• Votre santé vous appartient !" Et si vous deveniez votre propre médecin ? Imaginez : 24 heures sur 24, un docteur personnel serait à votre disposition, veillerait sur votre santé et interviendrait sans délai !
    Cet expert, ce sera vous. Avec ce livre, vous saurez maîtriser les situations en entrant de plain-pied dans le champ sécurisant de la médecine préventive personnelle.
    Ce qui vous fait du bien ou du mal, vous serez capable de le déterminer. Vous connaîtrez les aliments protecteurs et ceux qui nuisent, les gestes sains à adopter et les comportements à éviter. Le poids, le stress, le sommeil, l'hygiène protégeant des infections... vous apprendrez à les gérer. Au moindre problème relatif à la sexualité, la solution surgira, simple et évidente. Votre cerveau, grâce à mes conseils, sera entretenu tel une Formule 1 tandis que mes programmes d'activité physique freineront le vieillissement et vous rendront heureux longtemps.
    Une chose est sûre : après avoir lu
    On n'est jamais mieux soigné que par soi-même, quelque chose en vous aura été bouleversé ! "

  • À près de soixante-dix ans, Arthur est impuissant et redoute de perdre sa jeune épouse Helen, qui boit comme un trou et le trompe sans scrupules. Eric, lui, a quitté le Mississippi avec son
    pit-bull pour fuir "l'usine à lapins" de son père et trouver du travail dans une animalerie. C'est là qu'il rencontre Arthur, qui compte acheter un chat pour distraire Helen. Mais depuis quand un chat fait-il des miracles ? Arthur désespère, alors qu'autour d'eux gravite une galerie de losers hauts en couleur et poursuivis par la poisse, voire par les flics, et qui se démènent pour survivre dans un Sud profond aussi crasseux que baroque. Finalement, une collision accidentelle va provoquer un bain de sang.

  • Retrouvez la saga des Clifton de Jeffrey Archer, " un conteur de la trempe d'Alexandre Dumas " selon The New York Times Octobre 1964. Lors de son voyage inaugural à travers l'Atlantique, le Buckingham, premier paquebot de la compagnie maritime Barrington, est la cible de l'IRA. L'attentat a-t-il fait des victimes ? Emma Clifton, à la tête de la compagnie, doit faire face aux conséquences de la bombe. Désormais président de la section britannique de l'organisation littéraire PEN, son mari, Harry, se lance dans une campagne pour la défense de l'écrivain russe Anatoly Babakov, emprisonné en Sibérie. Harry est déterminé à le faire libérer, au point de mettre sa vie en danger. Giles Barrington, récemment nommé ministre de la couronne, est résolu à accéder aux plus hautes fonctions, mais ses espérances s'effondrent lorsqu'un voyage officiel à Berlin tourne à la catastrophe. Une fois de plus, sa carrière est menacée par son ennemi de toujours, Alex Fisher. Lequel des deux gagnera les prochaines élections ?

  • L'été 80

    Marguerite Duras

    « Au début de l'été, Serge July m'a demandé si j'envisageais dans les choses possibles d'écrire pour Libération une chronique régulière. J'ai hésité, la perspective d'une chronique régulière m'effrayait un peu et puis je me suis dit que je pouvais toujours essayer. Nous nous sommes rencontrés. Il m'a dit que ce qu'il souhaitait, c'était une chronique qui ne traiterait pas de l'actualité politique ou autre, mais d'une sorte d'actualité parallèle à celle-ci, d'événements qui m'auraient intéressée et qui n'auraient pas forcément été retenus par l'information d'usage. Ce qu'il voulait, c'était : pendant un an chaque jour, peu importait la longueur, mais chaque jour. J'ai dit : un an c'est impossible, mais trois mois, oui. Il m'a dit : pourquoi trois mois ? J'ai dit : trois mois, la durée de l'été. Il m'a dit : d'accord, trois mois, mais alors tous les jours. Je n'avais rien à faire cet été-ci et j'ai failli flancher, et puis non, j'ai eu peur, toujours cette même panique de ne pas disposer de mes journées tout entières ouvertes sur rien. J'ai dit : non, une fois par semaine, et l'actualité que je voulais. Il a été d'accord. Les trois mois ont été couverts à part les deux semaines de fin juin et début juillet. Aujourd'hui, ce mercredi 17 septembre, je donne les textes de L'Été 80 aux Éditions de Minuit. C'est de cela que je voulais parler ici, de cette décision-là, de publier ces textes en livre. J'ai hésité à passer à ce stade de la publication de ces textes en livre, c'était difficile de résister à l'attrait de leur perte, de ne pas les laisser là où ils étaient édités, sur du papier d'un jour, éparpillés dans des numéros de journaux voués à être jetés. Et puis j'ai décidé que non, que de les laisser dans cet état de textes introuvables aurait accusé davantage encore - mais alors avec une ostentation douteuse - le caractère même de L'Été 80, à savoir, m'a-t-il semblé, celui d'un égarement dans le réel. Je me suis dit que ça suffisait comme ça avec mes films en loques, dispersés, sans contrat, perdus, que ce n'était pas la peine de faire carrière de négligence à ce point-là.
    Il fallait un jour entier pour entrer dans l'actualité des faits, c'était le jour le plus dur, au point souvent d'abandonner. Il fallait un deuxième jour pour oublier, me sortir de l'obscurité de ces faits, de leur promiscuité, retrouver l'air autour. Un troisième jour pour effacer ce qui avait été écrit, écrire. » M. D.

