Le Livre de Poche

  • A qui Georges Duroy doit-il son irrésistible ascension ? Aux femmes séduites par sa jeunesse et sa beauté. La petite fille de l'une de ses maîtresses le surnommera Bel-Ami. Et ce fils d'aubergistes normands, à Canteleu, deviendra baron Du Roy de Cantel. L'amitié lui ouvrira la carrière journalistique. L'amour lui donnera l'argent et la gloire. Maupassant a été journaliste. Il a connu ce monde parisien du xixe siècle, les salles de rédaction qui font et défont les ministères, et leurs annexes, les salons mondains où naissent intrigues et liaisons. Ses portraits de femmes dévorées d'amour ou d'ambition, ses tableaux de la vallée de la Seine à Rouen, ses fiacres, avenue du Bois de Boulogne, sont oeuvre de peintre. Maupassant était un maître du récit.

  • Trente écueils menaçants cernent l´île de Sarek en Bretagne. Les habitants superstitieux l´appellent «l´île aux trente cercueils». Une légende les hante : trente victimes doivent mourir en croix dont quatre femmes. Véronique d´Hergemont, venue chercher son fils après quatorze ans d´absence, a la désagréable surprise de voir ses initiales sur les bornes, sur les portes des chapelles et son visage sur un dessin de femme crucifiée ! L´étrange atmosphère des légendes celtes, cette «Pierre-Dieu qui donne mort ou vie», la prédiction sanglante, le monstrueux comte Vorski, voilà de quoi frissonner d´angoisse et de terreur. Arsène Lupin, heureusement, et un petit chien nommé Tout Va Bien, sont là pour affronter la malédiction ! Dans ce roman fantastique, le sens du suspense et de la mise en scène de Maurice Leblanc fait ressortir l´humour du dénouement. 

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    Jane Eyre

    Charlotte Brontë

    Edition enrichie (Préface, notes, commentaires sur l'oeuvre, biographie et bibliographie) Jane Eyre est pauvre, orpheline, pas très jolie. Pourtant, grâce à sa seule force de caractère, et sans faillir à ses principes, elle parviendra à faire sa place dans la société rigide de l´Angleterre victorienne et à trouver l´amour... Une héroïne qui surmonte les épreuves sans perdre foi en son avenir, une intrigue où se succèdent mystères et coups de théâtre, une passion amoureuse qui défie tous les obstacles : le plaisir de lire Jane Eyre est toujours aussi vif. Comme elle, on veut croire que rien n´est écrit d´avance et que la vie réserve des bonheurs imprévus.

  • Edition enrichie (Introduction, notes, glossaire, chronologie et bibliographie)« La magnificence et la galanterie n'ont jamais paru avec tant d'éclat que dans les années du règne de Henri second », et c'est bien sur le théâtre de la brillante cour des Valois que se noue et se joue la passion de la princesse de Clèves et du duc de Nemours. Passion tacite, et qui ne s'exprime longtemps que par des signes : un portrait dérobé, la couleur d'un vêtement au tournoi, la soudaine émotion d'un visage. Passion tragique, aussi, dont la mort est la conséquence imprévue.
    Si La Princesse de Clèves, lors de sa parution en 1678, est le livre le plus immédiatement commenté de son époque, c'est que, sans rompre totalement avec le roman antérieur, il y introduit le souci de vraisemblance et de brièveté qui caractérise alors la nouvelle, et concilie de manière neuve narration et psychologie. Le premier des romans d'analyse ? Certainement. Mais simplement, aussi, un grand roman sans romanesque. 

  • L'Histoire d'un coeur simple est tout bonnement le récit d'une vie obscure, celle d'une pauvre fille de campagne, dévote mais mystique, dévouée sans exaltation et tendre comme du pain frais. Elle aime successivement un homme, les enfants de sa maîtresse, un neveu, un vieillard qu'elle soigne, puis son perroquet ; quand le perroquet est mort, elle le fait empailler et, en mourant à son tour, elle confond le perroquet avec le Saint-Esprit. Cela n'est nullement ironique comme vous le supposez, mais au contraire très sérieux et très triste. Je veux apitoyer, faire pleurer les âmes sensibles, en étant une moi-même.
    Gustave Flaubert.


    Présentation et notes de Marie-France Azéma. 

