• Le Mont analogue, l'oeuvre maîtresse de René Daumal, ne sera découverte qu'après sa mort. Dans ce récit, le poète du Grand Jeu embarque le lecteur dans un voyage initiatique vers le Mont Analogue, mystérieux et invisible sommet, objet de tous les fantasmes. Pierre Sogol, curieux monsieur, convainc le narrateur de l'accompagner dans une quête qui les conduira à traverser le Pacifique, avant d'accoster à l'énigmatique Port-des-Singes. Ils entreprendront de gravir le Mont, sans atteindre le sommet : Daumal mourra avant d'avoir terminé son récit.
    Mythique, inaccessible, le Mont Analogue demeurera un mystère pour l'auteur et ses lecteurs. Horizon lointain et pénétrant, le Mont, par sa puissance allégorique, fascinera plusieurs générations d'artistes et inspirera à Jodorowski sa Montagne sacrée.

    Entre 1922 et 1925, René Daumal (1908-1944) est élève au lycée de Reims, où il fait la connaissance de Roger Gilbert-Lecomte, Robert Meyrat et Roger Vaillant. Il se lance dans l'étude du sanskrit et multiplie les expériences sur l'état de la conscience dans les phases de sommeil. Avec ses camarades, il fonde en 1928 une revue : Le Grand Jeu. Après la publication d'une recueil de poèmes Contre-ciel (1935) puis de La Grande Beuverie (1939), il se lance dans la traduction de textes hindous.

  • L'ouvrage de José Luis Romero constitue un condensé remarquable de l'histoire de la conquête de l'Amérique du Sud et du développement par les villes de ce continent. Il situe son analyse à partir de l'Europe et, plus particulièrement, de la péninsule ibérique à la fin du XIVe siècle, et la poursuit jusqu'à l'Amérique latine du XXe siècle. Quatre décennies après sa publication, cet ouvrage est devenu un classique de l'historiographie latino-américaine. À la fin de sa vie, José Luis Romero tire de son expérience d'historien des sciences urbaines européennes une hypothèse sur le processus historique latino-américain. Celle-ci apparaît dans son livre comme le résultat d'une tension, d'un conflit et d'une intégration entre la ville et la campagne. José Luis Romero reconstruit les divers plans d'une même réalité : l'économie, les groupes sociaux, les modes de vie, la politique et le pouvoir, les mentalités, les idéologies, se rencontrent et s'affrontent au sein de l'espace urbain. Le cheminement de sa théorie parcourt plusieurs étapes qui ont fait date en sociologie urbaine : la ville parvenue, la ville créole, la ville aristocratique, la ville bourgeoise et la ville des masses. Ce livre déroule l'histoire d'une société bouillonnante, captivante et contradictoire à partir de très nombreuses sources, à la fois historiques, artistiques, littéraires et architecturales.

  • "Howard Zinn retrace l'histoire des États-Unis du point de vue des esclaves, travailleurs, immigrés, femmes, Indiens, de tous ceux que l'histoire officielle oublie souvent. Une relecture originale des politiques et des résistances qui ont façonné les États-Unis.

    Ce premier volume s'ouvre sur l'arrivée de Christophe Colomb au Nouveau Monde, vue par les yeux des Indiens Arawak. Entre luttes anti-impérialistes et guerre hispano-américaine, le mythe de la conquête glorieuse laisse place à une réalité autrement amère."

  • Cet ouvrage sans équivalent revisite l'histoire de l'« Alsace-Lorraine » à travers la longue persistance de cette dénomination ; les eff orts de l'Empire allemand pour intégrer sa nouvelle conquête et les comportements de refus et d'acceptation des annexés ; l'appréciation de l'héritage qui s'est maintenu jusqu'à nos jours.
    L'appellation Elsass-Lothringen surgit au cours de la guerre de 1870, puis est offi cialisée par les Allemands
    au traité de Francfort en 1871. Mais cette création pose la question très ancienne des rapports entre l'espace
    germanique et l'espace roman puis français.
    L'Alsace-Lorraine correspond bien à la notion d'un « pays perdu » qui a alimenté la chronique internationale durant quarante-sept ans.

