• Édition enrichie de Jean Starobinski comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre.

    "Rien n'a plu davantage dans les lettres persanes, que d'y trouver, sans y penser, une espèce de roman. On en voit le commencement, le progrès, la fin : les divers personnages sont placés dans une chaîne qui les lie. À mesure qu'ils font un plus long séjour en Europe, les moeurs de cette partie du monde prennent, dans leur tête, un air moins merveilleux et moins bizarre : et ils sont plus ou moins frappés de ce bizarre et de ce merveilleux, suivant la différence de leurs caractères. Dans la forme de lettres, l'auteur s'est donné l'avantage de pouvoir joindre de la philosophie, de la politique et de la morale, à un roman ; et de lier le tout par une chaîne secrète et, en quelque façon, inconnue."
    Montesquieu.

  • Aux prises avec le génocide littéraire visant les écrivains juifs allemands sous leTroisième Reich, Joseph Roth dénonce la destruction spirituelle de l'Europe tout entière. Lui-même exilé, Roth se fait le défenseur de ces "écrivains véritables", dont les oeuvres sont brûlées sur ordre de dirigeants jugés analphabètes.Les mots de Roth ne sont pas assez durs pour dénoncer l'illettrisme dont le Troisième Reich se rend coupable. Sous la plume d'un grand écrivain doublé d'un excellent journaliste, cela donne des formules définitives : "Que le Troisième Reich nous montre un seul poète, acteur, musicien de talent `purement aryen', qui ait été opprimé par les Juifs et libéré par M. Goebbels !" En lançant ces autodafés, c'est leur propre culture que les Allemands ont vouée aux gémonies.

    Né en Galicie en 1894 dans une famille juive allemande, Joseph Roth est chroniqueur pour Der Neue Tag à Vienne et produit des articles brillants et extrêmement lucides sur son époque. Il entame ensuite l'écriture de romans, dont La Toile d'araignée (1923). Il devient en 1925 correspondant à Paris du Frankfurter Zeitung. En 1932, il publie La Marche de Radetzky. Il est l'ami de Stefan Zweig, destinataire de lettres emplies de pessimisme. Malade, alcoolique et démuni, il meurt en 1939.

  • " Satire d'une société où le culte du divertissement détruit la liberté et condamne la culture, Le Rire du grand blessé revisite avec brio un thème devenu un classique. L'écriture, tour à tour sèche comme une trique ou gorgée de sève et de feu, est admirablement maîtrisée. " Le Monde des Livres
    PAYS : INCONNU

    RÉGIME : TOTALITAIRE

    ENNEMI PUBLIC N°1 : LA LITTÉRATURE

    NUMÉRO : 1075 / PARTICULARITÉ : ANALPHABÈTE

    Seuls circulent les livres officiels. Le choix n'existe plus. Le " Grand ", à la tête du Service National, a mis au point les " Manifestations À Haut Risque ", lectures publiques qui ont lieu dans les stades afin de rassembler un maximum de consommateurs. Peuvent alors s'y déchaîner les passions des citoyens dociles. Des Agents de sécurité – impérativement analphabètes – sont engagés pour veiller au déroulement du spectacle et maîtriser les débordements qui troublent l'ordre public.

    1075, compétiteur exceptionnel, issu de nulle part et incapable de déchiffrer la moindre lettre, est parfait dans ce rôle. Il devint le meilleur numéro ; riche, craint et respecté. Jusqu'au jour où un molosse – monstre loué pour pallier les défaillances des Agents – le mord. À l'hôpital, où on le dorlote pourtant comme un bébé, sa vision bascule.

    Le Rire du grand blessé est l'histoire féroce, jubilatoire, d'une société qui porte aux nues la Culture du Divertissement.

  • En mai 1941, Annemarie Schwarzenbach embarque à Lisbonne pour Brazzaville, désormais la capitale de la France libre, dans l'espoir de rallier la Résistance. Mais au Congo, la guerre de propagande fait rage entre Vichy et les forces de la libertéAnnemarie, suspectée d'être un agent nazi, n'échappe pas à la censure.

    Les Forces de liberté regroupe des textes écrits par Schwarzenbach durant les neuf mois et demi que dure son voyage en Afrique. Pour la plupart inédits en français, ces reportages, récits et poèmes questionnent le rapport du journalisme à la vérité et donnent à lire la réalité méconnue du continent africain durant la Seconde Guerre. Ils offrent aussi à l'écrivain des moments de grâce, de plénitude, la description de contacts miraculeux avec le fleuve, la jungle ou la brousse.

