• 1968. Le soir du nouvel an, douze détenus s'évadent de la prison d'Old Lonesome, dans le Colorado. Les radios crépitent, lancent l'alerte. Une véritable machine de guerre se met en marche et embrase les habitants de la petite ville. Gardiens de prison et flics, journalistes et vieilles connaissances, tous se joignent à la chasse à l'homme. Séparés, les évadés suivent des pistes différentes en pleine nuit et sous un blizzard impitoyable. Très vite, une onde de violence incontrôlable se propage sur leur chemin.

  • Commis d'office

    Hannelore Cayre

    « Un premier film qui déboulonne une série de clichés liés à la profession, grinçant et divertissant. » - Télé 7 jours
    Sorti de prison et plus que jamais dans la ligne de mire de son Ordre, l'avocat Christophe Leibowitz renoue difficilement avec son métier.
    C'est à l'occasion d'une étonnante affaire de tableaux volés qu'il s'aperçoit qu'un front invisible se mobilise pour l'éradiquer. Flanqué de ses sulfureux amis, Leibowitz part sans le savoir à la recherche de sa propre histoire et va découvrir une France hantée par ses vieux démons. Une intrigue bien construite, une vision hilarante et sans pitié de la justice, des situations aussi rocambolesques qu'absurdes et surtout un style au rythme et à la puissance inimitables.
    /> « H. Cayre aborde ici le thème passionnant du destin des oeuvres d'art spoliées aux juifs pendant la guerre en ne perdant rien de sa férocité, servie par une écriture rageuse. Toujours aussi percutante et drôle, elle mène son intrigue à un train d'enfer, avec une énergie réjouissante. » - Christine Gomariz, Paris Match
    « Les tribulations de maître Christophe Leibowitz et de ses sulfureux amis dans une sombre affaire de trafic de tableaux sont féroces et mal pensantes. [...] En plus d'être drôle c'est peut-être même réaliste, puisque l'auteur, dont c'est le deuxième roman après Commis d'office, est avocat pénaliste. » - Gérard Meudal, Le Monde des livres

  • Comment Christophe Leibowitz, avocat revenu de tout, loin des belles affaires d'Assises dont tout le monde parle, éternel commis d'office à la défense de délits minables, est-il enfin parvenu à être satisfait de son sort ?
    Est-ce parce qu'il occupe ses journées à convertir avec une patience extrême un proxénète albanais à la lecture de L'Éducation sentimentale derrière les barreaux de la prison de Fresnes ? Ou parce que son nom s'étale en première page aux côtés de celui de l'ennemi public numéro un ? Le premier roman d'Hannelore Cayre, auteur de La Daronne : sans pitié, drôle et méchant.
    « Hannelore Cayre a le don rare d'évoluer dans un univers glauque et calamiteux avec la même pêche que son personnage... » - L'Humanité
    « Un remède à l'air du temps. » - Télérama
    « C'est drôle. C'est méchant. C'est aussi bien écrit que La daronne et Christophe Leibowitz pourrait bien être l'égal du personnage de Prudence.» - Site Addict Culture
    Hannelore Cayre est avocate pénaliste, elle est née en 1963 et vit à Paris. Elle est l'auteur, entre autres, de Toiles de maître et La Daronne. Elle a réalisé des courts métrages et l'adaptation au cinéma de son roman Commis d'office.

  • Travail forcé, mauvais traitements, épidémies, « expériences médicales », famines, tortures, exécutions sommaires, Neuengamme avec ses satellites est sans conteste l'un des camps de concentration les plus meurtriers de toute l'Allemagne nazie. N'y a-t-on pas compté près de 60 000 morts pour un peu plus de 100 000 détenus ? Opposants politiques, syndicalistes, déviants de toutes sortes, communistes, chrétiens, juifs, artistes et intellectuels, résistants de toute l'Europe, Allemands, Français, Tchèques, Belges, Polonais, etc., tous y ont été réduits en esclavage. Mais il était écrit que ces souffrances ne s'arrêteraient pas là et qu'à l'horreur concentrationnaire viendrait s'ajouter une ultime tragédie. Alors même que Hitler venait de se donner la mort au fond de son Bunker, alors que les Britanniques et les Soviétiques se trouvaient à quelques kilomètres à peine de là, les SS se mirent en tête, dans un incompréhensible fanatisme jusqu'au-boutiste, d'évacuer Neuengamme de ses derniers prisonniers et de les regrouper, dans d'effroyables conditions, sur un ancien paquebot de luxe, le prestigieux Cap Arcona, amarré dans la baie de Lübeck ! C'est là que, le 3 mai 1945, une escadrille de la Royal Air Force, mal renseignée probablement, bombarda le navire et le coula, causant la mort de plus de 7 000 détenus dans les eaux glaciales de la Baltique. À partir d'une documentation considérable, les auteurs racontent l'histoire du camp et le calvaire des déportés, ils dressent d'émouvants portraits de victimes, les unes anonymes, les autres célèbres, ils relatent avec minutie les étapes de l'infernale tragédie. La révélation de cet épisode peu connu, voire occulté de la Seconde Guerre mondiale illustre un aspect inédit de l'univers concentrationnaire et de la folie nazie.

  • Quelles sont les raisons d'adhérer à une religion en prison? ? La religion en prison, terra incognita de nos sociétés, véhicule toutes sortes de fantasmes, en particulier ceux liés à la radicalité religieuse. Les événements dramatiques autour des frères Kouachi, de Mohamed Merah ou de Jérémie Louis-Sydney, tous suspectés de s'être convertis à l'islam radical en prison, favorisent l'idée que l'incarcération génère une sorte de contagion religieuse dans le milieu carcéral. Mais peut-on parler de contagion cognitive? ? Quelles sont les mobilisations du religieux en prison? ? La religion intervient-elle sur le sens de la peine et de l'acte ? Permet-elle de normaliser les conduites ou au contraire de justifier des actes et des postures individuelles ?? L'organisation et la présence des religions dans les prisons constituent un droit, au nom de la liberté de conscience, inscrit dans le Code de procédure pénale. Mais comment sont régulées, gérées les offres et les demandes religieuses au quotidien? ? Comment dans cet espace de grande proximité et de cohabitation vivre son appartenance religieuse? ?

  • Jeanne Bouissou fut pendant quatorze ans visiteuse à la Santé. Son témoignage est comme le film, expurgé de tout pathos et de toute sensiblerie, de son apprentissage de la détention : le rôle ambigu des surveillants, « avec » ou « sans » clés, les divisions, le caïdat, la drogue, l'argent, la solitude, l'ennui... À aucun moment n'affleurent la colère ou la pitié dangereuse. Ce qui importe ici, c'est de comprendre, de se placer au plus près de la réalité quotidienne de ces hommes qui ont perdu leur liberté. La question, sans jamais être posée, surgit d'elle-même. Elle naît des situations décrites, des faits rapportés, de l'écoute accordée aux hommes : la prison est-elle la sanction adéquate pour ceux qui ont commis une faute au regard de notre société ?

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