  • Edition enrichie (Préface, notes, annexes, chronologie et bibliographie)Le Nord de la France, noyé dans les brumes, ignorait le Sud. Alphonse Daudet le lui fit découvrir par ses Lettres de mon moulin. La Provence, celle de la mer et celle de la montagne, est apparue soudain avec ses troupeaux, ses belles Arlésiennes et ses parfums.
    Un siècle plus tard, maître Cornille et son secret, la mule du pape qui retient son coup de pied, le curé de Cucugnan, le sous-préfet aux champs, tous ses personnages vivent encore avec la même intensité. Tristes ou gais, mélancoliques ou satiriques, ces petits textes sont des chefs-d'oeuvre de malice, de poésie et d'émotion. 

  • Édition enrichie (Introduction, notes et chronologie)Sorti du libre élan mystique, le gothique, comme on l'a dit sans le comprendre, est le genre libre. Je dis libre, et non arbitraire. S'il s'en fût tenu au même type, s'il fût resté assujetti par l'harmonie géométrique, il eût péri de langueur. [...] Comment compter nos belles églises au xiiie siècle ? Je voulais du moins parler de Notre-Dame de Paris. Mais quelqu'un a marqué ce monument d'une telle griffe de lion, que personne désormais ne se hasardera d'y toucher. C'est sa chose désormais, c'est son fief, c'est le majorat de Quasimodo. Il a bâti, à côté de la vieille cathédrale, une cathédrale de poésie, aussi ferme que les fondements de l'autre, aussi haute que ses tours. Si je regardais cette église, ce serait comme livre d'histoire, comme le grand registre des destinées de la monarchie. [...] La grande et lourde église, toute fleurdelysée, appartient à l'histoire plus qu'à la religion. Elle a peu d'élan, peu de ce mouvement d'ascension si frappant dans les églises de Strasbourg et de Cologne. Les bandes longitudinales qui coupent Notre-Dame de Paris arrêtent l'élan ; ce sont plutôt les lignes d'un livre. Cela raconte au lieu de prier. [...] Notre-Dame de Paris est l'église de la monarchie ; Notre-Dame de Reims, celle du sacre.
    Jules Michelet, Histoire de France, iv, 8, « Eclaircissements : la Passion comme principe d'art au Moyen Age » (1833).
    Présentation et notes par Jacques Seebacher.

  • Edition enrichie (présentation, index et notes)
    La collection Lettres gothiques se propose d'ouvrir au public le plus large un accès à la fois direct, aisé et sûr à la littérature du Moyen Age.
    Un accès direct en mettant sous les yeux du lecteur le texte original, un accès aisé grâce à la traduction en français moderne proposée en regard, à l'introduction et à des notes nombreuses. Un accès sûr grâce au soin dont font l'objet la présentation du texte et son commentaire. La collection Lettres gothiques offre ainsi un panorama représentatif de l'ensemble de la littérature médiévale.
    Le Chevalier au Lion est, parmi les romans de Chrétien de Troyes, l'un des plus fascinants. La fontaine enchantée de la forêt de Brocéliande ; le coup de foudre d'Yvain pour Laudine ; la finesse et la ruse bienveillantes de la sui-vante Lunete, qui décide la veuve éplorée à épouser au bout de trois jours le vainqueur et meurtrier de son mari ; la folie d'Yvain ; la fidélité reconnaissante du lion qu'il a sauvé ; les captives employées à tisser la soie au château de la Pesme Aventure : tous ces épisodes, et bien d'autres, ont, à des titres divers, séduit l'imagination, provoqué la réflexion, alimenté la recherche des ethnologues, des mythologues, des historiens autant que celle des historiens de la littérature.
    Ce volume offre, accompagnée d'une traduction, une édition critique nouvelle, fondée sur le meilleur manuscrit du Chevalier au Lion. 

  • Poil de Carotte a beau se taillader les joues pour qu'elles rosissent, personne ne l'embrasse.
    Mme Lepic n'aime pas son petit dernier aux cheveux  roux. « Tout le monde ne peut pas être orphelin », se répète Poil de Carotte, et il nous livre ses idées personnelles, « ainsi nommées parce qu'il faut les garder pour soi ». Ni la générosité ni la sincérité ne paient dans le monde des adultes. Il faut ruser.
    L'existence de Poil de Carotte est un enfer dont il ne s'échappe que par une cruelle lucidité.
    Jules Renard a écrit là un chef-d'oeuvre d'ironie, d'intelligence et de tendresse. « Qui a lu une telle oeuvre ne peut l'oublier », affirme Robert Sabatier.

