• Deux royaumes en guerre, un amour impossible... Le second volet de la série La Fiancée, l'éblouissante romance royale de Kiera Cass, auteure de la série best-seller La Sélection. Elle était promise à un avenir de reine. Le destin en a décidé autrement. Hollis Brite a tout perdu. De mystérieux cavaliers à la solde du roi Quinten ont massacré ses parents et son époux le soir de ses noces, transformant ce qui aurait dû être le plus beau jour de sa vie en un véritable cauchemar. Désormais seule au monde, Elle décide de suivre sa belle-famille en Isolte, déterminée à venger les siens. Mais c'est sans compter sur la défiance du sombre Etan, qui ne cesse de la provoquer. Hollis parviendra-t-elle à lever le mystère de la disparition des siens ? À la cour, les apparences sont parfois trompeuses, et son coeur lui-même pourrait la trahir...

  • Comment le pont d'Avignon s'est-il effondré ? Pourquoi le grand cuisinier Vatel s'est-il suicidé ? Quelle est donc la chose la plus « étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse » que vient mander Madame de Sévigné à sa fille ?
    Tour à tour indignée, émerveillée, inquiète, spirituelle, ironique, elle dresse de la vie à la cour du Roi Soleil un tableau vivant et passionné. Grâces, disgrâces, menus incidents et faits majeurs défilent sous la plume, piquante et tendre, de l'épistolière.
    Ces lettres, publiées après sa mort, offrent un exemple original du genre épistolaire grâce à leur style naturel et à la variété des sujets.

    Couverture : Le roi Louis XIV recevant le serment du marquis de Dangeau, grand maître des ordres réunis de Notre Dame du Mont Carmel et de Saint Lazare, dans la chapelle du château de Versailles, le 18 décembre 1695, détail de la peinture d'Antoine Pezey, 1695, Versailles, musée du Château © DeAgostini / Leemage

    © E.J.L., 2014, pour l'introduction, la sélection des textes et le supplément

  • Le code de conduite du parfait homme de cour est au coeur des conversations de gentilshommes lettrés à la cour d'Urbino. Traduit dès le XVIesiècle dans toute l'Europe, ce manuel de bonnes manières a marqué la culture occidentale. Or, le présent volume s'attache au livre III, le plus original et le plus délicieusement digressif. Cinq hommes et, fait exceptionnel, deux femmes, dont la duchesse d'Urbino, participent à la joute verbale. Le sujet se révèle épineux : les usages qu'une dame de palais se doit d'observer. Tous se disputent in fine sur les mérites prêtés à la femme en général. Quand les misogynes s'opposent aux défenseurs de la gent féminine, l'un prône une égalité entre l'homme et la femme. Mais le champion de ces dames ne s'en forgerait-il pas une image conforme à ses désirs ?

    L'écrivain Baldassare Castiglione (1478-1529) fut ambassadeur auprès de Louis XII puis de Léon X. Il se lia d'amitié avec Raphaël et rencontra les personnalités réunies autour de la duchesse Élisabeth de Gonzague et sa belle-soeur Emilia Pia : Pietro Bembo, Julien de Médicis, Ottaviano, Federigo Fregoso et autres lettrés qui figureront dans sa grande oeuvre Il Cortegiano, parue en 1528. Après la mort de sa femme en 1520, il entre dans le clergé et gagne la cour de Charles-Quint. Il meurt à Tolède.

  • Le château de Fontainebleau est méconnu au regard de ses splendeurs et de ses richesses. Au coeur d'une immense forêt, magnifique terrain de chasse, il a été résidence royale ou impériale un demi-siècle avant le Louvre et cinq siècles avant Versailles. Chaque époque, presque chaque règne, y a laissé son empreinte. Le château a été une des grandes scènes où se sont joués tantôt le drame et tantôt la comédie du pouvoir.

