• « Savoir finir en beaute? ? C'est tout un art. »

    Entre de?sinvolture et gra?ce de?chue, de?bandade et e?rotisme de?bride?, autofiction et fantaisie romanesque, La Marge d'erreur fait le portrait hilarant d'un de?pressif chronique plein de rage de vivre, pour les dernie?res semaines qu'il lui reste.

  • Mortepeau Nouv.

    Récit de la chute et de la décadence d'une famille, Mortepeau est un conte noir. Lucas, un jeune homme, s'adresse à son père décédé et enterré dans le jardin familial. Autrefois, il était luxuriant et entretenu par Josephina, sa mère passionnée de botanique. Dorénavant, il n'est plus que mauvaises herbes et désolation. Si la famille en est arrivée là, c'est à cause de deux hommes mystérieux invités dans la maison, bouleversant son équilibre et la précipitant vers sa fin.
    Avec Mortepeau, Natalia García Freire nous offre un premier roman gothique qui n'est pas sans rappeler Shirley Jackson ou Daphné du Maurier. Elle y sonde de sombres dynamiques de pouvoir dans une langue envoûtante, proche de la prose poétique - dans un univers qui n'appartient qu'à elle.

  • Tokyo Vice

    Jake Adelstein

    Quand Jake Adelstein intègre en 1993 le service Police-Justice du plus grand quotidien japonais, le Yomiuri Shinbun, il n'a que 24 ans et il est loin de maîtriser les codes de ce pays bien différent de son Missouri natal. À Tokyo, il couvre en étroite collaboration avec la police les affaires liées à la prostitution et au crime organisé. Pour cela, il n'hésite pas à s'enfoncer dans les quartiers rouges de la capitale, dans les entrailles du vice et de la décadence. Approché par les yakuzas, il devient leur interlocuteur favori tout en restant un informateur précieux pour la police. Une position dangereuse, inédite et ambivalente, aux frontières du crime, qui incite Jake Adelstein à entrer dans un jeu dont il ne maîtrise pas les règles.

  • Romains depuis plusieurs générations, les Zevi comptent parmi leurs ancêtres penseurs, avocats, scientifiques et même un rabbin! Seule fausse note dans ce concert de bienséance, Matteo, incorrigible hâbleur. Dans les années 1990, il s'est rué avec légèreté dans deux mariages successifs et une accumulation inconsidérée de dettes. Ne parvenant pas à les rembourser, il a quitté l'Italie pour Los Angeles. Seize ans plus tard, le voici de retour à Rome. Ses deux enfants l'attendent sans l'attendre, tandis que Federica, son ex-femme, essaye de recoller les morceaux en éternelle Pénélope. Le revenant, résolu à dévorer la vie par les deux bouts, se jette sans retenue dans les retrouvailles avec la Ville éternelle, qui plus que jamais conjugue beauté et délabrement. Et la vie reprend son cours léger et futile, jusqu'à l'inévitable collision avec l'Histoire.

  • Le code de conduite du parfait homme de cour est au coeur des conversations de gentilshommes lettrés à la cour d'Urbino. Traduit dès le XVIesiècle dans toute l'Europe, ce manuel de bonnes manières a marqué la culture occidentale. Or, le présent volume s'attache au livre III, le plus original et le plus délicieusement digressif. Cinq hommes et, fait exceptionnel, deux femmes, dont la duchesse d'Urbino, participent à la joute verbale. Le sujet se révèle épineux : les usages qu'une dame de palais se doit d'observer. Tous se disputent in fine sur les mérites prêtés à la femme en général. Quand les misogynes s'opposent aux défenseurs de la gent féminine, l'un prône une égalité entre l'homme et la femme. Mais le champion de ces dames ne s'en forgerait-il pas une image conforme à ses désirs ?