  • À l'époque où, dans la partie occidentale de l'Empire romain, régnait Honorius, des Barbares s'emparèrent de son territoire. Qui étaient-ils ? Comment s'y prirent-ils ? C'est ce que je vais dire. (I, 2, 1)

  • J'ai réuni dans ce livre des articles que, pendant quarante ans, j'ai donnés au Nouvel Observateur. Une actualité littéraire fantasque les a souvent inspirés, les figures imposées du journal en ont toujours dicté la forme : c'est une brocante ou le hasard semble avoir plus ´r dire que la nécessité.
    Et pourtant, cette promenade buissonnicre ´r travers les livres dessine peu ´r peu un itinéraire familier. On retrouvera ici les aveux du roman, les mots des femmes, l'ombre portée de la Révolution sur les passions françaises, et un tableau de la France et des Français ou l'on voit une diversité obstinée tenir tete ´r la souveraine unité de la nation.
    Ces rencontres d'occasion avec les uvres et les figures du passé me renvoient donc ´r mes go"uts et ´r mes attaches. Je n'ai pas de peine ´r reconnaître en elles des voix amicales et des présences consolantes. Mais j'y vois aussi surgir l'événement intempestif, la rencontre inattendue, la surprise des sentiments. La littérature et l'histoire, sur la chaîne usée des destinées humaines, n'ont jamais fini de broder les motifs inépuisables de la complexité. Telle est la cause des livres.
    Mona Ozouf.

  • Si vos tripes se nouent au seul mot d'araignée, si vous hésitez entre indifférence, répulsion et attirance, si vous êtes mortifié(e) d'avoir peur, alors acceptez de regarder en face un animal dérangeant, peu communicant, il est vrai, mais sujet exceptionnel pour la recherche scientifique et l'inspiration artistique. Comptines, fables, peintures, ballets, bijoux lui doivent nombre d'oeuvres. Essayez seulement de trouver une chanson enfantine sur le cloporte... Quand on enlève le grappin des pattes, il ne reste pas grand-chose, juste un corps pas plus gros que celui d'une grosse mouche, dodu, habillé de velours comme un ourson. Mais les pattes, qui lui permettent de foncer plus vite qu'un rat, donnent à la bestiole une dégaine aussi admirable que terrifiante. Donc, la phobie des araignées tiendrait à l'organisation de la bête plutôt qu'à la peur de la morsure : sa tournure elle-même trouble et fait peine à voir. Allons, du courage ! Elle ne tue que ce qu'elle peut manger, certainement pas vous, ce qui vous laisse le temps de lire l'hommage que j'ai voulu rendre à une bête singulière.

  • Pas tous des anges, certes. Mais tous des hommes habités par la fureur de vivre, le dédain des normes, la passion du risque. Héros de l'action clandestine: révolutionnaires d'Irlande et combattants de la Résistance. Vainqueurs du désert et trafiquants d'armes. Inspirateurs de coups d'Etat et princes de la pègre, gardiens des fumeries d'opium de Hambourg. Aviateurs excentriques semant la panique au carnaval de Casablanca. Cosaques exterminateurs et bourreaux des sables rejetés par la vie dans un restaurant parisien. Pénitents noirs en cagoule dans un bordel de Guatemala Ciudad. De Vladivostock (qui veut ignorer la mort du régime tzariste) à Londres bombardé par les V-1 et les V-2, de la cour du Négus aux caves de Hambourg en passant par le désert des Danakils, c'est une plongée prodigieuse dans les coulisses des reportages et aventures de Kessel.

