Gallimard

  • Un roman foisonnant où Céline raconte son enfance et sa jeunesse :
    "C'est sur ce quai-là, au 18, que mes bons parents firent de bien tristes affaires pendant l'hiver 92, ça nous remet loin.
    C'était un magasin de "Modes, fleurs et plumes". Y avait en tout comme modèles que trois chapeaux, dans une seule vitrine, on me l'a souvent raconté. La Seine a gelé cette année-là. Je suis né en mai. C'est moi le printemps."

  • Georges Duroy, dit Bel-Ami, est un jeune homme au physique avantageux. Le hasard d'une rencontre le met sur la voie de l'ascension sociale. Malgré sa vulgarité et son ignorance, cet arriviste parvient au sommet par l'intermédiaire de ses maîtresses et du journalisme. Cinq héroïnes vont tour à tour l'initier aux mystères du métier, aux secrets de la mondanité et lui assurer la réussite qu'il espère. Dans cette société parisienne en pleine expansion capitaliste et coloniale, que Maupassant dénonce avec force parce qu'il la connaît bien, les femmes éduquent, conseillent, oeuvrent dans l'ombre. La presse, la politique, la finance s'entremêlent. Mais derrière les combines politiques et financières, l'érotisme intéressé, la mort est là qui veille, et avec elle, l'angoisse que chacun porte au fond de lui-même.

  • Growing up in the home of a cruel aunt and a harsh charity school, Jane Eyre, an orphaned young woman, accepts employment as a governess at Thornfield Hall and soon finds herself in love with her employer, the enigmatic Rochester. Reprint. 17,500 first printing.

  • Oedipe-roi

    Sophocle

    Edition enrichie de Jean-Louis Backès comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre. La ville de Thèbes est ravagée par la peste. Son souverain, OEdipe, mène l'enquête. Il découvre que l'homme qu'il a tué jadis, Laïos, était son père, et qu'il a épousé sa propre mère, Jocaste, dont il a eu quatre enfants. Elle se suicide, il se crève les yeux et s'exile. Une des plus belles tragédies de l'Histoire, modèle de l'enquête policière et de son suspens, de la peinture de la destruction de soi, et des relations troubles qui tissent les liens familiaux, grande interrogation jetée au destin, cette pièce est à l'origine de nombreuses imitations (jusqu'à Gide et Cocteau) et de nombreux commentaires (jusqu'à Freud ou Jean-Pierre Vernant). "Ô lumière c'est la dernière fois que je te vois, / je suis né de qui je ne devais pas, je suis uni / à qui je ne dois pas, j'ai tué qui je n'aurais pas dû." OEdipe roi, IIIe épisode.

  • "L'Histoire d'un coeur simple / est tout bonnement le récit d'une vie obscure, / celle d'une pauvre fille de campagne, / dévote mais pas mystique, dévouée / sans exaltation et tendre comme du pain frais. / Elle aime successivement un homme, / les enfants de sa maîtresse, un neveu, / un vieillard qu'elle soigne, / puis son perroquet [...]. / Cela n'est nullement ironique comme / vous le supposez, mais au contraire / très sérieux et très triste. / Je veux apitoyer, faire pleurer / les âmes sensibles / - en étant une moi-même." Flaubert, Lettre à Edma Roger des Genettes,19 juin 1876

  • En 1932, avec le Voyage au bout de la nuit, Louis-Ferdinand Céline s'imposait d'emblée comme un des grands novateurs de notre temps. Le Voyage était traduit dans le monde entier et de nombreux écrivains ont reconnu ce qu'ils devaient à Céline, de Henry Miller à Marcel Aymé, de Sartre à Jacques Perret, de Simenon à Félicien Marceau.
    D'un château l'autre pourrait s'intituler «le bout de la nuit». Les châteaux dont parle Céline sont en effet douloureux, agités de spectres qui se nomment la Guerre, la Haine, la Misère. Céline s'y montre trois fois châtelain : à Sigmaringen en compagnie du maréchal Pétain et de ses ministres ; au Danemark où il demeure dix-huit mois dans un cachot, puis quelques années dans une ferme délabrée ; enfin à Meudon où sa clientèle de médecin se réduit à quelques pauvres, aussi miséreux que lui.
    Il s'agit pourtant d'un roman autant que d'une confession, car Céline n'est pas fait pour l'objectivité.
    Avec un comique somptueux, il décrit les Allemands affolés, l'Europe entière leur retombant sur la tête, les ministres de Vichy sans ministère, et le Maréchal à la veille de la Haute Cour.
    D'un château l'autre doit être considéré au même titre que le Voyage au bout de la nuit et Mort à crédit comme un des grands livres de Céline auqel il donna du reste une suite avec Nord (1960) et Rigodon (1969).