    L'écrivain Baldassare Castiglione (1478-1529) fut ambassadeur auprès de Louis XII puis de Léon X. Il se lia d'amitié avec Raphaël et rencontra les personnalités réunies autour de la duchesse Élisabeth de Gonzague et sa belle-soeur Emilia Pia : Pietro Bembo, Julien de Médicis, Ottaviano, Federigo Fregoso et autres lettrés qui figureront dans sa grande oeuvre Il Cortegiano, parue en 1528. Après la mort de sa femme en 1520, il entre dans le clergé et gagne la cour de Charles-Quint. Il meurt à Tolède.

  • Il ne suffit pas de lire

    Karl Kraus

    Censeur impitoyable, pourfendeur corrosif du genre humain de la trempe d'un Paul Léautaud, Karl Kraus avait horreur des journalistes, des hommes politiques, des intellectuels, des historiens et de l'art de son temps qu'il assimilait à un cosmétique. Pour lui, le libéralisme se confond avec l'hédonisme, les juges avec les bourreaux, la haute finance avec les maîtres de la boucherie, et la psychanalyse n'est rien d'autre qu'une vaste plaisanterie. Dans un style dénué de concessions, les aphorismes de Kraus - condensé d'humour incisif et de fulgurances rageuses - mettent en pièces tout ce que la société porte au pinacle.

  • « J'étais devenu un fantôme. Une sorte de mort-vivant. J'ai trouvé un ultime sursaut d'énergie pour avaler une poignée de tranquillisants avec un fond de vodka. Je me suis assis dans mon fauteuil club et j'ai regardé une série sur HBO. Je me suis réveillé en pleine nuit. Non. Le cauchemar était bien réel. Joséphine n'était plus amoureuse de moi. »

    Si l'amour est la plus forte, la plus dangereuse et la plus répandue des addictions, voici le roman de l'impossible désintoxication, le roman du chagrin d'amour.

  • Jacques Lambert, notaire à Rouen, est mort. Trois mois auparavant, il a rédigé un testament afin de détruire sa famille : il lègue à sa fille Claire la direction de l'étude que réclamait son fils aîné, Jean-Baptiste.Pour surmonter sa déception, JB peut compter sur sa mère Philomène, épouse trophée qui découvre la joie d'être enfin veuve. Mais il doit se méfier de Michel, l'associé de Jacques, qui rêve de devenir le patron. Quant à Gilles, le troisième enfant, généalogiste, il plonge dans le passé de ce bourgeois manipulateur. Les secrets remontent à la surface et entraînent l'effondrement du clan des Saint-Soens, la plus grande fortune de la région.Avec un humour corrosif, Pierre Sérisier dresse le portrait d'une famille bourgeoise qui lutte pour son statut... et pour le statu quo.

    Pierre Sérisier est journaliste et écrivain. Auteur du blog "Le Monde des Séries", il enseigne à l'École supérieure de journalisme (ESJ) de Lille et est co-fondateur du Paris Podcast festival.

  • L'un des plus grands succès romanesques anglais de l'entre-deux guerres Le Chapeau vert est un inénarrable tableau de combat de l'Angleterre traditionnelle contre la nouvelle liberté de moeurs. L'auteur y décrit de façon impitoyable une société de jeunes gens qui habitent Mayfair, descendent au Normandy et au Ritz, partent en voiture de sport sur la côte d'Azur et se baignent nus dans la Tamise. Iris March, vingt-neuf ans, en qui l'on peut reconnaître Nancy Cunard, l'amie d'Aragon à l'époque, est le centre de cette société. Elle a eu deux maris: Boy Fenwick, qui s'est jeté du balcon d'une chambre d'hôtel, et Storm, assassiné par les terroristes du Sinn Fein. Plus excentrique on meurt! Le Chapeau vert devint instantanément un livre culte: Francis Scott Fitzgerald le relisait sans cesse, et ne cachait pas combien il lui devait pour la création de Gatsby, et Virginia Woolf s'en inspira quelque peu pour Les Vagues.