    Témoin parmi les hommes s'il en fut, Joseph Kessel (1898-1979) a traversé le XXe siècle - dont il a beaucoup connu - au pas de charge. Curieux de tout ce qui touche à l'humain, il en a exploré bien des facettes dont ses romans (l'Equipage, Belle de jour, Le Lion, pour ne citer que les plus connus) autant que ses reportages nous ont donné des photographies inoubliables. Elles ont valu à ce combattant des deux guerres mondiales (il fut, avec son neveu Maurice Druon, l'auteur du ""Chant des partisans"") une notoriété internationale. Elu à l'Académie française en 1962, il a laissé une OEuvre abondante mais d'autant plus précieuse qu'il voulait que la littérature fut une fête à laquelle tout le monde était invité.

  • 11/12/1960, 5/10/1988, 22/02/2019. Trois manifestations drainant toute une population dans les rues ; des observateurs médusés par l'unité d'un peuple que l'on disait résigné. Le procédé est le même, une réappropriation de l'espace public par la population. Les revendications, voisines : l'affranchissement, la liberté, la vie. L'adversaire, immuable : l'ordre colonial, qu'il soit le fait d'une puissance étrangère ou celui d'une caste locale. Ces dynamiques successives d'union et de fragmentation ont jalonné l'histoire de l'Algérie et ont façonné ce pays. Ce sont ces permanences qu'analyse l'auteur, depuis les débuts de la résistance populaire contre les forces ottomanes puis françaises jusqu'aux récents prémices qui ont donné naissance au hirak - le mouvement populaire - de 2019.

    Originaire de la wilaya de Sidi Bel-Abbès, né dans le sud de la France en 1973, Mohamed Sadoun est actuellement haut-fonctionnaire et magistrat après une première carrière dans l'enseignement. Il s'intéresse aux questions de justice et à l'histoire du bassin méditerranéen et plus particulièrement de l'Algérie. Des confréries soufies à l'Islam de France est paru chez Hermann en 2016. Il collabore également à la revue Folle Histoire et à Jeune Afrique.

  • Si un poète écrit sur une catastrophe à la veille d'un événement désastreux, ce n'est pas un hasard. Si le récit d'une catastrophe débute immanquablement par la veille, ce n'est pas un hasard.
    Chronique tenue du 10 mars au 30 avril 2011, sur la superposition des images, la mémoire des villes, le hasard, la temporalité de la description et les noms propres qui surgissent, fantomatiques, lors d'une catastrophe.

  • Dans l'hebdo Le 1, « Le mot de... » Robert Solé est lecture incontournable. Et ils sont nombreux, ses mots ! Rassemblés ici - d'asile à zoologie, de boulette à valse, de courbe à palmes -, l'écrivain pose son regard sur ce qui nous entoure et nous en propose sa lecture, jouant avec les mots, les images et les concepts. Souvent drôle, toujours juste, Robert Solé nous réjouit, nous alerte et nous donne à penser.

    Robert Solé, né au Caire où il a vécu jusqu'à l'âge de 17 ans, s'est installé en France en 1964. L'ancien journaliste au Monde a consacré de nombreux livres à son pays et sa ville d'origine. Il est notamment l'auteur d'un Dictionnaire amoureux de l'Égypte (Plon, 2001) et d'une biographie de Sadate (Perrin, 2013). Son dernier roman, Hôtel Mahrajane, a paru au Seuil en 2015.