  • Ecrit sous la dictée et publié à titre posthume, cet ouvrage est le fruit des dernières réflexions de l'empereur Napoléon Bonaparte en exil à Sainte-Hélène, une analyse avertie d'un chef de guerre par un autre chef de guerre. Entouré de ses derniers fidèles, Napoléon aborde un sujet qu'il connaît depuis l'enfance et maîtrise à la perfection, s'attachant à restituer les combats décisifs de la guerre des Gaules puis de la guerre civile et à les commenter en stratégie éclairé. L'étude comparée des conflits antiques et modernes fait apparaitre l'influence durable du génie césarien auant que les boulversements tactiques liés à l'émergence de l'artillerie, dans une fresque vivante et synthétique de l'art de la guerre romaine.

  • The Buffalo Harvest (La Moisson des buffalos) fut publié en 1958. Frank Mayer y détaille avec minutie le quotidien d'années de tueries et ravive l'univers hallucinant d'une gigantesque boucherie en plein air. La mythologie sentimentale et naturaliste du bison comme symbole romantique d'un monde perdu tombe en lambeaux devant le trivial du réel.

  • Livre numérique au format ePub 3.0, optimisé pour une lecture sur le logiciel iBooks d'Apple.

    En 1492, Christophe Colomb découvre l'Amérique, bientôt suivi par les conquistadores espagnols et portugais, relayés au XVIIe siècle par les Provinces Unies, la France et l'Angleterre. Plus de 120 cartes, plans de villes et graphiques pour comprendre quatre siècles de conquête du monde par les Européens.
    - La controverse de Valladolid (1550) sur la nature, humaine ou non, des indigènes puis, à partir du XVIIIe siècle, le grand élan des Lumières et les débats contre l'esclavage.
    - Le rôle de la traite négrière et de l'esclavage, piliers de la mise en valeur des colonies.
    - La naissance des États-Unis en 1783, la première colonie libérée avant l'indépendance d'Haïti, prise par les esclaves eux-mêmes.

    Cet atlas est le premier à être consacré à cette période unique d'expansion européenne inaugurant l'ère de la mondialisation.

    Retrouvez également l'application de vente au chapitre "La Cartothèque des Atlas" !

  • À partir du début du XIXe siècle, la France s'engage dans la construction du deuxième empire colonial du monde, après celui de la Grande-Bretagne : un empire possédant des caractéristiques spécifiques tant du fait de sa longévité, puisque celui-ci perdure encore aujourd'hui dans les DOM-TOM, que de la diversité des régimes politiques qui lui ont permis de se perpétuer.
    Élément central de l'histoire contemporaine, la colonisation a, en effet, très lourdement impactée la France d'hier tout en continuant de jouer un rôle essentiel dans celle d'aujourd'hui. Ainsi, comprendre l'héritage colonial, c'est bien tenter de saisir en quoi ce dernier continue de travailler, en profondeur, la société française mais aussi celles des anciens pays colonisés.
    Longtemps parent pauvre de l'histoire, la colonisation a donné lieu, depuis trois décennies, à de nombreux écrits, provoquant très souvent la polémique. Mais comment pourrait-il en être autrement alors que cette période est encore si proche et qu'elle a marqué et influencé tant d'États, de sociétés, de groupes et d'individus ?

  • Hector France n'est pas un écrivain pour lecteurs délicats. Officier en Algérie durant les années 1860, il compose ici à partir de ses souvenirs de jeunesse seize fictions qui forment les mille et un jours du cauchemar colonial.
    Armé d'un style affûté et d'un humour grinçant, loin de se complaire dans des bizarreries exotiques nimbées des vapeurs du kif, il écorche vif l'orientalisme flamboyant : délires de soldats traumatisés, bassesses révulsantes de misérables poussés à la dernière extrémité, ignominies des puissants - le cynisme et l'oppression envahissent la scène jusqu'à basculer parfois dans l'horreur pure.
    La gifle remue aujourd'hui avec d'autant plus d'efficacité que Sous le burnous, paru en 1886, constitue comme une épouvantable préface à l'autre guerre d'Algérie - en réalité la même, sans doute - dont les plaies profondes n'ont pas fini de suppurer.

