• Compagnon de route de Charlie Chaplin, Mack Sennett, Fatty Arbuckle, Harold Lloyd ou des Marx Brothers, Buster Keaton commence sa carrie

  • Cette image est destinée à un public majeur.

    J'ai plus de 18 ans

    SM le maudit

    Christophe Bier

    Une bande dessinée d'auteur bouleversante de vice et d'originalité
    Berlin, 1930. La République de Weimar vit ses derniers moments de décadence. Siegfried Mann se travestit dans un cabaret érotique. La tenancière, une naine à monocle, lui voue un amour exclusif. Mais le jeune garçon rêve de gloire et de cinéma. Un casting providentiel le propulse dans les griffes de Hilda von Kroft, autoritaire patronne de la Femdom Produktion. Elle fait du naïf acteur la nouvelle égérie d'un genre très spécial. Siegfried devient la star souffrante de romances sadomasochistes dans lesquelles aucun supplice n'est truqué. Sous la férule des femmes, il hurle avec conviction et vérifie la justesse de cet adage : l'art est une discipline. Cravaché, humilié, torturé, peut-il encore espérer un registre moins éprouvant ?
    Un choc visuel. Une bande dessinée d'auteur bouleversante de vice et d'originalité, servie par le trait étonnant d'Yxes et la perversion de Christophe Bier. Mieux qu'une contribution à l'univers sadomasochiste, SM le Maudit marque une révolution dans un genre qui donne rarement la suprématie aux femmes et s'offre au passage le luxe d'un hommage au courant artistique de la Nouvelle Objectivité et au cinéma des années 1930 (Marlene Dietrich, Fritz Lang, Tod Browning).

  • Récit de la déchéance d'une star du cinéma muet, fragments d'une confession de la "plus sublime des flappers" (une flapper étant une "garçonne un peu provocatrice des années 1920"), Louise Brooks... Mais récit inventé, dont le départ est un projet de conférence sur Louise Brooks : la vie de l'actrice, les sentiments qu'elle inspire à l'auteur, la fascination et même l'emprise qu'elle exerce sur lui, à tel point qu'il la considère comme la figure la plus accomplie du nihilisme érotique. A travers son égérie, R. Jaccard "se raconte", dans un style élégant, léger, mais toujours teinté d'un soupçon de distance au monde et à soi-même.

  • Zigoto, Beaucitron, Picratt, Calouchon, Dudule... Autant de sobriquets inconnus du grand public, malgré leurs cocasses et alléchantes connotations. C'est qu'ils dissimulent nombre de comédiens américains de talent qui ont considérablement diverti nos parents et grands-parents, mais qui sont restés souvent dans l'ombre des Charlie Chaplin, Buster Keaton et autres Harold Lloyd. Il y a là une injustice notoire que Jean-Jacques Couderc s'est donné pour tâche de réparer. Consacré à ces comiques oubliés ou peu connus du cinéma muet américain, ce livre retrace tout d'abord leurs vies agitées et souvent trop courtes d'étoiles mélancoliquement filantes au firmament du burlesque. Pour chacun d'eux, il fallait impérativement sauver de l'oubli quelques séquences, réalistes ou loufoques, géniales ou démodées, grotesques ou subtiles, dans tous les cas débordantes de drôlerie, d'imagination ou de fantaisie et les replacer dans leur contexte. Et certes, la lecture de leurs biographies et des scénarios de leurs films et courts-métrages, poétiques ou rocambolesques, suscite en nous autant de gaieté que d'étonnement incrédule. Par ailleurs, cet ouvrage de référence propose au lecteur toutes les informations actuellement disponibles sur ces comédiens et réalisateurs dont il convenait de sauver la mémoire : ils appartiennent plus que jamais à la grande histoire du cinéma américain.

empty