  • Aux premiers siècles du christianisme, les païens restaient aux yeux des chrétiens les maîtres des formes traditionnelles de l'historiographie. Ainsi, il n'y eut aucune tentative sérieuse de christianiser Thucydide ou Tacite, qu'on étudiait pourtant encore avec soin. Il fallait donc soit inventer de nouvelles formes, comme l'histoire de l'Église, soit se cantonner à des genres déjà connus, comme la chronographie, en y ajoutant toutefois un message : c'est ce dernier chemin qu'emprunta Eusèbe de Césarée (env. 260-339/340) dans sa Chronique. Dans cette oeuvre en deux livres, la chronologie devient philosophie de l'histoire. Tout antiquisant a un jour ou l'autre affaire à cette oeuvre labyrinthique, qui va d'Abraham jusqu'à l'époque romaine et couvre tous les peuples connus, des Chaldéens aux Assyriens, Mèdes, Lydiens, Perses, Hébreux, Égyptiens, Grecs et Romains. Ainsi, la Chronique est une référence indispensable pour le spécialiste d'histoire du christianisme, pour le chercheur en historiographie (Eusèbe étant une mine de fragments d'historiens perdus), mais aussi pour l'assyriologue, l'helléniste, le romaniste ou tout spécialiste d'autres secteurs, cherchant à dater tel ou tel épisode. L'original grec est perdu, mais on en conserve une version arménienne, qui remonte au Ve ou au VIe siècle. Le présent volume fournit la première traduction française de la première partie de la Chronique.

  • Croatan, c'est cette île légendaire où les pirates prétendaient aller, l'endroit où l'on disparaît. De nombreux capitaines de marines royales, croyant les débusquer, se seraient ainsi retrouvés dans des baraquements vides, devant un écriteau « Gone to Croatan ». Il ne fallait pas chercher l'endroit sur une carte, mais comprendre plutôt qu'on ne les retrouverait pas. Michel Vézina a fait de Croatan sa destination préférée et il en a souvent parlé à demi-mot comme d'un vieux secret. Ce livre nous fait enfin visiter les lieux.

    L'auteur a été chroniqueur pendant quinze ans. Ses textes mêlaient commentaire politique, critique littéraire, récit de vie, coups de gueule. Aujourd'hui, Vézina se permet de ne plus jouer le jeu médiatique, il prend le temps, remplace les chroniques par le carnet, en format livre plutôt qu'en blogue. Et c'est tout son rapport à la culture, à la société, qui change. Car partir pour Croatan, ce n'est pas que fuir, c'est résister, espérer. Les textes qui composent ce livre sont ainsi plus libres, à la fois plus éclatés et plus exigeants. Ils recherchent beauté et humanité en dehors des normes; ils racontent, avec ce mélange d'amour et de colère, la vie au fond des bois et la démarche d'écriture comme des voyages en diagonale.

    Une lecture pour poètes-écolos wanna be pirates.

  • Ceci n'est pas un paradis se situe aux frontières du récit de voyage, de la nouvelle et de la chronique intimiste. Ces récits qui mêlent cultures et territoires s'enracinent dans ce qu'il y a de plus touchant en l'humain : la générosité, la force et le courage. Se dessine également en arrière-plan l'image d'une
    Égypte en mouvement.

  • De si jolies petites plages est un récit-reportage écrit sur les premières vagues de boat-people haïtiens, qui ont atterri sur les côtes de Floride. Récits, témoignage, entretiens... On y voit l'engagement et le flair d'un écrivain respectueux de la réalité et des gens, qui documente sur le terrain pour découvrir le vrai visage de ces migrants nus, qui ont tout abandonné pour un autre destin. L'auteur Jean-Claude Charles nous dit que «De si jolies petites plages peut être lu comme un roman, parfois comme de la poésie, il y a du théâtre aussi...» Jean-Claude Charles a investigué sur le sujet de mars 1980 à août 1982. Sur une tonalité blues, qui fait la marque de cet écrivain, cette enquête rebelle, brutale, saccadée, épouse les aspérités d'une réalité qui dure. Grâce à l'analyse pertinente de Jean-Claude Charles, on comprend que les Haïtiens sont «les seuls boat-people du monde à se réfugier dans les bras des responsables directs de leur malheur» ! Les gardes états-uniens les prennent pour des enfants fautifs qu'il faut encadrer et punir au besoin. Les camps ne se trouvent pas tous aux États-Unis, certains Haïtiens échouent aux Bahamas, à Fox Hill, où la prison centrale de Nassau les attend. Les plus chanceux finiront dans le bush, au sud de New-Providence, un bidonville à l'image de la Saline de Port-au-Prince. La même misère, mais... ailleurs. Mais c'est encore pire pour ceux qui atterrissent à Porto Rico et découvrent le célèbre Fort-Allen: «Bienvenidos. Centro de Educación y Trabajo». De la peur à la révolte, c'est le désir d'évasion à n'importe quel prix qui domine. Les Haïtiens n'en finissent pas de fuir, peu importe la destination finale, même l'enfer... Et l'enfer est toujours au rendez-vous. Un livre combien actuel qui fait comprendre la situation des migrants d'aujourd'hui.