  • L'An 501

    Noam Chomsky

    L'An 501 tente de jeter un regard clairvoyant sur les 500 ans de la conquête européenne du monde, depuis l'arrivée de Christophe Colomb en Amérique le 12 octobre 1492. Dans cet ouvrage publié initialement en 1993, Chomsky expose les mécanismes et principes au fondement de cet envahissement et ce que celui-ci laisse entrevoir pour l'avenir. Car en l'an 501, alors que les États-Unis d'Amérique ont pris le relais de l'hégémonie mondiale depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale en développant le plus puissant et implacable empire que le monde ait connu, force est de constater que la conquête continue.
    Vingt-cinq ans après sa parution, L'an 501 demeure un incontournable pour comprendre les dynamiques géopolitiques actuelles et pour s'initier à la pensée politique de Noam Chomsky. Dans un style tout imprégné d'une âpre ironie qui n'est pas sans rappeler Voltaire, le célèbre linguistique et intellectuel analyse la situation en Haïti, en Amérique latine, à Cuba, en Indonésie et ailleurs, tout en décrivant la constitution d'un tiers-monde au coeur même des États-Unis. Chomsky dresse des parallèles entre les génocides de l'époque coloniale et l'exploitation et les meurtres associés à l'impérialisme contemporain.
    Véritable cours d'histoire des cinq derniers siècles dont le propos est encore criant d'actualité, cette nouvelle édition est bonifiée d'une préface inédite de l'auteur dans laquelle il rappelle que la conquête se poursuit toujours.

  • En 1678, Louis Hennepin, missionnaire récollet, quitte les rives du Saint-Laurent en Nouvelle-France pour un voyage d'exploration dans l'Ouest. Sous le commandement du sieur de La Salle, une poignée de Français et de Canadiens, aidées de quelques Indiens, s'enfonce résolument dans le monde méconnu d'au-delà des Grands Lacs, avec l'ambition d'établir, dans le bassin du Mississippi, un empire commercial au coeur de l'Amérique - et de trouver, qui sait, un passage vers l'Asie. Mais le rude traitement que La Salle impose à ses hommes et la menace d'une attaque iroquoise imminente finissent par miner la petite troupe. Les désertions se multiplient. Au milieu des Indiens amicaux ou hostiles, le long de cours d'eau gigantesques parfois à moitié gelés, Louis Hennepin poursuit malgré tout son voyage... Le récit de ses péripéties, Nouvelle découverte d'un très grand pays, livré au public en 1697, était tombé dans l'oubli. C'est pourtant l'un des plus beaux romans d'aventures de par-delà le Mississippi.

  • Dans son palais de Babylone, Alexandre le Grand agonise. Après avoir traversé la vie tel un météore aveugle à ses propres ravages, pris de remords, il demande à son devin de convoquer les âmes de ses proches défunts. Les ombres remontent des Enfers lui exposer leurs griefs et entendre sa défense. Ils raniment alors le souvenir de leur folle équipée. Ainsi débute cette Nuit des Morts, fresque monumentale des splendeurs du monde antique qui nous transporte d'Athènes à Persépolis, sur les rives du Nil et dans l'Olympe. Entre le fracas des batailles et les intrigues sous les péristyles, fantômes, dieux et simples mortels, malicieusement orchestrés par José Ángel Mañas, composent un opéra tragique autour des secrets enfouis du Conquérant et le conduisent, pas à pas, vers son châtiment.

