• [...] étonnant roman d'ap prentissage qui flirte avec le conte et parvient à faire entrevoir la psycholo gie de son héroïne par les paysages qu'elle traverse. On en sort comme lavé de toute inquiétude. Le Monde des livresNée contente à Oraibi conte le destin d'une jeune Amérindienne d'Arizona. Le peuple hopi vit depuis des siècles sur un plateau aride, dans des conditions de dénuement extrême. Soumis aux contraintes d'une région désertique, il a développé une cosmogonie extraordinaire et des croyances qui font communier la vie et la mort, la lumière et la nuit, les esprits, les animaux et les hommes. À travers la quête d'une jeune orpheline qui salue le Soleil en riant, c'est la beauté de ce monde aux antipodes du nôtre qui se révèle, et demeure.

  • Les étoiles se lèvent-elles à l'ouest ? Et un poème peut-il faire polémique dans les journaux plusieurs semaines durant ? Que doit aux éléphants la rondeur de la Terre ? Et à Dürer La Guerre des étoiles ? Lequel des deux est le plus sémiologue, Tintin ou Milou ? Une boucle de cheveux et une bulle de savon méritent-elles de monter au ciel ? Et quels vers inédits de Shakespeare dans Hamlet auraient suffi à modifier l'oeuvre de Proust ?
    À tant de questions fondamentales comme à bien d'autres ce livre apporte des réponses précises et argumentées, ainsi qu'à celle-ci, qui les résume toutes : que peut une image ? À partir de deux mots pris dans l'un des poèmes les plus célèbres de la langue française, l'ouvrage raconte la découverte du monde, de la terre et du ciel par le langage et la littérature.
    Car ce livre traite des étoiles et de la poésie. Il parle du plus loin de nous, le firmament, et de ce qui nous touche au plus près, les mots du poète, des mots qui parfois nous découvrent le ciel. C'est un livre sur tout et sur l'inaccessible, sur l'altérité et les relations Nord-Sud, sur l'esthétique, la science et le pouvoir, sur la mémoire et les possibles de l'histoire. À partir de deux mots seulement, il dévoile les métamorphoses de la poésie en même temps que celles de notre connaissance du monde.

  • Eureka

    Edgar Allan Poe

    Dans ce court texte paru en 1848, Edgar Poe entreprend d'expliquer 'l'univers physique, métaphysique et mathématique, matériel et spirituel'. À la fois poème en prose et essai, Eureka est une véritable cosmogonie poétique, un récit qui a pour intrigue l'origine, la destinée et la fin de l'univers et pour personnages Dieu, l'Homme et la Matière. Il fusionne tous les savoirs et les discours de son temps, autant philosophiques qu'astronomiques. Dernière oeuvre de Poe, ce texte-limite se présente comme un aboutissement absolu, une fascinante synthèse où se croisent et se subliment toute sa pensée et sa pratique de l'oeuvre d'art.

  • Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'« Ère du rêve ». Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dans laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
    Jean-Pierre Otte est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages ayant trait aux mythologies de l'origine, aux rituels amoureux du monde animal (L'amour au jardin, La sexualité d'un plateau de fruits de mer) et aux événements de la vie personnelle au bénéfice du plaisir d'exister (Petite tribu de femmes, Un camp retranché en France, Un cercle de lecteurs autour d'une poêlée de châtaignes).

  • Alain Daniélou et le photographe suisse Raymond Burnier ont fait de longs séjours d'étude aux sanctuaires de Khajuraho, de Bhuvaneshvar, de Konarak, mais aussi dans de nombreux sites moins connus de l'Inde centrale et du Rajputana. Ils en ont ramené une documentation iconographique exceptionnelle de plus de 7000 négatifs photographiques. Ce sont ces photographies qui illustrent L'érotisme divinisé et Le temple hindou dans lequel Alain Daniélou ouvre les lecteurs à la métaphysique de l'érotisme tel qu'il est vécu et représenté dans l'art et la littérature sacrés de l'Inde, pour ensuite les emmener à pénétrer la dimension cosmogonique, symbolique et mystique de l'univers architectural et sculptural des temples hindous, et à écouter les dieux qui peuplent ces temples élevés à leur gloire et à leurs amours.