    C'est ici que François Ier accueille Charles Quint, que Louis XIII est baptisé, que Louis XIV révoque l'édit de Nantes, et que Louis XV épouse Marie Leszczynska. «Voilà la vraie demeure des rois, la maison des siècles», s'exclame Napoléon Ier, qui tente d'y rétablir la vie de cour, avec ses divertissements fastueux, chasses à courre, bals, concerts, en compagnie de Joséphine, d'abord, de Marie-Louise ensuite. C'est là que, vaincu, l'Empereur signe le 6 avril 1814 son abdication et qu'il fait ses adieux à sa garde. On doit à Louis-Philippe la salle des Colonnes et la galerie des Assiettes, et à Napoléon III un nouveau théâtre ; l'impératrice Eugénie y installe un Musée chinois. Résidence présidentielle, le château n'en finit pas d'être l'objet de toutes les convoitises.

    Amoureux du château dont il est le président, Jean- François Hebert, avec la complicité de l'historien Thierry Sarmant, nous offre à travers les dates clés de Fontainebleau mille ans d'histoire de France.

  • Le 17 août 1661, au château de Vaux-Le-Vicompte, le surintendant Fouquet offre une fête éblouissante. Louis XIV est furieux. Il décide la perte de l'insolent mais cette soirée lui donne l'idée de bâtir Versailles.
    Clémence, la "fontainière du Roy" est la fille du génie des eaux de cette future merveille. Son père, François de Francine, y crée des fontaines, fait jaillir des cascades, grâce à des travaux titanesques. Il embellit ainsi les jardins dessinés par Le Nôtre.
    Les amis de Francine, Le Brun, Molière, Racine ou Boileau, baptisent Clémence. Elle devient "Ondine" depuis qu'on l'a surprise se baignant quasi-nu dans le bassin de Saturne. Le parc est son royaume. Elle y grandit en même temps que le fabuleux palais qui éblouira l'Europe.
    "Ondine" est aussi l'étoile du ballet royal où se mêlent la politique, la guerre, le talent et le génie des artistes. Avec elle, on entre dans les coulisses de la cour, près de Louise de La Vallière, de la Montespan, de Mme de Maintenon. Séductrice, Clémence plaira à Louis XIV. Il sera son protecteur.
    Dans ce nouveau rendez-vous avec l'Histoire, Jean Diwo, sur les airs du Grand Siècle, nous fait partager la naissance de l'un des monuments les plus visités au monde.

    Couverture : François de Troy, "Portrait d'un couple en Vénus et Pâris", photo RMN-Lagiewski / Le bassin de Cérès grandes eaux, à Versailles. Photo J.Girard/Art Lys

  • Comment exercer son métier de reine ? Comment résister à la routine des divertissements utiles et des obligations de son sexe ? Comment surtout s'inventer un rôle politique lorsqu'on est née Marie-Caroline de Habsbourg-Lorraine et qu'on se trouve « exilée » à la cour de Naples, au coeur des tumultes de l'Italie des Lumières ? De 1781 à 1785, la reine de Naples s'est attachée à l'exercice quotidien de ses « écritures », sans doute pour discipliner ses propres affects.
    C'est à la lecture de ce diaire qu'est convié le lecteur. Écrit dans le français parfois audacieux qui était la langue des élites européennes, ce journal d'une reine est un document historique d'une exceptionnelle richesse. Au-delà de la chronique de la vie de cour, on y assiste au surgissement d'un moi souverain qu'agite, en ces années pré-révolutionnaires, le souffle de l'histoire.
    Rassemblant des pièces dispersées, Mélanie Traversier reconstitue le journal de Marie-Caroline de Naples, présenté ici pour la première fois dans son intégralité. L'édition annotée comporte en effet la retranscription d'un manuscrit que l'on croyait perdu : le récit du voyage de la reine en Italie du Nord de mai à septembre 1785, sorte de tournée d'inspection des expériences politiques du réformisme des Lumières. Elle est précédée d'un ample essai qui, à travers l'analyse de sa pratique épistolaire et de son écriture intime, éclaire la biographie d'une soeur méconnue de Marie-Antoinette.