  • Le procès du Maréchal Pétain se déroula du 23 juillet au 15 août 1945 : il avait 89 ans.
    En 1945, Léon Werth fut l'envoyé spécial de la revue Résistance (journal créé à Paris à la fin de l'année 1942) pour couvrir ce procès, aux côtés de journalistes tels que Joseph Kessel, Jean Schlumberger, Jules Roy, etc.
    « Ces chroniques, que [Werth] rédige pour le quotidien Résistance, sont par la férocité de son ironie d'un talent implacable. Ce témoignage est à lire absolument. » Le Canard enchaîné

  • « Or çà, mes hôpitaux de ces dernières années, adieu ! Sinon au revoir ; alors, salut ! En tout cas ; j'ai vécu calme et laborieux chez vous. »Ruiné depuis la mort de sa mère, souffrant de nombreux maux (ulcères, syphilis...), Paul Verlaine (1844-1896) vit ses dix dernières années entre l'hôtel et l'hôpital. Il y multiplie les séjours, commence par Tenon, finit par Bichat, fréquente entre-temps Cochin, l'asile de Vincennes, Saint-Antoine, Saint-Louis, préfère Broussais. Dans ses chroniques de la vie hospitalière, le poète se mue en prosateur d'un quotidien rugueux.

  • Ce livre est d'abord la chronique d'une campagne, celle de Jack Lang pour être élu député des Vosges en 2012, qui s'est soldée par un échec. L'auteur décrit avec mordant l'ambiance d'une campagne électorale, ses coups durs, ses coups bas, ses réussites et ses joies. Il s'agit aussi d'analyser la vie politique actuelle, la force des médias qui figent une image, les éléments de langage, les modes, les comportements formatés. L'auteur déplore le manque de légèreté, d'humour, de plaisir, en politique. Ce livre se lit d'une traite, on connaît déjà la fin de l'histoire, pourtant on ne sait pas le reposer avant d'avoir lu la dernière page. Parce qu'il est une véritable bouffée d'air, écrit comme un polar populaire, dans ce qu'on fait et dit de la politique aujourd'hui.

  • J'étais « imbibée » de littérature haïtienne quand je suis arrivée sur l'île la première fois. À Port-au-Prince, j'ai comme tout « re-connu ». Au gré des séjours, entre 2007 et 2014, j'ai observé, appris, senti, vécu des choses an pil (beaucoup) et qui se sont empilées. J'écris ici en passeuse impliquée pour ceux qui n'imaginent pas les richesses de cette ville, et peut-être aussi pour ce que nous (Occidentaux, pour résumer) avons oublié en terme d'humanité. J'écris pour saluer le courage, la dignité et cet art de s'élever au-dessus du bourbier quotidien en ayant recours à une pléiade de petits et grands dieux dont celui de la création me touche le plus directement. Ce livre associe des scènes données, des rencontres, des parcours. Je regarde Port-au-Prince, et parmi les fenêtres qui se sont ouvertes à moi: la quête de repères dans une ville meurtrie par le séisme; un passage saisissant au « club des jeunes du monde » de Carrefour via Gary Victor; un échange sur la condition homosexuelle dans la capitale avec le vidéaste Maksaens Denis; un portrait de la grande dame de la danse haïtienne, Viviane Gauthier,97 ans; une visite chez l'homme-cri, Frankétienne; des conversations avec les sculpteurs de la grand-rue; une incursion dans le monde paysan à travers les yeux de Yanick Lahens et Emmelie Prophète; le tour de la chambre de travail de Makenzy Orcel et des ateliers d'écriture de Lyonel Trouillot; la poésie chantée, de Georges Castera à James Noël; le théâtre courant les rues; les heures passées autour des tables où l'on refait le monde, un oeil sur les cafés-bordels où tant d'écrivains ont trouvé leurs muses... Chérir Port-au-Prince, avec un appel constant à lire les auteurs haïtiens, s'inscrit dans la vision d'un monde qui se mondialise aussi par la circulation des imaginaires: quel que soit le lieu, je m'attache à éclairer les visages et les enjeux de la création dans un paysage où la beauté a comme partout droit de cité.