    Journaliste de génie, écrivain, archéologue, Annemarie Schwarzenbach (1908-1942) fut une femme libre, grande voyageuse. Ses reportages la menèrent sur les routes du monde, d'Istanbul à Persépolis, de l'Europe centrale à New York, de Lisbonne à Brazzaville, de Madrid à Tanger. Les grands lointains l'attiraient irrésistiblement, mais elle ne perdait jamais de vue le dramatique combat du moment en Europe, la lutte contre le nazisme.

  • " Faute de voyages exotiques réguliers, de sports extrêmes ou de travaux immobiliers, rencontrer des hommes nouveaux est en soi une façon d'implanter de la dramaturgie dans son quotidien. Mieux sonder le genre humain, aussi.
    Renouveler les frontières du désir, du plaisir.
    Je pense avoir déjà entendu ça dans une pub pour yaourt. Ou déo. "
    À travers une centaine de très courts textes d'une sincérité vivifiante, Zoé Vintimille dresse le portrait d'une femme libre, qui rencontre, fait l'amour, s'offre et jouit du corps des hommes. Elle raconte le désir qui monte, la douleur du manque, certaines petites hontes et autres souvenirs inavouables. On rit, on s'émeut, on s'excite.
    Zoé Vintimille vit depuis quelques années loin de l'ébullition parisienne. Ces instantanés crus, légers, profonds ou décalés, puisent dans sa propre vie. C'est son premier livre.

  • L'œuvre de Diderot se présente comme un tout paradoxalement inachevé, ouvert et changeant. C'est à cet univers d'une pensée gambadant de préoccupations métaphysiques au commentaire de l'actualité politique, entre romans, dialogues, articles, réfutations, correspondances, que nous introduit Colas Duflo. Le Diderot en mouvement, philosophe autant qu'écrivain, penseur par fictions autant que par concepts, promoteur de la diffusion publique des vérités et expert en jeux avec la censure, revit ici en pleine lumière. Rétive à tout système, sa pensée offre une cohérence subtile. Matérialisme, moi multiple, critique de l'illusion de la liberté : tels sont quelques-uns des points forts qui traversent toute l'œuvre. Comme le lecteur actif auquel s'adresse Diderot, Colas Duflo relie tous les éléments éclatés, de la philosophie à l'anthropologie, de la philosophie politique à la méditation sur la civilisation, et révèle une œuvre d'une rare et saisissante présence, d'une exubérante liberté.

  • IMAGINER L'AVENIR N'EST PLUS UN PASSE-TEMPS ANODIN. C'EST DEVENU UN JEU RISQUÉ.

    « L'Accablement Climatique est devenu un agent mortifère au service de la Décontextualisation Nomade. Il n'y a pas une parcelle de terrain planétaire qui ne porte pas, soit les stigmates géologiques des cataclysmes en cours d'amplification, soit les stigmates psychologiques des populations sinistrées peinant à cohabiter avec le souvenir de leur vie passée. »

    Deux siècles après, nés pour réconcilier le biologique et l'éthique, les Nomades Décontextualisés ont transformé le monde en un lieu où les singularités et les affects n'existent plus. Claire Kraft va le découvrir à ses dépens.

    Quelque part entre Gibson et Koltès, une magnifique dystopie philosophique et politique ancrée dans l'actualité.

  • Point de haine de l'économie là où on nous fait aimer l'argent, à tout prix. Point de haine de l'économie, mais une économie de la haine. Le programme: faire l'économie de la haine. Haïr sans qu'il n'y paraisse. Ainsi s'investit-on dans l'asservissement à l'argent. Sous les données, sous les calculs et sous la spéculation: des crimes, du sang, du vol et des morts, mais assourdis par ce savoir économique et ses prérogatives légales. Car l'argent fait écran: faut-il qu'on délocalise des usines, licencie du personnel, pollue des rivières, contourne le fisc, soutienne des dictatures ou arme des chefs de guerre pour que le prix d'une action monte en Bourse? Cette culture de l'argent nous autorise précisément à faire l'économie de ces questions, sur le mode de l'autocensure. Alain Deneault en tire un à un les fils, pour libérer notre conscience de ce filtre marchand qui codifie le social.

  • Cette image est destinée à un public majeur.