    Mélanie Traversier est maîtresse de conférences en histoire moderne à l'Université de Lille 3 et membre de l'Institut universitaire de France. Elle est notamment l'auteure de Gouverner l'opéra. Une histoire politique de l'opéra à Naples (1767-1815), (École française de Rome, 2009) et a préfacé les Mémoires de Vittorio Alfieri (Ma Vie, Mercure de France, 2012)

  • « Voltaire, je connais ! » nous rappelle comment, esprit sans égal, il a touché avec un égal bonheur à tous les genres, poésie, théâtre, essais historiques, contes et romans. L'auteur, Jean-Luc Faivre nous montre en un essai brillant comment Voltaire peut rester une référence pour tous ceux qui cherchent vainement dans notre époque matière à échapper au conformisme soporifique des idées ambiantes. « Voltaire, je connais ! » s'inscrit dans la série « Les philosophes », je connais ! qui vise à présenter dans une langue simple et accessible la vie et l'oeuvre des penseurs qui ont parfois pris les plus grands risques pour faire avancer les idées qui ont façonné le monde d'aujourd'hui. Des citations et une chronologie viennent compléter cette présentation.

  • Les cours constitutionnelles se sont affirmées comme les garantes des valeurs fondamentales de nos démocraties modernes, même en France où, malgré une tradition peu favorable à la justice constitutionnelle, le Conseil constitutionnel est parvenu à s'imposer comme un acteur politique central. L'un des protagonistes de cette montée en puissance, le constitutionnaliste lui-même, passe en général inaperçu.

    Cet ouvrage retrace l'invention du constitutionnaliste, ce professeur de droit spécialiste des constitutions politiques qui apparaît en France à la fin du XIXe siècle en même temps que la République naissante. Il démontre combien ces professeurs ont joué un rôle crucial dans l'avènement du nouveau régime, dans sa consolidation et ses remises en cause, et analyse les tensions permanentes entre droit et politique émaillant la création du corpus constitutionnel au fondement juridique de notre système politique actuel.

    Ce faisant, Guillaume Sacriste révèle un pan essentiel, et pourtant oublié,
    de l'histoire juridique et constitutionnelle de la France.

  • Ces histoires authentiques, qui sont " amusantes et tristes comme la vie " racontent une drôle de justice.Les avocats, les procureurs, les juges s'y montrent dans leur majesté dérisoire, leurs invraisemblables maladresses, et leur comique involontaire. Mais l'essentiel est peut-être ailleurs. Au delà de l'éclat de rire ou du sourire de connivence, ces anecdotes révèlent la réalité de situations parfois préoccupantes.Par moments, une indignation se cache sous la dérision apparente et la dimension pédagogique demeure à l'évidence la préoccupation essentielle de l'auteur qui tend, à travers ces petites tranches de vie, à montrer certains aspects de leur vraie justice à ses concitoyens.

  • Voici un livre consacré aux femmes, originaires du Poitou et des Charentes, qui ont connu une destinée exceptionnelle. Certaines sont des gloires nationales : Aliénor d'Aquitaine, reine de France puis reine d'Angleterre ; Marguerite d'Angoulême, « la perle des Valois », reine de Navarre et femme de lettres ; Madame de Montespan et Madame de Maintenon, favorites du « Roi Soleil ». D'autres furent célèbres en leur temps : Adélaïde, épouse d'Hugues Capet, reine de France en 987 ; Ala ou Agnès de Poitou, impératrice d'Allemagne en 1043 ; Éléonore Desmier d'Olbreuse, la « Grand-mère de l'Europe » Ce livre fait revivre plusieurs femmes, un peu oubliées dans les livres d'histoire, mais qui forcent l'admiration : Françoise d'Amboise, duchesse de Bretagne puis carmélite ; les Dames des Roches et leur salon littéraire au XVIe siècle ; Henriette Aymer de la Chevalerie et la « Grand Maison » ; Léodile Béra dite André Léo romancière, journaliste, féministe et communarde aux côtés de Louise Michel ; Yvonne Brothier, cantatrice internationale... Et aussi deux Résistantes - Édith Augustin et Hélène Nebout - patriotes exemplaires ; des Saintes et des Abbesses du Moyen Âge ; Jeanne des Anges, la « possédée du diable » et Marie Besnard « la bonne dame de Loudun » Ce livre, qui rappelle la légende de la fée Mélusine, évoque aussi les femmes de lettres célèbres du XXe siècle : Claire Sainte-Soline et Marguerite Gurgand, originaires du pays mellois, Geneviève Fauconnier née à Barbezieux, prix « Fémina » pour son roman « Claude » exemple unique en France d'un frère - Henri - et d'une soeur - Geneviève - obtenant coup sur coup le « Goncourt » en 1930 et le « Fémina » en 1933 !