    Commentaires et notes de Michel Autrand. 

  • Perdican revient au village de son enfance où il doit épouser sa cousine Camille, mais la jeune fille, tout juste sortie du couvent, est prévenue contre l´amour, par avance convaincue de la désillusion qu´elle encourt. Par dépit, Perdican séduit alors Rosette, une petite paysanne, et dans un décor de fraîcheur bucolique, c´est une fin tragique qui s´annonce.
    Camille et Perdican partagent sans doute la même religion de l´amour idéal, mais mêlée de véhémence chez l´une et de rouerie chez l´autre, et derrière le rêve d´un retour à l´innocence première se dessine un enfer, inscrit depuis toujours dans la nature humaine. Le temps paradisiaque d´On ne badine pas avec l´amour, faut-il alors le voir comme une immobilité bienheureuse ou la préparation de la Chute ? C´est là toute l´incertitude de la pièce qui n´oublie pas, en 1834, la liaison de Musset avec George Sand, dont Perdican répète mot pour mot les paroles : «J´ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j´ai aimé. C´est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui.» Edition de Frank Lestringant.

  • A chaque rentrée scolaire, deux bandes rivales menées respectivement par Lebrac et L'Aztec des Gués se livrent une guerre sans merci. Une guerre où les vainqueurs dépouillent les vaincus de leurs boutons, sans lesquels ces derniers ne peuvent que s'enfuir, rentrer chez eux et subir la réprimande parentale.

  • Boston, 1642. Hester, dont le mari est porté disparu, est mise au pilori car elle a commis l´adultère. Condamnée par la colonie puritaine à porter jusqu´à la fin de sa vie sur la poitrine un A écarlate, elle part vivre à la périphérie de la ville, seule avec sa fille, car elle a refusé de livrer le nom de son amant... Considéré comme le premier grand roman du continent américain, cet ouvrage connut à sa publication en 1850 un immense succès, mais par sa peinture d´une société intégriste et d´une femme éprise de liberté, il n´a rien perdu aujourd´hui de sa force et de son attrait. « Un roman admirable, extraordinaire [...] il possède le charme et le mystère des grandes oeuvres d´art » (Henry James).

  • Assise dans l'herbe un jour d'été, Alice voit passer un lapin blanc qu'elle suit dans son terrier. Elle bascule alors dans un monde extraordinaire et magique. Au cours de cet étrange voyage, elle rencontre des personnages incongrus : des homards qui dansent, un chat qui apparaît pour s'évanouir, une chenille qui fume, ou encore une Reine de Coeur qui veut couper la tête de tout le monde.

  • Edition enrichie (Préface, introduction, commentaires et documents) Ce «roman» est en réalité une suite de récits des xiie et xiiie siècles, d'origine inconnue. Où nous suivrons Renart, le rusé goupil, dans la campagne, dans des fermes, dans des couvents... dans les coulisses du Moyen Age, bien loin des preux chevaliers et de leurs armures...

  • « Le mariage ne vous réussit point. » Tout est là. L'histoire de cette jeune femme qui a épousé étourdiment son bellâtre très fort sur l'équitation est l'histoire implacable des déceptions de la vie conjugale, des déceptions de l'intimité conjugale. En dépit du décor, tout est brutal. C'est une confession de jeune mariée. Tout est admirable : la nullité du mari soutenu en secret, le dévouement pour garder les apparences sans les compensations de l'amour, et, au fond de tout cela, l'égoïsme de l'homme, une existence vide à perpétuité entrevue avec désespoir. La répugnance pour l'intimité conjugale est le secret de toute cette vie. La douairière ne s'y méprend pas. « Le mariage ne vous réussit point. » C'est l'histoire d'un mauvais départ.
    A partir de ce livre, Balzac est devenu le peintre des femmes, non pas seulement le peintre de la femme de trente ans, mais l'écrivain qui sait dire ce qu'elles n'osent pas s'avouer.
    Maurice Bardèche.
    Edition de Chantal Massol. 

