobrigida et de Viviane Romance. Elle visita Los Angeles en compagnie d'Anatole Litvak, dîna chez Ava Gardner, dansa le fox-trot avec James Mason. Elle eut pour amis Roberto Rossellini et Alice Sapritch. Elle croisa Marilyn Monroe et Charles Boyer ; rencontra Peter Brook, Malraux, Genet, Roger Vailland... Dans ce livre tendre et plein d'humour, Anne Vernon nous parle de sa vie avec Claude Dauphin et Robert Badinter, et nous fait voyager dans les coulisses du cinéma et du théâtre français des années quarante-soixante. D'« Édouard et Caroline » à « Ainsi finit la nuit », en passant par « La rue de l'Estrapade » et « Les parapluies de Cherbourg », vous suivrez la carrière en coups de coeur et coups de griffe de cette petite fille de Saint-Denis qui, après avoir travaillé chez Marcel Rochas, « fit du cinéma » comme le lui avait prédit Simone Signoret, songea un temps à se faire naturaliser malgache et choisit de quitter discrètement la scène pour se consacrer à la peinture.

  • Parti du journalisme, du grand reportage, de cette écriture de la vraisemblance des scènes d'histoire, Armand Gatti bouleversera le paysage dramaturgique du théâtre contemporain. La représentation théâtrale commence là où la question de qui suis-je et à qui je m'adresse abîme le miroir. Le colloque international organisé à l'Université Paris VIII en apporte la preuve. Il réunit autour d'Armand Gatti des amis de toutes nationalités : écrivains, philosophes, dramaturges, journalistes, comédiens, metteurs en scène, universitaires. Les conférences qui témoignent de l'homme et de son oeuvre permettent de saisir la fécondité et l'immense champ poétique, politique et esthétique qu'ouvrent trente ans de dialogue du théâtre d'Armand Gatti avec son siècle.

  • Graphiste, Jean Widmer a fait : peinture, dessin, photographie, typographie, enseignement, design, architecture, signalétique. Ceci, au Centre Georges-Pompidou, au Musée d'Orsay, aux Galeries Lafayette, pour les autoroutes, etc.

  • Album photographique dont le cheminement se fait à partir de la Garonne. Le texte évoque les grandes périodes historiques de la ville, mêlé d'anecdotes et de souvenirs personnels de l'auteur.

  • Aimée du public, la chanson, traitée en éternelle mineure, est méprisée par les tribuns, décriée par les poètes, boudée par la presse, arnaquée par les maisons de disques et les monteurs de spectacles, exploitée enfin par l'État qui préfère réinvestir les milliards qu'elle rapporte dans la musique expérimentale que dans les chanteurs inexpérimentés. Dans cette jungle, le chanteur est un solitaire, qui se bat souvent contre ses pairs pour se faire une place au soleil des projecteurs. En bisbille avec le show-biz, Jacques Bertin nous en apprend plus sur ce métier que le panégyrique le plus louangeur. Et nul n'était mieux placé que lui pour nous apprendre cette chanson-là qui n'a rien de l'air de la calomnie. Il connaît la musique, il a de l'idée et du coffre. Élémentaire : il est parolier, compositeur et interprète depuis 13 ans.

  • Il commence une phrase et s'arrête. Étonné par ce qu'il vient d'entendre. Ou parce que l'intéressant d'une phrase, c'est de la commencer. Il la laisse planer dans l'espace. Mille personnes regardent planer un début de phrase dans l'espace. Et le temps s'arrête. Pas pour longtemps. Il suffit d'un courant d'air pour qu'elle s'envole. Rufus, c'est le temps en suspens. Ce qui l'intéresse, c'est l'instant. Il redonne vie à l'instant. Il redonne sa chance à l'instant. Il nous donne la chance de donner un sens à l'instant. Il nous invite à partager avec lui l'instant d'un début de phrase dans l'espace. Il nous invite même à la prolonger à notre idée. Il la commence. À nous de la continuer. Rufus, à l'écoute de lui-même, découvre avec nous les mots qu'il invente. Chaque mot sorti de sa bouche semble imprévu. Et Rufus devient imprévisible. Il nous surprend parce qu'il se surprend. Et si personne ne le comprend, il nous rassure en nous donnant l'impression que celui qui le comprend le moins, c'est encore lui. Et l'exemple de quelqu'un qui ne se comprend pas lui-même, nous touche. Parce qu'il nous ressemble. Au point de nous identifier à lui. Et c'est à ce moment que nous comprenons l'évidence. Rufus, c'est nous.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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