  • Après une longue entrée toute " subjective " où l'auteur évoque son angoisse d'être Arabe sans concession et tout aussi attaché à cette Europe des Arts, des Lettres et de la Pensée, cet ouvrage happe son lecteur dans un tourbillon d'analyses et de rappels historiques, de portraits surprenants, et oblige tout Européen à reconnaître que cet Arabe ignoré ou méprisé a bien façonné le continent, y compris dans sa dimension chrétienne, au même titre que les Goths, les Alémans ou les Francs... C'est la grande rupture de la conquête islamique qui est venue un jour donner un formidable prétexte à l'Eglise et à de puissants pontifes, commandeurs réels des nations, pour verrouiller les consciences et épurer les mémoires.

  • La vengeance. La vengeance est le but ultime de Caleb. Il la prépare depuis douze ans. Pour réussir, son «arme» doit être vraiment spéciale. Elle sera un cadeau inestimable dont tout le monde parlera. La fille qu'il surveille de l'autre côté de cette rue passante est parfaite. Elle est différente de ses proies habituelles. Elle n'est pas consentante, elle n'est pas vendue par son père, elle ne lui a pas été envoyée... Elle sera sa conquête. Dans ce huis-clos étouffant, le bonheur est-il encore possible?

  • La principauté de Morée ou d'Achaïe (1205-1430) a été le plus durable des États latins fondés à la suite de la quatrième croisade et de la prise de Constantinople par les croisés. La version grecque de la Chronique de Morée, dont il existe trois autres versions (en français, en italien et en aragonais) sensiblement différentes les unes des autres, raconte avec nostalgie les principaux événements de la période la plus glorieuse de cette domination française sur le Péloponnèse, celle de la conquête et du règne des Villehardouin. Cette chronique, écrite au XIVe siècle en langue vulgaire et en vers de quinze syllabes faits pour être récités, est aussi l'une des premières oeuvres d'une littérature grecque moderne qui commence à se faire jour à côté de la littérature byzantine écrite en langue savante.

  • On la surnomme la Faucheuse. Débarquée trente ans plus tôt dans le sud, la généralissime Stannir Korvosa assimile méthodiquement nations et tribus au sein de l'Empire d'Asreth, par la force si nécessaire. Rien ne semble résister à l'avancée de cette stratège froide et détachée, épaulée par des machines de guerre magiques. Parvenue à l'ultime étape de sa route, elle est confrontée à un nouveau continent - un océan de verdure où vivent des nomades qui ne comprennent pas les notions de frontières ou de souveraineté. Elle doit pourtant affirmer l'autorité impériale car, dans le sous-sol de la steppe, se trouvent des ressources indispensables pour Asreth. Mais après une vie de conquête, Korvosa pourrait bien rencontrer la plus grande magie qui soit... et affronter un adversaire inédit : le pacifisme. Né en 1978, Lionel Davoust est l'auteur de quatre romans et d'une vingtaine de nouvelles. Avec La Route de la Conquête, il continue d'explorer l'univers d'Évanégyre, qu'il développe depuis plus de quinze ans. Mêlant technologie et magie, il ambitionne de dépeindre la réalité humaine d'un monde de fantasy, avec ses nations, ses politiques, ses bouleversements - et, surtout, ses héros dont les échos retentissent au fil des siècles.

  • En août 1688, la Rochelaise Adélie Candé arrive en Amérique pour y rejoindre son fiancé. Or, son rêve de devenir une maîtresse de maison respectable, malgré le fait qu'elle soit une bâtarde, s'effondre quand des forbans capturent le navire sur lequel elle vient d'arriver. Adélie choisit alors de s'échapper avec l'un de ses ravisseurs, qui lui promet de l'escorter à Grand-Pré, où l'attend son fiancé. Mais en cours de route, la violence, la nature indomptée et le chame insidieux de son compagnon transformeront peu à peu la vision qu'a la jeune femme du monde. Désormais éprise de deux hommes, déchirée entre la vie qu'elle a toujours voulue et un goût naissant pour l'aventure, elle se battra pour garder le contrôle de son destin.