  • Édition enrichie de Jean Starobinski comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre. "Rien n'a plu davantage dans les lettres persanes, que d'y trouver, sans y penser, une espèce de roman. On en voit le commencement, le progrès, la fin : les divers personnages sont placés dans une chaîne qui les lie. À mesure qu'ils font un plus long séjour en Europe, les moeurs de cette partie du monde prennent, dans leur tête, un air moins merveilleux et moins bizarre : et ils sont plus ou moins frappés de ce bizarre et de ce merveilleux, suivant la différence de leurs caractères. Dans la forme de lettres, l'auteur s'est donné l'avantage de pouvoir joindre de la philosophie, de la politique et de la morale, à un roman ; et de lier le tout par une chaîne secrète et, en quelque façon, inconnue." Montesquieu.

  • Imaginez un moulin abandonné, au coeur de la Provence, la porte ouverte sur un joli bois de pins tout étincelant de lumière... Écoutez chanter les cigales, sonner les grelots des mules et regardez bien, vous verrez apparaître maître Cornille, le curé de Cucugnan, l'Arlésienne, et même la petite chèvre de M. Seguin... Avec les Lettres de mon moulin, c'est la Provence d'hier, ses parfums et ses traditions qu'Alphonse Daudet a fait entrer à tout jamais dans la littérature française.

  • Édition enrichie de Benedikte Andersson comportant une préface d'Adrien Goetz et un dossier sur l'oeuvre. "Il était là, grave, immobile, absorbé dans un regard et dans une pensée. Tout Paris était sous ses pieds, avec les mille flèches de ses édifices et son circulaire horizon de molles collines, avec son fleuve qui serpente sous ses ponts et son peuple qui ondule dans ses rues, avec le nuage de ses fumées, avec la chaîne montueuse de ses toits qui presse Notre-Dame de ses mailles redoublées. Mais dans toute cette ville, l'archidiacre ne regardait qu'un point du pavé : la place du Parvis ; dans toute cette foule, qu'une figure : la bohémienne. Il eût été difficile de dire de quelle nature était ce regard, et d'où venait la flamme qui en jaillissait. C'était un regard fixe, et pourtant plein de trouble et de tumulte. Et à l'immobilité profonde de tout son corps, à peine agité par intervalles d'un frisson machinal, comme un arbre au vent, à la roideur de ses coudes plus marbre que la rampe où ils s'appuyaient, à voir le sourire pétrifié qui contractait son visage, on eût dit qu'il n'y avait plus dans Claude Frollo que les yeux du vivant."

  • Petit dernier de la famille, Poil de Carotte est le souffre-douleur de sa mère. Corvées, gifles, humiliations, rien ne lui est épargné. Heureusement, dans la vie de Poil de Carotte, il y a aussi la nature, les jeux avec grand-frère Félix et les parties de pèche avec son parrain...

    Drôles, cruelles, touchantes, une suite de saynètes qui composent le portrait inoubliable d'un enfant mal-aimé.

    Titre recommandé par le ministère de l'Éducation nationale au collège.

  • ' Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis. '
    Tel pourrait être l'adage de Perdican et de Camille, les jeunes héros impétueux de la pièce. Lui vient d'être reçu docteur à Paris, elle de sortir du couvent. Ils se connaissent depuis l'enfance et le Baron, père de Perdican, ne rêve que d'une chose : les marier. Seulement voilà, nos deux amoureux se montrent trop orgueilleux pour s'avouer leurs sentiments et leur badinage, un temps charmant, prendra un tournant bien tragique...

