• « Les commencements de la Révolution sont ceux d'une extraordinaire accélération de l'histoire. Les événements s'y bousculent dans un luxe d'acteurs, d'envolées, de confusion et de coups de théâtre. Ce qui s'est passé à ce moment-là n'est intelligible que si l'on restitue les faits dans une séquence fondatrice.

    « Trois événements, liés entre eux et par lesquels tout advient, n'avaient jamais été racontés en tant que tels. Le mercredi 17 juin, les députés du tiers état s'érigent en "Assemblée nationale". Le samedi 20, ils jurent de ne jamais se séparer avant d'avoir donné une constitution à la France. Le mardi 23 juin, ils envoient promener le roi, sa Cour et ses soldats. "Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes." Et le roi cède.

    « La Révolution s'est jouée et accomplie en sept jours et cinq décrets. Son destin, ses héritages y sont comme scellés. Jusqu'à la guerre civile. Jusqu'à la Terreur. »

    Le dernier opus d'Emmanuel de Waresquiel, enrichi d'abondantes sources inédites, change radicalement notre lecture de la Révolution. L'auteur raconte « ses » sept jours tambour battant en un récit alerte qui se lit comme un roman à suspense.

  • Face à la menace djihadiste, la tentation est grande pour le pouvoir de piétiner les libertés fondamentales. Comme avocat représentant la Ligue des droits de l'homme, François Sureau a plaidé à trois reprises devant le Conseil constitutionnel la non-conformité à notre Constitution de dispositions législatives relatives à l'état d'urgence : la première pénalisait la consultation de sites terroristes, la seconde créait un « délit d'entreprise individuelle terroriste », la troisième entravait la liberté d'aller et venir.


    À trois reprises, il a gagné.


    Ces plaidoiries constituent un magistral essai de défense de nos libertés publiques. Convoquant Hugo, Tocqueville, Alain, Blum, Maritain ou Simone Weil, François Sureau livre, dans une langue altière et ample, un petit précis de pensée politique et un concentré de l'âme française.

  • L'État est au coeur de notre quotidien. Il essuie sa part de critiques : trop lourd, trop coûteux, trop présent... Mais si nous allons un peu plus en profondeur, nous pouvons nous demander ce que nous connaissons vraiment de l'État et, avant de considérer certaines de nos institutions comme étant obsolètes, ce que nous savons de leur évolution. Le présent ouvrage nous aidera à répondre à ces questions et à bien d'autres encore :

    Sur quoi repose notre démocratie ? Fonctionne-t-elle toujours ?
    Pouvons-nous contrôler l'État ? Pourquoi l'État n'adopte-t-il pas tout simplement la façon de faire du privé ?
    Que signifie l'« état de droit » et que nous apporte-t-il ?
    L'éthique est-elle un paravent, une panacée ou un point de départ ?
    L'État-providence est-il une réalité du passé ou répond-il toujours à un besoin ?
    Comment agissent nos États à l'ère de la transparence et des TIC ?
    Les juges ont-ils supplanté les législateurs ?
    En cette ère de mondialisation, peut-on toujours parler de souveraineté des États ?

    Les 36 auteurs de ce livre viennent de 8 universités et départements dif­férents ou sont des acteurs de l'administration publique. Issus de disciplines diverses et riches des expériences d'Europe, d'Afrique et des Amériques, ils fournissent à cette deuxième édition des textes mis à jour sur des sujets d'actualité, un nouvel accent sur l'encadrement juridique et sur la communication gouvernementale de même que quelques chapitres classiques que nous retrouvons avec plaisir.

  • La Constitution autochtone du Canada propose une réflexion sur la nature et les sources du droit au Canada. Si Borrows reconnaît que le système juridique canadien a contribué à engendrer un niveau appréciable de richesse et de sécurité dont bénéficient les citoyens à travers le pays, les conflits de longue date portant sur les origines, la légitimité et l'applicabilité de certains aspects de ce système l'ont conduit à soutenir que la constitution canadienne ne saurait être achevée tant que les traditions juridiques autochtones n'auront pas fait l'objet d'une acceptation plus large.

    Borrows nous convie ici à une exploration féconde des traditions juridiques canadiennes, du rôle des gouvernements et des tribunaux, et de la perspective d'une culture multijuridique, dans le but de comprendre et d'améliorer les processus juridiques au Canada. Il discute de la place des individus, des familles et des communautés dans le rétablissement et l'épanouissement du rôle du droit autochtone à la fois dans les communautés autochtones et dans la société canadienne en général. Cette oeuvre majeure, écrite par l'un des spécialistes du droit les plus éminents au Canada, s'adresse à toutes les personnes qui s'intéressent aux traditions juridiques autochtones au Canada et à leur place dans ce pays.