  • Louis Nicolas, baron de Breteuil (1648-1728) fut un homme comblé. Esprit libre et pénétrant, séduisantet séducteur, ce cadet d'une illustre lignée obtient en 1699 la charge d'introducteur des ambassadeurs et des princes étrangers qu'il conservera jusqu'en 1715. Pénétrer à Versailles avec lui c'est entrer dans le royaume des symboles. Au travers de ses descriptions, il démonte les mécanismes du système de cour, de cette vie de perpétuelle représentation, tout en mettant en scène le roi, les princes, les princesses et les courtisans. Pas un geste, pas une attitude, pas un mot qui ne soient dictés par l'étiquette dont le roi est le grand maître et Breteuil, le grand prêtre. Cependant ces fonctions auliques n'empêchent pas le baron de Breteuil de mener une existence passionnée : il est le héros de deux histoires d'amour immortalisées par un roman qui compte parmi les chefs d'oeuvre de la littérature du XVIIe siècle et reste un témoignage essentiel sur l'expression des sentiments amoureux à cette époque. Des textes aussi différents que ceux que nous réunissons ici (un roman et des mémoires) expriment la complexité d'un homme du grand siècle qui ne se laisse pas enfermer dans le carcan des idées de son temps.

  • Voici un livre consacré aux femmes, originaires du Centre Val de Loire qui ont connu une destinée exceptionnelle. Certaines sont des gloires nationales : Jeanne de France, reine puis religieuse ; Claude de France qui donne sept enfants à François 1er avant de mourir à vingt-cinq ans ; Marie de l'Incarnation, ursuline, pionnière au Canada ; Berthe Morisot, peintre impressionniste ; des favorites plus connues que les reines, comme Agnès Sorel et Antoinette de Maignelais, Marie Touchet et sa fille Henriette d'Entragues, Gabrielle d'Estrées, Louise de la Vallière... D'autres furent célèbres en leur temps : Ermentrude, première reine de France ; la marquise de Sablé et son salon littéraire ; Madame Guyon et le quiétisme ; Mademoiselle de Blois, fille de la Montespan et de Louis XIV, épouse du régent et ancêtre de Louis-Philippe. Ce livre fait revivre plusieurs femmes, un peu oubliées dans les livres d'histoire, mais qui forcent l'admiration : deux Saintes au Moyen Âge ; Renée de France, duchesse de Ferrare, protectrice des calvinistes ; pendant la Révolution, Anne Quatresault, une fille du peuple, devient « artilleur » de la République alors que Jeanne Élisabeth Bichier des Âges fonde « Les Filles de la Croix » ; au XXe siècle s'illustrent deux écrivains, Marguerite Audoux et Raymonde Vincent, prix Fémina en 1910 et 1937 et une cantatrice Mado Robin, « la voix la plus haute du monde ». Dans une région aux multiples châteaux, il était impossible de passer sous silence quatre femmes qui, si elles ne sont pas nées dans le Centre, y ont vécu en modifiant le cours de l'histoire et en écrivant des chefs-d'oeuvre : Jeanne d'Arc, Anne de Beaujeu, Diane de Poitiers... George Sand. Que de lieux dans le Centre Val de Loire évoquent leur destin hors du commun !