    J'ai plus de 18 ans

    DES BANDES DESSINÉES À HAUT RISQUE...
    DES BANDES DESSINÉES À HAUT RISQUE...
    En ce temps-là, la pornographie était illicite. Produire un livre comme celui que vous avez en mains, c'était risquer à coup sûr une condamnation judiciaire, possiblement la prison. Il fallait dessiner dans l'anonymat, éditer en se cachant, vendre sous le manteau... et lire avec honte !
    Une époque où Popeye n'avait pas le droit de bander... où Hitler ne pouvait être sodomisé... où les amants s'embrassaient mais jamais ne jouissaient... C'était la Prohibition, la IVe République...
    Spécialiste de la censure et historien de la bande dessinée, Bernard Joubert révèle ce que furent les bandes dessinées sexuelles avant que la sexualité n'ait droit de cité dans les bandes dessinées. Des oeuvres hors la loi, traquées par la police ! Souvent drôles et satiriques, ces publications anciennes sont aujourd'hui des objets rares et le présent ouvrage les reproduit dans leur intégralité, en version française.

  • Résumé: Isis, 16 ans, évolue dans une société contrôlée par la censure et la rectitude. Étudiante à l'école de Sauvetage, elle rêve de sauver des vies, mais aussi d'une société plus ouverte, plus créative. Passionnée par les étoiles, elle aimerait tout apprendre du monde qui l'entoure. Sa curiosité ne fait toutefois pas l'affaire des dirigeants, qui la voient comme un élément dangereux pour le maintien de l'ordre établi.

  • Si Le Secret de la petite chambre est écrit en une langue extrêmement raffinée et composé avec une grande habileté, sa haute tenue s'accompagnant d'un style délibérément archaïque, dans La Fille au chapeau rouge, c'est l'observation qui prend le pas sur le style : fioriture et outrance sont écartées au profit d'une description qui se veut sans fard.Ecrits au début des années vingt, interdits par la censure et publiés sous le manteau, ces récits érotiques attribués à deux écrivains majeurs de la littérature japonaise contemporaine, Kafu et Akutagawa, n'ont, singulièrement, pas encore paru au grand jour et sous une forme pleine et entière au Japon.

  • "Pour l'édification des fidèles et pour le bien de leurs âmes, nous leur défendons de jamais lire aucun livre, sous peine de damnation éternelle."
    Voltaire
    « Voltaire est cette icône qui ressurgit régulièrement d'un tombeau vide pour exalter les valeurs de la tolérance et dénoncer les ravages de l'obscurantisme, de la superstition, de la censure. C'est l'homme de l'ironie, usant comme nul autre dans ses pamphlets des procédés d'antiphrase, d'amplification et d'accumulation, pastichant les récits épiques, excellant dans la litote, raillant et ferraillant. »
    Édouard launet

  • Résumé: Six mois après sa rencontre brutale avec le Président, Isis ne sait toujours pas quel sort a été réservé à son mentor, l'érudit Truman. En explorant le refuge de celui-ci, elle trouve le journal dans lequel il a décrit les événements qui ont mené à son arrestation. Une série de révélations lance la jeune fille dans une véritable quête qui l'amènera à découvrir ce que le Maître des archives appelle la «Source de Vérité».

  • La prédiction

    Collectif

    Une nouvelle voix de la littérature érotique, censurée par InstagramAlma, trentenaire tout juste remise d'une rupture douloureuse, se livre à travers 10 histoires érotiques.
    Alma est libre. Alma danse et boit. Alma aime et jouit. Alma joue avec les hommes et s'amuse à devenir leur jouet. Libérée, curieuse, elle en a fait une quête. Elle veut tout connaître de son corps et de celui des autres.
    La Prédiction, projet artistique éclos sur Instagram, puis censuré à de nombreuses reprises, tourne une nouvelle page de la littérature érotique. Une littérature incarnée, actuelle, celle d'une jeune femme qui assume pleinement sa sexualité, avec ou sans sentiments, de façon jouissive et sans pudeur.

  • Il y a des images propres à représenter la honte et, à côté, des images éhontées, enfin des images qui éprouvent, en leurs plis, la honte. Dira-t-on que notre culture se plaît à jouer avec l'impudeur, l'opprobre, l'abjection? Cherche-t-elle à les piéger ou à les exalter? Que signifie la tentation du snuff movie: ces films «interdits» qui veulent capter le travail du trépas sur les visages ou dans les postures ultimes, et ainsi porter atteinte à ce qui est au plus profond de l'être, à l'identitaire?Aux multiples domaines de l'art s'appliquent les diverses interrogations propres aux sciences humaines: histoire des mentalités, esthétique, psychanalyse.