    « Un ajout original et important à l'étude du droit autochtone, La constitution autochtone du Canada contribuera à dissiper les mythes coloniaux encore enseignés dans les facultés de droit partout au pays ».

    Larry Chartrand, Faculté de droit, Université d'Ottawa

    « La Constitution autochtone du Canada est un ouvrage riche et approfondi qui met au défi tant les Canadiens non autochtones qu'autochtones d'intégrer les traditions et pratiques juridiques des peuples autochtones du Canada dans le système du droit canadien. Une analyse lucide de la façon dont les lois canadiennes et autochtones sont en relation les unes avec les autres, l'oeuvre éclairante de John Borrows est un tour de force ».

    Peter Russell, Département de science politique, Université de Toronto

    John Borrows est professeur et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en droit autochtone à la Faculté de Droit de l'Université de Victoria.

  • Que c'est-il passé en France et à l'étranger ? Quels sont les pays qui ont dit oui au Mariage pour tous ? Comment ont il obtenu leurs droits au mariage homosexuel ? Luttes, décrets, lois, abrogation, constitution, manifestations, opposition, sondages, batailles juridiques, droits de l'homme, injustices et discrimination sont des mots qui reviennent sans cesse pour ceux qui se sont battus chaque jour pour obtenir des droits pour leur communauté homosexuelle. Dans chaque pays, une autre histoire, un contexte culturel et religieux différent, des pouvoirs politiques toujours peu déterminés, un public souvent mitigé, mais pour les communautés homosexuelles, gays, lesbiennes, transgenres, la même volonté de réussir à obtenir des droits équitables pour tous. Katia Coen et Didier Denis K présentent ici un portrait des pays où rien n'a été facile pour réussir à obtenir une égalité juridique dans leurs droits.

  • Après avoir été au coeur du débat politique pendant la première moitié du XIXe siècle, le suffrage universel a longtemps donné l'impression d'être une évidence qui ne se discute pas. « L'idée du suffrage universel, écrit Paul Bastid, n'est plus de celles qui se discutent, sauf dans quelques cercles archaïsants dépourvus d'influence réelle. »
    Pourtant ce suffrage universel qui paraissait un horizon indépassable est aujourd'hui attaqué théoriquement à la fois par ceux qui voudraient le rendre plus démocratique et par ceux qui, y voyant une menace pour la propriété, voudraient sinon le supprimer, du moins le cantonner. De plus, le suffrage est en outre discrédité dans les faits par ceux qui, par paresse, par manque de temps ou d'intérêt, s'abstiennent de voter. Cette montée de l'abstention se traduit par des propositions récurrentes de pénaliser les abstentionnistes sans que les raisons d'une telle pénalisation apparaissent clairement. En quelques articles, je commente les raisons pour lesquelles punir les abstentionnistes ne règlerait pas une crise profonde de l'élection comme fondement du droit de commander.

  • 111 propositions pour une égalité effective L'égalité femmes-hommes est un droit fondamental, un principe constitutionnel. Pourtant, le chemin est encore long et de nombreuses mesures restent à prendre pour parvenir à une égalité effective.

    De façon inédite, cet ouvrage rassemble des personnalités de premier plan autour de cette question. Acteurs politiques, économiques et sociaux dressent un bilan et apportent leur lecture d'une société qui bouge enfin sur la question paritaire.

    À partir des contributions de ces figures marquantes, Nathalie Pilhes, présidente de l'Assemblée des femmes de Paris-Île-de-France, dégage 111 propositions opérationnelles permettant d'élaborer une politique publique globale, cohérente et concrète, pour enfin faire entrer l'égalité femmes-hommes dans les faits.

  • Premier ouvrage en français à intégrer la question des minorités linguistiques au débat sur le fédéralisme asymétrique au Canada, «Le fédéralisme asymétrique et les minorités linguistiques et nationales» étudie les fondements mêmes du fédéralisme asymétrique dans le pays.

    Le fédéralisme asymétrique est une forme d'aménagement des politiques plus respectueuses des besoins de chaque communauté au sein de l'ensemble fédéral. « [S]a fonction principale [...] n´est pas de mettre fin au conflit entre les groupes, mais bien de leur permettre de poursuivre leur autodétermination tout en participant à des valeurs communes. » (Introduction, Linda Cardinal) Il favorise ainsi la diversité en accordant aux minorités plus de pouvoirs ou en leur reconnaissant une distinction de traitement ou de statut.