    Michael Arlen (1895-1956), né Dikran Kouyoumdjian, à Rustschuk, en Bulgarie, fut envoyé, par son père, un riche arménien, à Malvern College, une élégante public school. En 1922, il acquiert la nationalité britannique. La publication du Chapeau vert va lui assurer une célébrité durable. Cet énorme succès de librairie, sans cesse réimprimé, acquit très vite le statut de manifeste d'une génération, celle qui n'avait échappé à la Première Guerre mondiale que pour connaître la grande crise des totalitarismes. Sous ses aspects cyniques, brillants et snobs, ce roman résume un temps où le bruit des fêtes et des cocktails parvenait de plus en plus mal à étouffer le grondements des orages à venir.

  • " Ce qui confère à ce roman toute sa beauté, c'est la grande sensibilité de son auteur. Le Château d'Ulloa, chef-d'œuvre du naturalisme espagnol, a toute la saveur de la terre et les couleurs de la Galice, mais aussi descend avec bonheur au centre du cœur des hommes. " Le Magazine littéraire

    Au tréfonds de la Galice, le marquis d'Ulloa ripaille, boit, chasse avec le curé, vit en concubinage avec sa servante, tandis que Primitivo, l'intendant du château, joue de tous les vices et faiblesses de son maître pour le voler et s'approprier le domaine.

    Frais émoulu du séminaire, Julian, le chapelain, tente de sortir le marquis de cette féodalité archaïque, de le soustraire à l'influence maléfique des lieux et au machiavélisme de son régisseur : il en sera la première victime.

    " Une fresque où l'on respire par tous les sens l'air galicien, avec ses superstitions, et ses fêtes, ses beuveries, perdrix et loups, braconniers et aristos, bourriques et curetons. Quel film on en ferait !... " Jean-Charles Gâteau,
    Le Journal de Genève

  • Lorsque le plus grand philosophe ermite de l'Antiquité chrétienne rencontre le romancier français contemporain le plus lu, de quoi parlent-ils ? Un conte féérique et terrible sur l'implacable aujourd'hui.
    Une belle fiction ou fable, pleine de burlesque, et jamais exempte d'enseignement philosophique !
    Un après-midi de septembre 2018, Michel Houellebecq erre sur l'avenue de France. Il s'assied sur un banc, où il est bientôt rejoint par un mystérieux personnage qui affirme être Évagre le Pontique, moine du désert ayant vécu au IVe siècle après J.-C., le grand théoricien de l'acédie, "la mélancolie de l'âme". Inévitablement, une conversation s'engage. Sur la France, la société contemporaine, la littérature, le sens de l'existence. Comment être écrivain dans un monde de simulacre ? Ou plus exactement : comment être homme dans un monde qui ne croit plus en l'homme ?
    Un hommage au romancier français le plus lu au monde - ou peut-être les confessions qu'il n'a jamais livrées à personne ?

  • Recueil de 21 articles, essais, analyses, chroniques, Coupable est une plongée dans l'intimité de Poppy Z. Brite. Sexe, drogues, rockn'roll, décadence, passions et influences littéraires de Baudelaire à King ou Burroughs, culture gothique, underground fantastique... de quoi comprendre l'univers et les ressorts secrets d'un écrivain au romantisme noir qui bouscule l'Amérique depuis son premier livre.

  • En mars 1966, une histoire de moeurs et d'espionnage ébranle la Chambre des communes. Quelques années plus tôt, certains anciens ministres conservateurs du gouvernement Diefenbaker auraient fréquenté une certaine Gerda Munsinger, une femme réputée facile. Madame Munsinger est venue s'installer au Canada la décennie précédente. Peu instruite, mais fort séduisante, elle fait rapidement de nombreuses conquêtes et commence plus ou moins à vivre de ses charmes en attendant le grand amour.

    Trois ans après l'arrivée de Gerda Munsinger, le colonel Pierre Sévigny est nommé ministre associé à la Défense. Sa route croisera celle de Munsinger et le destin fera naître entre eux une aventure suivie d'une liaison amicale. Toutefois, Sévigny sera soupçonné d'avoir livré des secrets militaires à la belle Allemande, qui n'aurait apparemment eu aucun scrupule à les dévoiler. C'est ainsi que l'ex-ministre est montré du doigt par les libéraux pour la situation délicate dans laquelle il s'est placé en gardant contact avec cette femme. Encore aujourd'hui, l'Affaire Munsinger constitue le plus important scandale sexuel qui ait ébranlé le Canada.