  • Cette première oeuvre d'Alphonse Daudet (1840-1897) puise largement sa matière dans la biographie de l'écrivain. C'est bien lui, ce Daniel Eyssette, enfant du Midi exilé dans la brume lyonnaise après la faillite paternelle, qu'un professeur appelle avec dédain « le petit Chose ». C'est lui encore, ce pion de collège terrorisé par ses élèves, puis ce jeune homme pauvre, partagé entre rêves de gloire et tentations féminines, errant sur le pavé de la capitale... De même, le terrible M. Viot, surveillant général, la malheureuse servante dite « les yeux noirs », la négresse Coucou-Blanc ou le tendre frère aîné, surnommé « Mère Jacques », ont-ils le relief et la saveur de la vie.
    Proche à certains égards du naturalisme, sa peinture des collèges et de la bohème littéraire possède cependant  la touche d'humour et de poésie qui a fait le succès des Lettres de mon moulin. Roman d'une enfance humiliée, porteur d'une vision sociale sombre et d'une morale ambiguë dont se souviendra Jules Vallès, Le Petit Chose demeure un classique, entre Dickens et Zola.

    Edition de Louis Forestier.
    Préface de Paul Guth. 

  • «Allô, le service de la Sûreté ? M. l´inspecteur principal Ganimard est-il ici ?... Pas avant vingt minutes ? Dommage !... Enfin !... Quand il sera là, vous lui direz ceci de la part de Mme Dugrival... Oui, Mme Nicolas Dugrival... Vous lui direz qu´il vienne chez moi. Il ouvrira la porte de mon armoire à glace et, cette porte ouverte, il constatera que l´armoire cache une issue qui fait communiquer ma chambre avec deux pièces. Dans l´une d´elles, il y a un homme solidement ligoté. C´est le voleur, l´assassin de Dugrival. Vous ne me croyez pas ? Avertissez M. Ganimard. Il me croira, lui. Ah ! J´oubliais le nom de l´individu... Arsène Lupin !» 

  • Edition enrichie (Introduction, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)A l'égal de la princesse de Clèves et de la Sanseverina, la duchesse de Langeais est l'une des grandes divinités féminines de notre littérature. Elle réunit en sa personne le triple prestige de la beauté, de la naissance et du malheur. Issue d'un sang illustre, Antoinette de Navarreins voit le jour en 1794, sous la Terreur, une bien sombre étoile qui sera pour elle la marque du destin. Quelque vingt ans plus tard, séparée de son mari abhorré que lui avait imposé un père indifférent, c'est l'une des gloires mondaines du Faubourg Saint-Germain. Mais que dissimule la coquetterie glacée de cette aristocratique Célimène ? Et par quel étrange sortilège l'incandescente passion d'Armand de Montriveau va-t-elle à son tour la consumer ? Comme tout vrai chef-d'oeuvre, ce «roman noir» - primitivement intitulé «Ne touchez pas à la hache» - est pour partie une autobiographie sublimée, c'est-à-dire le contraire d'un roman à clefs. «Moi seul sais ce qu'il y a d'horrible dans La Duchesse de Langeais», confiait Balzac à l'un de ses proches. C'est pourquoi l'oeuvre conserve, depuis plus d'un siècle et demi, son mystère et sa force de séduction.

    Edition de Constance Cagnat-Deboeuf.

  • 1915. Le capitaine Belval poursuit sa convalescence à Paris. Par le plus grand des hasards, il surprend une conversation. Il n´y a pas de doute, Coralie, la jeune et jolie infirmière que tous ceux qui sont passés par son ambulance adorent, est en danger. Elle est menacée d´enlèvement.
    Aidé de ses camarades, Patrice Belval réussit à la sauver. Mais pourquoi la jeune femme, qu´ils appellent affectueusement « maman Coralie », ne veut-elle pas entendre parler de la police, ni même de la protection que lui propose le capitaine amoureux d´elle depuis le premier jour où elle l´a soigné ? Elle lui défend de la revoir.
    De nombreux indices prouvent à Patrice que le danger subsiste mais il passe outre l´interdiction... et se retrouve au coeur d´une machination infernale.
    De tous côtés des périls surgissent et, pour les conjurer, il faudrait à Belval l´aide de quelqu´un d´exceptionnel. Arsène Lupin en somme. Or Lupin est mort : il s´est jeté dans la mer du haut d´un rocher. Mais sait-on jamais avec ce diable d´homme ? 

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