Calmann-Lévy

  • Novembre1869, dans le village de Messimy, au coeur des monts du Lyonnais. Aiglantine et sa mère, Amélie, travaillent à domicile comme tisserandes de velours de soie. Pour s'assurer un salaire convenable, les canuses doivent se tenir à la tâche pendant de longues journées. Quand Amélie est retrouvée étranglée devant son métier à tisser, la consternation est générale : pourquoi avoir tué cette femme qui ne quittait jamais sa maison-atelieret à laquelle on ne connaissait aucun
    ennemi ?
    Le passé de la victime recèle pourtant bien des mystères. Et plus encore celui d'Aiglantine, revenue d'un séjour à Lyon quelques années auparavant avec suffisamment d'argent pour acheter la maison familiale et faire fabriquer son propre métier à tisser. Une tentative de meurtre sur l'héritier d'un important soyeux de la Croix-Rousse permettra de dénouer les fils d'un incroyable secret...
    Avec Le Secret d'Aiglantine, son sixième roman, Nicole Provence nous entraîne dans le monde pittoresque de la soie lyonnaise, pour un suspense haletant, à la poursuite d'un assassin machiavélique...
     

  • « Dostoïevski ne m'est souvent qu'un prétexte pour exprimer mes propres pensées », disait André Gide. Il en va de même de presque tous les essayistes qui se sont penchés sur cette oeuvre vibrante, aux résonances infinies. Le présent ouvrage, au contraire, s'efforce d'être aussi objectif que possible. Aux interprétations, il préfère les commentaires. En prenant pour base les travaux des meilleurs historiens de littérature russe, il met en lumière les textes et les thèmes les plus significatifs de cet auteur passionné et passionnant, textes et thèmes qui, de façon frappante, anticipent sur les préoccupations de notre temps. Tout en restant profondément russe, Dostoïevski, Plus que tout autre, s'est imprégné de la pensée européenne. Aussi, mieux que tout autre, a-t-il ressenti l'antinomie qui déchire le monde moderne : l'opposition des deux « blocs », occidental et oriental. Journaliste militant et philosophe de l'histoire, il a perçu les contradictions de l'homme d'aujourd'hui en théoricien et en romancier de génie. Préfigurant nos tourments, ses personnages vivent dans leur chair « les questions maudites » qui, depuis un demi-siècle, sont les réalités concrètes sur lesquelles se modèle notre existence : le rôle de deux pays, la Russie et la France qui, pour Dostoïevski et pour nous, résument la suprême inquiétude de l'humanité ; le destin du socialisme, la lutte du nihilisme et de la foi, l'élan vers la fraternité et l'instinct de la violence, les répercussions spirituelles de la douleur physique, subie ou infligée, l'exaspération nationaliste et le problème juif, l'évolution de la société entre le capitalisme et le communisme. On peut contester les solutions - à double tranchant - que propose Dostoïevski, mais on ne saurait passer à côté de cette oeuvre d'une poignante actualité. Nina Gourfinkel, auteur de monographies remarquables sur des écrivains russes tels que Gogol et Gorki, a donné là une étude en profondeur qu'on peut considérer comme définitive sur un des plus grands noms de la littérature humaine.

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