    /> L´ouvrage, auquel collabore une vingtaine de spécialistes, se démarque par sa nature multidisciplinaire et comparée, ainsi que ses interrogations qui puisent dans les dimensions constitutionnelles, historiques, économiques, politiques et morales du Canada.

    Cet ouvrage s´interroge non seulement sur l´asymétrie depuis les débuts de l´État canadien, mais aussi sur le fédéralisme asymétrique issu des rapports entre le Québec et les minorités francophones au Canada.

    Des textes examinent de quelle façon le concept d´asymétrie peut être un moyen au service de la nation québécoise et des minorités linguistiques; ils cherchent à concilier égalité et diversité par ce moyen. Des personnalités politiques bien en vue collaborent à cet ouvrage, notamment le sénateur Hugh Segal et le ministre Benoît Pelletier.

  • L´Ontario français connaît peu ses héros. Or, l´honorable Jean-Robert Gauthier en est un, un vrai. D´abord conseiller scolaire (1961-1971), puis député (1972-1993) et enfin sénateur (1993-2004), il s´est acharné tout au long de sa vie publique à défendre avec succès les intérêts des Franco-Ontariens et des minorités linguistiques du Canada.

    Sa carrière traverse - et cette biographie éclaire - un grand pan de l´histoire canadienne, les périodes Trudeau, Mulroney et Chrétien. Nombreux sont les dossiers et enjeux majeurs où il a joué un rôle important : le financement puis la gestion autonome des écoles françaises, le renouveau constitutionnel et la Charte des droits et libertés, la bataille Montfort, et la Loi sur les langues officielles, parmi bien d´autres.
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    Le dernier fleuron de sa carrière n´est pas le moindre. Un an après sa retraite, son projet de loi privé S-3 - rendait exécutoire (et plus seulement déclaratoire) - la Loi sur les langues officielles. Depuis, les communautés minoritaires ont le droit de poursuivre le gouvernement si, selon elles, il ne respecte pas ses objectifs pour leur développement.

    « On peut se demander - dit sa biographe - d´où lui viennent son caractère combatif, son besoin de s´impliquer dans toutes les causes linguistiques et autres, son ardeur, sa vivacité, sa persistance, parfois jusqu´à la démesure. C´est pourquoi, [...] cette biographie autorisée racontera plus en détail l´homme privé, car on trouve là une partie de l´explication de son remarquable engagement social. »

  • « L'Ancien Régime n'avait pas de constitution », « Le premier roi de France est Hugues Capet », « La loi salique interdit aux femmes de régner », « Le général de Gaulle était monarchiste », « La monarchie ne s'est jamais remise de la Révolution française », « La monarchie constitue l'antithèse de la république » ... Dans cet ouvrage, l'auteur donne un éclairage nouveau sur un système juridique et politique qui façonna quinze siècles de notre histoire et qui, aujourd'hui encore, suscite d'innombrables interprétations.

  • Une démarche qui répond au besoin d'évaluer l'Europe: en savoir plus et mieux sur l'Europe, pouvoir évaluer ses acteurs, telle est la raison d'tre de l'Observatoire des institutions européennes (OIE) créé par le Centre d'études européennes de Sciences Po autour d'une équipe internationale de spécialistes des questions institutionnelles.
    Partir de données chiffrées inédites : sans équivalent dans les milieux français ou internationaux de la science politique, cette nouvelle série évaluer l'Europe s'appuie sur des données quantitatives concrtes pour comprendre et dévoiler le fonctionnement réel de la machine européenne.
    Des conclusions l'encontre des idées reçues : élargie dix nouveaux Etats membres depuis mai 2004, privée des réformes institutionnelles prévues par le traité constitutionnel aprs les non français et néerlandais, l'Union européenne paraissait condamnée au blocage. Les données rassemblées révlent au contraire une étonnante capacité d'adaptation.
    L'Europe continue décider et mme plus rapidement ! Comment l'expliquer ? Elle produit moins de décisions communes. Faut-il s'en inquiéter ? L'ambition de cet ouvrage est de permettre chacun de participer au débat sur l'Europe en connaissance de cause.


  • Aucun pays n'accorde à ses citoyens autant de droits politiques que la Suisse. Ce livre révèle en quelles circonstances furent octroyées au peuple ces puissantes armes démocratiques que sont l'initiative et le référendum. Chez les radicaux au pouv

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