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • 1853. Par le caprice du destin et le coup de foudre de l'empereur François-Joseph, le souverain le plus puissant de son temps, Élisabeth, princesse de Bavière, devient, à l'âge de seize ans, impératrice d'Autriche.
    Accablée d'une exceptionnelle beauté et d'une chevelure unique, dont s'empareront toutes les mièvres légendes, elle quitte son enfance joyeuse, nourrie de rires et de grand air, pour traverser, en dépit de l'indéfectible amour de l'empereur, les plus sombres désolations.
    Le lourd protocole de la cour de Vienne, l'hostilité de sa belle mère qui s'empare de ses trois enfants, la mènent à trouver refuge dans l'exil et la maladie.
    Anorexique, fantasque, mélancolique, cette soeur jumelle du prince Hamlet consacrera l'énergie de son désespoir à sa Hongrie bien-aimée, dont elle devient reine, acclamée par la foule, en 1867.
    1898. Assassinée d'un coup de poignard, à Genève, par un anarchiste italien, l'éternelle errante vêtue de noir, frêle figure emblématique liée malgré elle au sang de l'histoire, emportera dans le secret de son tombeau impérial son tragique rêve de liberté.

    impératrice Elisabeth d'Autriche par Franz W.

  • Comprendre le XVe siècle, c'est partir à la rencontre des grands personnages qui firent la France à cette époque, de Philippe le Bon, fondateur de l'Ordre de la Toison d'Or, jusqu'à Louis XI qui rendit sa prospérité au royaume, sans oublier, bien sûr, Jeanne d'Arc ou le jeune Bayard, François Villon ou Jacques Coeur sillonnant les mers sur des vaisseaux chargés d'or et d'épices. Comprendre le XVe siècle, c'est aussi découvrir l'organisation politique du pays, les instruments du pouvoir, le rôle de l'Église, celui de l'Université, ou les créations de l'art et de la littérature replacées dans leur contexte européen. Comprendre le XVe siècle, c'est enfin plonger dans le quotidien des vilains ou des derniers chevaliers, battre la campagne et s'asseoir à la table des princes où coulait à flots le « claret » tant apprécié de l'occupant anglais. De 1392, lorsque Charles VI sombre dans la folie, jusqu'à l'avènement de Louis XII en 1498, Emmanuel Bourassin nous promène dans les dédales d'un siècle de calamités mais aussi de « riches heures ». Avec un réel talent de conteur, didactique et érudit, il distribue en une succession de courts chapitres tous les aspects de cent ans de l'histoire de France, se faisant tour à tour archéologue et historien des modes ou des batailles, héraldiste, biographe et grand reporter, avec une rigueur passionnée, c'est-à-dire passionnante, qui nous livre les clefs indispensables de ces temps anciens.

  • Ce livre claque comme un coup de fouet. Antoine Comte, l'avocat des Irlandais de Vincennes et de tant d'autres, se souvient qu'il y eut, avant un certain orage de mai 1981, à Paris, une gauche judiciaire. En cette lointaine époque, l'on défendait les ouvriers, les soldats révoltés, les militants du monde entier. Bientôt, le pouvoir et la ruée vers les places effacèrent tout. Tout, sauf peut-être la fidélité aux valeurs d'hier et de demain. C'est d'elle que nous parle Antoine Comte en nous menant de l'autre côté du miroir. Que s'est-il passé pendant ces quatorze années où triomphait la défaite ? De l'affaire des Irlandais au drame de Djibouti, du surprenant braquage de Condé-sur-l'Escaut au retour de la démocratie au Mali, le lecteur verra défiler toutes les excellences socialistes du monde judiciaire. Les oreilles peuvent commencer à siffler.

  • Après un accident impliquant le chariot du Père Noël, Minouche le petit renne est soudainement responsable d'aider au Père Noël à faire la distribution des cadeaux. Il fait donc partie du groupe des autres rennes du Père Noël. Minouche est le fils de Rudolphe le renne au nez rouge.