  • L'histoire, hélas, est typique: un huissier sonne à votre porte; la gifle vous est assenée par personne interposée. Des intérêts privés vous réclament des milliers, voire des millions de dollars, en général sous prétexte de diffamation. Votre crime est d'avoir parlé, dénoncé, agi sur la place publique. Vous voilà victime d'une «poursuite stratégique contre la mobilisation publique», communément appelée SLAPP (Strategic Lawsuit Against Public Participation).

    Premier essai à décortiquer cette grave menace pour la liberté d'expression et la démocratie, ce guide de survie anti-SLAPP, nous initie à ce concept pernicieux, symptomatique d'une justice profondément inéquitable. Phénomène contemporain d'intimidation judiciaire, la SLAPP désigne un recours abusif aux tribunaux afin de faire taire les oppositions sociales et politiques par des poursuites aux montants faramineux.

  • Un fils accro à la drogue et prêt à toutes les bêtises pour s'en procurer. Un père écrivain, dans le collimateur de la censure de son pays, le Viêt Nam. Une seule solution : le père emmène le fils sur une île loin des sirènes de la ville, pour (re)découvrir les valeurs essentielles de l'existence.

  • « La Bible, c'est la parole de Dieu », « La Bible des chrétiens, c'est l'Évangile », « La Bible est un ensemble de livres disparates », « À Quoumrân, on a retrouvé les manuscrits originaux de la Bible », « La Bible a été censurée par
    l'Église », « La Bible dit tout et son contraire », « Lire la Bible, volontiers ! mais par où commencer ? » ...
    Premier livre imprimé, premier livre vendu dans le monde, cadeau par excellence à tous les premiers communiants, la Bible est Le Livre. Mêlant l'érudition et une approche très accessible, Roland Meynet s'attache ici à nous faire découvrir ce livre auquel il est si fréquemment fait référence et dont nous ne connaissons bien souvent que peu de choses.

  • Emy, Titi, Ted et Blaise forment la bande des Oizofilos. Ces drôles de volatiles aux nez en forme de carotte se posent quotidiennement une foule de questions: «Se tromper, c'est grave ou non?» «C'est quoi, le respect?» «Le sens des mots peut-il nous mélanger?» Pause philo regroupe 10 histoires parues dans le magazine Les Explorateurs entre novembre 2018 et avril 2020. Entre chaque planche, une double page permet d'approfondir la réflexion, seul ou en groupe.

  • Disponible en papier et numérique
    Raisons de ce livre...
    Le 6 décembre 2006, à l'occasion de la Saint Nicolas, j'avais présenté aux citoyennes et citoyens d'en France, et naturellement aux candidats à l'Elysée, un album de réflexions politiques en musique, principalement sous la forme de la parodie de chansons, le CD SARKOZY Selon Ternoise. Cet album de 14 titres est devenu un collector (http://www.cdsarkozy.com) : nos vaillants médias si prompts à dénoncer la censure en Chine n'ont pas jugé nécessaire d'accorder la moindre attention à ces chansonnettes, peut-être par souci de ne pas les retrouver dans la bouche des électrices et électeurs. Je n'ai pas encore noté le terme censure !
    J'ai même hésité au sujet du titre... Facile de crier à la censure ! Je précise rester persuadé qu'aucun décret secret ne fut pris pour interdire aux journalistes d'honorer leur métier au sujet de cette production indépendante et lotoise.
    Puis j'ai relu l'article les médias et la censure du 22 juin 2005, de l'Observatoire français des médias : « la forme la plus courante de censure est l'autocensure par laquelle les journalistes décident eux-mêmes de ne pas couvrir certains sujets qui seront vus d'un mauvais oeil par des supérieurs... » (http://www.censures.info)
    Je me souviens aussi de Daniel Carton dans « bien entendu... c'est off » : "la presse est aujourd'hui en France moralement sinistrée, mais comme ils me disent tous « il faut bien bouffer »".
    Pourtant, peut-être, qu'en 2012, quelque chose a changé : Internet est vraiment devenu un média...
    Affaire Bécassine et Le Monde
    Le CD étant toujours en vente libre (nous sommes un pays démocratique très attaché à la liberté d'opinion !...), j'ai décidé de raconter... Attention... et c'est justement le plus intéressant : le CD SARKOZY ne constituait pas une charge outrancière contre Nicolas Sarkozy, il contenait même la chanson Ségolène, parodie de Bécassine de notre Chantal Goya nationale, un texte écrit en juin 2006, enregistrée par Frédérique Zoltane, dans l'album largement diffusé aux médias...
    Pourtant Dominique Dhombres continue à être considéré, avec sa chronique dans Le Monde du 19 janvier 2007, où il affublait la candidate socialiste du surnom de la servante bretonne de Madame de Grandair, comme le créateur de ce précieux rapprochement !... Au-delà de mes sites Internet, le quotidien Metro l'avait pourtant signalé en octobre 2006...
    Contexte politique 2006
    Dès juin 2006, je voyais en François Bayrou le seul candidat capable de battre Nicolas Sarkozy. Tandis que la voix officielle du Monde, Jean-Marie Colombani, tenta, jusqu'à la veille du premier tour, de réduire le débat à un duel Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal. Quant au Nouvel Observateur, il virait carrément au Nouvel Obségolateur. Traumatisés par leur rôle dans le 21 avril 2002, (comme le "Ni Chirac ni Jospin" proposé à son lectorat par Jean-François Kahn) les médias ont occulté la possibilité centriste.
    Même dans le domaine culturel, quand on touche à la politique, vaut mieux ne pas avoir raison avant les autres ! Ils ne vous le pardonnent pas... Mais l'Histoire... Le CD Sarkozy fut une victime collatérale... Une censure banale... Jugée nécessaire... explications...
    A l'aube d'une nouvelle présidentielle, il semble indispensable d'essayer d'éviter un remake...
    Stéphane Ternoise