    Dans ce roman où les aventures et les revirements se succèdent avec rythme, le lecteur découvrira une Acadie déjà menacée par la guerre, alors que les efforts des colons français ne font que commencer à porter leurs fruits. Les personnages nous entraînent à travers les étendues vierges, le long des côtes et dans les maison des habitants.

    Tout un périple où la cruauté, le désespoir et la trahison ne peuvent étouffer l'appétit de vivre d'une battante.

  • Delphine et Simon, mariés depuis plus de 20 ans, partent en voyage en France pour faire le point sur leur couple, après le départ de la maison de leur seul enfant. Butinant d'un site touristique à l'autre, ils font la rencontre de Philippe, un guide touristique fort compétent que Delphine trouve immédiatement séduisant. Les Québécois en viennent à faire la connaissance de sa femme Sonia, une bombe d'énergie et de bonne humeur. Or, la franche amitié qui les réunira tous les quatre ne pourra pas empêcher l'éclosion d'une incontrôlable passion amoureuse entre Philippe et Delphine. Cette dernière est à la fois grisée et effrayée par ce qui lui arrive. Après avoir longtemps revêtu une apparence de bienséance rigide qui ne correspond plus aujourd'hui à ce qu'elle est, l'insouciance perdue de sa jeunesse la rattrapera-t-elle et lui fera-t-elle redécouvrir la passion d'un premier amour d'adolescent?

    Ce cinquième roman de Chantale Côté chez JCL explore les problèmes de couple, les mensonges, les remords, l'abandon et surtout le véritable pardon, celui que l'on s'accorde soi-même.

  • En mars 1966, une histoire de moeurs et d'espionnage ébranle la Chambre des communes. Quelques années plus tôt, certains anciens ministres conservateurs du gouvernement Diefenbaker auraient fréquenté une certaine Gerda Munsinger, une femme réputée facile. Madame Munsinger est venue s'installer au Canada la décennie précédente. Peu instruite, mais fort séduisante, elle fait rapidement de nombreuses conquêtes et commence plus ou moins à vivre de ses charmes en attendant le grand amour.

    Trois ans après l'arrivée de Gerda Munsinger, le colonel Pierre Sévigny est nommé ministre associé à la Défense. Sa route croisera celle de Munsinger et le destin fera naître entre eux une aventure suivie d'une liaison amicale. Toutefois, Sévigny sera soupçonné d'avoir livré des secrets militaires à la belle Allemande, qui n'aurait apparemment eu aucun scrupule à les dévoiler. C'est ainsi que l'ex-ministre est montré du doigt par les libéraux pour la situation délicate dans laquelle il s'est placé en gardant contact avec cette femme. Encore aujourd'hui, l'Affaire Munsinger constitue le plus important scandale sexuel qui ait ébranlé le Canada.

    Le livre nous fait voir jusqu'où certains politiciens ou conseillers politiques sont prêts à aller pour garder ou reprendre le pouvoir. Également, cette enquête nous permet de constater que les enveloppes brunes, les caisses occultes, les accusations gratuites, les prête-noms et les pots-de-vin n'ont pas été inventés par les « héros » de la commission Charbonneau.

    Paru une première fois aux Éditions JCL en 1993 sous le titre Les Déshonorables, cette enquête journalistique de Gilles-Philippe Delorme et de Danielle Roy, qui se lit comme un véritable thriller, est rééditée en 2014 sous le titre L'Affaire Gerda Munsinger.

  • Le traité de Paris signé en 1763 marque la fin de la colonie française en Amérique. Mais que sait-on réellement de ce moment charnière de l'histoire? 250 ans plus tard, le numéro d'automne de ­Cap-aux-Diamants­ entreprend de nous faire découvrir ce traité fondamental par le biais de détails restés méconnus. Qu'est-ce qui a conduit à la signature de ce traité? Était-ce inévitable d'en arriver là? En quoi consiste le traité lui-même? Quelles ont été les répercussions dans la population, chez les amérindiens, dans le reste du monde? Hors dossier, la revue souligne les 25 ans des éditions du Septentrion et commente l'exposition « Paris en scène. 1889-1914. », à l'affiche au Musée de la civilisation de Québec.