    Au fil de la pièce :
    o 2 explications de textes
    o 1 commentaire de texte

    + un dossier composé de 8 chapitres :
    1- Histoire littéraire : Le romantisme, tempête dans les coeurs et sous les lustres
    2- Alfred de Musset et son temps
    3- Présentation d'On ne badine pas avec l'amour
    4- Les mots importants d'On ne badine pas avec l'amour (coeur ; badiner ; hélas ; espérer / désespoir)
    5- La grammaire
    6- Groupement de textes : ' Je t'aime, moi non plus '
    Molière, Tartuffe ou l'imposteur
    Marivaux, Le Jeu de l'amour et du hasard
    Victor Hugo, Hernani
    Paul Claudel, Partage de Midi (1&resup; version)
    7- Prolongements artistiques et culturels
    8- Exercices d'appropriation.

  • La petite Alice s'ennuie, assise dans l'herbe... Quand un Lapin Blanc passe en marmonnant devant elle, Alice le poursuit jusque dans sonterrier. Sa chute l'entraîne au centre de la Terre, où elle fait d'étranges rencontres: un Chat qui sourit, un Loir qui boit du thé, et une horribleReine bien décidée à couper la tête de tout le monde...
    Le chef-d'oeuvre incontesté de l'absurde et de l'humour loufoque.
    Les quatre comédiens font ressortir tout l'humour et le sens de l'absurde de Lewis Carroll. Ils ne s'étonnent vraiment de rien puisque tout peut arriver au pays des merveilles.

  • Le célèbre maître Renart a la réputation d'être rusé et cupide. Mais il se trouve parfois battu par l'inoffensif coq Chanteclerc ou le redoutable loup Ysengrin.
    Une lecture haute en couleur de Dominique Pinon pour ce Roman de Renart qui restitue toute la canaillerie et la ladrerie d'un goupil aux mille ruses.

  • Édition de Jean-Yves Tadié.

    La femme de trente ans, qui est-elle? Mariée, elle est au sommet de sa vie, car c'est là qu'elle prend sa liberté, c'est-à-dire un amant, ce dont Balzac la félicite, mais que la société punit cruellement. Voici donc l'un des romans les plus engagés de Balzac, dans lequel il dénonce la condition des femmes, mariées à des hommes dont elles découvrent trop tard les défauts, et vieilles déjà à la moitié de leur vie. L'auteur constate l'échec du mariage d'amour et, avec ces enfants nés sans amour, l'échec de la maternité. Cette histoire sombre, où la sexualité joue un rôle étonnamment moderne, est traitée avec une grande liberté de ton : le roman historique croise le roman-feuilleton, et jusqu'aux histoires de pirates. C'est aussi un véritable essai, où la peinture psychologique mène à la revendication politique et sociale. À rebours d'une politique des âges de la vie figée, Balzac montre qu'à tout âge la femme a le droit d'aimer et d'être aimée, même en dehors du mariage, et d'être reconnue par la société pas seulement comme épouse et mère, mais comme femme.

  • Françoise Sagan n'a voulu se souvenir que des moments heureux et que des gens qu'elle a aimés. C'est ce qui rend ce livre si sympathique et ce qui a fait son succès auprès du public et de la critique. Billie Holiday, Orson Welles, Jean-Paul Sartre, Carson McCullers, Marie Bell, Rudolf Noureev, Tennessee Williams... Autant de portraits et d'histoires inoubliables.

  • Dans cet ouvrage, Nathalie Sarraute a repris, en la développant, la forme poétique de ses premiers textes brefs, Tropismes. Chacun de ces textes a été suscité par certaines paroles qui lui ont paru particulièrement riches en potentialités insoupçonnées. Insoupçonnées, soit parce que l'impact de ces paroles reste méconnu, soit parce qu'il est enseveli sous un amoncellement de représentations convenues, comme lorsqu'elles touchent aux thèmes éternels de l'amour et de la mort. Dans l'un et l'autre cas, le lecteur assiste ou, mieux, est appelé à prendre part aux diverses actions dramatiques qui sont ici mises au jour et se déploient. C'est un assez extraordinaire exercice !