  • Après la destruction des cités de l'Indus par les Aryens, l'écriture disparut officiellement de l'Inde pendant plus d'un millénaire. Les textes scientifiques, philosophiques et religieux de l'ancienne civilisation furent préservés par des organisations monastiques secrètes. Reconstitués et traduits en sanskrit lors du réveil de l'ancien shivaïsme au début de l'ère chrétienne, ils suscitèrent une prodigieuse renaissance qui dura jusqu'aux invasions islamiques du treizième siècle. Ces textes révèlent des connaissances sur la nature de l'univers, l'origine de la matière et de la vie, sur l'astrophysique, la biologie, l'évolution, les rapports de la pensée et du langage qui rejoignent, voire dépassent les conceptions les plus audacieuses des sciences modernes.

    C'est auprès des représentants de l'ancien shivaïsme qu'Alain Daniélou a pu réunir les textes de cette vision du monde shivaïte : sa genèse, son histoire et le destin de l'humanité, textes qu'il livre et explique dans cette Fantaisie des dieux, une somme impressionnante sur la connaissance traditionnelle hindoue.

  • Timée

    Platon

    Timée
    Platon (traduction Victor Cousin)
    Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire.
    Le Timée est un des derniers dialogues de Platon décrivant la genèse du monde physique et de l'homme. Le dialogue se situe après La République et il est suivi par le Critias. Le texte se présente comme un exposé que fait Timée, précédé d'une brève conversation qui lui tient lieu d'introduction. Le Timée devait faire partie originellement d'une trilogie, avec le Critias (parvenu à nous sans doute incomplet) et l'Hermocrate (jamais retrouvé). Cette trilogie avait pour projet de décrire les origines de l'univers, de l'homme et de la société.
    Retrouvez l'ensemble de nos collections sur http://www.culturecommune.com/

  • En ces temps éloignés, au début de toute chose, la pensée des premiers dieux ne s'était pas encore manifestée.
    Rien n'existait : ni homme, ni animal, ni montagne, ni forêt. Ne désirant plus souffrir leur solitude et leur oisiveté, les dieux méditèrent longuement. Bientôt,
    un rêve commun jaillit : le Monde devait exister.
    Peu à peu, un second rêve prit forme dans leur esprit avide de reconnaissance et d'admiration : ils décidèrent de façonner un homme.
    - Utilisons des grains de maïs, proposa Tzacol.
    Leur regard se tourna vers de vastes vallées où poussaient du maïs blanc et du maïs jaune. Avec la farine jaune, Bitol forma le corps et modela les membres des
    quatre premiers hommes; avec la farine blanche, il conçut leur chair.

  • Fruit de leur enseignement sur la présence du mythe dans la littérature, l'essai de Georges Desmeules et Gilles Pellerin s'adresse d'abord aux professeurs de mythologie et de littérature, ainsi qu'à leurs élèves. Les auteurs se penchent ici sur les récits de création du monde, en distinguant trois points de vue : cosmogonie, anthropogonie et théogonie. Ils montrent ensuite comment, à l'échelle individuelle, les récits relatifs à la naissance reproduisent les structures actives à l'échelle mythique. Les mythes sont présentés par le biais des archétypes, c'est-à-dire de la présence réitérée de personnages et de schèmes dramatiques, depuis l'Antiquité jusqu'à maintenant. Quelques oeuvres sont analysées : la Théogonie, la Genèse, Robinson Crusoé, Frankenstein ou le Prométhée moderne, L'étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde, Le Golem, Candide, et La faute de l'abbé Mouret. Ce vaste parcours littéraire est l'écho de la grande marche de la civilisation occidentale.

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