  • LIBERTÉ D'EXPRESSION

    Alain Habib

    Que devons-nous comprendre par cette idée si familière de liberté d'expression qui ne s'use, comme le dit un hebdomadaire satirique bien connu, que si l'on ne s'en sert pas ? Existe-t-il un principe qui permettrait de la définir ? La réponse n'est pas aisée parce que la liberté d'expression ne peut évidemment par être le droit de tout dire. Car la liberté de s'exprimer des uns entre parfois (souvent ?) en conflit avec des droits contraires des autres. Comment dès lors définir de manière générale la limite entre ce qu'il est permis et ce qu'il est interdit d'exprimer ? L'auteur, sans répondre à la question des limites, donne néanmoins une réponse (sa réponse) à cette autre question : en quoi consiste au juste la liberté d'expression ?

  • Pensées essentielles

    Valentin Daguisy

    Les "Pensées essentielles" sont un manuel de sagesse à l'attention des humains cheminant à travers les brumes incertaines de ces temps de révélation.

    Recueil de textes radicaux et éclectiques en vers et en prose, il traite des aspects essentiels de la vie et des obstacles à son épanouissement, dans la société moribonde du spectacle contemporain. Les "Pensées" sont la cristallisation en français de fulgurances d'esprit reçues entre avril et septembre 2020 ; elles exploitent les concepts et les visions les plus pures, des traditions spirituelles et intellectuelles les plus variées, pour en faire le plus beau et le plus audacieux des bouquets d'inspiration. LXI Dans la nuit la plus totale, la plus modeste des lumières, paraît être un soleil. Dans les ténèbres crépusculaires du monde ancien en décomposition, ces 323 pensées se veulent humbles flammes de bougie, relais de prise de conscience et d'espoir, pour le grand réveil des hommes qui s'annonce, avec la renaissance prochaine de la Terre.

  • La revue Spirale propose un numéro printanier sur l'appropriation culturelle où les collaboratrices et les collaborateurs réfléchissent sur ce que signifie le fait de parler en lieu et place d'autrui. Le dossier, présenté par Eftihia Mihelakis, explore plusieurs thèmes et enjeux : les cultures autochtones, le rapport à la censure, les sans-papiers en France, les droits d'auteur, le racisme anti-Noirs et bien plus. Il comporte entre autres un entretien avec Barbara Métais-Chastanier, un dialogue entre Nathalie Batraville et Rachel Zellars et des essais de Catherine Mavrikakis et de Mélikah Abdelmoumen. Lisez également une lettre de Sophie Létourneau, une deuxième chronique sur la critique par Catherine Voyer-Léger, un portfolio de Maryse Goudreau présenté par Claire Moeder, des recensions critiques par Kevin Lambert, Laurence Pé, Rebecca Leclerc, Martin Hervé, Luba Markovskaia, Pierre Popovic, Simon Lévesque, Yan Hamel, Clément Willer et Caroline Hogue, puis en théâtre, les critiques de Gilbert David et de François Jardon-Gomez.

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