  • En tout, le numéro de printemps des Cahiers de lecture propose trente recensions d'essais québécois parus récemment. Rédigées par des spécialistes, ces comptes-rendus critiques se divisent en trois thèmes, dont le premier s'intitule « L'expérience de la Conquête » et qui analyse entre autres les 2 tomes de Vivre la Conquête écrit par Gaston Deschênes et Denis Vaugeois. On trouvera aussi dans ce numéro la recension d'essais consacrés au pouvoir des images (Les images que nous sommes de Serge Bouchard) ainsi qu'à des ouvrages s'intéressant aux enjeux féministes actuels (Les filles en série de Martine Delvaux).

  • Lorsqu'on songe à la noblesse, cela évoque chez nous le Régime français alors qu'un groupe d'individus trônait au sommet de l'ordre social. Mais la noblesse a traversé la frontière temporelle de l'Ancien Régime et a perduré bien au-delà, malgré son lent déclin. De la Nouvelle-France au début du XXe siècle, en passant par la Conquête, les collaborateurs de ce numéro sur la noblesse proposent d'explorer les caractéristiques distinctives de ce groupe en suivant comment il s'est adapté aux divers changements sociaux traversés. Proposant un panorama des recherches présentées lors de la journée d'étude intitulée « Nouveaux regards sur l'histoire de la noblesse canadienne » qui s'est tenue le 17 mars 2015 à l'Université de Sherbrooke, les articles d'Isabelle Tanguay, Lorraine Gaboury, Karine Pépin, Robert Larin, Joëlle Thérien et Yves Drolet nous font redécouvrir cette facette de l'histoire tout en nous amenant à comprendre ses transformations sur le long terme.

  • Pourquoi et comment Napoléon gagnait-il ses batailles ? Pourquoi a-t-il finalement perdu ? Comment se passait réellement une bataille, telle que la vivaient les hommes, les officiers et l'état-major ? Sur l'épopée militaire de l'Empire, il existe une littérature technique abondante et une multitude de témoignages partiels. Mais très peu d'ouvrages ont cherché à restituer la réalité quotidienne des combats, vécus à hauteur d'homme. Peu d'auteurs sont parvenus à expliquer à un public de non-spécialistes la stratégie qui a permis à la France de dominer l'Europe pendant plus d'une décennie. Laurent Joffrin tente de combler cette lacune en écrivant comme l'aurait fait un correspondant de guerre auprès de la Grande Armée. Avec l'aide de cartes en perspective, d'illustrations, chacune de ces batailles est racontée sous un angle et un point de vue spécifique : vécue par le simple soldat, dirigée par l'état-major, gagnée grâce à des prouesses d'intendance, etc. Sous une forme à la fois attrayante et pédagogique, c'est un nouveau regard jeté sur les guerres et les stratégies napoléoniennes.

  • Lamour fait des ravages dans le cur de certains hommes. Infortunés ou maladroits, téméraires ou poltrons, suspicieux ou naïfs, ils méritent souvent leur triste sort. Dans les neuf nouvelles de ce recueil, T. F. Rigelhof explore avec humour et tendresse les secrets de lunivers amoureux de ces cow-boys aux pieds dargile.

    La première fois quil la vit, il pensa être tombé tout droit dans un de ces romans policiers de quatre sous où les femmes qui ont cette dégaine finissent toujours avec une balle dans la poitrine. La dernière fois quil la vit, elle avait du riz dans les cheveux, des bouts de crustacé sur le nez, un liquide noir comme de la sauce soja qui lui coulait le long du menton, des débris de soie et de peau dans les dents, et sa robe était barbouillée de fragments dos et de sang. Le plancher du bordel était jonché dun tas dordures qui montait jusquaux chevilles. Une lourde odeur de poudre flottait dans lair. Il pleurait. Il avait perdu quelque chose quil ne retrouverait jamais. Linnocence.(extrait)

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