  • Dans l'Empire Vert, deux-cent douze vieillards borgnes complotent contre l'Empereur. En ce pays, on fabrique des conserves de tripes de rats et d'oreilles humaines. Ils boivent de l'hydromel bouillant et se racontent des histoires tristes. Parfois, la nuit, des camions circulent, les phares éteints, transportant des femmes voilées de noir... Le frère du douzième Juge de la Cour, dit le Sournois, dirige une bande de deux-cent mille assassins, voleurs et autres aimables délinquants. Dans la plupart des maisons d'édition de l'Empire, tout manuscrit perçu est d'abord désinfecté, puis porté à un exorciste, Prêtre des Éclairs sanglants... Le fils du Ministre des Guerres est amoureux d'un hêtre et tue les bûcherons. La plus grande prison de l'Empire se trouve au nord de la Capitale, dans le Faubourg des Tisserands Sourds. Chaque fois qu'une femme éprouve un plaisir amoureux, elle fait un noeud dans une cordelette qu'elle tient de la main gauche. Après la mort d'un Empereur les dames de la cour tirent à la mitraillette sur les vautours qui volent au-dessus du palais... Cet Empire, heureusement, n'existe pas. Il est d'ailleurs (selon l'un des historiographes de l'Empereur) depuis quatre mille ans sur le point de se désagréger, de se détruire. L'Encyclopédie abrégée de l'Empire Vert est le plus long livre fiction de Gilbert Lascault... Alors que le précédent livre tournait autour d'un individu (appelé Jean Simon Castor), l'Encyclopédie se donne pour but d'éclairer la vie et les coutumes d'un empire, constamment en décadence et survivant à travers ce qui tend à le détruire. Une civilisation s'y invente, dont tout n'est pas dit. Les moeurs d'un pays imaginaire, l'organisation des pouvoirs et leur désordre sont évoqués en des récits brefs et des scènes le plus souvent violemment colorées. Le livre n'est pas sans rapport avec les oeuvres d'art contemporaines que l'auteur connaît comme critique et qu'il aime. Il est aussi un ouvrage d'ethnologie fictionnelle.

  • L'effondrement de l'Empire des Habsbourg en 1918 et son effritement en États nations ont sonné le glas de la cour la plus brillante et la plus cosmopolite qu'ait connue l'Europe. Aristocrates, ministres ou laquais, ses quelque 3 000 acteurs y paraissaient en uniformes prescrits par l'étiquette et par des règlements d'État. L'étude de Georg J. Kugler, conservateur en chef au Kunsthistorisches Museum de Vienne en restitue la variété et la splendeur, quand leurs derniers fastes, à l'époque de l'impératrice Élisabeth, donnaient à Vienne le rayonnement qui en fit le foyer artistique, intellectuel et politique, fondateur du XXe siècle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • LES châteaux du Val de Loire ont constitué le cadre des idylles émouvantes et des galanteries passionnées des écrivains, des princes, des empereurs. De « folles amours », des séductions foudroyantes, de subtiles jalousies et d'inexpiables fascinations ont provoqué des guerres interminables et fait vaciller des trônes. Armé d'une véritable lanterne magique, Guy Breton nous convie ici à une promenade indiscrète, dans les coulisses, dans les alcôves. Comme à travers une glace sans tain, il nous fait assister aux amours d'Agnès Sorel, de Marie Touchet, de Marguerite Bellanger, il nous révèle le tempérament véritable de Louis XI (paillard insoupçonné), de François Ier (tendre et volage), des fougueuses Aliénor D'Aquitaine et Marie Stuart, d'Henri IV, de Charles IX, de séducteurs renommés (Bussy d'Amboise, Maurice de Saxe, Lauzun). Guy Breton a retrouvé les témoins des « orgies » de Chenonceau, et ceux aussi (ils étaient six !...) de la douce nuit des noces d'Anne de Bretagne et de Charles VIII. Des lettres d'amour et des poèmes heureusement conservés nous rendent si présents les amantes et les amants de ces romans authentiques qu'on les aime à son tour. Les grandes passions sont immortelles.

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