  • Heidi, une jeune orpheline, part vivre chez son grand-père à la montagne. D'abord effrayée par ce vieil homme bourru et solitaire, elle apprend vite à l'aimer et découvre la beauté des alpages avec Peter, son nouvel ami. Mais la tante de Heidi, estimant qu'il ne s'agit pas là d'une éducation convenable, place la fillette dans une riche famille de la ville. Heidi va-t-elle supporter cette nouvelle vie ? Du grand air des montagnes suisses au coeur de la ville, le destin d'une héroïne courageuse et pleine de malice. Une histoire inoubliable, ode à l'amitié et à la nature.

  • '- Quelque chose apparaît... - Oui, qu'est-ce que c'est ? - Pour le moment ce n'est qu'une main. L'homme à qui elle appartient, on ne le voit pas, il reste dans l'ombre... Sa main seule est là en pleine lumière devant nous... une longue main un peu noueuse aux ongles coupés ras... - Et maintenant aussi dans ce visage à peine visible, pas même des yeux... juste le regard... - Il regarde intensément sa main posée sur la table. - Et dans son regard tant d'amour... C'est ainsi chez ceux qui s'aiment... leur amour va d'abord à tout ce qu'ils peuvent apercevoir d'eux-mêmes... leurs mains, leurs pieds, leurs avant-bras... et puis dans la glace leur reflet...' Nathalie Sarraute.

  • Ici

    Nathalie Sarraute

    "Arcimboldo. Tout ici est à lui. Ici est l'espace dont il a besoin pour prendre ses aises... répandre aussi loin qu'il le voudra ses ondes... Déployer sa désinvolture. Son outrecuidance. Qu'il fasse venir ici cela et encore cela, tout ce qui lui chante, ces fleurs, ces légumes, ces fruits, ces objets incongrus, ces bêtes étranges, qu'il en dispose comme bon lui semble... Arcimboldo, l'assurance même. L'affirmation. Le défi. Arcimboldo. Tout ici n'est que lui. Arcimboldo."

  • 'Errant seul de nouveau dans ces étendues sans fin où il lui semble que personne avant lui n'a été tenté de s'aventurer... Aucune trace nulle part. Aucun jalon ici ni point de repère qui permette de conserver le sens des proportions. La plus inoffensive bestiole alerte toute l'attention, paraît aussi effrayante qu'un tigre... Tâtonnant, cherchant, mais quoi ? Il n'en sait trop rien. Cela ne porte aucun nom...' Là où une oeuvre littéraire prend naissance, grandit, ou meurt...

  • Explorez la vie et l'oeuvre de Wolfgang Amadeus Mozart dans ce « Découvertes Gallimard » illustré par 220 documents et enrichi de 37 compléments audio et vidéo.

    À six ans, Wolfgang Amadeus Mozart compose son premier menuet. À onze ans, il écrit son premier opéra. L'image de l'enfant prodige poudré et emperruqué sera longue à détruire ; mais le piège ne se refermera pas sur lui, même si, pour y échapper, le prix sera lourd de souffrances et de peines. Jeune homme, il a tout dit ou presque, encore que son génie continue de s'épanouir à Vienne où il a enfin conquis chèrement sa liberté. Les dernières années, les plus difficiles, voient éclore une floraison de chefs-d'oeuvre, concertos pour pianos, musique vocale, partitions de chambre - un itinéraire unique qui se termine un jour de décembre 1791, alors que le Requiem était en chantier. Dans la vie de Mozart, le rire le plus franc côtoie quotidiennement les larmes. Un mystère demeure : pourquoi reconnaît-on sa marque en quelques mesures ? Pourquoi sa musique fait-elle tant de bien à l'âme ?
    Michel Parouty raconte la courte et fulgurante existence de Mozart, 'aimé des dieux'.

    ATTENTION : Les éditions numériques de la collection « Découvertes Gallimard » sont illustrées et optimisées pour la lecture sur tablette multimédia. Leur lecture est déconseillée sur liseuse à encre électronique.

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