  • Hommage d'un fils à son père, La force de marcher raconte la vie de Tobasonakwut, chef Anishinaabe de la nation Ojibwé. Survivant des pensionnats autochtones, grand chef et défenseur des droits civiques, il a mené, malgré le cancer qui le rongeait, une entreprise de réconciliation qui demeure l'un de ses plus importants legs. Ce récit témoigne du combat et des chemins de résistance des Premières Nations du Canada.

  • Soigner est une variation du verbe aimer. Il faut aimer nos patients. On espère d'un chirurgien qu'il opère bien. Jusqu'à ce qu'un robot le remplace. Du psychiatre, on attend savoir et écoute. Une machine peut prescrire des pilules mieux que lui, mais ne peut aimer mieux que lui. La médecine exige techniques et connaissances, mais cela ne suffit pas, particulièrement en psychiatrie, où la relation est le coeur et le noeud. Nous sommes encore des humains.

  • En l'an1204 de notre ère, les croisés de la quatrième croisade s'emparent de Constantinople, la capitale de ce qui était alors l'empire byzantin. On est en plein Moyen Âge et Constantinople est la ville la plus importante et la plus célèbre d'Europe, par son étendue, sa population, ses richesses, ses monuments et ses églises. Les Latins y établissent un état qui durera cinquante sept ans. Une partie de la population grecque de la ville se réfugie après la conquête en Asie Mineure, où elle crée un état de Grecs réfugiés, qu'on appelle l'empire de Nicée, du nom de sa capitale Nicée, aujourd'hui Iznik. Après des débuts difficiles, ce nouvel état va prospérer et devenir une puissance notable. Il mènera une existence indépendante jusqu'à la reconquête de Constantinople par les Grecs, en l'an 1261, date à laquelle Constantinople redevient la capitale de l'empire byzantin reconstitué.
    Georges Acropolitès est l'historien de l'empire de Nicée. Il décrit avec précision les nombreuses guerres que cet empire eut à soutenir contre les Latins, les Turcs, les Bulgares et aussi un état grec concurrent, le despotat d'Epire, qui se forme après la chute de Constantinople, en même temps que l'empire de Nicée. Il est le témoin oculaire d'une grande partie des événements qu'il décrit avec lucidité et simplicité. C'est la meilleure source que nous possédions pour l'histoire de l'Asie Mineure et des Balkans pour une grande partie du XIIIe siècle.
    Aujourd'hui Byzance a disparu, Constantinople est devenue Istanbul et les territoires jadis occupés par l'empire de Nicée se trouvent à l'ouest de la Turquie actuelle ou encore dans les Balkans. Comme d'autres empires, par exemple celui des Hittites, l'empire de Nicée a disparu sans laisser de traces, sinon archéologiques, ainsi que le présent témoignage du passé que nous lègue dans sa chronique Georges Acropolitès.

  • Si vous venez de prendre ce livre dans vos mains, c'est que vous êtes curieux. Bonne nouvelle : c'est une des qualités essentielles pour devenir chroniqueur !

    La chronique est une discipline très en vogue, qui n'avait encore jamais eu son manuel... jusqu'à aujourd'hui ! Après avoir disséqué les ficelles humoristiques dans son précédent ouvrage Écrire un one-man-show et monter sur scène, Christine Berrou étudie cette fois tous les rouages de la chronique : comment transmettre vos idées et utiliser au mieux le média choisi, trouver votre personnage et vous démarquer ?

    Égrené de nombreux conseils de professionnels, cet ouvrage vous guidera autant sur le fond que sur la forme et vous aidera à commencer cette merveilleuse aventure qu'est le métier de chroniqueur.

  • La principauté de Morée ou d'Achaïe (1205-1430) a été le plus durable des États latins fondés à la suite de la quatrième croisade et de la prise de Constantinople par les croisés. La version grecque de la Chronique de Morée, dont il existe trois autres versions (en français, en italien et en aragonais) sensiblement différentes les unes des autres, raconte avec nostalgie les principaux événements de la période la plus glorieuse de cette domination française sur le Péloponnèse, celle de la conquête et du règne des Villehardouin. Cette chronique, écrite au XIVe siècle en langue vulgaire et en vers de quinze syllabes faits pour être récités, est aussi l'une des premières oeuvres d'une littérature grecque moderne qui commence à se faire jour à côté de la littérature byzantine écrite en langue savante.

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