    Le livre nous fait voir jusqu'où certains politiciens ou conseillers politiques sont prêts à aller pour garder ou reprendre le pouvoir. Également, cette enquête nous permet de constater que les enveloppes brunes, les caisses occultes, les accusations gratuites, les prête-noms et les pots-de-vin n'ont pas été inventés par les « héros » de la commission Charbonneau.

    Paru une première fois aux Éditions JCL en 1993 sous le titre Les Déshonorables, cette enquête journalistique de Gilles-Philippe Delorme et de Danielle Roy, qui se lit comme un véritable thriller, est rééditée en 2014 sous le titre L'Affaire Gerda Munsinger.

  • An 217 de l'ère chrétienne.
    L'empereur Caracalla vient d'être assassiné en Mésopotamie. Profitant de l'événement, trois princesses syriennes, avides de pouvoir, intriguent pour placer sur le trône de Rome l'héritier mâle de leur dynastie, le jeune Varius. A force de complots, elles parviennent, contre toute attente, à faire proclamer l'adolescent imperator par les légions d'Orient. Le règne le plus décadent de l'histoire romaine commence : durant trois ans et neuf mois, Rome va vivre au rythme des caprices, des extravagances et des provocations de ce jeune homme de quatorze ans, immature et fantasque, que rien ni personne n'a préparé à assumer une telle dignité.
    Adorateur mystique d'une étrange divinité orientale incarnée dans une pierre noire, l'Elagabal solaire, dont il est le grand prêtre, enfant prodigue et imaginatif, homosexuel et travesti, celui que l'Histoire ne connaîtra que sous le sobriquet d'Héliogabale va offrir le spectacle de tous les excès et de toute la démesure que lui inspirent la quête obsessionnelle du plaisir, l'ivresse du pouvoir suprême et la haine de l'ordre établi.
    Surpassant Tibère dans les molles voluptés, Caligula dans la cruauté, Néron dans la folie esthétique et théâtrale, l'enfant-empereur n'aura de cesse de choquer et de scandaliser le vieux monde latin pourtant accoutumé aux excentricités et aux débauches de ses prédécesseurs. Mais derrière lui, s'agitent les ombres inquiétantes de sa grand-mère, de sa mère et de sa tante, qui s'inquiètent de voir la pourpre leur échapper...
    Détesté par le Sénat romain, exécré par l'armée, rejeté par sa famille, l'empereur honni saura-t-il trouver d'autres soutiens que ceux de ses mages et de ses amants ?

  • Il aura fallu cinq ans avant qu'Élisa T. ne se décide à nous servir le reste de sa vie. Violentée et abusée physiquement par sa mère et le concubin de cette dernière pendant seize ans, cette seconde enfant, d'une famille de dix, sera retirée in extremis de sa famille grâce à l'intervention efficace de son directeur d'école.

    Après une difficile période d'adaptation dans des foyers d'accueil, la courageuse adolescente découvrira peu à peu le monde extérieur. Élisa quittera tôt l'école pour se trouver un premier travail dans un restaurant. Toutefois, elle n'oublie pas son passé, et aidera quelques frères et soeurs, restés dans ce qu'elle appelle «l'enfer», à quitter cette maison «maudite».

    Elle trouvera son «prince charmant», elle enfantera d'une première fille dans l'ignorance et la solitude et, enfin, se mariera pour prouver à sa mère qu'elle avait tort de lui prédire qu'aucun homme ne voudrait jamais d'elle.

    Afin de se vider le coeur une fois pour toutes, elle se met tranquillement à la rédaction de son journal intime qui raconte avec force détails ses seize années d'enfant abusée. Élisa, par ses deux écrits sincères, demeure un exemple vivant de courage pour tous.

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